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FODEM - Bangui, 27 octobre 2004
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Alors que la Transition s'achemine vers sa fin, il règne, sur toute l'étendue
du territoire, un climat annonciateur d'une défaite électorale du
pouvoir. Ce même climat qui régnait à l'approche de l'élection du 22 août
1993 qui a conduit à la chute du Général André KOLINGBA.
La crise financière aiguë de l'État alimente les mécontentements populaires. Les enseignants qui exigent le paiement de cinq mois d'arriérés de salaires avant de reprendre les cours ont entamé une grève perlée, faite de présence effective dans les établissements scolaires, sans donner les cours. Les magistrats dont les salaires ont été lourdement amputés de quelques indemnités après les abattements de 30%, ont organisé une Assemblée Générale qui a duré toute une journée. Sans une réponse satisfaisante, ils menacent d'aller en grève totale. La Coordination Nationale des Centrales Syndicales qui chapeaute la grève des enseignants a tenu, le samedi 23 octobre 2004, une Assemblée Générale, au cours de laquelle de nombreuses malversations financières, opérées au vu et au su des hautes autorités du pays, ont été mises à jour. Ainsi, Jean-Richard SANDOS OUALANGA a révélé que, sur les 12 milliards de F. CFA débloqués par la CEMAC, 4 milliards ont été mis à la disposition du gouvernement le 11 août 2004. Le 17 août 2004, le Président BOZIZE a ordonné le virement de la somme de 1 milliard CFA sur un compte à la C.B.C.A., intitulé " Indemnisations des Libérateurs ". De sources concordantes, il semble que l'utilisation de cette somme ne correspondrait pas à l'intitulé du compte. Aussi, les centrafricains s'inquiètent que, si les ex libérateurs tchadiens n'étaient pas indemnisés comme convenu, qu'on assiste à la reprise des hostilités, à la faveur des élections présidentielle et législative. Le recensement électoral, phase cruciale pour des élections crédibles et transparentes, est un fiasco, en dépit des dénégations de la Coordination Nationale affirmant le bon déroulement du processus. Des cartes d'électeurs destinées au vote dans les ambassades, ont été dispatchées en désordre à l'intérieur du pays. Parallèlement, on assiste à des manœuvres frauduleuses : dans les zones prétendues défavorables au candidat du pouvoir, les cartes d'électeurs sont envoyées en petit nombre. Elles sont massivement distribuées dans les circonscriptions qui lui sont favorables. Une personne a pu ainsi faire la démonstration qu'elle pouvait disposer de 10 cartes d'électeur lui permettant de voter dans plusieurs bureaux. On peut multiplier ce cas par 1.000, voire 10.000. Un scrutin pipé d'avance, malgré le rejet populaire de la candidature du Président BOZIZE. |
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Programme post-conflit en RCA: les recette fiscales trop faiblesBANGUI, 25 oct (AFP) - 21h19 - Les "graves faiblesses" enregistrées dans le domaine des recettes fiscales en Centrafrique nuisent à la réussite de l'exécution du programme post-conflit avec le Fonds monétaire international (FMI), a averti lundi le chef d'une mission d'évaluation du Fonds, arrivée dimanche à Bangui."La situation des recettes pose problème parce qu'il y a eu de graves faiblesses pendant le 3ème trimestre de l'année en cours. Ce serait dommage de ne pas redresser la situation. Car il faut réussir ce programme (...) si le pays veut un programme successeur en 2005", a déclaré Mark Lewis à la radio nationale. Le FMI a approuvé en juillet dernier un crédit de 8,2 millions de dollars en faveur de la RCA dans le cadre de son programme de facilité post-conflit. Ce programme prévoit une amélioration du recouvrement des recettes fiscales et préconise qu'elles s'établissent à 63,4 milliards FCFA (96 millions d'euros) pour l'année 2004, mais au 30 septembre, le niveau de recettes fiscales étaient en retard sur les recommandations du FMI. "65% des mesures structurelles ont pu être réalisées. Force est cependant de constater que la tendance à la baisse des recettes amorcée vers la fin du 2ème trimestre s'est poursuivie au cours du 3ème trimestre", a reconnu le ministre centrafricain des Finances. "Si cette tendance se maintient, il est à craindre que l'objectif de 63,4 milliards FCFA ne puisse être atteint", a poursuivi Daniel N'ditiféï-Boysembé. Les autorités centrafricaines, confrontées à de graves difficultés financières, attribuent cette situation à la faible performance des régies financières, ainsi qu'à la fraude fiscale et douanière et à la corruption. Le FMI avait suspendu ses relations avec ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale de 2001, après le coup d'État manqué du 28 mai 2001 et ne les avait reprises qu'en 2004. La Centrafrique est gouvernée depuis le 15 mars 2003 par un régime de transition issu du coup d'État du président François Bozizé. Des élections présidentielle et législatives doivent consacrer en janvier et février 2005 le retour à l'ordre constitutionnel. VOIR AUSSI :
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