Les
corps de deux Centrafricains disparus retrouvés à l'ouest de Bangui
BANGUI, 17 sept (AFP) -
13h09 - Les corps de deux jeunes
Centrafricains, dont les disparitions sont à l'origine de l'arrestation lundi
d'un officier de la sécurité présidentielle, ont été découverts jeudi
dans une rivière à 20 km à l'ouest de Bangui, a-t-on appris vendredi auprès
des gendarmes.
Les cadavres des deux victimes, formellement reconnus par leurs familles,
ont été retrouvés par des habitants du village de Dandji, attachés l'un à
l'autre et dans un état de décomposition avancé, a-t-on précisé de même
source.
Le caporal Apollinaire-Grâce à Dieu Marzanne et Alfred Mamadou N'gaïssonan,
un ancien "libérateur" (nom donné à la rébellion qui a conduit le
président François Bozizé au pouvoir en mars 2003), avaient été arrêtés
dans la nuit du 10 au 11 septembre par des hommes se réclamant du lieutenant Célestin
Dogo, de la sécurité présidentielle.
Selon une source militaire, les deux hommes auraient été conduits par
l'officier et ses hommes dans les locaux de la section d'intervention de la sécurité
présidentielle à Bangui. Ils y auraient été tués à coups de baïonnette
puis transportés jusqu'à Dandji pour y être jetés dans la rivière M'poko.
Réputé proche de M. Bozizé à l'époque où celui-ci dirigeait la rébellion,
le lieutenant Dogo avait été arrêté lundi sur ordre du procureur du
tribunal de Bangui dans le cadre d'une enquête ouverte après la disparition
des deux victimes.
Un autre officier de la sécurité présidentielle, le lieutenant Martin N'doutingaï,
frère du ministre des Mines Sylvain N'doutingaï, a également été arrêté
mercredi dans le cadre de cette enquête, a indiqué vendredi à l'AFP une
source militaire.
Deux disparitions en RCA: un
membre de la sécurité présidentielle arrêté
BANGUI,
14 sept (AFP) - 17h02 - Un
officier centrafricain de la sécurité présidentielle a été arrêté lundi
dans le cadre d'une enquête sur la disparition à Bangui de deux personnes,
dont un militaire, peu après leur arrestation, a annoncé mardi le procureur
de Bangui.
"Nous n'avons pas encore retenu contre lui de chef d'inculpation mais
les derniers événements en notre connaissance (...) nous ont amenés à
ouvrir une enquête qui a démarré lundi, et qui se poursuit", a déclaré
à l'AFP Firmin Féïndiro, procureur du tribunal de grande instance de Bangui.
"Comme les faits se précisaient contre le lieutenant Dogo, le Parquet
a ordonné son arrestation", a poursuivi M. Féïndiro.
Selon une source militaire, le lieutenant Dogo a été arrêté après avoir
été convoqué au Palais présidentiel par le chef de l'Etat.
"Le lieutenant Dogo étant un militaire, le Parquet s'est rapproché de
l'autorité militaire pour pouvoir procéder à son arrestation, c'est ainsi
que le président de la République, (également) ministre de la Défense, l'a
mis à la disposition de la Justice", a précisé le procureur.
Le caporal Apollinaire-Grâce à Dieu Marzanne et Alfred Mamadou N'gaïssonan,
un ex-"libérateur" (nom donné aux membres de la rébellion qui a
conduit l'actuel président François Bozizé au pouvoir), ont été arrêtés
dans la nuit du 10 au 11 septembre par des éléments se réclamant du
lieutenant Dogo, selon leurs familles, qui ne les ont plus revus depuis.
Selon le Parquet, les deux hommes restaient introuvables mardi.
Réputé proche de M. Bozizé à l'époque où celui-ci dirigeait la rébellion
qui a renversé le président Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003, le
lieutenant Dogo est une personnalité connue et crainte des Banguissois.
Au mois de juillet, il avait été accusé par le président du Conseil
national de transition (CNT, parlement de transition), Me Nicolas Tiangaye,
d'avoir agressé son fils Régis Tiangaye et deux éléments de sa garde.
Bozizé appelle armée et police de RCA à
respecter les droits de l'Homme
BANGUI, 19 sept (AFP) -
15h49 - Le président
centrafricain François Bozizé a réuni samedi au palais présidentiel les
responsables des forces de sécurité afin de leur rappeler que celles-ci
doivent se conduire avec "humanisme" et "respect des droits de
l'Homme", a rapporté dimanche un de ses conseillers.
Le chef de l'Etat s'est adressé pendant plus d'une heure aux responsables
de l'armée, de la police et de la gendarmerie, leur rappelant que "toutes
leurs actions devraient être conduites avec beaucoup d'humanisme, et un grand
respect des droits de l'homme", a rapporté son conseiller en
Communication, Alain-Georges N'gatoua, à la radio nationale.
"C'est avec une extrême énergie, que le président François Bozizé
s'est élevé contre les attitudes indignes de certains militaires, gendarmes
et policiers", a ajouté M. N'gatoua.
Cette mise au point intervient après la découverte jeudi des corps de deux
jeunes Centrafricains, dont un militaire, qui avaient disparu après avoir été
arrêtés par des éléments se réclamant d'un responsable de la sécurité présidentielle
et proche de M. Bozizé, le lieutenant Célestin Dogo.
Celui-ci a été arrêté ainsi qu'un autre membre de la sécurité présidentielle,
le lieutenant Martin N'doutingaï, dans le cadre de l'enquête.
Rappelant "le rôle des forces de défense et de sécurité dans une démocratie",
M. Bozizé a jugé, cité par M. Ngatoua, "indispensables certaines
mesures pour que celles-ci soient républicaines, fières, unies et
fortes".
Il a également, selon son conseiller "dénoncé le laxisme et la
corruption beaucoup trop présents dans certains corps" et appelé les
forces de sécurité "à faire bloc pour que les échéances électorales
voulues par le peuple et la communauté internationale se déroulent dans la
quiétude et la transparence".
Un référendum constitutionnel en novembre puis des scrutins présidentiel
et législatifs en janvier et février doivent marquer la fin du régime de
transition instauré par M. Bozizé depuis le coup d'Etat qui l'a porté au
pouvoir le 15 mars 2003.
Un officier de la sécurité présidentielle radié
par le président Bozizé
BANGUI, 22 sept (AFP) -
11h45 - Le président
centrafricain François Bozizé a radié un officier de son service de sécurité,
le sous-lieutenant Célestin Dogo, poursuivi dans le cadre d'une enquête
ouverte après le meurtre récent de deux jeunes gens, a annoncé mardi soir la
radio nationale.
"Le sous-lieutenant Jean-Célestin Dogo, du bataillon de protection et
de sécurité de la Garde républicaine (sécurité présidentielle), est cassé
de son grade, remis soldat de 2ème classe, rayé des contrôles de l'armée
nationale et rendu à la vie civile", indique le décret présidentiel lu
sur les ondes de la radio nationale.
Le décret précise que cette sanction a été prise pour "indiscipline
caractérisée, déshonneur à l'Armée, abus d'autorité".
Le sous-lieutenant Dogo a été arrêté le 13 septembre sur ordre du
parquet du tribunal de Bangui pour sa participation présumée à l'enlèvement
et au meurtre du caporal Apollinaire-Grâce à Dieu Marzanne et Alfred Mamadou
N'gaïssonan, un ancien "libérateur" (nom donné à la rébellion
qui a conduit le général Bozizé au pouvoir en mars 2003), arrêtés dans la
nuit du 10 au 11 septembre par des hommes se réclamant de son autorité.
Les corps des deux victimes ont été découverts la semaine dernière dans
une rivière située à 20 km à l'ouest de Bangui.
Quelques personnes ont tenté tard dans la nuit de mardi à mercredi de
bloquer la circulation dans le quartier de Bangui où vit le sous-lieutenant
Dogo pour protester contre sa radiation, mais elles ont été rapidement délogées
par les forces de l'ordre, a indiqué la police. C.A.P
- Radiation de l’armée de Célestin
Dogo, auteur présumé du meurtre de deux ex-rebellesBangui, 22.09.04 (C.A.P) Aux termes d’un arrêté signé mardi 21 septembre par le ministre de la Défense, François Bozizé lui-même, l’auteur présumé de l’exécution sommaire de deux ex-rebelles dans la nuit du 10 au 11 septembre dernier, le sous-lieutenant Célestin Dogo de la sécurité présidentielle, a été rayé des effectifs de l’armée centrafricaine
(Faca).
Cet arrêté a été lu sur les ondes de la radio nationale et l’officier est cassé de tous ses grades et renvoyé à la vie civile pour, notamment,
« indiscipline caractérisée et déshonneur fait à l’armée » .
Le 20 septembre dernier, le ministère de la Défense avait, dans un communiqué rendu public, démenti les rumeurs selon lesquelles le sous-lieutenant
Dogo, officiellement placé en détention au camp De Roux, siège de l’état-major de l’armée nationale, serait en réalité libre de ses mouvements et aurait été vu au quartier Gobongo (périphérie nord de Bangui) où il possède un débit de boisson.
La radiation de Dogo et de la rétrogradation de 3 autres militaires interviennent au moment où les autorités multiplient les signaux de reprise en main d’une armée discréditée par la corruption et les nombreux cas de racket, braquage et autres brutalités exercées sur les populations.
Lors d’une réunion avec les principaux responsables de l’armée, de la gendarmerie et de la police samedi 18 septembre, François Bozizé avait affirmé, selon un communiqué de la Présidence de la République que
« son objectif était le redressement économique et financier du pays, mais que pour cela, toutes les actions des forces de défense et de sécurité devaient être conduites avec humanisme et dans le plus grand respect des droits de l’Homme. »
Par ailleurs, le général de police Louis Marie Mazanguet, ancien directeur de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) et de la Garde républicaine a été condamné, mardi 21 septembre à 10 ans de prison ferme pour détournement de deniers publics par le Tribunal militaire permanent
(TMP).
Actuel préfet du Haut-Mbomou (à la frontière Sud-Est avec le Soudan), le général Mazanguet aurait détourné environ 100 millions F CFA destinés à l’alimentation et au fonctionnement de la Garde républicaine, corps dont il a dû quitter la direction en novembre 2003, suite à un scandale du viol collectif d’une jeune femme perpétré par des éléments sous son commandement dans les locaux mêmes d’un de ses services.
AFFAIRE
D'ÉTAT ? - ARRESTATIONS,
DISPARITIONS,
MEURTRES, POLITIQUE, POUVOIR ET ARGENT !
Une
étrange rumeur s'empare des rues de la Capitale ! Derrière
l'arrestation, la disparition, puis l'assassinat des Caporaux Apollinaire-Grâce à Dieu Marzanne et Alfred Mamadou
N'gaïssonan (ancien "libérateur" ), se cacherait une affaire de "racket
électoral" qui aurait viré au règlement de compte avec le sous-lieutenant Jean-Célestin
Dogo, du bataillon de protection et
de sécurité de la Garde républicaine.
Lors de la visite effectuée
au Camp de Roux par le Président François BOZIZE, le 16 septembre 2004 , le
Président de la République y a rencontré l'ex-sous-lieutenant Jean-Célestin
DOGO. Les observateurs présents, à leur grand étonnement, on pu voir le
Président BOZIZE boire du café et plaisanter avec ce dernier.
L'ex-sous-lieutenant Jean-Célestin DOGO, connu et reconnu pour ses missions
sales et figure incontournable du
régime Bozizé était pourtant déjà sous le coup d'une procédure
judiciaire.
L'assassinat
des Caporaux Apollinaire-Grâce à Dieu Marzanne et Alfred Mamadou N'gaïssonan
soulèvent bien des interrogations dans le microcosme sociopolitique de la
capitale. Selon la rumeur, un Bureau d'Achat de la
place aurait débloqué la somme de 14 millions de F CFA aux deux caporaux qui
devaient les remettre à l'ex-sous-lieutenant Jean-Célestin DOGO. Hors,
seulement 4 millions ont été remis. C'est en voulant confirmer la somme
auprès du donateur que l'ex-lieutenant Jean-Célestin DOGO s'est aperçu du
trou de 10 millions F CFA. Ayant constaté que les deux caporaux vivaient
au-dessus de leur train de vie normal (l'un d'eux avaient récemment acquis un
véhicule neuf), il en aurait été déduit qu'ils avaient détourné l'argent.
Leur sort final en aurait été alors décidé.
Selon,
les informations qui circulaient déjà dans la capitale, un réseau
de collecte de fonds, organisé par des éléments de la garde
présidentielle, opérerait pour la campagne de BOZIZE
. Ainsi, cette affaire ne serait ni plus ni moins qu'un dérapage dans le
processus de hold-up électoral mis en place par le président-candidat
autoproclamé à sa propre succession, le Général de Division François
BOZIZE.
Bref, à
Bangui, personne ne semble regretter la
radiation du Sous-lieutenant Jean-Célestin DOGO dont le rôle de
fusible à bien fonctionné. Mais nul n'ignore la dimension électoraliste
d'une telle annonce. Nous espérons tous que justice sera rendu aux victimes et
familles des victimes
A suivre ...
FODEM,
BANGUI 22 SEPTEMBRE 2004
POUR ALLER PLUS LOIN :
LE
SOLDAT CÉLESTIN DOGO TRANSFÉRÉ À LA PRISON CENTRALE DE NGARAGBA
Après
la décision du chef de l’Etat et Ministre de la Défense, cassant le
grade du Lieutenant Dogo et mettant ce dernier à la disposition du
Parquet pour l’assassinat odieux des ex-libérateurs Apollinaire
Marzanne et Dieudonné Mamadou Ngaïssona, le prévenu était placé sous
mandat de dépôt au Camp de Roux.
LE
CONFIDENT - 18/10/2004
FODEM BANGUI
20 SEPTEMBRE 2004
COMMUNIQUE
Relatif
au rappel à l’ordre du Président BOZIZE aux Forces de Défense et de
Sécurité
BOZIZÉ
A ENFIN LÂCHÉ DOGO
Mathurin
Madimba-Nimba -
16/09/2004 LE CONFIDENT
LE
LIEUTENANT DOGO RATTRAPÉ PAR LA JUSTICE, EST-CE LA FIN D'UN ÉPISODE ?
Connu et reconnu pour
ses missions sales, le lieutenant Célestin Dogo est une figure incontournable
du régime Bozizé. Beaucoup d’observateurs accusent le général de division
de l’avoir toujours ménagé. Ses dérapages et crimes crapuleux, affirment
les observateurs, n’interpellent pas au plus haut point les autorités
militaires centrafricaines. Reste que ce lieutenant « libérateur »,
détaché à la sécurité présidentielle, a toujours nié les faits et parlé
d’une campagne de diabolisation contre sa personne.
Mais les défenseurs des droits de l’homme estiment que cet officier jouisse
d’une impunité en ‘’or’’ parce qu’il est compté parmi les fidèles
du président François Bozizé.
FODEM DOSSIER, Année 2004 - INSECURITE
L'insécurité
en Centrafrique par Qui, pour Quoi ?
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