AFP BANGUI, le 17 août 2004.

Élections en Centrafrique: le Parlement de transition refuse tout retard

BANGUI, 17 août (AFP) - 14h27 - Le Conseil national de transition (CNT), Parlement centrafricain de transition, a refusé lors de l'ouverture de sa session ordinaire d'être responsable "de tout retard" dans le processus de retour à l'ordre constitutionnel, a annoncé mardi la radio nationale.

"Le Conseil national de transition n'accepte pas de prendre sur lui la responsabilité de tout retard qui serait advenu dans le déroulement normal des processus référendaires et électoraux", prévus entre octobre et janvier prochains, a déclaré lundi le président du CNT, Me Nicolas Tiangaye, devant les ministres et le corps diplomatique.

Ce retard pourrait notamment être dû à la relecture des projets de Constitution et de Code électoral. Me Tiangaye a demandé au gouvernement de "faire parvenir au CNT dans les meilleurs délais ces deux textes" afin de les examiner en deuxième lecture lors de cette session prévue jusqu'au 29 août.

Ces deux textes avaient déjà été adoptés en juin et juillet derniers par le CNT. Ils avaient ensuite été renvoyés au gouvernement pour être promulgués par le président François Bozizé, auteur du coup d'Etat du 15 mars 2003, mais le gouvernement avait décidé de représenter ces projets.

Le projet de Constitution adopté par le CNT prévoyait notamment un mandat présidentiel de cinq ans, alors que le gouvernement l'avait fixé à six. Dans le Code électoral, les parlementaires avaient largement abaissé par rapport au projet gouvernemental le montant des cautions exigées des candidats pour les différents scrutins.

"Ces recommandations en tant qu'elles constituent l'expression de la volonté du peuple centrafricain ne sont pas de simples avis du CNT, susceptibles d'être remis en cause par le gouvernement", a précisé Me Tiangaye.

Au cours de cette session, seront également examinées une modification du texte sur le Haut conseil de la communication, instance de régulation du secteur, et les lois organiques sur les partis politiques et les collectivités territoriales de ce pays d'Afrique centrale.

DISCOURS D’OUVERTURE DE LA TROISIEME SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION
PRESENTE PAR :
SON EXCELLENCE MONSIEUR NICOLAS TIANGAYE,
PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION
CENTRAFRIQUE-PRESSE
BANGUI, LE 16 AOUT 2004


BOZIZE CANDIDAT

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