RECENSEMENT ÉLECTORAL, le 11 oct - 01 nov 2004.

Fin "partielle" du recensement électoral en Centrafrique
ÉCHEC DU RECENSEMENT ÉLECTORAL : le feu couve à la CEMI !

FODEM - 27 octobre 2004

RCA: Recensement électoral prolongé jusqu'au 29 octobre dans certaines zones

Le recensement électoral retardé dans l'ouest de la Centrafrique
Laborieux démarrage du recensement électoral en Centrafrique (PANA)
Démarrage des opérations de recensement des électeurs centrafricains
Recensement du corps électoral du 16 au 24 octobre en Centrafrique

Fin "partielle" du recensement électoral en Centrafrique
FODEM - 01 NOVEMBRE 2004

Comme nous vous l'avions indiqué, la CEMI vient de déclarer la fin "partielle" des opérations de recensement du corp électoral estimé entre 1,6 et 1.7 millions d'électeurs (voir dépêche AFP ci-dessous). Selon l'attaché de presse de la CEMI, "Logiquement, il n'y aura pas de nouvelle prorogation, et cela avant 15 jours, le temps pour la coordination nationale de la Cémi de faire (...) un premier bilan", à l'issue duquel d'éventuelles "dérogations" pourraient être décidées.

Pour les observateurs, si les nombreuses fraudes et irrégularités constatées ne sont pas corrigées valablement, cela entacheraient la crédibilité du processus électoral et priverait les futurs élus d'une légitimité indispensable pour ramener une stabilité durable. Le retard pris dans le processus de recensement pourrait entraîner une révision du calendrier électoral en commençant par le référendum qui doit se tenir le 28 novembre prochain.

Fin du recensement électoral en Centrafrique

BANGUI, 29 oct (AFP) - 20h33 - Les opérations de recensement électoral en Centrafrique, entamées le 16 octobre, ont pris fin vendredi à 17H00 locales (16H00 GMT), selon la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) à Bangui.

Les inscriptions sur les listes électorales, qui devaient se terminer le 24 octobre, avaient été prorogées jusqu'au 29 dans de nombreuses zones, en majorité rurales, où elles avaient débuté avec plusieurs jours de retard.

"L'essentiel du recensement électoral s'achève aujourd'hui (vendredi). Mais il n'est pas exclu que les opérations se poursuivent dans certains postes à l'étranger", notamment en France et à Pointe-Noire (Congo), a indiqué à l'AFP l'attaché de presse de la Cémi, Jean-Pierre Débato.

Il n'a pas non plus exclu une éventuelle prolongation sur le territoire centrafricain, réclamée par le Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de Centrafrique (MDREC) de l'opposant Joseph Béndounga, candidat déclaré à la présidentielle de 2005, et le Parti démocratique centrafricain (PDCA) de Jean-Serge Wafio, un proche du président François Bozizé.

"Logiquement, il n'y aura pas de nouvelle prorogation, et cela avant 15 jours, le temps pour la coordination nationale de la Cémi de faire (...) un premier bilan", à l'issue duquel d'éventuelles "dérogations" pourraient être décidées, a expliqué M. Débato.

Des responsables locaux avaient ces derniers jours fait état d'une pénurie de cartes d'électeur dans certaines zones de la Lobaye (sud), de la Kémo (est) et de la Mambéré-Kadeï (ouest). Des mesures ont été prises pour pallier ce manque, mais la Cémi n'a pas été en mesure de confirmer vendredi que tous les citoyens désireux de s'inscrire avaient pu obtenir ce document, théoriquement remis lors de l'inscription.

Aucun incident n'a été signalé lors du recensement, même dans les zones du nord et du nord-est où règne une certaine insécurité, "grâce au déploiement à l'intérieur du pays, des éléments de la Force multinationale de la Cémac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale)", s'est félicitée la Cémi, selon la radio nationale.

Sans présumer des résultats du recensement, la Cémi estime le corps électoral centrafricain à entre 1,6 et 1,7 million de personnes en âge de voter.

Seuls les électeurs inscrits lors de ce recensement pourront voter lors du référendum constitutionnel du 28 novembre prochain et des présidentielle et législatives groupées des 30 janvier et 27 février prochains.

Ces différents scrutins doivent marquer la fin du régime de transition, mis en place par l'actuel président François Bozizé après le coup d'Etat qui l'a porté au pouvoir le 15 mars 2003, et le retour à l'ordre constitutionnel en Centrafrique.


ÉCHEC DU RECENSEMENT ÉLECTORAL : le feu couve à la CEMI !
FODEM - 27 octobre 2004

Contrairement à ce qui est affirmé par les autorités, les opérations de recensement sont loin d'être terminées et même dans Bangui elles n'ont même pas encore commencé dans certains comités locaux d'arrondissements. Le feu couve à la Commission Électorale Mixte et Indépendante (CEMI) qui risque de se voir paralysée par les nombreuses difficultés qu'elle rencontre.
Sa capacité à finaliser les opérations de recensement fond comme neige au soleil, d'autant plus que le gouvernement exige un contreseing de tous les procès-verbaux des comités locaux pour validation, ce que le Président de la CEMI, M Willybiro-Sacko considère comme une atteinte grave à l'indépendance de la commission.
Également, selon l'USTC,
les conditions dans lesquelles s'effectuent les opérations de recensement sont très loin d'être satisfaisante et le syndicat menace de suspendre sa participation à la CEMI. Il a même était demandé à ceux qui avaient déjà une carte d'électeur de revenir se faire recenser s'il n'ont pas été marqué à l'encre indélébile. Bref, la confusion le plus grande règne en ce moment à Bangui concernant les opérations de recensement électoral.

A Paris, la situation n'est pas meilleure, puisque les opérations de recensement ne commenceront en France que le jeudi 28 octobre avec une mise en place qui semble encore difficile. 
On signale que dans le lot de matériel électoral en provenance de Bangui et livré fin de semaine dernière, il manque : le cachet de la CEMI et le bordereaux d'expédition accompagnant les documents. Cela n'a pas permis au Comité d'Ambassade de vérifier que tous les documents qui ont été transmis par la CEMI ont bien été remis par l'Ambassade au comité (c'est à dire par Loth Kitodjim - individu qui a été à l'origine du non vote des Centrafricains de France en 1999, ambassadeur par intérim et personne à la moralité douteuse).
On signale également l'absence de moyens financiers suffisant pour organiser le recensement en France comme le Comité en avait fait la demande envers Bangui. Ainsi, les membres du Comité d'Ambassade se demandent s'ils pourront valablement organiser le vote des centrafricains en France compte-tenu de toutes les tracasseries causées par l'administration et le manque de moyens financiers. Déjà, des rumeurs font état de prochaines défections au sein du dit Comité. 

A suivre ... 
RAPPEL : Les subtilités de l'ordonnance de création de la CEMI !
Recensement du corps électoral du 16 au 24 octobre en Centrafrique
FODEM - BANGUI  - 07 MAI 2004.
MÉMORANDUM RELATIF AU PROCESSUS ÉLECTORAL

Recensement du corps électoral du 16 au 24 octobre en Centrafrique

BANGUI, 11 oct (AFP) - 17h59 - Le recensement en vue de l'établissement des listes électorales en Centrafrique se déroulera du 16 au 24 octobre prochains, a annoncé lundi à la radio nationale, le Président de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), Jean Willybiro-Sacko.

"Ces opérations se dérouleront pendant neuf jours. Ce sont des opérations groupées qui se feront à partir des postes de recensement prévus par la Cémi", a expliqué Jean Willybiro-Sacko.

Des représentants des partis politiques, de la société civile et les superviseurs de la Cémi seront présents dans ces postes, où les électeurs seront identifiés, inscrits dans les registres et sur les listes électorales, et se verront délivrer une carte d'électeur.

La date du 24 octobre est "une date-limite et il n'y aura pas d'inscription après cette date", a averti le président de la Cémi.

"Lorsque nous aurons clôturé la liste des électeurs, seuls ceux inscrits sur cette liste et qui possèderont une carte, pourront aller voter lors du référendum et des élections présidentielle et législatives. Entre cette date et les dates de ces élections, il n'y aura pas de nouvelles inscriptions", a-t-il poursuivi.

Le référendum constitutionnel est prévu le 28 novembre prochain, tandis que les 1er et 2ème tours de la présidentielle et des législatives, devant mettre fin à la transition mise en place après le coup d'Etat de François Bozizé le 15 mars 2003, auront lieu le 30 janvier et le 27 février 2005.

La Cémi "a prévu des postes les plus proches possible de tous les citoyens, donc dans toutes les zones du pays et même à l'étranger", a ajouté M. Willybiro-Sacko.

Selon le président de la Cémi, "chaque poste concernera environ, 200 à 500 personnes, au maximum. Près de 4.950 postes seront mis en place dans tout le pays ainsi qu'à l'étranger. Et chaque citoyen aura dans une proche distance de sa résidence, un poste de recensement où il pourra se rendre pour faire son devoir de citoyen, à savoir se faire inscrire".

Il a également mis en garde les électeurs contre la double inscription et la fraude électorale.

Ce recensement électoral était prévu entre avril et juin 2004 dans le cadre du processus électoral de retour à l'ordre constitutionnel, qui accuse un retard important.

Démarrage des opérations de recensement des électeurs centrafricains

BANGUI, 16 oct (AFP) - 19h21 - Les opérations d'inscriptions sur les listes électorales ont commencé samedi en Centrafrique, notamment dans la capitale, Bangui, où une forte pluie en a retardé le démarrage, a constaté un journaliste de l'AFP.

"C'est vrai que les choses ont pris du retard (...), à cause de la pluie et des difficultés d'acheminement du matériel (...) mais en début d'après-midi, entre 70 à 80% des postes ont commencé à fonctionner, et l'opération de recensement électoral a bien démarré dans la ville de Bangui", a expliqué le rapporteur général de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi).

"Toutefois, je ne peux pas garantir le démarrage en ce qui concerne les provinces parce que je n'ai pas encore toutes les informations à ce sujet", a ajouté René Sakanga-Morouba à l'AFP.

Quelques problèmes ont toutefois été enregistrés dans deux localités où les recenseurs ont manifesté leur mécontentement à propos de défraiements journaliers non perçus.

Le recensement électoral doit se dérouler du 16 au 24 octobre, dans près de 5.000 postes prévus en Centrafrique et à l'étranger, en vu du référendum constitutionnel du 28 novembre et des élections présidentielle et législatives groupées de janvier-février 2005. Ces scrutins doivent mettre fin au régime de transition mis en place depuis le coup d'Etat de François Bozizé le 15 mars

Des petits groupes de dizaines de personnes ont commencé dès samedi à arriver dans les différents postes de recensement où siègent les agents recenseurs, assistés de notables, chefs de quartier, représentants des partis politiques et superviseurs de la Cémi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sur présentation d'une pièce d'identité attestant de leur nationalité centrafricaine, qu'ils sont âgés de 18 ans au moins et qu'ils résident dans le quartier concerné depuis huit mois comme le veut la loi, les habitants sont inscrits sur les listes et se voient remettre une carte d'électeur.

Le recensement électoral retardé dans l'ouest de la Centrafrique

BANGUI, 22 oct (AFP) - 14h32 - Le recensement des électeurs centrafricains, prévu du 16 au 24 octobre en vue des élections de retour à l'ordre constitutionnel début 2005, a commencé en retard dans l'ouest du pays faute de matériel, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Bossembélé (156 Km au nord-ouest de Bangui), les opérations ont débuté avec un à deux jours de retard, 11.OOO cartes de couleur bleu ciel étant disponibles pour un total de 17.000 électeurs.

Le recensement dans la sous-préfecture de Carnot (5OO km à l'ouest) a également commencé tardivement, il manquait plus de 1O.OOO cartes. A Berbérati (6OO km à l'ouest), l'opération n'avait pas encore débuté jeudi, la formation des agents recenseurs ayant accusé un retard de quelques jours.

Cette situation est dues aux pluies abondantes et à la présence des coupeurs de route entre Carnot et Berbérati. Cartes, registres ou encore encres indélébiles n'ont ainsi pu être acheminés dans les délais prévus dans tous les bureaux.

Le président de la Commission électorale mixte indépendante centrafricaine (Cémi) Jean Willybiro-Sacko s'est voulu rassurant: "même s'il y a des retardataires, même s'il y a des empêchements, je suis convaincu que nos compatriotes en âge de voter auront la possibilité de s'inscrire sur la liste électorale dans un délai raisonnable".

Le recensement électoral doit se dérouler dans près de 5.000 postes en Centrafrique et à l'étranger en vue du référendum constitutionnel du 28 novembre et des élections présidentielle et législatives de janvier-février 2005. Ces scrutins doivent mettre fin au régime de transition mis en place depuis le coup d'Etat de François Bozizé le 15 mars 2003.
FIN DU RECENSEMENT ÉLECTORAL REPORTÉE DANS CERTAINES CIRCONSCRIPTIONS (C.A.P- 25/10/2004)

RCA: Recensement électoral prolongé jusqu'au 29 octobre dans certaines zones

BANGUI, 25 oct (AFP) - 17h41 - Le recensement électoral en Centrafrique est prolongé jusqu'au vendredi 29 octobre, dans de nombreuses zones, en majorité rurale, où il a commencé avec retard, a annoncé lundi la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), sans citer nommément ces zones.

"Les opérations du recensement électoral qui ont commencé pour la plupart des localités après le 16 octobre, se déroulent néanmoins dans des bonnes conditions sur toute l'étendue du territoire national. Elles prendront fin pour les (zones) retardataires, le 29 octobre prochain", indique l'attaché de presse de la Cémi, Jean-Pierre Débato, dans ce communiqué.

"Au vu des rapports des superviseurs de Bangui, le plein des électeurs a été obtenu dans la plupart des postes de recensement de la capitale par rapport aux estimations du départ, fondées sur le recensement général de la population (de décembre 2OO3)", se félicite également la Cémi.

Les bureaux de recensement de sept des huit arrondissements de Bangui ont fermé leurs portes dimanche. Seuls ceux du 5ème arrondissement restent ouverts jusqu'à mardi soir, en raison d'un léger retard dans le début des opérations.

Dans la plupart des provinces, le démarrage du recensement avait accusé un retard parfois supérieur à trois jours, en raison de difficultés logistiques ou de contraintes sécuritaires, ainsi que d'un litige avec certains agents recenseurs au sujet du paiement de per diem.

Seuls les électeurs inscrits sur les listes lors de ce recensement, au cours duquel ils reçoivent également leur carte d'électeur, pourront voter lors du referendum constitutionnel du 28 novembre prochain et des présidentielle et législatives groupées des 30 janvier et 27 février prochains.

Ces différents scrutins doivent marquer la fin du régime de transition, mis en place par l'actuel président François Bozizé après le coup d'État qui l'a porté au pouvoir le 15 mars 2003, et le retour à l'ordre constitutionnel en Centrafrique.

 

VOIR AUSSI :

Laborieux démarrage du recensement électoral en Centrafrique (PANA)
Bangui, Centrafrique 16/10/2004 (PANA) - Le recensement pour le référendum de novembre prochain et les élections présidentielles et législatives de janvier 2005 en Centrafrique a lentement démarré samedi à Bangui où certains postes de recensement attendaient encore de recevoir les fournitures nécessaires aux opérations, en fin de matinée, a t-on constaté sur place.
La pluie retarde le recensement électoral
Les opérations d’inscriptions sur les listes électorales ont commencé samedi en Centrafrique, notamment dans la capitale, Bangui, où une forte pluie en a retardé le démarrage. Le recensement électoral doit se dérouler du 16 au 24 octobre, dans près de 5.000 postes prévus en Centrafrique et à l’étranger pour préparer les différents scrutins prévus en 2005.
AFRIQUE CENTRALE INFO - 16/10/2004 - suite de l'article

AFP Bangui, 5 octobre 2004
RCA: Bozizé veut "passer en force" lors des élections de 2005
Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MPLC), parti de l'ex-président Ange-Félix Patassé, a dénoncé mardi "l'entêtement" de l'actuel président François Bozizé, et sa volonté de "passage en force" lors des scrutins présidentiel et législatif de 2005 en Centrafrique.

AFP Bangui, 4 octobre 2004
Le président Bozizé redécoupe les circonscriptions pour les législatives
Le président centrafricain François Bozizé a signé un décret fixant à 105 le nombre des circonscriptions électorales pour les prochaines élections législatives des 30 janvier et 27 février 2005, a annoncé lundi la radio nationale.