Bangui, Centrafrique, 10/09 (Pana)- La polémique sur la modification,
par le gouvernement, des projets de constitution et de code électoral
adoptés par le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire)
a fait couler beaucoup d`encre cette semaine dans les journaux, qui ont
relayé les déclarations et communiqués publiés par plusieurs partis
politiques et par le Comité
de suivi des actes du Dialogue national (CSADN).
Dans sa livraison du 6 septembre, le quotidien Le Confident consacre
une page et demi à une déclaration de l`Union pour la renaissance et le
développement (URD) appelant "à la vigilance du peuple
centrafricain et de toute la classe politique pour que l`avenir de notre
pays ne soit pas une fois de plus sacrifié sur l`autel des ambitions
pouvoiristes d`un individu".
Son confrère, Le Citoyen, lui emboîte le pas dès le lendemain en
publiant une déclaration du Forum démocratique pour la modernité
(FODEM) qui réclame une modification des deux textes au motif que le
projet de constitution "institue un régime autocratique" et que
le code électoral promulgué par le général Bozizé serait un
"parfait manuel de hold-up électoral".
Dans sa livraison du 9 septembre, le même Citoyen consacre deux pages
à la réaction du CSADN pour qui le régime consacré par le projet de
constitution est un régime présidentiel fort", opposé au régime
semi- présidentiel recommandé par le Dialogue national.
Sous le titre "Joutes verbales au palais de la Renaissance",
Le Citoyen rend compte, dans la même livraison, d`une rencontre, mercredi
8 septembre au palais présidentiel, entre le chef de l`État, François
Bozizé, et le bureau du CNT conduit par son président, Nicolas Tiangaye.
Lors de cette rencontre, rapporte le journal, le président du CNT a
exposé tous les articles de la constitution et du code électoral faisant
l`objet de désaccord et a notamment déclaré, au sujet des cautions à
verser par les candidats aux législatives et aux présidentielles, que
"ces montants, prohibitifs, dans un pays que les autorités
politiques reconnaissent comme financièrement exsangue, sont en
contradiction avec le fondement de la démocratie qui procède du libre
choix des électeurs par la compétence et non l`exclusion par
l`argent".
"Des cours de vacances pour renflouer les poches des
enseignants", titre dans sa livraison du 8 septembre, le quotidien
Les Dernières Nouvelles (LDN), qui rend compte des dérapages occasionnés
par des cours de vacances, organisés pour la première fois avec le
soutien des responsables du ministère de l`Education.
"Quelle ne fut pas la joie des responsables qui ont constaté que
beaucoup d`enfants ont pris part à ces cours", note le journal,
avant de révéler que "le département pourri enverra une note leur
demandant à chaque équipe de verser 15.000 Fcfa pour ces responsables véreux".
Pour LDN, "l`objectif visé par les enseignants de nos jours est
de se remplir les poches", raison pour laquelle "les salles de
classe sont pléthoriques à dessein pour permettre au chef d`établissement
de bien recevoir les responsables qui viennent du département se
servir".
Sous le titre "Le folklore Loango sur les bords de
l`Oubangui", le quotidien Le Démocrate rend compte, dans sa
livraison du 6 septembre, du séjour en Centrafrique du groupe musical
congolais Ban Bu Gunli Mwek (BBGM) dont "les spectacles ont été électriques".
"Le groupe Bani Bu Gunli Mwek a enchanté les spectateurs",
renchérit Le Citoyen, qui rapporte que "BBGM développe un genre
musical qui met en exergue les rites et rythmes du royaume du Loango qui
s`étendait du Congo-Brazza jusqu`à l`actuelle RD Congo" et qu`il
"allie des instruments de musique traditionnelle et moderne qui vous
créent une dynamique de sons aux rythmes chauds et langoureux qui vous
projettent dans les coutumes et traditions du royaume".