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A ceux qui
voudraient y voir un signe de soutien à BOZIZÉ aux prochaines élections
alors il faudrait qu'ils intègrent dans leurs analyses les mutations en
devenir dans nos relations internationales.
La récente déclaration
faite, par le Ministre des affaires étrangères français, M Michel BARNIER
affichant sa volonté de doter l'Europe d'une véritable politique africaine,
préfigure la dilution progressive des relations franco-africaine au profit de
l'Europe. Au delà du fait que nul ne doute que cette réforme des relations
de la France avec ses anciennes colonies africaines se fera en douceur, on
retiendra néanmoins que le cap est donné.
14 MILLIARDS
FCFA : c'est le total de l'aide reçu récemment par l'État. 9,5 Milliards
donnés par l'Europe (6 milliards pour les salaires, 744 millions pour la
CEMI, 2,6 milliards pour le remboursement de la dette à la Banque européenne
d'investissement) et 4 milliards donnés par la France (sans compter le
soutien logistique apporté à la CEMAC).
Ces aides, sont
des aides accordées pour répondre à la crise financière aiguë
que traverse l'État centrafricain. Mais les partenaires de la république
centrafricaine ont été clairs : ils ont condamné la corruption et la
gabegie d'une administration incapable de respecter ses engagements et
adressez des mises en garde pour l'avenir.
Récemment, les
partenaires du Centrafrique ont exprimé leur "ras-le-bol"
d'assister indéfiniment un État corrompu qui vie sous perfusion. L'Europe
qui se sent certainement prise en otage, a donc réaffirmé qu'elle
conditionnera la reprise intégrale de son aide à la tenue "d'élections
... libre et transparente" et à l'installation "... d'un gouvernement
démocratique ... et opérationnel. ".
Si le Gouvernement
et François BOZIZE n'ont pas compris, il est sur qu'à ce jeu là, les
Centrafricains sortirons perdants car le soutien de la Communauté
Internationale, qu'on le veuille ou non, reste indispensable pour renouer avec
le développement. Mais surtout, sans une volonté réelle et déterminée de l'État,
il n'y aura aucune chance de renouer avec la paix et la prospérité.
La rédaction.
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