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LE SIDA - UNE MALADIE A DEUX VITESSES Le SIDA est le premier fléau sanitaire de notre pays et représente une menace pour le développement de celui-ci. Mais souvent, les dirigeants de notre pays ne donnent pas l'exemple. Ayant accès grâce à leur pouvoir d'achat aux meilleurs traitements occidentaux et se sentant à l'abri, notre Centrafricain d'en-haut (contaminé et qui a souvent plus de femmes que ne lui permet son porte monnaie) a souvent un comportement irresponsable face à la maladie et donne le mauvais exemple. Mais pour le Centrafricain d'en-bas, la facture est plus que salée ! Le FODEM soutient un projet de loi présenté au Conseil National de Transition visant à déclarer que la transmission volontaire du SIDA d'une personne à une autre, est assimilable à un "crime" d'empoisonnement qui est passible d'une peine d'emprisonnement assortie d'une amende. On se demande pourquoi François BOZIZE et son gouvernement refusent que ce projet de loi soit inscrit à l'ordre du jour des travaux du Conseil National de Transition. Prévention : étendre la campagne de
prévention à toutes les couches sociales par une campagne de proximité
(sensibilisation par : affichage, pièces de théâtres, radios). Le président centrafricain inquiet de la prévalence du sida en milieu ruralLe président centrafricain François Bozizé s'est déclaré très inquiet de la forte prévalence du sida en milieu rural dans son pays, à l'ouverture mercredi à Bangui de la réunion des maires de Centrafrique, a constaté un journaliste de l'AFP (BANGUI, 27 oct (AFP) - 19h19)"C'est avec une grande inquiétude que j'ai noté les taux de prévalence du VIH dans les communes comme celles de Amda-Fok, Bamingui, Carnot et N'gaoundaye, qui sont les plus élevés du pays", a déclaré M. Bozizé lors de cette réunion dont l'objectif est de créer l'Alliance des maires et responsables de municipalité de Centrafrique sur le sida. La prévalence varie aujourd'hui de 20 à 25% dans les campagnes centrafricaines contre 15% sur l'ensemble du territoire, selon le Programme commun des Nations unies sur le VIH-sida (Onusida). Une telle disparité serait principalement due à la faiblesse des campagnes de sensibilisation en milieu rural, a précisé le secrétariat technique qui coordonne au niveau national les activités de lutte contre le sida en République centrafricaine (RCA). "La santé publique comme d'ailleurs l'éducation sont la préservation de notre avenir et de notre identité", a poursuivi le chef de l'Etat durant cette réunion réunissant 200 maires et représentants de municipalité jusqu'à samedi prochain. L'Onusida estime que plus de 300.000 personnes vivent avec le VIH-sida en Centrafrique, sur une population de 3,5 millions d'habitants et que 22% des femmes enceintes y sont séropositives. Environ 95% des lits dans les formations sanitaires centrafricaines sont occupés par les malades du sida, 75% des décès en milieu enseignant sont dus à cette maladie et la Centrafrique compte plus de 60.000 orphelins du sida. VOIR AUSSI :
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