| HCC
new look - 2/1/2006
Le président centrafricain François Bozizé a mis fin par décret
aux fonctions des neuf membres provisoires du Haut-conseil de la
communication (HCC), l’organe de régulation de l’espace audiovisuel
en Centrafrique, a annoncé lundi la radio nationale.
Des membres "définitifs" de cette institution, mise en
place à la veille des élections présidentielle et législatives de
mars et mai 2005, devraient être désignés prochainement, a précisé
la radio.
La loi organique qui a créé le HCC stipule que le mandat de ses
membres désignés ou élus l’an dernier devait cesser après l’investiture
du nouveau président de la République.
Mis en place en février 2005, le Haut-conseil de la communication
est composé de sept professionnels des médias (deux nommés par le
chef de l’Etat, un par le président de l’Assemblée nationale et
quatre désignés par leurs pairs), un juriste et un ingénieur des
télécommunications (désignés par leurs pairs) pour un mandat de sept
ans.
Dans sa version provisoire, cet organe était dirigé jusque-là par
Joseph-Vermont Tchéndo, ancien ministre de la Communication et ancien
conseiller spécial du président déchu Ange-Félix Patassé. |
Trois
journalistes menacés de mort par des militaires et des partisans
de François Bozizé
(Reporters
sans frontières 20/05/2005)
Dans
une lettre adressée au président centrafricain, par ailleurs
candidat à sa propre succession lors des élections législatives et
présidentielle du 13 mars et du 8 mai 2005, Reporters sans frontières
a demandé à François Bozizé de « s'engager personnellement » à
faire cesser les actes d'intimidation dont ont été victimes trois
journalistes, ces dernières semaines, de la part d'officiers de la
garde présidentielle et de partisans de la « Convergence nationale
Kwa Na Kwa ».
«
La période que traverse la République centrafricaine est cruciale et
ces méthodes d'intimidation l'entachent sérieusement, a notamment écrit
l'organisation dans sa lettre, datée du 19 mai 2005. Avant d'avoir à
déplorer des violences de plus grande ampleur ou d'assister, passifs,
au naufrage d'un processus de transition observé avec espoir par tout
le continent africain, nous vous exhortons à prévenir toute dégradation
du climat. »
A
partir du 8 mai 2005, Zéphirin Kaya et Patrick Akibata, journalistes
de Radio Ndeke Luka (RNL) ont été plusieurs fois menacés de mort
par des membres de la garde présidentielle ou des partisans de François
Bozizé pour leur couverture du processus électoral en République
centrafricaine et leur prétendue participation à une « campagne de
désinformation ». Les 14 et 15 mai, notamment sur les ondes de Radio
Centrafrique, des menaces identiques ont été proférées par le
candidat Edouard Ngaïssona et son directeur de campagne, ainsi que
par un auditeur anonyme intervenant par téléphone, à l'encontre de
Zéphirin Kaya et Maka Gbossokoto, directeur de publication du
quotidien indépendant Le Citoyen et correspondant de Reporters sans
frontières. Le même jour, à l'aéroport de Bangui-M'Poko, le
lieutenant Gbadora, chef de corps adjoint de la sécurité aéroportuaire,
a proféré des menaces de mort à l'encontre de Zéphirin Kaya,
allant jusqu'à tenter en vain de l'interpeller. Le 17 mai dans la
soirée, le lieutenant Gbadora a de nouveau réitéré ses menaces par
téléphone à l'encontre des journalistes Zéphirin Kaya et Maka
Gbossokoto.
«
Reporters sans frontières prend au sérieux les menaces de mort proférées
contre Zéphirin Kaya, Patrick Akibata et Maka Gbossokotto par des
hommes se réclamant de votre autorité, conclut Reporters sans frontières.
De plus, que des membres des corps habillés puissent s'en prendre
violemment à trois journalistes et jouir de l'impunité ajoute au
scandale. Notre organisation vous demande de vous engager
personnellement à mettre fin à ces graves atteintes à la liberté
de la presse et à en sanctionner les auteurs en toute transparence.
»
Depuis
Paris, pour Aminata.Com, Correspondance Spéciale de Leonard VINCENT,
Bureau Afrique / Africa desk Reporters sans frontières / Reporters
Without Borders
© Copyright Reporters sans frontières |
Campagne électorale en Centrafrique: rappel
à l'ordre du ministre de l'Intérieur
(Xinhuanet
02/03/2005)
YAOUNDE,
(XINHUANET) -- Le ministre centrafricain de l'Intérieur, le colonel
Michel Sallé, a mis en garde, au troisième jour de la campagne pour
les scrutins présidentiel et législatifs du 13 mars prochain, les
militants de partis politiques qui détruisent les affiches de leurs
adversaires.
"Des
militants ou sympathisants de partis politiques, tant à Bangui qu'en
province, s'amusent à déchirer ou à détruire des affiches et
effigies de leurs adversaires à la présidentielle", a déclaré
mardi M. Sallé à la radio nationale centrafricaine.
"Ces
actes constituent des débuts de dérapage très graves susceptibles
de provoquer des troubles à l'ordre public", a ajouté le
ministre.
"Le
ministre de l'Intérieur (...) attire une fois de plus l'attention de
ces citoyens inconscients sur ces genres de comportements
nuisibles", a-t-il poursuivi, prévenant que "la force
publique n'hésitera pas à prendre ses responsabilités".
La
campagne électorale pour le premier tour des élections présidentielle
et législatives, qui doivent mettre un terme à la période de
transition ouverte par le coup d'Etat du général François Bozizé
le 15 mars 2003, a débuté samedi et se prolongera jusqu'au 11 mars
prochain.
Onze
candidats, dont M. Bozizé, sont en lice pour la présidentielle alors
que 928 autres briguent les 105 sièges de l'Assemblée nationale. Fin
© Copyright Xinhuanet
Élections en Centrafrique: le
Haut-conseil de la communication déplore
les injures
(Xinhuanet
02/03/2005)
YAOUNDE,
(XINHUANET) -- Le président du nouveau Haut- conseil de la
communication (HCC) centrafricain, Joseph-Vermont Tchéndo, a déploré
le mauvais départ pris par la campagne pour les scrutins présidentiel
et législatifs du 13 mars prochain en Centrafrique, dénonçant
notamment les injures entre candidats.
"Le
Haut-conseil de la communication constate avec amertume que certains
candidats se livrent à des invectives, à des injures et à des
attaques personnelles, foulant ainsi aux pieds le Code de bonne
conduite qui avait pourtant été signé par tous les candidats à l'élection
présidentielle", a regretté mardi M. Tchéndo sur les ondes de
la radio nationale centrafricaine.
"Ces
agissements, qui ne sont rien d'autre que l'apologie de la violence,
de la haine et de l'intolérance, sont en contradiction flagrante avec
les dispositions des points 4 et 7 du Code de bonne conduite",
a-t-il ajouté, rappelant à "tous ceux qui se seront rendus
coupables des agissements déplorés" qu'ils étaient passibles
de poursuites judiciaires.
Chargé
de garantir la liberté d'expression et l'égal accès de tous aux médias
d'Etat, le HCC a été mis en place juste avant l'ouverture, samedi
dernier, de la campagne pour le premier tour des élections présidentielle
et législatives.
Les
onze candidats à la présidentielle ont signé le 9 février un Code
de bonne conduite censé régir la vie politique du pays pendant ces
scrutins. Fin
© Copyright Xinhuanet |
RCA: Bozizé entérine la composition du Haut
conseil de la Communication
23/02/2005 09:02:00 - BANGUI, 23 fév (AFP)
Le président centrafricain François Bozizé a signé le décret
entérinant la composition du Haut conseil de la Communication (HCC),
chargé notamment de veiller à l'équilibre politique sur les ondes,
ouvrant la voie à son entrée en fonctions, a annoncé mercredi la
radio nationale.
Certains responsables centrafricains s'étaient inquiétés la veille
du retard pris dans la signature de ce décret, qui empêchait à
quelques jours du début de la campagne électorale la mise en place
du HCC dont les derniers des neuf membres avaient été nommés fin
janvier.
Elus ou désignés pour un mandat de sept ans non renouvelable, ils
devront prêter serment avant leur entrée en fonction et leur
première tâche sera d'assurer la répartition équitable des temps
d'antenne des candidats lors de la campagne électorale qui débute le
26 février en vue des scrutins présidentiel et législatifs groupés
dont le premier tour est fixé au 13 mars.
Le président Bozizé a également signé mardi soir l'ordonnance
promulguant la loi relative à la liberté de la Communication, qui
supprime les peines de prison pour l'ensemble des délits de presse.
Cette loi, adoptée par le Conseil national de transition (CNT,
Parlement de transition) fin novembre, était ardemment réclamée par
la presse indépendante privée, qui avait organisé des journées
sans presse afin d'obtenir la dépénalisation du délit de presse
dans ce pays d'Afrique centrale. |
OÙ SONT PASSÉES CES
LOIS: TOMBÉES DANS LES OUBLIETTES ?
Certains textes et non des moindres analysés par le Conseil National
de Transition tardent à venir. C'est par exemple l'Ordonnance sur les
libertés de la Communication en République Centrafricaine. Ce texte
de loi, très important codifie la presse en République
Centrafricaine. Son atout majeur et sa grande révolution est surtout
d'avoir dépénalisé la presse. |
Cette
avancée très sensible est à mettre à l'actif du
gouvernement de transition qui, avouons-le, a eu le courage
politique de franchir le Rubicon. Ce que beaucoup avant lui
n'ont osé le faire. La loi 98.006 du 27 mai 1998 relative à
! la Liberté de la Communication était très restrictive en
matière de Liberté. Elle se caractérise ensuite par des
disposition scélérates qui n'étaient ni plus ni moins une
recopie servile des dispositions du code Pénal de la République
Centrafricaine. Cette loi avait été décriée par tous les
professionnels et les observateurs étrangers qui y voyaient
l'Epée de Damoclès sur la tête des journalistes.
Finalement, sous l'impulsion de la FAO surtout, de l'UNESCO et
ensuite du BONUCA, la loi 98.006, relative à la liberté de
la Communication a été renvoyée à la relecture. Et c'est
ce qui s'est fait en 2002. Finalement une loi a été votée
03.002, aussi scélérate que la première. Lasse de pouvoir
intervenir tout le temps, la presse a fait monter les enchères
et réussi à obtenir la dépénalisation dans cette nouvelle
loi qui croupit dans les parapheurs de la Présidence de la République.
L'autre inconnue, ce sont les lois relatives aux partis
politiques et au statut de l'opposition. Le gouvernement de
transition avait manifesté son désir de voir ces deux
domaines être éclaircis.
Des projets ont été élaborés dans ce sens. Mais concernant
la loi relative aux partis politiques, certains ont trouvé
meilleure la loi 91.004 du 4 juillet 1991 relative aux partis
politiques. Les débats étaient houleux et ne semblent pas
aboutir. Quant au statut de l'opposition, elle n'est pas définie
non plus, et bientôt nous allons aux élections avec une
majorité et une opposition. Il est temps de définir dès à
présent le statut de l'opposition, car ceux aujourd'hui qui
croient être de la majorité, peuvent se retro uver demain
dans l'opposition. L'incertitude actuelle peut les pénaliser.
Quand il se mettront à hurler, on leur rétorquera : ! à qui
la faute?
La codification de la presse, la loi relative au
fonctionnement des partis politiques et la définition du
statut de l'opposition sont des éléments clés qui déterminent
les responsabilités de ces organes au sein d'une démocratie.
Vivement que ce flou soit enterré par la promulgation de ces
textes !
A. Dinawadé-Kitoko
23/01/2005
Source
: leconfident.net
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Les
journalistes inquiets du "danger de
confrontation" en RCA
(Liberation
14/01/2005)
L'Union des journalistes de Centrafriques'est
inquiété vendredi, dans un communiqué, du "danger de confrontation
qui plane en République centrafricaine" (RCA) à un mois des élections
après l'invalidation de plusieurs candidats.
"Depuis l'arrêt de la Cour constitutionnelle du 30 décembre 2OO4,
l'atmosphère sociopolitique s'est considérablement dégradée en République
centrafricaine", indique le texte signé par le président de l'UJCA
Maka Gbossokotto, ajoutant qu'elle s'est encore accentuée "par
l'invalidation en masse des dossiers des candidats aux élections législatives".
"Cette tension perceptible prend des proportions de plus en plus inquiétantes
avec des déclarations incendiaires et une guerre des communiqués de presse
qui attisent la haine et prônent la violence", poursuit M. Gbossokotto,
qui appelle à la "modération" et au "dialogue".
L'UJCA "invite enfin avec force le président de la République à accélérer
la mise en place du Haut conseil national de la Communication, seul organe
susceptible de réguler et de moraliser les interventions incendiaires des
protagonistes de cette crise".
La Centrafrique traverse depuis deux semaines une crise politique après la
décision de la Cour constitutionnelle de transition d'invalider sept des
douze candidats à la présidentielle.
Ces "recalés" dénoncent également le rejet par la Commission électorale
mixte indépendante (Cémi) "d'un nombre considérable de
candidats" aux législatives prévues, comme la présidentielle, le 13
février dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale.
© Copyright Liberation
L'exercice
responsable de la liberté passe par une prise de conscience collective. Le
Ministre KITIKI-KOUAMBA souhaitait instaurer un comité d'éthique, mais mal
lui en a pris.
Merci a tous les Conseillers (sauf aux 2 qui ont voté contre la loi).
La rédaction.
Le Parlement centrafricain de transition adopte la loi sur la presse
BANGUI, 26 nov (AFP) -
13h26 - Le Conseil national de
transition (CNT), Parlement centrafricain de transition, a adopté jeudi
soir le projet d'ordonnance relatif à la liberté de la communication, qui
supprime les peines de prison pour l'ensemble des délits de presse, a
annoncé vendredi la radio nationale.
Cheval de bataille de la presse indépendante privée centrafricaine
depuis des années, ce texte de 120 articles a été voté par 52 voix pour
et 2 contre, après plus de dix heures de débats et de discussions passionnés.
"C'est le fruit de plusieurs années de lutte, Je suis très heureux
de l'aboutissement actuel de ce combat, qui est la dépénalisation des délits
de presse", s'est réjoui Maka Gbossokotto, le président de l'Union
des journalistes de Centrafrique (UJCA).
"Dans ce pays, les gens volent, détournement des fonds publics,
sans être inquiétés. Ils se baladent, ils sont impunis", a poursuivi
le directeur de la publication du quotidien indépendant Le Citoyen.
"Mais il suffisait tout simplement qu'un journaliste dise la vérité
ou se trompe pour qu'on le jette en prison", a-t-il rappelé.
Adoptée en 1998, la précédente loi centrafricaine sur la presse prévoyait
des peines de prison ferme pour des délits tels que "publication de
fausses nouvelles" ou simplement "diffamation".
Très contesté par la presse indépendante, ce texte avait fait l'objet
en 2002 d'une tentative de révision qui supprimait les peines de prison
pour la plupart des délits, mais l'Assemblée nationale de l'époque avait
refusé de les voter et avait reconduit la législation initiale.
36es ASSISES DE LA PRESSE : Abdou Diouf : «
les délits de presse doivent être dépénalisés dans tous les pays
francophones »
OUAGADOUGOU
– “ Je lance un appel à tous les francophones, afin qu’ils se
mobilisent pour la dépénalisation des délits de presse ”, a lancé le
Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie,
Abdou Diouf, aux quelque deux cents journalistes venus de tous les coins du
monde participer à Ouagadougou aux 36es assises de l’Union Internationale
de la Presse Francophone. Selon l’ancien président du Sénégal, il
n’est pas normal, dans des pays démocratiques, que la loi autorise des
peines de prison pour les journalistes. “ Le mouvement de la dépénalisation
des délits de presse constaté dans certains pays doit s’accélérer ”,
a-t-il estimé. Cependant, Abdou Diouf a reconnu que cette dépénalisation
ne servirait pas les droits de l’Homme, si elle contribuait à favoriser
des délits commis par des journalistes irresponsables et incompétents. “
Nous devons également lutter contre l’impu nité qui ne fait que
favoriser le phénomène des médias de la haine par un usage abusif des
libertés ”, a-t-il expliqué.
Le Secrétaire général de l’OIF a également insisté sur la
protection des journalistes en situation de conflits, thème des Assises de
Ouagadougou. Selon lui, il faut renforcer les dispositions qui existent déjà.
“ Le Droit international positif prévoit des dispositions pour
l’immunité et la protection des journalistes ”, a rappelé M. Diouf. Ce
sujet doit ainsi être prioritaire, d’autant plus que le droit à la
liberté de presse est inscrit dans l’article 19 de la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme. “ Pour nous, membres de la
Francophonie, le droit à la liberté de presse et d’expression a été réaffirmé
dans la Déclaration de Bamako, en novembre 2000 ”.
Risques de banalisation du journalisme
M. Diouf a fustigé les atteintes et les agressions de plus en plus fréquentes
commises à l’encontre des journalistes et qui, très souvent, surviennent
dans les régimes dictatoriaux ou lors des situations de guerre. “ Un
journaliste responsable et conscient de ses devoirs devient un ennemi
redoutable ”, pour tous ceux qui veulent s’opposer à la pluralité des
idées et à l’expression démocratique. Les médias, selon M. Diouf,
doivent être au service des citoyens et non des gouvernants ou des intérêts
privés.. Il a promis aux trois mille membres de l’UPF de pousser les
autorités des pays les plus “ récalcitrants ” à suivre la voie de la
démocratisation des médias et de la dépénalisation des délits de presse
et a insisté sur la précarité des conditions de vie des journalistes,
surtout ceux qui vivent dans les pays du Sud. “ A quoi sert la liberté si
les journalistes n’ont pas les moyens de s’en servir du fait de leur
vulnérabilité qui les expose à toutes sortes de tentation ? ”, s’est
demandé le Secrétaire général de l’OIF. Il a évoqué l’outil
Internet et les dangers qu’il peut représenter dans la banalisation du
journalisme car il “ facilite la diffusion d’une information non labelisée
et n’émanant pas de journalistes professionnels ”.
Dégradation des conditions de travail
Le président de l’UPF, Hervé Bourges, a insisté sur la dégradation
des conditions de travail des journalistes dans le monde. “ Nous entrons
de plain-pied dans une période de violence et d’intolérance ”, remplie
d’un sentiment d’insécurité avec des affrontements religieux, raciaux,
ethniques, sociaux “ même dans les pays les plus stables et les plus
ouverts ”. Il a cité l’exemple de la Côte d’Ivoire et de l’Irak où
des journalistes sont abattus ou enlevés. M. Bourges a lancé un appel aux
chefs d’Etat francophones (qui se réuniront les 26 et 27 novembre
prochains à Ouagadougou) pour attirer leur attention sur les atteintes
graves survenues au cours des derniers mois à la sécurité et à l’intégrité
physique de nombreux journalistes dans le monde. “Face à la dégradation
manifeste des conditions de travail des journalistes, en mission périlleuse,
particulièrement en zones de conflits, l’UPF appelle solennellement la
Francophonie dans son ensemble à soutenir l’élaboration d’une n
ouvelle Convention internationale spécifique sur la sécurité et la
protection des journalistes, incluant si nécessaire l’adoption d’un
emblème reconnu mondialement ”, a proposé M. Bourges.
L’UPF, par la voix de son Secrétaire général, Georges Gros, a réclamé
une prise en compte nationale et internationale de l’importance de la
formation des journalistes pour assurer un respect de la déontologie et des
principes fondamentaux du journalisme. Pour matérialiser son engagement,
l’Union a décidé d’attribuer le Prix 2004 de la liberté
d’expression aux journaux ivoiriens “ Le Patriote ” de Meïté Sindou
et “ 24 Heures ” d’Abdoulaye Sangaré, qui ont été récemment saccagés
par des “ Jeunes patriotes ”, dirigés par Charles Blé Goudé, lors des
évènements survenus à Abidjan. Depuis, ces journaux ne paraissent plus.
Les deux lauréats n’ont pas pu se rendre à Ouagadougou pour recevoir
leur prix. A l’issue des Assises, M. Bourges a été réélu à la tête
de l’UPF.
DE
NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL MODOU MAMOUNE FAYE
Source : lesoleil.sn
RCA: les journaux privés
demandent la dépénalisation des délits de presse
14:31 Les représentants de la presse centrafricaine indépendante ont
manifesté mercredi matin devant le ministère de la Communication pour
exiger la dépénalisation des délits de presse et l'examen de la nouvelle
loi sur la presse, a constaté un journaliste de l'AFP à Bangui.
Une vingtaine de responsables et de journalistes des titres de la presse
privée regroupés au sein du Groupement des éditeurs de la presse privée
indépendante de Centrafrique (GEPPIC) ont protesté jusque devant le
cabinet du ministre.
"Bien que le chef de l'Etat (François Bozizé) ait (...) le 13
août 2004 réaffirmé solennellement sa volonté de dépénaliser les
délits de presse, force est de constater que cette déclaration n'a pas
été suivie d'effets", a souligné le GEPPIC la veille dans un
communiqué.
Le GEPPIC "déplore que la loi relative à la liberté de la
communication en Centrafrique, soumise à la relecture des journalistes
centrafricains et des jur istes (...) ne soit toujours pas transmise au
bureau du CNT", le Conseil national de transition (Parlement), ajoutait
le texte.
"Le GEPPIC espère (...) que les autorités mettront tout en oeuvre
pour pour que la dépénalisation des délits de presse devienne une
réalité en Centrafrique", concluait le communiqué.
L'actuelle loi sur la liberté de la communication prévoit des peines de
prison pour des délits tels que la "publication de fausses
nouvelles" ou la "diffamation".
En mars dernier, les représentants des médias centrafricains, réunis
à l'initiative du ministère de la Communication et du Bureau de l'Onu en
Centrafrique (Bonuca), avaient proposé que ne soient plus passibles de
prison que l'incitation à la "haine ethnique et raciale" et
l'"appel à la violence ou au meurtre".
En août dernier, le directeur de publication du quotidien indépendant
Le Citoyen, Maka Gbossokotto, a passé un mois en détention préventive,
avant d'être condamné à un an de prison avec sursis pour injures
publiques envers un proche du chef de l'Etat qu'il avait accusé de
malversations dans une série d'articles.
Début mars, le journaliste Judes Zossé s'était vu infliger six mois de
prison ferme pour "offense au chef de l'Etat".
RCA: vendredis sans journaux pour
la dépénalisation des délits de presse
BANGUI, 30 sept (AFP) -
12h25 - Le Groupement des éditeurs
de la presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic), a décidé de
faire dorénavant de chaque vendredi à partir du 1er octobre une
"journée sans journaux" pour exiger la dépénalisation des délits
de presse, indique un communiqué.
"Le jeu de cache-cache du Gouvernement à l'égard de l'opinion
nationale et internationale amène le Geppic à observer une journée sans
journaux le vendredi 1er octobre 2004. Cette décision sera reconduite une
fois par semaine jusqu'à gain de cause", a indiqué ce communiqué
remis jeudi à l'AFP à Bangui et signé du président du Geppic, Ambroise
Yalima.
"Depuis 1996, les journalistes se battent pour la dépénalisation
des délits de presse dans notre pays", ajoute le communiqué qui
rappelle que le chef de l'Etat, François Bozizé, s'était engagé à dépénaliser
les délits de presse après son arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le
15 mars 2003.
"Mais, ces voeux pieux ne seront jamais suivis d'actes concrets.
Pour preuve, six journalistes connaîtront les affres des geôles des
commissariats de police et des brigades de gendarmerie, ainsi que celles des
cellules de la tristement célèbre prison de N'garagba", souligne le
Geppic.
Le Geppic avait déjà suspendu durant une semaine en juillet la parution
de ses titres pour protester contre l'arrestation et l'incarcération du
directeur de publication du quotidien Le Citoyen, Maka Gbossokotto.
Celui-ci a été condamné, à l'issue d'un mois de détention préventive,
à un an de prison avec sursis et à une amende de 500.000 fcfa (762 euros)
pour "injures publiques" pour avoir accusé un proche du chef de
l'Etat de malversation dans ses articles.
Début mars, le journaliste Judes Zossé s'était vu infliger six mois de
prison ferme pour "offense au chef de l'Etat".
POUR ALLER PLUS LOIN :
EDITORIAL
DU JEUDI 19 AOUT 2004
AUX
CARREFOURS DE NOS LIBERATIONS
Le
09 août 2004, le rédacteur du journal Le Citoyen a été condamné à
1 an de prison avec sursis après 1 mois de détention préventive.
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