FODEM FRANCE - 21 JUILLET 2004

MISE AU POINT
Dans un article intitulé « Charles MASSI, probable successeur de Gaombalet ? », paru le 20 juillet 2004 à Bangui, le journal «L’HIRONDELLE » affirme que Charles MASSI aurait signé un protocole de partage du pouvoir avec le général BOZIZE qui lui attribuerait le poste de Premier Ministre de la Transition.

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

FODEM France, 21 juillet 2004
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MISE AU POINT
« Charles MASSI, probable successeur de Gaombalet ? »

Dans un article intitulé « Charles MASSI, probable successeur de Gaombalet ? », paru le 20 juillet 2004 à Bangui, le journal «L’HIRONDELLE » affirme que Charles MASSI aurait signé un protocole de partage du pouvoir avec le général BOZIZE qui lui attribuerait le poste de Premier Ministre de la Transition.  Monsieur le rédacteur (en chef), faces aux nombreuses fausses informations contenues dans votre article, nous sommes dans l’obligation de vous apporter une mise au point sur les point suivants :

 

Premièrement, Charles MASSI n’a pas signé de protocole d’accord avec le Général François BOZIZE lorsqu’il était en exil en France à Paris. A son retour après le 15 mars 2003, Charles MASSI a été élu par ses pairs pour les représenter au Conseil National de Transition. Ensuite, il a été élu par les Conseillers du CNT, à la 2 ème vice-présidence du Bureau. Il n’a donc jamais bénéficié d’une quelconque nomination du fait du Président BOZIZE et ne doit son évolution politique qu’à la reconnaissance de ses qualités et compétences par ses pairs. Mais peut-être que votre source (que vous ne citez pas) pourrait vous communiquer une copie de ce « supposé » protocole de partage du pouvoir pour que nous puissions tous en prendre connaissance.

 

Deuxièmement, Charles MASSI n’a jamais été membre de l’état-major du Général BOZIZE à Paris. Bien au contraire, le FODEM a été le seul parti politique présent à Paris à avoir refuser de participer à la plate-forme du 7 décembre 2002 dite Coordination des Patriotes Centrafricains (CPC - favorable à l’option militaire et aile politique de l’état-major du Général BOZIZE), dont les membres sont tous connus et dont certains ont été nommés à des fonctions étatiques par le Général François BOZIZE. Notre refus de rejoindre la CPC est la cause du harcèlement continuel que les Combattants du FODEM, les parents et amis de Charles MASSI subissent de la part du pouvoir actuel qui nous considère plus comme des opposants politiques que comme des partenaires de la transition « consensuelle »

 

Troisièmement, vous insinuez que le FODEM tente par tous les moyens de s’arroger le pouvoir et que Charles MASSI en veut au Président François BOZIZE de ne pas l’avoir nommé Premier ministre. Vous affichez votre méconnaissance de la vie politique de notre pays et du combat que mène le FODEM depuis le 04 mai 1998 ! Le FODEM a toujours défendu le dialogue et la légalité comme seule voie pouvant nous permettre de retrouver la Paix et la Prospérité pour Tous les Centrafricains. Dans ce but, nous avons créé le 24 mars 2002, le Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD - Association loi 1901 N° 02025896 ) dont Charles MASSI est le Président (fondateur). Pour votre information, le FRUD s’est inscrit dans une démarche pacifique et a toujours demandé la tenue d’un « dialogue sans exclusive » pour une « réconciliation nationale véritable ». Ces faits sont incontestables et connus de tous dans le monde entier.

 

Monsieur le rédacteur en chef, il est dommageable pour l’avancée de la liberté de la presse, de constater avec quelle facilité votre journal laisse paraître de fausses informations. Vous affirmez des contre-vérités « historiques » sans avoir cherché à vérifier vos informations. Ce faisant, vous prouvez votre mépris total de la plus élémentaire déontologie ainsi que le caractère infamant et diffamatoire de votre démarche. A moins que votre incompétence n’ai d’égal que votre capacité à colporter de fausses informations, nous vous invitons à plus de professionnalisme dans le but de préserver notre pays des maux de l’ignorance et de la manipulation qui nous ont toujours conduit dans la division et la misère.

 

Le FODEM France réaffirme son attachement au dialogue et au consensus comme seule voie pouvant nous permettre de restaurer la Paix et la Prospérité du peuple centrafricain. Il invite les autorités dirigeantes de la transition ( à savoir le Président BOZIZE et son gouvernement) à honorer les engagements pris devant le peuple centrafricain au soir du 15 mars 2003 et à appliquer les résolutions et recommandations issues du dialogue national qui s’est tenu à Bangui du 09 septembre au 15 octobre 2003.

 

Pour le Bureau du FODEM France

Le chargé des relations extérieures.

M. Eric NERIS


Transcription intégrale de l’article paru dans « L’HIRONDELLE N° 896 du 20 au 21 juillet 2004 » en sa page 3.

 

Charles Massi, probable successeur de Gaombalet ?

Le changement de gouvernement était devenu un credo sur toutes les lèvres. On parlait de l’imminence d’un remaniement ministériel. A tel jour, à telle date, le gouvernement Gaombalet serait appelé à rendre son tablier. Des heures d’écoute sont mêmes annoncées pour la diffusion du décret présidentiel. Selon certains commentateurs, le choix de Célestin Leroy Gaombalet comme Premier ministre a été comme un fait du hasard, d’une précipitation dans la désignation du haut fonctionnaire devant assumer les plus lourdes fonctions d’Etat. Au pied du mur, Célestin Leroy Gombalet ne serait pas à la hauteur de sa tâche. Il faut parer au plus vite, mais les choses tardent à venir. A quand ce remaniement ministériel ?

Les raisons de ce retard trouvent leur source dans le fait que depuis Paris où il était en exil, le général de Division François Bozizé se serait constitué un état-major qui l’aidait sur les plans militaire, politique et diplomatique. Des figures de proues faisaient partie de cet état-major dont Charles Massi, président du Fodem, Jean-Paul Ngoupandé, président du Pun, et bien d’autres personnalités indépendantes. Un protocole d’accord aurait été signé à cet effet entre les parties et concernait le partage du gâteau au sein de l’appareil de l’Etat. En ce temps, il semble que Charles Massi caressait le poste de Premier ministre.

Sous la pression du sage de l’Afrique centrale, le président gabonais Omar Bongo Ondimba d’une part et Jacques Chirac d’autre part, aux fins de donner du crédit au régime issu du coup de force du 15 mars 2003, il fallait trouver quelqu’un de crédible dans le rang des leaders de l’opposition. Et le Professeur Abel Goumba du Front patriotique pour le progrès (FPP) et chef de fil de cette opposition sous de nombreux régimes a également contribué au changement. Cette dérogation par rapport aux clauses de départ serait perçue par Charles Massi comme une trahison. Chose qu’il ne veut pas pardonner au Général François Bozizé. Ses multiples gesticulations en vue de s’arroge le pouvoir, au besoin par la force, prennent leur source-là.

Aujourd’hui, les violons se sont accordés entre les deux hommes. Charles Massi en tient à son « droit ». Le Chef de l’Etat est tout aussi embarrassé puisqu’il faut conduire d’une part le pays aux élections générales d’ici 2005 et d’autre part satisfaire aux conditionnalités posées par les institutions financières internationales.

Le Chef de l’Etat mise donc su Jean-Paul Lebouder, Mme Samba Panza, Timothée Malendoma, Pasteurs Zokoé et Josué Binoua. Mais il a une dette vis-à-vis de Charles Massi qui, certainement, sera aussi candidat aux prochaines élections présidentielles.

Alors, qui de Charles Massi et des autres ministrables succèdera à Célestin Leroy Gaombalet ? Seul le Général de Division François Bozizé a le dernier mot.

Basile Yangana Bessantoa