HCC new look - 2/1/2006
RSF - 20 MAI 2005
Trois journalistes menacés de mort par des militaires et des partisans de François Bozizé
Xinhuanet 02/03/2005
Campagne électorale en Centrafrique: rappel à l'ordre du ministre de l'Intérieur
Élections en Centrafrique: le Haut-conseil de la communication déplore les injures

AFP
23/02/2005

RCA: Bozizé entérine la composition du Haut conseil de la Communication

A. Dinawadé-Kitoko
23/01/2005 leconfident.net
OÙ SONT PASSÉES CES LOIS: TOMBÉES DANS LES OUBLIETTES ?
(Libération 14/01/2005)
Les journalistes inquiets du "danger de confrontation" en RCA
AFP BANGUI, le 26 novembre 2004.
Le Parlement centrafricain de transition adopte la loi sur la presse
lesoleil.sn
36es ASSISES DE LA PRESSE : Abdou Diouf : « les délits de presse doivent être dépénalisés dans tous les pays francophones »

AFP BANGUI, le 22-30 septembre 2004.
RCA: vendredis sans journaux pour la dépénalisation des délits de presse
RCA: les journaux privés demandent la dépénalisation des délits de presse

HCC new look - 2/1/2006

Le président centrafricain François Bozizé a mis fin par décret aux fonctions des neuf membres provisoires du Haut-conseil de la communication (HCC), l’organe de régulation de l’espace audiovisuel en Centrafrique, a annoncé lundi la radio nationale.

Des membres "définitifs" de cette institution, mise en place à la veille des élections présidentielle et législatives de mars et mai 2005, devraient être désignés prochainement, a précisé la radio.

La loi organique qui a créé le HCC stipule que le mandat de ses membres désignés ou élus l’an dernier devait cesser après l’investiture du nouveau président de la République.

Mis en place en février 2005, le Haut-conseil de la communication est composé de sept professionnels des médias (deux nommés par le chef de l’Etat, un par le président de l’Assemblée nationale et quatre désignés par leurs pairs), un juriste et un ingénieur des télécommunications (désignés par leurs pairs) pour un mandat de sept ans.

Dans sa version provisoire, cet organe était dirigé jusque-là par Joseph-Vermont Tchéndo, ancien ministre de la Communication et ancien conseiller spécial du président déchu Ange-Félix Patassé.

Trois journalistes menacés de mort par des militaires et des partisans de François Bozizé
(Reporters sans frontières 20/05/2005)

Dans une lettre adressée au président centrafricain, par ailleurs candidat à sa propre succession lors des élections législatives et présidentielle du 13 mars et du 8 mai 2005, Reporters sans frontières a demandé à François Bozizé de « s'engager personnellement » à faire cesser les actes d'intimidation dont ont été victimes trois journalistes, ces dernières semaines, de la part d'officiers de la garde présidentielle et de partisans de la « Convergence nationale Kwa Na Kwa ».

« La période que traverse la République centrafricaine est cruciale et ces méthodes d'intimidation l'entachent sérieusement, a notamment écrit l'organisation dans sa lettre, datée du 19 mai 2005. Avant d'avoir à déplorer des violences de plus grande ampleur ou d'assister, passifs, au naufrage d'un processus de transition observé avec espoir par tout le continent africain, nous vous exhortons à prévenir toute dégradation du climat. »

A partir du 8 mai 2005, Zéphirin Kaya et Patrick Akibata, journalistes de Radio Ndeke Luka (RNL) ont été plusieurs fois menacés de mort par des membres de la garde présidentielle ou des partisans de François Bozizé pour leur couverture du processus électoral en République centrafricaine et leur prétendue participation à une « campagne de désinformation ». Les 14 et 15 mai, notamment sur les ondes de Radio Centrafrique, des menaces identiques ont été proférées par le candidat Edouard Ngaïssona et son directeur de campagne, ainsi que par un auditeur anonyme intervenant par téléphone, à l'encontre de Zéphirin Kaya et Maka Gbossokoto, directeur de publication du quotidien indépendant Le Citoyen et correspondant de Reporters sans frontières. Le même jour, à l'aéroport de Bangui-M'Poko, le lieutenant Gbadora, chef de corps adjoint de la sécurité aéroportuaire, a proféré des menaces de mort à l'encontre de Zéphirin Kaya, allant jusqu'à tenter en vain de l'interpeller. Le 17 mai dans la soirée, le lieutenant Gbadora a de nouveau réitéré ses menaces par téléphone à l'encontre des journalistes Zéphirin Kaya et Maka Gbossokoto.

« Reporters sans frontières prend au sérieux les menaces de mort proférées contre Zéphirin Kaya, Patrick Akibata et Maka Gbossokotto par des hommes se réclamant de votre autorité, conclut Reporters sans frontières. De plus, que des membres des corps habillés puissent s'en prendre violemment à trois journalistes et jouir de l'impunité ajoute au scandale. Notre organisation vous demande de vous engager personnellement à mettre fin à ces graves atteintes à la liberté de la presse et à en sanctionner les auteurs en toute transparence. »

Depuis Paris, pour Aminata.Com, Correspondance Spéciale de Leonard VINCENT, Bureau Afrique / Africa desk Reporters sans frontières / Reporters Without Borders

© Copyright Reporters sans frontières

Campagne électorale en Centrafrique: rappel à l'ordre du ministre de l'Intérieur
(Xinhuanet 02/03/2005)

YAOUNDE, (XINHUANET) -- Le ministre centrafricain de l'Intérieur, le colonel Michel Sallé, a mis en garde, au troisième jour de la campagne pour les scrutins présidentiel et législatifs du 13 mars prochain, les militants de partis politiques qui détruisent les affiches de leurs adversaires.

"Des militants ou sympathisants de partis politiques, tant à Bangui qu'en province, s'amusent à déchirer ou à détruire des affiches et effigies de leurs adversaires à la présidentielle", a déclaré mardi M. Sallé à la radio nationale centrafricaine.

"Ces actes constituent des débuts de dérapage très graves susceptibles de provoquer des troubles à l'ordre public", a ajouté le ministre.

"Le ministre de l'Intérieur (...) attire une fois de plus l'attention de ces citoyens inconscients sur ces genres de comportements nuisibles", a-t-il poursuivi, prévenant que "la force publique n'hésitera pas à prendre ses responsabilités".

La campagne électorale pour le premier tour des élections présidentielle et législatives, qui doivent mettre un terme à la période de transition ouverte par le coup d'Etat du général François Bozizé le 15 mars 2003, a débuté samedi et se prolongera jusqu'au 11 mars prochain.

Onze candidats, dont M. Bozizé, sont en lice pour la présidentielle alors que 928 autres briguent les 105 sièges de l'Assemblée nationale. Fin

© Copyright Xinhuanet

Élections en Centrafrique: le Haut-conseil de la communication déplore les injures
(Xinhuanet 02/03/2005)

YAOUNDE, (XINHUANET) -- Le président du nouveau Haut- conseil de la communication (HCC) centrafricain, Joseph-Vermont Tchéndo, a déploré le mauvais départ pris par la campagne pour les scrutins présidentiel et législatifs du 13 mars prochain en Centrafrique, dénonçant notamment les injures entre candidats.

"Le Haut-conseil de la communication constate avec amertume que certains candidats se livrent à des invectives, à des injures et à des attaques personnelles, foulant ainsi aux pieds le Code de bonne conduite qui avait pourtant été signé par tous les candidats à l'élection présidentielle", a regretté mardi M. Tchéndo sur les ondes de la radio nationale centrafricaine.

"Ces agissements, qui ne sont rien d'autre que l'apologie de la violence, de la haine et de l'intolérance, sont en contradiction flagrante avec les dispositions des points 4 et 7 du Code de bonne conduite", a-t-il ajouté, rappelant à "tous ceux qui se seront rendus coupables des agissements déplorés" qu'ils étaient passibles de poursuites judiciaires.

Chargé de garantir la liberté d'expression et l'égal accès de tous aux médias d'Etat, le HCC a été mis en place juste avant l'ouverture, samedi dernier, de la campagne pour le premier tour des élections présidentielle et législatives.

Les onze candidats à la présidentielle ont signé le 9 février un Code de bonne conduite censé régir la vie politique du pays pendant ces scrutins. Fin

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RCA: Bozizé entérine la composition du Haut conseil de la Communication
23/02/2005 09:02:00 - BANGUI, 23 fév (AFP)

Le président centrafricain François Bozizé a signé le décret entérinant la composition du Haut conseil de la Communication (HCC), chargé notamment de veiller à l'équilibre politique sur les ondes, ouvrant la voie à son entrée en fonctions, a annoncé mercredi la radio nationale.
Certains responsables centrafricains s'étaient inquiétés la veille du retard pris dans la signature de ce décret, qui empêchait à quelques jours du début de la campagne électorale la mise en place du HCC dont les derniers des neuf membres avaient été nommés fin janvier.

Elus ou désignés pour un mandat de sept ans non renouvelable, ils devront prêter serment avant leur entrée en fonction et leur première tâche sera d'assurer la répartition équitable des temps d'antenne des candidats lors de la campagne électorale qui débute le 26 février en vue des scrutins présidentiel et législatifs groupés dont le premier tour est fixé au 13 mars.

Le président Bozizé a également signé mardi soir l'ordonnance promulguant la loi relative à la liberté de la Communication, qui supprime les peines de prison pour l'ensemble des délits de presse.

Cette loi, adoptée par le Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition) fin novembre, était ardemment réclamée par la presse indépendante privée, qui avait organisé des journées sans presse afin d'obtenir la dépénalisation du délit de presse dans ce pays d'Afrique centrale.

OÙ SONT PASSÉES CES LOIS: TOMBÉES DANS LES OUBLIETTES ?
Certains textes et non des moindres analysés par le Conseil National de Transition tardent à venir. C'est par exemple l'Ordonnance sur les libertés de la Communication en République Centrafricaine. Ce texte de loi, très important codifie la presse en République Centrafricaine. Son atout majeur et sa grande révolution est surtout d'avoir dépénalisé la presse.
 Cette avancée très sensible est à mettre à l'actif du gouvernement de transition qui, avouons-le, a eu le courage politique de franchir le Rubicon. Ce que beaucoup avant lui n'ont osé le faire. La loi 98.006 du 27 mai 1998 relative à ! la Liberté de la Communication était très restrictive en matière de Liberté. Elle se caractérise ensuite par des disposition scélérates qui n'étaient ni plus ni moins une recopie servile des dispositions du code Pénal de la République Centrafricaine. Cette loi avait été décriée par tous les professionnels et les observateurs étrangers qui y voyaient l'Epée de Damoclès sur la tête des journalistes.

Finalement, sous l'impulsion de la FAO surtout, de l'UNESCO et ensuite du BONUCA, la loi 98.006, relative à la liberté de la Communication a été renvoyée à la relecture. Et c'est ce qui s'est fait en 2002. Finalement une loi a été votée 03.002, aussi scélérate que la première. Lasse de pouvoir intervenir tout le temps, la presse a fait monter les enchères et réussi à obtenir la dépénalisation dans cette nouvelle loi qui croupit dans les parapheurs de la Présidence de la République.

L'autre inconnue, ce sont les lois relatives aux partis politiques et au statut de l'opposition. Le gouvernement de transition avait manifesté son désir de voir ces deux domaines être éclaircis.

Des projets ont été élaborés dans ce sens. Mais concernant la loi relative aux partis politiques, certains ont trouvé meilleure la loi 91.004 du 4 juillet 1991 relative aux partis politiques. Les débats étaient houleux et ne semblent pas aboutir. Quant au statut de l'opposition, elle n'est pas définie non plus, et bientôt nous allons aux élections avec une majorité et une opposition. Il est temps de définir dès à présent le statut de l'opposition, car ceux aujourd'hui qui croient être de la majorité, peuvent se retro uver demain dans l'opposition. L'incertitude actuelle peut les pénaliser. Quand il se mettront à hurler, on leur rétorquera : ! à qui la faute?

La codification de la presse, la loi relative au fonctionnement des partis politiques et la définition du statut de l'opposition sont des éléments clés qui déterminent les responsabilités de ces organes au sein d'une démocratie. Vivement que ce flou soit enterré par la promulgation de ces textes !

A. Dinawadé-Kitoko
23/01/2005
Source : leconfident.net

 

Les journalistes inquiets du "danger de confrontation" en RCA
(Liberation 14/01/2005)


L'Union des journalistes de Centrafriques'est inquiété vendredi, dans un communiqué, du "danger de confrontation qui plane en République centrafricaine" (RCA) à un mois des élections après l'invalidation de plusieurs candidats.
"Depuis l'arrêt de la Cour constitutionnelle du 30 décembre 2OO4, l'atmosphère sociopolitique s'est considérablement dégradée en République centrafricaine", indique le texte signé par le président de l'UJCA Maka Gbossokotto, ajoutant qu'elle s'est encore accentuée "par l'invalidation en masse des dossiers des candidats aux élections législatives".

"Cette tension perceptible prend des proportions de plus en plus inquiétantes avec des déclarations incendiaires et une guerre des communiqués de presse qui attisent la haine et prônent la violence", poursuit M. Gbossokotto, qui appelle à la "modération" et au "dialogue".

L'UJCA "invite enfin avec force le président de la République à accélérer la mise en place du Haut conseil national de la Communication, seul organe susceptible de réguler et de moraliser les interventions incendiaires des protagonistes de cette crise".

La Centrafrique traverse depuis deux semaines une crise politique après la décision de la Cour constitutionnelle de transition d'invalider sept des douze candidats à la présidentielle.

Ces "recalés" dénoncent également le rejet par la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) "d'un nombre considérable de candidats" aux législatives prévues, comme la présidentielle, le 13 février dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale.

© Copyright Liberation

L'exercice responsable de la liberté passe par une prise de conscience collective. Le Ministre KITIKI-KOUAMBA souhaitait instaurer un comité d'éthique, mais mal lui en a pris.
Merci a tous les Conseillers (sauf aux 2 qui ont voté contre la loi).
La rédaction.

Le Parlement centrafricain de transition adopte la loi sur la presse

BANGUI, 26 nov (AFP) - 13h26 - Le Conseil national de transition (CNT), Parlement centrafricain de transition, a adopté jeudi soir le projet d'ordonnance relatif à la liberté de la communication, qui supprime les peines de prison pour l'ensemble des délits de presse, a annoncé vendredi la radio nationale.

Cheval de bataille de la presse indépendante privée centrafricaine depuis des années, ce texte de 120 articles a été voté par 52 voix pour et 2 contre, après plus de dix heures de débats et de discussions passionnés.

"C'est le fruit de plusieurs années de lutte, Je suis très heureux de l'aboutissement actuel de ce combat, qui est la dépénalisation des délits de presse", s'est réjoui Maka Gbossokotto, le président de l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA).

"Dans ce pays, les gens volent, détournement des fonds publics, sans être inquiétés. Ils se baladent, ils sont impunis", a poursuivi le directeur de la publication du quotidien indépendant Le Citoyen. "Mais il suffisait tout simplement qu'un journaliste dise la vérité ou se trompe pour qu'on le jette en prison", a-t-il rappelé.

Adoptée en 1998, la précédente loi centrafricaine sur la presse prévoyait des peines de prison ferme pour des délits tels que "publication de fausses nouvelles" ou simplement "diffamation".

Très contesté par la presse indépendante, ce texte avait fait l'objet en 2002 d'une tentative de révision qui supprimait les peines de prison pour la plupart des délits, mais l'Assemblée nationale de l'époque avait refusé de les voter et avait reconduit la législation initiale.

36es ASSISES DE LA PRESSE : Abdou Diouf : « les délits de presse doivent être dépénalisés dans tous les pays francophones »

OUAGADOUGOU – “ Je lance un appel à tous les francophones, afin qu’ils se mobilisent pour la dépénalisation des délits de presse ”, a lancé le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, aux quelque deux cents journalistes venus de tous les coins du monde participer à Ouagadougou aux 36es assises de l’Union Internationale de la Presse Francophone. Selon l’ancien président du Sénégal, il n’est pas normal, dans des pays démocratiques, que la loi autorise des peines de prison pour les journalistes. “ Le mouvement de la dépénalisation des délits de presse constaté dans certains pays doit s’accélérer ”, a-t-il estimé. Cependant, Abdou Diouf a reconnu que cette dépénalisation ne servirait pas les droits de l’Homme, si elle contribuait à favoriser des délits commis par des journalistes irresponsables et incompétents. “ Nous devons également lutter contre l’impu nité qui ne fait que favoriser le phénomène des médias de la haine par un usage abusif des libertés ”, a-t-il expliqué.

Le Secrétaire général de l’OIF a également insisté sur la protection des journalistes en situation de conflits, thème des Assises de Ouagadougou. Selon lui, il faut renforcer les dispositions qui existent déjà. “ Le Droit international positif prévoit des dispositions pour l’immunité et la protection des journalistes ”, a rappelé M. Diouf. Ce sujet doit ainsi être prioritaire, d’autant plus que le droit à la liberté de presse est inscrit dans l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. “ Pour nous, membres de la Francophonie, le droit à la liberté de presse et d’expression a été réaffirmé dans la Déclaration de Bamako, en novembre 2000 ”.

Risques de banalisation du journalisme

M. Diouf a fustigé les atteintes et les agressions de plus en plus fréquentes commises à l’encontre des journalistes et qui, très souvent, surviennent dans les régimes dictatoriaux ou lors des situations de guerre. “ Un journaliste responsable et conscient de ses devoirs devient un ennemi redoutable ”, pour tous ceux qui veulent s’opposer à la pluralité des idées et à l’expression démocratique. Les médias, selon M. Diouf, doivent être au service des citoyens et non des gouvernants ou des intérêts privés.. Il a promis aux trois mille membres de l’UPF de pousser les autorités des pays les plus “ récalcitrants ” à suivre la voie de la démocratisation des médias et de la dépénalisation des délits de presse et a insisté sur la précarité des conditions de vie des journalistes, surtout ceux qui vivent dans les pays du Sud. “ A quoi sert la liberté si les journalistes n’ont pas les moyens de s’en servir du fait de leur vulnérabilité qui les expose à toutes sortes de tentation ? ”, s’est demandé le Secrétaire général de l’OIF. Il a évoqué l’outil Internet et les dangers qu’il peut représenter dans la banalisation du journalisme car il “ facilite la diffusion d’une information non labelisée et n’émanant pas de journalistes professionnels ”.

Dégradation des conditions de travail

Le président de l’UPF, Hervé Bourges, a insisté sur la dégradation des conditions de travail des journalistes dans le monde. “ Nous entrons de plain-pied dans une période de violence et d’intolérance ”, remplie d’un sentiment d’insécurité avec des affrontements religieux, raciaux, ethniques, sociaux “ même dans les pays les plus stables et les plus ouverts ”. Il a cité l’exemple de la Côte d’Ivoire et de l’Irak où des journalistes sont abattus ou enlevés. M. Bourges a lancé un appel aux chefs d’Etat francophones (qui se réuniront les 26 et 27 novembre prochains à Ouagadougou) pour attirer leur attention sur les atteintes graves survenues au cours des derniers mois à la sécurité et à l’intégrité physique de nombreux journalistes dans le monde. “Face à la dégradation manifeste des conditions de travail des journalistes, en mission périlleuse, particulièrement en zones de conflits, l’UPF appelle solennellement la Francophonie dans son ensemble à soutenir l’élaboration d’une n ouvelle Convention internationale spécifique sur la sécurité et la protection des journalistes, incluant si nécessaire l’adoption d’un emblème reconnu mondialement ”, a proposé M. Bourges.

L’UPF, par la voix de son Secrétaire général, Georges Gros, a réclamé une prise en compte nationale et internationale de l’importance de la formation des journalistes pour assurer un respect de la déontologie et des principes fondamentaux du journalisme. Pour matérialiser son engagement, l’Union a décidé d’attribuer le Prix 2004 de la liberté d’expression aux journaux ivoiriens “ Le Patriote ” de Meïté Sindou et “ 24 Heures ” d’Abdoulaye Sangaré, qui ont été récemment saccagés par des “ Jeunes patriotes ”, dirigés par Charles Blé Goudé, lors des évènements survenus à Abidjan. Depuis, ces journaux ne paraissent plus. Les deux lauréats n’ont pas pu se rendre à Ouagadougou pour recevoir leur prix. A l’issue des Assises, M. Bourges a été réélu à la tête de l’UPF.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL MODOU MAMOUNE FAYE

Source : lesoleil.sn

RCA: les journaux privés demandent la dépénalisation des délits de presse

14:31 Les représentants de la presse centrafricaine indépendante ont manifesté mercredi matin devant le ministère de la Communication pour exiger la dépénalisation des délits de presse et l'examen de la nouvelle loi sur la presse, a constaté un journaliste de l'AFP à Bangui.

Une vingtaine de responsables et de journalistes des titres de la presse privée regroupés au sein du Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC) ont protesté jusque devant le cabinet du ministre.

"Bien que le chef de l'Etat (François Bozizé) ait (...) le 13 août 2004 réaffirmé solennellement sa volonté de dépénaliser les délits de presse, force est de constater que cette déclaration n'a pas été suivie d'effets", a souligné le GEPPIC la veille dans un communiqué.

Le GEPPIC "déplore que la loi relative à la liberté de la communication en Centrafrique, soumise à la relecture des journalistes centrafricains et des jur istes (...) ne soit toujours pas transmise au bureau du CNT", le Conseil national de transition (Parlement), ajoutait le texte.

"Le GEPPIC espère (...) que les autorités mettront tout en oeuvre pour pour que la dépénalisation des délits de presse devienne une réalité en Centrafrique", concluait le communiqué.

L'actuelle loi sur la liberté de la communication prévoit des peines de prison pour des délits tels que la "publication de fausses nouvelles" ou la "diffamation".

En mars dernier, les représentants des médias centrafricains, réunis à l'initiative du ministère de la Communication et du Bureau de l'Onu en Centrafrique (Bonuca), avaient proposé que ne soient plus passibles de prison que l'incitation à la "haine ethnique et raciale" et l'"appel à la violence ou au meurtre".

En août dernier, le directeur de publication du quotidien indépendant Le Citoyen, Maka Gbossokotto, a passé un mois en détention préventive, avant d'être condamné à un an de prison avec sursis pour injures publiques envers un proche du chef de l'Etat qu'il avait accusé de malversations dans une série d'articles.

Début mars, le journaliste Judes Zossé s'était vu infliger six mois de prison ferme pour "offense au chef de l'Etat".

RCA: vendredis sans journaux pour la dépénalisation des délits de presse

BANGUI, 30 sept (AFP) - 12h25 - Le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic), a décidé de faire dorénavant de chaque vendredi à partir du 1er octobre une "journée sans journaux" pour exiger la dépénalisation des délits de presse, indique un communiqué.

"Le jeu de cache-cache du Gouvernement à l'égard de l'opinion nationale et internationale amène le Geppic à observer une journée sans journaux le vendredi 1er octobre 2004. Cette décision sera reconduite une fois par semaine jusqu'à gain de cause", a indiqué ce communiqué remis jeudi à l'AFP à Bangui et signé du président du Geppic, Ambroise Yalima.

"Depuis 1996, les journalistes se battent pour la dépénalisation des délits de presse dans notre pays", ajoute le communiqué qui rappelle que le chef de l'Etat, François Bozizé, s'était engagé à dépénaliser les délits de presse après son arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.

"Mais, ces voeux pieux ne seront jamais suivis d'actes concrets. Pour preuve, six journalistes connaîtront les affres des geôles des commissariats de police et des brigades de gendarmerie, ainsi que celles des cellules de la tristement célèbre prison de N'garagba", souligne le Geppic.

Le Geppic avait déjà suspendu durant une semaine en juillet la parution de ses titres pour protester contre l'arrestation et l'incarcération du directeur de publication du quotidien Le Citoyen, Maka Gbossokotto.

Celui-ci a été condamné, à l'issue d'un mois de détention préventive, à un an de prison avec sursis et à une amende de 500.000 fcfa (762 euros) pour "injures publiques" pour avoir accusé un proche du chef de l'Etat de malversation dans ses articles.

Début mars, le journaliste Judes Zossé s'était vu infliger six mois de prison ferme pour "offense au chef de l'Etat".

POUR ALLER PLUS LOIN :
EDITORIAL DU JEUDI 19 AOUT 2004
AUX CARREFOURS DE NOS LIBERATIONS
Le 09 août 2004, le rédacteur du journal Le Citoyen a été condamné à 1 an de prison avec sursis après 1 mois de détention préventive.