AFP BANGUI, le 3 août 2004.

Le Parlement centrafricain de transition inquiet pour les droits de l'Homme

BANGUI, 3 août (AFP) - 20h51 - Le Parlement centrafricain de transition (CNT) s'est déclaré mardi inquiet de la dégradation de la situation politique dans le pays, qui pourrait selon lui entraver l'aide internationale destinée à favoriser le retour à l'ordre constitutionnel.

"Le CNT s'inquiète qu'au moment où la Cémac, le FMI, la Banque mondiale, l'Union Européenne et la France s'organisent pour accompagner financièrement la transition (...) dans la paix, des ennemis de la démocratie et de la concorde nationale s'acharnent à jeter de l'huile sur le feu en tentant d'envenimer le climat politique", a indiqué le vice-président du CNT, Justin N'djapou, dans un communiqué.

Parmi les motifs d'inquiétude, le vice-président du CNT a cité "la mise en détention du journaliste Maka Gbossokotto, la chasse aux militants du MLPC" (Mouvement de libération du peuple centrafricain), le parti du président déchu Ange-Félix Patassé, ou "la paranoïa sécuritaire pour justifier la mise au pas de toute personne dont les opinions ne réflètent pas celles du clan présidentiel".

"Le Bureau du Conseil national de transition, inquiet de voir la République centrafricaine sombrer à nouveau sous la loi de la jungle, lance un appel pressant à la communauté nationale et internationale afin qu'elle se mobilise pour faire échec aux velléités du retour à un ordre politique révolu et rétrograde", poursuit le communiqué.

La période de transition ouverte après le coup d'Etat du président François Bozizé, le 15 mars 2003, doit s'achever par un référendum constitutionnel en octobre-novembre et des élections législatives et présidentielle en janvier

La Ligue centrafricaine des droits de l'Homme accuse le président Bozizé

BANGUI, 2 août (AFP) - 20h36 - La Ligue centrafricaine des droits de l'Hommea accusé lundi le président François Bozizé d'être "personnellement responsable" de nombreuses atteintes aux droits de l'Homme commmises dans le pays depuis son arrivée au pouvoir en mars 2003.

"Par son silence complice et par l'absence de sanction, fût-ce administrative ou disciplinaire, le général François Bozizé assure l'impunité aux auteurs de graves violations des droits de l'Homme", a déploré la LCDH dans un communiqué signé de son vice-président, Me Nganatouwa Goungaye-Wanfiyo.

"En sa double qualité de chef de l'Etat, chef suprême des armées, et de ministre de la Défense nationale, le général Bozizé est directement et personnellement responsable de toutes les atteintes aux droits de l'Homme commises en RCA depuis le 15 mars 2003", poursuit Me Goungaye-Wanfiyo.

Dans son texte, la LCDH cite le cas de Régis Tiangaye, le fils du président du Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) et de la LCDH, Me Nicolas Tiangaye, qui aurait, selon elle, été agressé vendredi dernier par deux gardes du corps du président centrafricain.

"A cet acte minutieusement préparé et exécuté froidement par ces tueurs à gages, connus de tous et qui sèment la terreur depuis le 15 mars 2003, s'ajoutent de nombreux autres cas dénoncés par la Ligue mais restés impunis et commis sur des paisibles citoyens connus du grand public notamment", a déploré la Ligue.

La LCDH a demandé lundi la constitution d'une commission d'enquête internationale sur ces cas.

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(Cf Le Citoyen n° 1961 du Lundi 02 août 2004 )
SOURCE - CENTRAFRIQUE-PRESSE

REPLIQUE DE ALAIN GEORGES NGATOUA AUX INTERVENTIONS DE Me NICOLAS TIANGAYE ET SON FILS REGIS A RADIO NDEKE LUKA

(L’auteur de ces propos est le conseiller en communication de Bozizé)