FODEM - 27-30 OCTOBRE 2004

ÉTRANGE SUICIDE DE L'AMBASSADEUR DE CENTRAFRIQUE EN FRANCE,
M. NESTOR KOMBO NAGUEMON

Programme des obsèques de l'Ambassadeur
KOMBOT-NAGUEMON : "Est-ce que je ne valais rien ?"

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 27 DU MLPC FRANCE-EUROPE RELATIF AU DECES DE L'AMBASSADEUR KOMBOT-NAGUEMON

Condoléances du FODEM

Suicide de l'ambassadeur de Centrafrique à Paris
 
Suicide de l'ambassadeur de Centrafrique en France (police)

DES ZONES D’OMBRE DANS LA FIN TRAGIQUE DE L’AMBASSADEUR KOMBOT-NAGUEMON 

www.fodem.org

Programme des obsèques de l'Ambassadeur : La levée du corps de son Excellence Nestor Kombot-Naguémon aura lieu à Paris Jeudi 4 novembre 2004 à 10h à l'Institut médico légal pour le funérarium des Batignolles, situé au 1, Bld. des Batignolles. Le vendredi 5 novembre 2004 à 9h une bénédiction sera dite par Mgr. Joachim NDAYEN et une cérémonie officielle suivra. 
La dépouille devrait quitter Paris samedi 6 novembre 2004 pour Bangui où l’inhumation est prévue dans la concession familiale du PK11...
Sources CENTRAFRIQUE-PRESSE.

KOMBOT-NAGUEMON : "Est-ce que je ne valais rien ?"
"Est-ce que je ne valais rien ?" C'est part deux (2) lettres posthumes adressées à sa famille et aux Centrafricains que feu l'Ambassadeur KOMBOT-NAGUEMOM semble avoir expliqué son geste.
Selon des extraits publiés sur Internet par le journal on-line Centrafrique-presse, la thèse du suicide semble se vérifier.  Cette question posthume s'adresse à sa famille et à la communauté centrafricaine dans son ensemble.
Les résultats de l'enquête ne sont toujours pas connus à ce jour. L'ambassade de Centrafrique en France qui ne s'est toujours pas exprimée, n'a pas encore communiqué le jour et la date de la veillée funèbre qui doit être organisée à la mémoire de son chef de mission. 
FODEM  - 30 octobre 2004

FIN TRAGIQUE DE KOMBOT-NAGUEMON : LA THÈSE DU SUICIDE SEMBLE SE VÉRIFIER
CAP 27 octobre 2004
Veillée funèbre à Paris à la mémoire d'un diplomate centrafricain
Paris, France (PANA) - Une veillée funèbre sera organisée samedi à Paris, à la mémoire de l'ambassadeur de Centrafrique en France, Nestor Kombot-Naguémon, qui s'est suicidé mardi à son domicile parisien, a appris ce mercredi la PANA, de bonne source.    27/10/2004
CONDOLÉANCES DU FODEM - 27/10/2004

A LA FAMILLE KOMBO NAGUEMOM,

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Centrafricaine en France
Chère Madame, c'est du fond du cœur que je prends part au si grand chagrin qui vous frappe ainsi que les votre.
Vous s'avez quelle estime j'avais pour votre Mari il fut un parent et un de nos anciens sur lequel nous comptions et pour profiter de ses expériences, de son sens Actif, dévoué, et chaleureux.
Je salue sa mémoire avec une profonde émotion . Ma famille et moi même sans oublier les combattants du FODEM de FRANCE s'unissent à mes sentiments et me charge de vous dire qu'elle est près de vous
par la pensée.
Je vous prie d'agréer nos sincères Condoléances les plus respectueusement Attristées.

JEAN-CHARLES BANDIO-BHO
Président du FODEM- FRANCE


Bonsoir à tous,

C’est avec une profonde affection que nous avons tous accueilli la nouvelle du décès de l’ambassadeur KOMBO NAGUEMOM (qui pourtant avait retrouvé une santé meilleure).

C’est un jour de peine pour toutes la communauté centrafricaine qui perd un homme qui a sacrifié sa vie au service de l’Etat et dont la chaleur humaine a toujours était un réconfort pour chacun et en tous temps.

J’adresse, mes sincères condoléances à sa famille, ses parents et amis en mon nom et au nom de toute ma famille.

Toutes nos prières l’accompagne.

Eric NERIS
Chargé des relations extérieures.


COMMUNIQUE DE PRESSE N° 27 DU MLPC FRANCE-EUROPE RELATIF AU DECES DE L'AMBASSADEUR KOMBOT-NAGUEMON
CAP - 27 Octobre 2004


Suicide de l'ambassadeur de Centrafrique à Paris

BANGUI, 26 oct (AFP) - 21h43 - L'ambassadeur de Centrafrique en France, Nestor Kombot-Naguémon, qui souffrait depuis plusieurs mois d'une grave maladie, s'est suicidé mardi matin à son domicile parisien du 16ème arrondissement, a-t-on appris de sources concordantes.

Agé d'une soixantaine d'années, M. Kombot-Naguémon s'est défenestré, a indiqué la police française sans donner plus de précision.

Interrogée par l'AFP, une source proche du pouvoir à Bangui a confirmé que le diplomate s'était jeté du 6ème étage.

Dans la capitale centrafricaine, le ministère des Affaires étrangères, repris par la radio nationale, a pour sa part indiqué dans un communiqué que l'ambassadeur était décédé des suites d'une maladie, sans plus de détails.

Figure du monde politique centrafricain, Nestor Kombot-Naguémon fut plusieurs fois ministre et ambassadeur de son pays dans plusieurs pays étrangers, notamment européens, après l'indépendance en 1960.

Il a servi tous ceux qui se sont succédés à la tête de l'Etat, de Jean-Bedel Bokassa à l'actuel président François Bozizé, en passant par David Dacko, André Kolingba et Ange-Félix Patassé.

M. Kombot-Naguémon fut également président du Parti libéral démocrate, un petit parti qui a rallié la mouvance d'Ange-Félix Patassé après son accession à la présidence en 1993.

Le ministère des Affaires Etrangères a salué dans son communiqué la mémoire de "ce pionner de la diplomatie centrafricaine", précisant que "des obsèques dignes de ce nom (lui) seront réservées".

Suicide de l'ambassadeur de Centrafrique en France (police)

PARIS, 26 oct (AFP) - 19h23 - L'ambassadeur de Centrafrique en France, Nestor Kombot-Naguemon, s'est suicidé mardi matin à son domicile parisien du 16ème arrondissement, a-t-on appris auprès de la police.

M. Kombot, "atteint d'une maladie grave", s'est défénestré, a-t-on indiqué de même source, sans autres précisions.


DES ZONES D’OMBRE DANS LA FIN TRAGIQUE DE L’AMBASSADEUR KOMBOT-NAGUEMON
CAP - la Rédaction | 27.10.2004

La fin tragique de l'ambassadeur Nestor Kombot-Naguémon présentée par certaines dépêches de presse comme un suicide par défénestration selon les sources policières laisse encore des zones d'ombres et continue de faire l'objet de nombreuses interrogations et d'enquêtes policières. En effet, la police a commencé à entendre un certain nombre de personnes dont le maître d'hôtel de l'ambassadeur. On saura tôt ou tard la vérité sur ce drame.

Il est vrai que de sources proches de sa famille, Kombot-Naguémon n'avait pas un moral à se suicider. Ceux qui l'avaient vu récemment en attestent. Jeudi dernier encore, il s'était rendu à Bruxelles avec son épouse pour rendre une visite familiale et est revenu tout seul, son épouse étant restée en Belgique.

Après le long arrêt maladie qu'il a observé, il devait reprendre ses fonctions le jour même où on l'a retrouvé mort. Il se serait rendu le lundi 25 octobre à son bureau pour y ranger ses affaires et l'apprêter. Il aurait même donné des rendez-vous à un compatriote, nommé Kotuba dans la matinée du mardi 26. Quelqu'un qui veut se suicider ne donne pas des rendez-vous la veille pour le lendemain. La perspective de sa reprise de fonctions n'aurait pas plu à certains membres du personnel de l'ambassade qui souhaitaient assez ouvertement depuis longtemps son limogeage.

Septuagénaire, l'ambassadeur Kombot-Naguémon avait eu des relations professionnelles difficiles avec le personnel de l'ambassade et était pratiquement abandonné et ruminait ses difficultés tout seul dans un petit studio sans cuisine au 6ème étage d'un immeuble du 16ème arrondissement de Paris. S'il est vrai qu'il a voulu délibérément mettre fin à ses jours de la façon la plus dramatique qui soit - se jeter par la fenêtre du 6ème étage - l'ambassadeur Nestor Kombot-Naguémon aurait ainsi voulu signifier aux autorités putschistes de Bangui son ras le bol et son refus du sort qu'il lui ont fait.

En effet, dès leur arrivée aux affaires après le putsch du 15 mars 2003, le tout puissant ministre des affaires étrangères d'alors, Karim Meckassoua n'avait pas fait mystère de son intention de relever de leur poste un certain nombre d'ambassadeurs de Centrafrique dans certaines capitales qu'il avait ciblées, sous le prétexte qu'il avaient été nommés par le régime Patassé. Paris en faisait partie et Kombot-Naguémon figurait en bonne place sur la liste des diplomates à rappeler. Certains compatriotes bozizéistes et escrocs notoires de Paris, passés maîtres dans l'art de fabriquer des faux documents avec les cachets volés à l'ambassade pour commettre des malversations de toutes sortes, n'avaient pas hésité à écrire ouvertement à Bangui à Bozizé pour lui demander le limogeage de certains ambassadeurs à l'étranger dont Kombot-Naguémon. A telle enseigne que le pauvre Kombot-Naguémon, assailli de difficultés de toutes sortes, avait commencé à avoir de sérieux ennuis de santé. Il dut séjourner longtemps à l'hôpital pour des problèmes cardio-vasculaires et une hémiplégie. Il avait récemment réussi à se faire recevoir par l'autoproclamé lors du retour de ce dernier de sa visite en Chine mais sa situation n'en a pas positivement évolué pour autant.

Pendant sa convalescence, le premier conseiller de l'ambassade, un certain Loth Kito-Djim dont l'éthylisme et les turpitudes défraient régulièrement les conversations des Centrafricains en France, est désigné par Bangui comme chargé d'affaires. Résidant à Troyes dans l'Aube donc très loin de Paris, ce dernier ne se rend à la chancellerie que pour racler les quelques recettes des visas qui tombent et disparaître aussitôt s'en plaignent certains membres du personnel de l'ambassade à Paris.

Par ces temps de sécheresse financière au pays, le sort des diplomates centrafricains à l'étranger il est vrai, n'est pas très enviable, Bangui n'envoyant que difficilement les crédits dont ils ont absolument besoin pour un minimum de fonctionnement. Manquant ainsi cruellement de moyens, ils doivent faire face à des difficultés de toutes sortes. Problèmes de salaire, logement, transport, leur téléphone, fax, électricité et eau souvent coupés pour cause de nombreux impayés, aussi bien dans les chancelleries que dans les résidences des ambassadeurs, ils tirent la plupart du temps le diable par la queue, réduits qu'ils sont à se contenter des menues recettes que font rentrer les droits de visas que certains touristes désirant se rendre en RCA acquittent de temps à autre.

Nestor Kombot-Naguémon était un diplomate de carrière. Il avait ouvert le poste de Tokyo au Japon. Il fut également ambassadeur dans plusieurs capitales dans le monde. Bruxelles, Bonn, Berne notamment. Il fut aussi ministre des affaires étrangères de Bokassa et principal artisan du fameux « virage à gauche » opéré à l'époque pour le rapprochement avec les pays de l'Est européen. Paris en prit ombrage et obtintson départ du gouvernement de Bokassa d'alors. Il fut aussi ministre et conseiller spécial du Président Patassé et Président du Parti Libéral Démocrate (PLD), député de Berbérati.

Suicide ou pas, qu'ils le veuillent ou non, sa mort pèsera longtemps sur la conscience de Bozizé et ses différents ministres des affaires étrangères.