AFP BANGUI, le 6-9 octobre 2004.


Fin de la grève des magistrats centrafricains
Le gouvernement centrafricain demande aux magistrats de reprendre le travail
Grève des magistrats centrafricains pour une hausse de leurs salaires

Fin de la grève des magistrats centrafricains

BANGUI, 9 oct (AFP) - 18h54 - Les magistrats centrafricains ont décidé samedi de mettre fin à leur mouvement et de reprendre le travail dès lundi, à l'issue d'une rencontre la veille avec le président François Bozizé portant sur la revalorisation de leurs salaires, a annoncé la radio nationale.

"Les magistrats déclarent avoir eu l'assurance du chef de l'Etat qu'après cette rencontre une solution sera trouvée rapidement à leur situation", selon le président de l'Amicale des magistrats centrafricains (AMCA), Sylvain N'zas, dont les propos ont été rapportés par la radio nationale.

Les magistrats, qui avaient cessé le travail mercredi, entendaient poursuivre leur mouvement jusqu'à ce qu'ils puissent s'entretenir avec M. Bozizé, également président du Conseil supérieur de la magistrature.

"Les magistrats ont observé cet arrêt de travail après avoir constaté une forte réduction de leurs salaires lors de la paie du mois de mai 2OO4, effectuée à la fin du mois de septembre dernier", a indiqué la même source.

A quelques mois de l'élection présidentielle et législatives début 2005, les magistrats protestaient contre le fait que, selon eux, leurs salaires ont connu une baisse supérieure à celle décidée en mai par le gouvernement, qui avait annoncé une réduction allant jusqu'à 30% des plus hauts salaires de la fonction publique.

Confronté à une grave crise financière, le gouvernement de transition mis en place après le coup d'Etat du général Bozizé en mars 2003 paie avec un retard croissant les 24.000 fonctionnaires centrafricains, qui entrent régulièrement en grève pour manifester leur mécontentement.

Le gouvernement centrafricain demande aux magistrats de reprendre le travail

BANGUI, 7 oct (AFP) - 18h09 - La ministre centrafricaine de la Justice, Léa Koyassoum-Doumta, a appelé jeudi les magistrats centrafricains, en grève illimitée depuis la veille en vue d'obtenir une revalorisation de leur salaire, à reprendre le travail.

"Malgré les démarches que nous sommes en train d'entreprendre, ils ont refusé de travailler. Et aujourd'hui, ils ont aggravé la situation en empêchant les greffiers de venir au travail. Je comprends la situation des magistrats, que le gouvernement également partage", a déclaré à la radio nationale Mme Koyassoum-Doumta.

"Aujourd'hui les justiciables sont pris en otage", a déploré Mme Koyassoum-Doumta, qui a assuré qu'une "rencontre avec le chef de l'Etat aura lieu comme prévu", mais sans donner de date.

Les magistrats avaient annoncé la veille qu'ils entendaient poursuivre leur mouvement jusqu'à ce qu'ils puissent s'entretenir avec le président Bozizé, également président du Conseil supérieur de la magistrature.

Les magistrats ont cessé le travail depuis mercredi pour protester contre le fait que, selon eux, leurs salaires ont connu une baisse supérieure à celle décidée en mai par le gouvernement, qui avait annoncé une réduction allant jusqu'à 30% des plus hauts salaires de la fonction publique.

Confronté à une grave crise financière, le gouvernement de transition mis en place après le coup d'Etat du général François Bozizé en mars 2003 paye avec un retard croissant les 24.000 fonctionnaires centrafricains, qui n'ont toujours pas touché leurs salaires des mois de juin et suivants.

A quelques mois des élections présidentielle et législatives début 2005, l'Amicale des magistrats centrafricains (AMCA) a également rappelé qu'ils n'avaient toujours pas bénéficié de l'augmentation des salaires des fonctionnaires survenue en 2000

Grève des magistrats centrafricains pour une hausse de leurs salaires

BANGUI, 6 oct (AFP) - 19h04 - Les magistrats centrafricains observent depuis mercredi un arrêt de travail illimité pour demander une revalorisation de leurs salaires, a déclaré à la radio nationale le président de l'Amicale des magistrats centrafricains (AMCA).

"Les magistrats centrafricains ont décidé d'observer un arrêt de travail, parce qu'ils ont le sentiment d'être les victimes d'une injustice", a affirmé Sylvain N'zas. "En 2000, il a été décidé de rehausser les salaires des fonctionnaires. Les magistrats n'ont pas bénéficié de ces avantages jusqu'à ce jour", a-t-il précisé.

"Et lorsqu'il a été décidé en 2004 de l'abattement des salaires, les magistrats comme tous les autres fonctionnaires s'y sont pliés", a-t-il ajouté, mais selon certains membres de l'AMCA, cette baisse a été supérieure à celle prévue par le gouvernement.

Au mois de mai, le gouvernement avait annoncé une baisse allant jusqu'à 30% des plus hauts salaires de la fonction publique, mais un membre de l'AMCA a affirmé à l'AFP sous le couvert de l'anonymat qu'elle avait atteint 40% chez les magistrats.

Les magistrats entendent poursuivre leur mouvement jusqu'à ce qu'ils puissent rencontrer le chef de l'Etat, François Bozizé, également président du Conseil supérieur de la magistrature.

"Aujourd'hui, sous prétexte d'assainir les finances publiques, on a mis les magistrats pratiquement par terre", a poursuivi M. N'zas à quelques mois des élections législatives et présidentielle prévues début 2005.

Confronté à une grave crise financière, le gouvernement de transition mis en place après le coup d'Etat du général Bozizé en mars 2003 paye avec un retard croissant les 24.000 fonctionnaires centrafricains, qui n'ont toujours pas touché leurs salaires des mois de juin et suivants et entrent régulièrement en grève pour manifester leur mécontentement.

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APRÈS CELLE DES AVOCATS, GRÈVE ILLIMITÉE DES MAGISTRATS (C.A.P)
Bangui, 5 octobre 2004. (C.A.P.). A la suite d’une ponction opérée sur leurs salaires, les magistrats centrafricains ont déclenché mardi matin une grève illimitée afin de protester contre les pouvoirs publics.
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LE CONFIDENT 27/08/2004

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TEMPS NOUVEAUX
Charles MASSI
Conseiller National - Président du FODEM