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AFP BANGUI, le 22 nov - 17 dec 2004. |
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Deux membres du MLPC de l'ex-président Patassé remis en libertéBANGUI, 17 déc (AFP) - 22h03 - Deux membres du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ex-président Ange-Félix Patassé, assignés à résidence depuis près de quatre mois sans motif précis, ont été remis en liberté vendredi soir par arrêté ministériel, a annoncé la radio nationale.Cyrus-Emmanuel Sandy, ancien ministre des Sports puis de l'Intérieur, et Joseph Boykota-Zoukétia, ancien député, avaient été arrêtés le 23 août dans la localité de Bagandou, au sud de la capitale Bangui, alors qu'ils se rendaient dans leur famille. Le surlendemain, ils s'étaient vu notifier leur assignation à résidence "sur instruction du chef de l'Etat", selon le ministre de l'Intérieur de l'époque, Marcel Malonga. Au début du mois de décembre, Cyrus-Emmanuel Sandy avait protesté cette mesure dans une lettre adressée au nouveau ministre de l'Intérieur Michel Sallé et au chef de l'Etat François Bozizé, accusant le régime de "manoeuvres criminelles et de tentative d'assassinat" contre sa personne. La remise en liberté des deux membres du MLPC intervient après la décision du MLPC "courant originel", une tendance du parti de M. Patassé, de soutenir la candidature de François Bozizé à la présidentielle de février 2005. L'autre tendance du parti a décidé de soutenir la candidature de M. Patassé. D'autres membres du MLPC, tels que les anciens ministres Joseph Kalité, André Toby Kotazo et Eric Sorongopé, restent incarcérés pour des motifs tels que atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, association des malfaiteurs ou détournements de fonds publics. Arrestation d'un ancien ministre de l'ex-président PatasséBANGUI, 22 nov (AFP) - 12h43 - L'ancien ministre et ancien député Joseph Kalité, membre du bureau politique du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ex-président Ange-Félix Patassé, a été arrêté ce week-end à Bangui et placé en garde à vue, a-t-on appris lundi auprès du MLPC."Nous ne connaissons pas encore les raisons qui ont motivé l'arrestation de notre camarade Joseph Kalité mais nous savons qu'il a été arrêté ce week-end à son domicile et qu'il est toujours détenu dans les locaux de la gendarmerie", a affirmé à l'AFP le secrétaire général du MLPC, Jean-Michel Mandaba. Ancien ministre des Travaux publics puis de la Santé du président Patassé, Joseph Kalité avait déjà été interpellé le 23 juillet dernier avant d'être remis en liberté quarante-huit heures plus tard. D'autres membres du parti de l'ancien président, tels que l'ex-ministre d'Etat à la Communication et numéro 3 du parti, Gabriel-Jean-Edouard Koyambounou et son ex-collègue des Transports, André Toby-Kotazo, sont actuellement détenus à la prison centrale de N'garagba à Bangui. Deux autres responsables du MLPC, l'ancien ministre délégué à l'Intérieur,
Cyrus-Emmanuel Sandy et l'ancien député Joseph Zoukétia-Boykota, sont assignés
à résidence depuis le 25 août dernier.
"En nous référant à l'engagement que vous avez pris devant le
Conseil national de transition (CNT, parlement transitoire) lors de la séance
d'interpellation des membres du gouvernement, nous vous demandons de joindre
l'acte à la parole en annulant purement et simplement cet arrêté pour
redonner à nos camarades leur liberté", a écrit au ministre le vice-président
du MLPC Luc Apollinaire Dondon Konamabaye.
"Cet arrêté (...) constitue une violation de la liberté d'aller et
de venir, pourtant garanties par la Constitution et les lois de la République",
a estimé M. Dondon.
L'ex-ministre délégué à l'Intérieur Cyrus-Emmanuel Sandy et l'ancien député
Joseph Zoukétia-Boykota avaient été arrêtés le 23 août à Bagandou, dans
la préfecture de Lobaye (sud de Bangui).
Libérés le lendemain à Bangui après avoir été présentés au Parquet,
ils avaient à nouveau été convoqués le 25 août au ministère de l'Intérieur,
où leur avait été notifiée une assignation à résidence sans motif précis,
sur instruction du président François Bozizé.
Deux autres membres du MLPC ont été récemment arrêtés et détenus
pendant quelques jours avant d'être remis en liberté. Deux proches de Patassé assignés à résidence dénoncent leur situationBANGUI, 13 sept (AFP) - 19h44 - Deux dignitaires du régime de l'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé ont demandé au ministre de l'Intérieur, le colonel Michel Sallé, la levée de l'assignation à résidence prononcée contre eux le 25 août, dans une requête dont l'AFP a obtenu une copie lundi. Dans ce courrier, l'ex-ministre délégué à l'Intérieur Cyrus-Emmanuel Sandy et l'ancien député Joseph Zoukétia-Boykota demandent au nouveau ministre de "lever la mesure politico-administrative d'assignation à résidence" ou de les "traduire en justice" s'il détient "les preuves irréfutables des délits d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat ou de complicité" qui leur sont reprochés. "Nous sommes d'ailleurs surpris de constater que ceux qui s'étaient empressés de nous enlever et nous arrêter ne sont plus pressés de nous fournir les preuves de leurs accusations par la voie de la confrontation que nous-mêmes avons exigée", poursuivent les deux hommes. Les deux membres du Mouvement de libération du peuple centrafricain avaient été arrêtés le 23 août dernier à Bagandou, dans la préfecture de Lobaye (sud de Bangui). Libérés le lendemain à Bangui après avoir été présentés au Parquet, ils avaient à nouveau été convoqués le 25 août au ministère de l'Intérieur, où leur avait été notifiée une assignation à résidence sans motif précis, sur instruction du président François Bozizé. Deux autres membres du MLPC ont été récemment arrêtés et détenus pendant quelques jours avant d'être remis en liberté. Plusieurs autres dignitaires de l'ex-régime Patassé sont incarcérés depuis près d'un an sous divers chefs d'inculpation. POUR ALLER PLUS LOIN : FODEM DOSSIER, Année 2004 - LE MLPC DANS LA LIGNE DE MIRE |
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