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AFP BANGUI, le 07 septembre 2004. Les femmes centrafricaines dénoncent la composition du gouvernement |
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BANGUI, 7 sept (AFP) - 19h11 - Une organisation de femmes centrafricaines a dénoncé mardi dans un communiqué le remaniement gouvernemental opéré jeudi dernier par le Premier ministre Célestin-Leroy Gaombalet, estimant qu'il accroissait la discrimination entre hommes et femmes. "Les femmes de Centrafrique dénoncent énergiquement la constitution du gouvernement du 2 septembre 2004, composé, encore une fois de plus, de seulement deux femmes ministres sur 24 membres", a déploré Me Edith Douzima Lawson, présidente du Comité consultatif inter-ONG, dans une motion remise à l'AFP. "Cet état de fait est une violation flagrante des textes, tant internationaux que nationaux, ce qui accentue la discrimination négative entre l'homme et la femme, laquelle (...) a toujours été décriée par les femmes de Centrafrique", poursuit Me Douzima Lawson. "Cette situation traduit ainsi allègrement les préjugés socio-culturels qui subsistent encore et freinent le développement de notre pays", conclut le texte signé par la présidente de l'association. Formé le 2 septembre dernier, le nouveau cabinet Gaombalet comprend, comme dans le précédent, deux femmes: Léa Koyassoum-Doumta, passée des Affaires sociales à la Justice, et Solange Pagonéndji N'dackala, qui a hérité pour sa première apparition ministérielle du même portefeuille des Affaires sociales. Après la formation du premier gouvernement de transition en mars 2003 par Abel Goumba, les femmes avaient rencontré le nouveau président François Bozizé pour dénoncer la faible représentation des femmes. VOIR AUSSI : AFP BANGUI, le 12 juillet 2004. |
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