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AFP N'DJAMENA, le 20 juillet 2004. Risque de pénurie alimentaire pour les réfugiés centrafricains du Tchad |
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N'DJAMENA, 20 juil (AFP) - 21h17 - Les quelque 27.000 réfugiés centrafricains se trouvant au Tchad risquent de manquer de nourriture d'ici la fin juillet si d'importantes contributions financières ne sont pas versées, a averti mardi un représentant du Programme alimentaire mondial (Pam) des Nations unies. "Ces réfugiés représentent l'urgence oubliée de la région", a indiqué dans un communiqué le représentant du Pam au Tchad, Philippe Guyon le Bouffy. "Les stocks de nourriture sont épuisés. Si nous ne recevons pas plus de fonds pour cette opération, le Pam sera contraint de mettre fin à l'assistance à ces personnes", a-t-il ajouté. "Si l'aide alimentaire du Pam s'arrête, ces réfugiés vont dépendre des communautés hôtes qui ne disposent que de maigres ressources", a encore estimé le représentant du Pam. "Ceci pourrait mener à une grave déstabilisation socio-économique". Au moins 40.000 Centrafricains s'étaient réfugiés dans le sud du Tchad, pays frontalier, entre la fin 2002 et le début 2003 pour fuir les combats qui opposaient les partisans du général François Bozizé à ceux du président de l'époque, Ange-Félix Patassé. Si plusieurs milliers de ces réfugiés ont regagné la Centrafrique après le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003, 27.000 Centrafricains vivent toujours dans deux camps du sud du Tchad et refusent de rentrer dans leur pays par crainte de l'insécurité, selon le Pam. En juillet 2003, le Pam avait lancé un appel aux dons en faveur de ces réfugiés pour un montant de 3,4 millions de dollars, mais n'en a reçu à ce jour que moins de la moitié. |
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