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Dans
un article intitulé « Charles MASSI, probable successeur de
Gaombalet ? », paru le 20 juillet 2004 à Bangui, le journal «L’HIRONDELLE »
affirme que Charles MASSI aurait signé un protocole de partage du pouvoir
avec le général BOZIZE qui lui attribuerait le poste de Premier Ministre
de la Transition. Monsieur le
rédacteur (en chef), faces aux nombreuses fausses informations contenues
dans votre article, nous sommes dans l’obligation de vous apporter une
mise au point sur les point suivants :
Premièrement,
Charles MASSI n’a pas signé de protocole d’accord avec le Général
François BOZIZE lorsqu’il était en exil en France à Paris. A son
retour après le 15 mars 2003, Charles MASSI a été élu par ses pairs
pour les représenter au Conseil National de Transition. Ensuite, il a été
élu par les Conseillers du CNT, à la 2 ème vice-présidence du Bureau.
Il n’a donc jamais bénéficié d’une quelconque nomination du fait du
Président BOZIZE et ne doit son évolution politique qu’à la
reconnaissance de ses qualités et compétences par ses pairs. Mais peut-être
que votre source (que vous ne citez pas) pourrait vous communiquer une
copie de ce « supposé » protocole de partage du pouvoir pour
que nous puissions tous en prendre connaissance.
Deuxièmement,
Charles MASSI n’a jamais été membre de l’état-major du Général
BOZIZE à Paris. Bien au contraire, le FODEM a été le seul parti
politique présent à Paris à avoir refuser de participer à la
plate-forme du 7 décembre 2002 dite Coordination des Patriotes
Centrafricains (CPC - favorable à l’option militaire et aile politique
de l’état-major du Général BOZIZE), dont les membres sont tous connus
et dont certains ont été nommés à des fonctions étatiques par le Général
François BOZIZE. Notre refus de rejoindre la CPC est la cause du harcèlement
continuel que les Combattants du FODEM, les parents et amis de Charles
MASSI subissent de la part du pouvoir actuel qui nous considère plus
comme des opposants politiques que comme des partenaires de la transition
« consensuelle »
Troisièmement,
vous insinuez que le FODEM tente par tous les moyens de s’arroger le
pouvoir et que Charles MASSI en veut au Président François BOZIZE de ne
pas l’avoir nommé Premier ministre. Vous affichez votre méconnaissance
de la vie politique de notre pays et du combat que mène le FODEM depuis
le 04 mai 1998 ! Le FODEM a toujours défendu le dialogue et la légalité
comme seule voie pouvant nous permettre de retrouver la Paix et la Prospérité
pour Tous les Centrafricains. Dans ce but, nous avons créé le 24 mars
2002, le Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD
- Association loi 1901 N° 02025896 ) dont Charles MASSI est le Président
(fondateur). Pour votre information, le FRUD s’est inscrit dans une démarche
pacifique et a toujours demandé la tenue d’un « dialogue sans
exclusive » pour une « réconciliation nationale véritable ».
Ces faits sont incontestables et connus de tous dans le monde entier.
Monsieur
le rédacteur en chef, il est dommageable pour l’avancée de la liberté
de la presse, de constater avec quelle facilité votre journal laisse paraître
de fausses informations. Vous affirmez des contre-vérités « historiques »
sans avoir cherché à vérifier vos informations. Ce faisant, vous
prouvez votre mépris total de la plus élémentaire déontologie ainsi
que le caractère infamant et diffamatoire de votre démarche. A moins que
votre incompétence n’ai d’égal que votre capacité à colporter de
fausses informations, nous vous invitons à plus de professionnalisme dans
le but de préserver notre pays des maux de l’ignorance et de la
manipulation qui nous ont toujours conduit dans la division et la misère.
Le
FODEM France réaffirme son attachement au dialogue et au consensus comme
seule voie pouvant nous permettre de restaurer la Paix et la Prospérité
du peuple centrafricain. Il invite les autorités dirigeantes de la
transition ( à savoir le Président BOZIZE et son gouvernement) à
honorer les engagements pris devant le peuple centrafricain au soir du 15
mars 2003 et à appliquer les résolutions et recommandations issues du
dialogue national qui s’est tenu à Bangui du 09 septembre au 15 octobre
2003.
Pour
le Bureau du FODEM France
Le
chargé des relations extérieures.
M.
Eric
NERIS
Transcription intégrale
de l’article paru dans « L’HIRONDELLE N° 896 du 20 au 21
juillet 2004 » en sa page 3.
Charles Massi, probable successeur de Gaombalet ?
Le changement de gouvernement était devenu un
credo sur toutes les lèvres. On parlait de l’imminence d’un
remaniement ministériel. A tel jour, à telle date, le gouvernement
Gaombalet serait appelé à rendre son tablier. Des heures d’écoute
sont mêmes annoncées pour la diffusion du décret présidentiel. Selon
certains commentateurs, le choix de Célestin Leroy Gaombalet comme
Premier ministre a été comme un fait du hasard, d’une précipitation
dans la désignation du haut fonctionnaire devant assumer les plus lourdes
fonctions d’Etat. Au pied du mur, Célestin Leroy Gombalet ne serait pas
à la hauteur de sa tâche. Il faut parer au plus vite, mais les choses
tardent à venir. A quand ce remaniement ministériel ?
Les raisons de ce retard trouvent leur source dans
le fait que depuis Paris où il était en exil, le général de Division
François Bozizé se serait constitué un état-major qui l’aidait sur
les plans militaire, politique et diplomatique. Des figures de proues
faisaient partie de cet état-major dont Charles Massi, président du
Fodem, Jean-Paul Ngoupandé, président du Pun, et bien d’autres
personnalités indépendantes. Un protocole d’accord aurait été signé
à cet effet entre les parties et concernait le partage du gâteau au sein
de l’appareil de l’Etat. En ce temps, il semble que Charles Massi
caressait le poste de Premier ministre.
Sous la pression du sage de l’Afrique centrale,
le président gabonais Omar Bongo Ondimba d’une part et Jacques Chirac
d’autre part, aux fins de donner du crédit au régime issu du coup de
force du 15 mars 2003, il fallait trouver quelqu’un de crédible dans le
rang des leaders de l’opposition. Et le Professeur Abel Goumba du Front
patriotique pour le progrès (FPP) et chef de fil de cette opposition sous
de nombreux régimes a également contribué au changement. Cette dérogation
par rapport aux clauses de départ serait perçue par Charles Massi comme
une trahison. Chose qu’il ne veut pas pardonner au Général François
Bozizé. Ses multiples gesticulations en vue de s’arroge le pouvoir, au
besoin par la force, prennent leur source-là.
Aujourd’hui, les violons se sont accordés entre
les deux hommes. Charles Massi en tient à son « droit ». Le
Chef de l’Etat est tout aussi embarrassé puisqu’il faut conduire
d’une part le pays aux élections générales d’ici 2005 et d’autre
part satisfaire aux conditionnalités posées par les institutions financières
internationales.
Le Chef de l’Etat mise donc su Jean-Paul Lebouder,
Mme Samba Panza, Timothée Malendoma, Pasteurs Zokoé et Josué Binoua.
Mais il a une dette vis-à-vis de Charles Massi qui, certainement, sera
aussi candidat aux prochaines élections présidentielles.
Alors, qui de Charles Massi et des autres
ministrables succèdera à Célestin Leroy Gaombalet ? Seul le Général
de Division François Bozizé a le dernier mot.
Basile
Yangana Bessantoa
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