FORUM DÉMOCRATIQUE POUR LA MODERNITÉ

COMMUNIQUE DE PRESSE

relatif au rappel à l’ordre du Président BOZIZE aux Forces de Défense et de Sécurité

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Charles MASSI

Président Fondateur
du FODEM

Le Bureau Politique du FODEM, l'opinion nationale et internationale, ont été informés d'une rencontre, en date du 18 septembre 2004, entre le Président de la République, le Général François BOZIZE, et les éléments des Forces de Défense et de Sécurité.

L'objet de cette rencontre était le rappel à l'ordre, par le Chef Suprême des Armées, des Forces de Défense et de Sécurité accusées d'atteintes aux Droits de l'Homme, de corruption et de laxisme.

Survenant au lendemain de l'horrible assassinat du Caporal MARZANNE et de l'ex-libérateur Alfred MAMADOU et, après plusieurs exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des enlèvements nocturnes opérés par sa Garde Rapprochée, qu'il a toujours couvert de son silence, le rappel à l'ordre du Général BOZIZE ne peut que susciter étonnement et indignation.

Pour le Bureau Politique du FODEM, l'initiative du Général BOZIZE n'est qu'une grossière manœuvre tendant à diluer la responsabilité des deux officiers qui relèvent de son Autorité directe, en jetant le discrédit sur l'ensemble des Forces de Défense et de Sécurité.

Le Bureau Politique du FODEM s'indigne que le Général BOZIZE, Ministre de la Défense Nationale, ne se soit pas saisi de l'occasion des derniers meurtres pour sanctionner les coupables avec sévérité, en signe de pardon à l'endroit du peuple centrafricain meurtri par de longs mois de violences ininterrompues et impunies.

S'agissant de la corruption, du laxisme et du comportement dégradant dont on accable les Forces de Défense et de Sécurité, ces faits sont les conséquences de l'abattement de 30%, l'accumulation d'arriérés de leurs soldes et l'insuffisance de la Prime Globale d'Alimentation sur le terrain, qui les condamnent à dépouiller les voyageurs sur les barrages routiers pour survivre et continuer leur mission.

Pour le FODEM, ce rappel à l'ordre du Président BOZIZE soulève le soupçon d'un prélude à des changements au sein des Forces de Défense et de Sécurité, en vue d'y placer des " hommes de confiance ", à l'instar de la Gendarmerie, en prévision de l'élection présidentielle de janvier 2005.

Le Bureau Politique du FODEM dénonce avec énergie l'opprobre jeté sur les Forces de Défense et de Sécurité, en lieu et place des éléments Rapprochés de la Garde Républicaine, principaux responsables des atteintes massives aux droits de l'Homme et des menaces à l'intégrité physique des leaders politiques opposés à la dérive autoritaire de la Transition.

Fort de ce qui précède, le Bureau Politique du FODEM apporte son total soutien aux Forces de Défense et de Sécurité et leur demande la plus grande vigilance, pour qu'elles fassent échec aux projets funestes des extrémistes du clan présidentiel.

Par ailleurs, il exige :
· La nomination d'un Procureur de la République impartial pour que justice soit rendue aux familles ;
· La dissolution de la Garde Républicaine composée de soldats recrutés sur une base régionaliste au profit d'une Armée véritablement Républicaine.

Bangui, le 20 septembre 2004

Pour le Bureau Politique du FODEM

Pharmacien-Commandant Charles MASSI
Conseiller National
Président du FODEM

POUR ALLER PLUS LOIN : FODEM DOSSIER, Année 2004 - INSECURITE
L'insécurité en Centrafrique par Qui, pour Quoi ?