FODEM, 20 octobre 2004

DISCOURS INTÉGRAL DE L'AMBASSADEUR DE FRANCE DU  20/10/04

DISCOURS INTÉGRAL DE L'AMBASSADEUR DE FRANCE DU  20/10/04

M. le Ministre du plan, de l'économie, des finances, du budget et de la coopération internationale,
M. le Ministre délégué,
MM les experts,
Chers amis,

Nous allons signer dans quelques instants une convention de financement relative à une SUBVENTION D'AJUSTEMENT STRUCTUREL d'un montant de SIX MILLIONS D'EUROS soit QUATRE MILLIARDS CFA. Ce n'est malheureusement pas la première fois. Je dis " malheureusement " car ce type de financement intervient lorsque les finances de l'Etat sont dans une situation qui frise la catastrophe.

MM. les Ministres,

Depuis le 15 mars, nous espérions un miracle : celui d'un redressement significatif des finances publiques. Force est de constater qu'à aucun moment il n'a été au rendez-vous. Bien des causes, exogènes et endogènes, expliquent la réalité présente. Mais il convient d'être persuadé que les causes endogènes sont les plus graves, car elles sont la manifestation que les tares du système perdurent au cœur des régies financières, au cœur des multiples services des administrations qui captent des recettes pour leur propre compte ou celui de leurs agents, sans contrôle des institutions dont c'est la mission.

Comment expliquer autrement que les finances publiques s'effondrent alors que se manifeste un frémissement économique, sinon par la négligence et la corruption.

La SAS va contribuer à boucher le trou de la dette creusé dans les comptes de la Banque des états d'Afrique centrale (BEAC) par un Etat centrafricain impécunieux. La Banque centrale, sous la bienveillante pression politique des chefs d'Etat de la CEMAC, a dû en août dernier -pour la première fois dans l'histoire des relations BEAC/RCA- accorder une avance au-delà du plafond statutaire, une avance très élevée puisqu'elle atteint 12 milliards CFA. C'est certes la preuve d'une heureuse et vivante solidarité entre nations aux destins croisés, la preuve aussi que l'institution régionale CEMAC se construit, évolutions dont il y a lieu de se réjouir. Mais c'est malheureusement l'étalage du délabrement financier de l'Etat et de son administration.

En tant qu'homme de développement, j'aurais préféré que ce don important vienne soulager la misère ou améliorer les conditions de vie du simple citoyen centrafricain comme nous l'avons fait lorsque nous avons lancé, il y a quelques jours, le projet THIMO III. Aujourd'hui, en remboursant une partie de vos dettes, la France contribue à préserver le crédit que vous devez conserver auprès du FMI qui, comme tous les responsables centrafricains le savent, même si certains font semblant de l'ignorer, ne poursuivra le soutien à un programme global que si l'endettement de l'Etat est contenu.

MM. les Ministres,

A la veille d'une mission du FMI, veuillez m'autoriser à joindre ma voix à la vôtre -qui s'est déjà fait entendre ces derniers jours- pour exhorter votre administration à faire rentrer dans la caisse du Trésor public les recettes dues à l'Etat, pour éviter que votre programme post conflit ne capote au moment où le peuple centrafricain va être appelé à élire ses dirigeants.

Permettez-moi aussi d'inviter à travers vous les plus hautes autorités de l'Etat à remplir un engagement essentiel souscrit par votre gouvernement à l'endroit du Fonds et de la Commission européenne : je parle du remboursement à la Commission de dépenses de l'Etat indûment imputées sur des SAS européennes antérieures. Les 2,6 millions d'euros en question que vous rembourserez vous seront non seulement restitués mais ils autoriseront la Commission à vous verser les reliquats de SAS qui représentent quatre à cinq fois ce montant.

Je sais que votre préoccupation est d'assurer la paye des agents de l'Etat mais ce ne doit pas être la seule si vous voulez commencer 2005 sous de meilleurs auspices.

La France sait être à vos côtés. Elle est souvent de bon conseil : elle vous demande de prendre ce dernier en considération.

M...
...
Vive la Coopération et l'amitié entre la Centrafrique et la France.

FODEM - Bangui, 27 octobre 2004
CLIMAT DE FIN DE RÈGNE SUR FOND DE SCANDALES FINANCIERS

CORRUPTION ET MAL GOUVERNANCE SÉPARENT LE GOUVERNEMENT DU FMI
LE CONFIDENT - 28/10/2004
CENTRAFRIQUE : L'AMBASSADEUR DE FRANCE FUSTIGE UNE FOIS DE PLUS LA CORRUPTION À TOUS LES ÉTAGES
LE CONFIDENT - 25/10/2004


De Bonnecorse.

AFP BANGUI, le 26 avril 2004.
Le président Bozizé se félicite du soutien de Paris à la transition
BANGUI, 26 août (AFP) - 19h10 - Le président centrafricain François Bozizé, de retour jeudi à Bangui d'un voyage de douze jours en France puis en Chine, s'est félicité du soutien manifesté par Paris au "processus de retour à l'ordre constitutionnel" engagé dans son pays.

QU'EST-CE QUE LA FRANCE A RECOMMANDÉ À BOZIZE ?
Quel est le candidat de la France? De Bozizé à Goumba en passant par Kolingba, tous ces hommes doivent leur ‘’existence politique’’ à Paris et ses lobby en Afrique Centrale. Rien d’étonnant, la France-malgré sa politique de la non ingérence - n’a pas totalement abandonné ses anciennes colonies. Elle a encore la main mise sur la politique et les politiques dans la sous-région.
Paris à beau réduire son influence militaire dans ses anciens «pré-carré », il lui sera très difficile de tirer sa révérence. LE CONFIDENT 25 AOUT 2004
BANGUI, 15 juil (AFP)
L'ambassadeur de France à Bangui "fait un rêve" pour juillet 2005
DISCOURS DU 14 JUILLET 2004 DE L'AMBASSADEUR DE FRANCE M. JEAN-PIERRE DESTOUESSE
AFP BANGUI, le 04 avril 2004.

Paris presse la Centrafrique d'accélérer la mise en place des élections

LES VERITES DE XAVIER DARCOS
Crise en RDC, affaire du Beach au Congo-Brazzaville, rapports avec le Tchad, le Rwanda et la Centrafrique. Le ministre français de la Coopération fait le point sur les relations entre son pays et les Etats d’Afrique centrale.
17/7/2004 - suite de l'article 

BANGUI, 15 juil (AFP)
L'ambassadeur de France à Bangui "fait un rêve" pour juillet 2005
BANGUI, 15 juil (AFP) - 13h22 - L'ambassadeur de France en Centrafrique Jean-Pierre Destouesse a "fait un rêve" à l'occasion des cérémonies du 14 juillet à Bangui, celui de la réussite de la transition démocratique engagée depuis le coup d'Etat du président François Bozizé en 2003.