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CONDOLÉANCES
DU FODEM - 27/10/2004
A LA FAMILLE KOMBO NAGUEMOM,
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République
Centrafricaine en France
Chère Madame, c'est du fond du cœur que je prends part au si grand chagrin
qui vous frappe ainsi que les votre.
Vous s'avez quelle estime j'avais pour votre Mari il fut un parent et un de nos
anciens sur lequel
nous comptions et pour profiter de ses expériences, de son
sens Actif, dévoué, et chaleureux.
Je salue sa mémoire avec une profonde émotion . Ma famille et moi même sans
oublier les combattants du FODEM de FRANCE s'unissent à mes sentiments et me charge de vous dire
qu'elle est près de vous
par la pensée.
Je vous prie d'agréer nos sincères Condoléances les plus respectueusement
Attristées.
JEAN-CHARLES BANDIO-BHO
Président du FODEM- FRANCE
Bonsoir à tous,
C’est avec une profonde affection que nous avons tous accueilli la
nouvelle du décès de l’ambassadeur KOMBO NAGUEMOM (qui pourtant avait
retrouvé une santé meilleure).
C’est un jour de peine pour toutes la communauté centrafricaine qui perd
un homme qui a sacrifié sa vie au service de l’Etat et dont la chaleur
humaine a toujours était un réconfort pour chacun et en tous temps.
J’adresse, mes sincères condoléances à sa famille, ses parents et amis
en mon nom et au nom de toute ma famille.
Toutes nos prières l’accompagne.
Eric NERIS
Chargé des relations extérieures.
BANGUI,
26 oct (AFP) -
21h43 - L'ambassadeur
de Centrafrique en France, Nestor Kombot-Naguémon, qui souffrait depuis
plusieurs mois d'une grave maladie, s'est suicidé mardi matin à son domicile
parisien du 16ème arrondissement, a-t-on appris de sources concordantes.
Agé
d'une soixantaine d'années, M. Kombot-Naguémon s'est défenestré, a indiqué
la police française sans donner plus de précision.
Interrogée
par l'AFP, une source proche du pouvoir à Bangui a confirmé que le diplomate
s'était jeté du 6ème étage.
Dans
la capitale centrafricaine, le ministère des Affaires étrangères, repris par
la radio nationale, a pour sa part indiqué dans un communiqué que
l'ambassadeur était décédé des suites d'une maladie, sans plus de détails.
Figure
du monde politique centrafricain, Nestor Kombot-Naguémon fut plusieurs fois
ministre et ambassadeur de son pays dans plusieurs pays étrangers, notamment
européens, après l'indépendance en 1960.
Il
a servi tous ceux qui se sont succédés à la tête de l'Etat, de Jean-Bedel
Bokassa à l'actuel président François Bozizé, en passant par David Dacko,
André Kolingba et Ange-Félix Patassé.
M.
Kombot-Naguémon fut également président du Parti libéral démocrate, un
petit parti qui a rallié la mouvance d'Ange-Félix Patassé après son
accession à la présidence en 1993.
Le
ministère des Affaires Etrangères a salué dans son communiqué la mémoire
de "ce pionner de la diplomatie centrafricaine", précisant que
"des obsèques dignes de ce nom (lui) seront réservées".
Suicide
de l'ambassadeur de Centrafrique en France (police)
PARIS,
26 oct (AFP) -
19h23 - L'ambassadeur
de Centrafrique en France, Nestor Kombot-Naguemon, s'est suicidé mardi matin
à son domicile parisien du 16ème arrondissement, a-t-on appris auprès de la
police.
M.
Kombot, "atteint d'une maladie grave", s'est défénestré, a-t-on
indiqué de même source, sans autres précisions.
La
fin tragique de l'ambassadeur Nestor Kombot-Naguémon présentée par certaines
dépêches de presse comme un suicide par défénestration selon les sources
policières laisse encore des zones d'ombres et continue de faire l'objet de
nombreuses interrogations et d'enquêtes policières. En effet, la police a
commencé à entendre un certain nombre de personnes dont le maître d'hôtel
de l'ambassadeur. On saura tôt ou tard la vérité sur ce drame.
Il
est vrai que de sources proches de sa famille, Kombot-Naguémon n'avait pas un
moral à se suicider. Ceux qui l'avaient vu récemment en attestent. Jeudi
dernier encore, il s'était rendu à Bruxelles avec son épouse pour rendre une
visite familiale et est revenu tout seul, son épouse étant restée en
Belgique.
Après
le long arrêt maladie qu'il a observé, il devait reprendre ses fonctions le
jour même où on l'a retrouvé mort. Il se serait rendu le lundi 25 octobre à
son bureau pour y ranger ses affaires et l'apprêter. Il aurait même donné
des rendez-vous à un compatriote, nommé Kotuba dans la matinée du mardi 26.
Quelqu'un qui veut se suicider ne donne pas des rendez-vous la veille pour le
lendemain. La perspective de sa reprise de fonctions n'aurait pas plu à
certains membres du personnel de l'ambassade qui souhaitaient assez ouvertement
depuis longtemps son limogeage.
Septuagénaire,
l'ambassadeur Kombot-Naguémon avait eu des relations professionnelles
difficiles avec le personnel de l'ambassade et était pratiquement abandonné
et ruminait ses difficultés tout seul dans un petit studio sans cuisine au 6ème
étage d'un immeuble du 16ème arrondissement de Paris. S'il est
vrai qu'il a voulu délibérément mettre fin à ses jours de la façon la plus
dramatique qui soit - se jeter par la fenêtre du 6ème étage -
l'ambassadeur Nestor Kombot-Naguémon aurait ainsi voulu signifier aux autorités
putschistes de Bangui son ras le bol et son refus du sort qu'il lui ont fait.
En
effet, dès leur arrivée aux affaires après le putsch du 15 mars 2003, le
tout puissant ministre des affaires étrangères d'alors, Karim Meckassoua
n'avait pas fait mystère de son intention de relever de leur poste un certain
nombre d'ambassadeurs de Centrafrique dans certaines capitales qu'il avait ciblées,
sous le prétexte qu'il avaient été nommés par le régime Patassé. Paris en
faisait partie et Kombot-Naguémon figurait en bonne place sur la liste des
diplomates à rappeler. Certains compatriotes bozizéistes et escrocs notoires
de Paris, passés maîtres dans l'art de fabriquer des faux documents avec les
cachets volés à l'ambassade pour commettre des malversations de toutes
sortes, n'avaient pas hésité à écrire ouvertement à Bangui à Bozizé pour
lui demander le limogeage de certains ambassadeurs à l'étranger dont
Kombot-Naguémon. A telle enseigne que le pauvre Kombot-Naguémon, assailli de
difficultés de toutes sortes, avait commencé à avoir de sérieux ennuis de
santé. Il dut séjourner longtemps à l'hôpital pour des problèmes
cardio-vasculaires et une hémiplégie. Il avait récemment réussi à se faire
recevoir par l'autoproclamé lors du retour de ce dernier de sa visite en Chine
mais sa situation n'en a pas positivement évolué pour autant.
Pendant
sa convalescence, le premier conseiller de l'ambassade, un certain Loth
Kito-Djim dont l'éthylisme et les turpitudes défraient régulièrement les
conversations des Centrafricains en France, est désigné par Bangui comme
chargé d'affaires. Résidant à Troyes dans l'Aube donc très loin de Paris,
ce dernier ne se rend à la chancellerie que pour racler les quelques recettes
des visas qui tombent et disparaître aussitôt s'en plaignent certains membres
du personnel de l'ambassade à Paris.
Par
ces temps de sécheresse financière au pays, le sort des diplomates
centrafricains à l'étranger il est vrai, n'est pas très enviable, Bangui
n'envoyant que difficilement les crédits dont ils ont absolument besoin pour
un minimum de fonctionnement. Manquant ainsi cruellement de moyens, ils doivent
faire face à des difficultés de toutes sortes. Problèmes de salaire,
logement, transport, leur téléphone, fax, électricité et eau souvent coupés
pour cause de nombreux impayés, aussi bien dans les chancelleries que dans les
résidences des ambassadeurs, ils tirent la plupart du temps le diable par la
queue, réduits qu'ils sont à se contenter des menues recettes que font
rentrer les droits de visas que certains touristes désirant se rendre en RCA
acquittent de temps à autre.
Nestor
Kombot-Naguémon était un diplomate de carrière. Il avait ouvert le poste de
Tokyo au Japon. Il fut également ambassadeur dans plusieurs capitales dans le
monde. Bruxelles, Bonn, Berne notamment. Il fut aussi ministre des affaires étrangères
de Bokassa et principal artisan du fameux « virage à gauche » opéré à l'époque
pour le rapprochement avec les pays de l'Est européen. Paris en prit ombrage
et obtintson départ du gouvernement de Bokassa d'alors.
Il fut aussi ministre et conseiller spécial du Président Patassé et Président
du Parti Libéral Démocrate (PLD), député de Berbérati.
Suicide
ou pas, qu'ils le veuillent ou non, sa mort pèsera longtemps sur la conscience
de Bozizé et ses différents ministres des affaires étrangères.
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