Le contexte électoral n’étant pas étranger à cet démarche
circonstancielle. Faire ce procès, aujourd’hui,
est dangereux pour la sérénité du processus électoral en cours. Ce qui est
sur, c’est que le pays en sortira encore plus divisé ! Mais,
attendons de voir …
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-> Patassé-Bozizé :
la vraie-fausse bataille juridique
L'accord signé samedi soir à
Libreville, sous la médiation gabonaise, par le président centrafricain
François Bozizé et les forces politiques du pays devrait mettre fin à la
crise en autorisant onze des douze candidats à disputer le scrutin
présidentiel, reporté au 13 mars.
"Voie de sortie de la crise", comme l'a qualifié le
président-candidat Bozizé, ce texte a fait l'unanimité de la classe
politique centrafricaine, qui se déchirait depuis la décision de la Cour
constitutionnelle d'invalider le 30 décembre dernier sept des douze postulants
à la présidentielle.
Cette élection doit marquer le retour à l'ordre constitutionnel après le
coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.
Les sept "recalés" dénonçaient une tentative de "hold-up
électoral" et exigeaient la dissolution de la Cour et la validation de
tous les candidats, se heurtant au refus du camp du général Bozizé, qui
estimait avoir fait un geste suffisant en repêchant trois des candidats
exclus.
Face au blocage de la situation, qui menaçait le processus de retour à
l'ordre constitutionnel dans ce pays au bord de la faillite, les protagonistes
de la crise ont finalement sollicité la médiation du président gabonais Omar
Bongo Ondimba. Après de longues heures de discussions, ils ont abouti samedi
soir à une solution politique qui ménage les deux camps.
Selon l'accord paraphé par onze candidats ou leur représentant --le
douzième, Auguste Boukanga, était absent-- et toutes les institutions du
pays, la Cour constitutionnelle ne sera pas dissoute mais certaines de ses
compétences, non définies, "liées à l'organisation des scrutins seront
toutefois transférées à la Commission électorale mixte indépendante (Cémi)".
Autre signe d'apaisement, les signataires du texte ont repêché six des
sept candidats "recalés". Seul l'ex-chef de l'Etat, Ange Félix
Patassé (photo), en exil au Togo, a été exclu de la course à la
présidence, au motif qu'il "fait l'objet de poursuites judiciaires devant
les juridictions centrafricaines", stipule l'accord.
"L'unanimité s'est pratiquement faite sur la mise hors-course de
Patassé", a commenté le vice-président et candidat Abel Goumba. Même
s'il s'est déclaré "pas satisfait", le représentant de M. Patassé
à Libreville, Luc-Apollinaire Dondon, s'est résolu à signer l'accord pour
éviter que "tout n'éclate en Centrafrique".
Ecarté au début des négociations pour les mêmes raisons qu'Ange Félix
Patassé, son ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, qui fait lui
aussi l'objet d'un mandat d'arrêt international pour des crimes commis en
1999, a finalement été repêché "sous réserve de l'article 154 de la
Constitution".
M. Démafouth s'est déclaré peu inquiet de cette réserve, qui rend
inéligible toute personne "privée de ses droits par décision de
justice" ou "condamnée à des peines afflictives et infâmantes"
car, a-t-il dit, "il n'y a rien dans (son) dossier" actuellement à
l'instruction.
"La crise est terminée, en ce sens qu'il y a une solution politique
consensuelle qui sera maintenant formulée pour respecter les aspects
juridiques", s'est réjoui le représentant spécial des Nations unies en
Centrafrique Lamine Cissé.
Mais comme l'ont souligné la plupart des participants, cet accord politique
devra maintenant être traduit juridiquement, notamment avec la publication,
dans les jours qui viennent, de la nouvelle liste officielle et définitive des
candidats au scrutin du 13 mars.
La Centrafrique saisit la CPI sur d’éventuels crimes de
guerre
(ARIB.INFO 07/01/2005)
@rib News, 07/01/05 - La République centrafricaine a saisi la Cour pénale
internationale (CPI) fin décembre au sujet d’éventuels crimes de guerre et
crimes contre l’humanité commis sur son territoire depuis juillet 2002,
a-t-on appris jeudi auprès de la CPI.
La République centrafricaine souhaite ainsi que le procureur de la CPI
ouvre une enquête sur des crimes contre l’humanité et crimes de guerre
commis sur son territoire. La CPI, basée à La Haye, est le premier tribunal
permanent chargé de la répression des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité
ainsi que du génocide.
« Nous avons reçu un renvoi de situation de la République centrafricaine
fin décembre », a confirmé, Yves SOROKOBI, porte-parole du bureau du
procureur de la CPI. « Nous étudions ce renvoi afin de voir si il existe une
base suffisante pour l’ouverture d’une enquête selon nos statuts », a
ajouté M. SOROKOBI.
Il s’agit de la troisième saisine de la CPI à ce jour par un Etat,
après la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda. Le procureur
a ouvert des enquêtes sur la situation dans ces deux derniers pays.
La Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) s’est
réjoui de la saisine de la CPI par la Centrafrique et a demandé « au
Procureur d’ouvrir immédiatement une enquête ». La FIDH avait déjà
demandé dans le passé à la CPI d’ouvrir une enquête dénonçant des
violations du droit international humanitaire commises aussi bien par les
forces loyales à l’ancien président Ange-Félix PATASSÉ que par celle de l’actuel
chef de l’Etat, François BOZIZÉ, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat le
15 mars 2003.
La FIDH dénonce notamment de nombreuses exécutions extrajudiciaires
commises en République centrafricaine. « La FIDH considère que l’implication
de la CPI dans la situation en RCA est nécessaire à l’établissement d’une
justice effective », précise un communiqué.
Des élections présidentielles doivent se tenir en février 2005 en
Centrafrique. (Source AFP)
Le procès de l'ex-président centrafricain Patassé renvoyé sine
die
BANGUI, 22 déc (AFP) -
12h58 - La Cour criminelle de
Bangui a renvoyé mercredi à une date non précisée le procès de l'ex-président
centrafricain Ange-Félix Patassé, jugé par contumace pour divers chefs
d'accusation dont "détournements de fonds public", et de ses quatre
autres co-accusés.
"Il y a lieu (...) d'ordonner le sursis à statuer en attendant la décision
de la Cour de cassation", a déclaré le président de la Cour Jean-Noël
Bangué, accédant à une demande de l'accusation, qui s'est pourvue en
cassation pour obtenir un supplément d'information sur un volet d'une affaire
concernant l'un des co-accusés de M. Patassé.
Cet accusé, Simon Kouloumba, ancien conseiller à la présidence en matière
d'énergie, est notamment jugé pour une affaire de détournement de fonds
issus de la vente de produits pétroliers offert par la Libye à la
Centrafrique, sur laquelle le procureur général Sylvain N'zas a estimé à
l'ouverture des débats mercredi que "toute la lumière n'a pas été
encore faite".
La défense de cet accusé, le seul des cinq présents dans le box, avait
souhaité que le procès suive son cours.
L'ex-président Patassé, en exil au Togo depuis son renversement par le général
François Bozizé en mars 2003, devait être jugé pour des crimes datant de
son passage à la tête de l'Etat entre 1993 et 2003, dont la Cour n'a pas donné
la liste.
Selon une source judiciaire centrafricaine, M. Patassé, qui est candidat à
l'élection présidentielle du 13 février prochain, devait être
principalement jugé pour des affaires de "détournements de deniers
publics". "Il reste cependant d'autres dossiers qui ne sont pas à
exclure", avait ajouté cette même source.
En plus des poursuites engagées par la justice centrafricaine, l'ancien président
fait l'objet d'une plainte déposée en février 2003 pour "crimes de
guerre" par la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).
Cette plainte est relative aux exactions commises en Centrafrique contre des
civils centrafricains et tchadiens par les forces loyalistes lors de la répression
d'une première tentative de coup d'Etat du général Bozizé en octobre 2002.
Plusieurs centaines de personnes s'étaient rendues mercredi matin au palais
de justice de Bangui pour suivre ce procès, où, outre M. Kouloumba, devaient
être également jugés Lazare Doukoula, ancien ministre délégué aux
Finances, et Michel Banguet Tadet, ex-conseiller économique à la présidence,
tous deux réfugiés en France, ainsi que Louis Sanchez, ex-représentant de la
Centrafrique aux Nations unies, en fuite.
Dans un entretien téléphonique accordé mardi soir à l'AFP, Ange Félix
Patassé, 67 ans, dont la candidature doit être encore validée par la Cour
constitutionnelle d'ici jeudi, a estimé que ce procès avait pour seul
objectif de l'empêcher "de (se) présenter à la présidentielle".
"Ces accusations (de détournements de fonds) ne sont qu'un argument
avancé par ceux de Bangui qui veulent justifier leur coup d'Etat mais je ne
suis pas un voleur", a-t-il affirmé.
Le 14 décembre, la Cour criminelle avait déjà renvoyé au 31 décembre,
pour des raisons de procédure, le procès de l'ex-ministre de la Défense de
M. Patassé, Jean-Jacques Demafouth, également candidat à la présidentielle,
qui devait être jugé par contumace pour "assassinat et complicité
d'assassinat".
A l'ouverture de sa seconde session annuelle au début du mois, elle avait
acquitté un proche de M. Patassé, l'ex-Premier ministre Gabriel-Jean-Edouard
Koyambounou et deux anciens collaborateurs de ce dernier, tous poursuivis pour
détournements de fonds publics.
L'ex-président Patassé jugé mercredi par contumace
à Bangui
BANGUI, 21 déc (AFP) -
20h25 - L'ex-président
centrafricain, Ange Félix Patassé, candidat à la présidentielle de février,
doit être jugé mercredi par contumace par la cour criminelle de Bangui pour
des crimes commis lors de son passage à la tête de l'Etat entre 1993 et 2003,
dont des détournements de fonds.
Les avocats de la défense de M. Patassé vont demander un report des
audiences, estimant que "l'instruction ne s'est pas faite dans les règles
du droit", a indiqué une source judiciaire à Bangui.
Le rôle de la cour criminelle, qui siège dans la capitale centrafricaine
depuis le 6 décembre dernier, n'a pas précisé les infractions pour
lesquelles devaient être jugés "Patassé Ange Félix et autres",
pas plus que le nombre ni l'identité de ses co-accusés.
Mais selon une source judiciaire centrafricaine, l'ancien président Patassé,
en exil au Togo depuis le coup d'Etat de l'actuel chef de l'Etat François
Bozizé le 15 mars 2003, devrait être principalement jugé pour des affaires
de "détournements de deniers publics". "Il reste cependant
d'autres dossiers qui ne sont pas à exclure", selon la même source.
Peu de temps après sa chute, la justice centrafricaine avait lancé en août
2003 un mandat d'arrêt international contre M. Patassé, l'accusant de "détournements
de deniers publics" d'un montant de 70 milliards de francs CFA (106
millions d'euros), ainsi qu'une série d'"assassinats", de
"viols" et "d'atteintes à la sûreté de l'Etat".
Parmi les dossiers de détournement de fonds figure celui de la vente de
55.000 tonnes de carburant libyen livré en 2000 à la Centrafrique, alors
soumise à un embargo pétrolier décrété par la RDCongo. Selon l'accusation,
une partie du produit de la vente de ce carburant aurait été détournée par
certains dirigeants centrafricains.
Dans un entretien téléphonique accordé à l'AFP, Ange Félix Patassé a
estimé que ce procès avait pour seul objectif de l'empêcher "de (se) présenter
à la présidentielle" de février 2005.
"On me fait ce procès à cause de ma popularité, pour m'empêcher de
me présenter à la présidentielle", a-t-il déclaré. "Ces
accusations (de détournements de fonds) ne sont qu'un argument avancé par
ceux de Bangui qui veulent justifier leur coup d'Etat mais je ne suis pas un
voleur", a conclu l'ancien chef de l'Etat centrafricain.
"Ma popularité est toujours très forte dans le pays, et elle continue
de grandir (...) ils se sont dits +si on laisse Patassé aller aux élections,
il va nous battre+", a affirmé M. Patassé. "Alors ils ont décidé
de tout faire pour me barrer la route".
Agé de 67 ans, Ange Félix Patassé a déposé sa candidature auprès de la
Commission électorale mixte indépendante (Cémi), qui doit désormais être
validée d'ici jeudi par la Cour constitutionnelle de transition.
En plus des poursuites engagées par la justice centrafricaine, l'ancien président
fait l'objet d'une plainte déposée en février 2003 pour "crimes de
guerre" par la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).
Cette plainte vise les exactions commises en Centrafrique contre des civils
centrafricains et tchadiens par les forces loyalistes au président Patassé
lors de la répression d'une première tentative de coup d'Etat intentée par
le général Bozizé le 25 octobre 2002.
L'ex-président Patassé dénonce son futur procès
à Bangui
LIBREVILLE, 21 déc (AFP) -
19h50 - L'ex-président
centrafricain Ange Félix Patassé, en exil au Togo, a estimé mardi dans un
entretien à l'AFP que son procès par contumace qui s'ouvre mercredi à
Bangui, a pour seul objectif de l'empêcher "de (se) présenter à la présidentielle"
de février prochain.
"On me fait ce procès à cause de ma popularité, pour m'empêcher de
me présenter à la présidentielle", a déclaré M. Patassé au cours
d'un entretien téléphonique accordé à l'AFP depuis Libreville.
"On dit que j'ai détourné 70 milliards de francs CFA. Dans un petit
pays exsangue comme la Centrafrique, où on a un budget qui fait entre 90 et
100 milliards, je ne vois pas où j'aurais pu les prendre (...) ce n'est pas sérieux",
a poursuivi l'ancien chef de l'Etat, candidat à l'élection présidentielle du
13 février prochain.
"Ces accusations (de détournements de fonds) ne sont qu'un argument
avancé par ceux de Bangui qui veulent justifier leur coup d'Etat mais je ne
suis pas un voleur", a-t-il insisté, en référence à l'actuel chef de
l'Etat, le général François Bozizé, qui l'a renversé le 15 mars 2003.
"Ma popularité est toujours très forte dans le pays, et elle continue
de grandir (...) ils se sont dits +si on laisse Patassé aller aux élections,
il va nous battre+, il y a trois, quatre mois, j'étais crédité de 69% des
intentions de vote", a affirmé M. Patassé. "Alors ils ont décidé
de tout faire pour me barrer la route".
En exil depuis le coup d'Etat du général Bozizé, Ange Félix Patassé,
aujourd'hui âgé de 67 ans, doit être jugé mercredi par contumace par la
Cour criminelle de Bangui pour des crimes commis lors de son passage à la tête
de l'Etat entre 1993 et 2003, dont des détournements de fonds.
L'ex-président Patassé jugé mercredi par
contumace à Bangui
BANGUI, 21 déc (AFP) -
17h13 - L'ex-président
centrafricain, Ange Félix Patassé, candidat à la présidentielle de février,
doit être jugé mercredi par contumace par la cour criminelle de Bangui pour
des crimes commis lors de son passage à la tête de l'Etat entre 1993 et 2003,
dont des détournements de fonds.
Les avocats de la défense de M. Patassé vont demander un report des
audiences, estimant que "l'instruction ne s'est pas faite dans les règles
du droit", a indiqué une source judiciaire à Bangui.
Le rôle de la cour criminelle, qui siège dans la capitale centrafricaine
depuis le 6 décembre dernier, n'a pas précisé les infractions pour
lesquelles devaient être jugés "Patassé Ange Félix et autres",
pas plus que le nombre ni l'identité de ses co-accusés.
Mais selon une source judiciaire centrafricaine, l'ancien président Patassé,
en exil au Togo depuis le coup d'Etat de l'actuel chef de l'Etat François
Bozizé le 15 mars 2003, devrait être principalement jugé pour des affaires
de "détournements de deniers publics". "Il reste cependant
d'autres dossiers qui ne sont pas à exclure", selon la même source.
Peu de temps après sa chute, la justice centrafricaine avait lancé en août
2003 un mandat d'arrêt international contre M. Patassé, l'accusant de "détournements
de deniers publics" d'un montant de 70 milliards de francs CFA (106
millions d'euros), ainsi qu'une série d'"assassinats", de
"viols" et "d'atteintes à la sûreté de l'Etat".
Parmi les dossiers de détournement de fonds figure celui de la vente de
55.000 tonnes de carburant libyen livré en 2000 à la Centrafrique, alors
soumise à un embargo pétrolier décrété par la RDCongo. Selon l'accusation,
une partie du produit de la vente de ce carburant aurait été détournée par
certains dirigeants centrafricains.
A la veille du procès, le porte-parole de M. Patassé en France, Prosper N'douba,
a déclaré que l'ex-président tenait "à récuser la cour criminelle et
la parodie de procès politique par contumace contre lui (qu'elle) se prépare
à organiser".
"Seule la Haute cour de justice est habilitée à le juger" pour
des infractions commises dans l'exercice de ses fonctions, a rappelé M. N'douba
dans un communiqué.
Le procès intenté à M. Patassé, selon son porte-parole, par les
"autorités putschistes de Bangui (...) n'a pas d'autre but que d'empêcher
le président Ange Félix Patassé de se présenter à la prochaine élection
présidentielle".
Agé de 67 ans, l'ancien chef de l'Etat centrafricain a déposé sa
candidature auprès de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi),
qui doit désormais être validée d'ici jeudi par la Cour constitutionnelle de
transition.
En plus des poursuites engagées par la justice centrafricaine, l'ancien président
fait l'objet d'une plainte déposée en février 2003 pour "crimes de
guerre" par la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).
Cette plainte vise les exactions commises en Centrafrique contre des civils
centrafricains et tchadiens par les forces loyalistes au président Patassé
lors de la répression d'une première tentative de coup d'Etat intentée par
le général Bozizé le 25 octobre 2002.
Le procès de l'ex-ministre centrafricain Demafouth renvoyé
au 31 décembre
BANGUI, 14 déc (AFP) -
14h16 - La Cour criminelle
de Centrafrique a décidé de renvoyer au 31 décembre le procès de
l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, qui devait être
jugé mardi par contumace à Bangui pour "assassinat et complicité
d'assassinat", a constaté un journaliste de l'AFP.
Cette décision a été prise après plusieurs heures de débats, la
défense ayant fait prévaloir une question de droit: M. Demafouth, qui
vit depuis deux ans en France, ne pouvant être jugé par contumace
alors que les deux militaires impliqués dans la même affaire étaient
présents à la barre.
Le commandant Alfred Service, à la tête d'un commando de l'Unite de
sécurité présidentielle (USP) et Alkal Djibrine, ancien garde du
corps tchadien de M. Demafouth, sont tous deux accusés d'avoir participé
à la tuerie de Kembé (700 km à l'est de Bangui).
Arrêté après le coup d'Etat du 15 mars 2003, M. Service a désigné
M. Demafouth, ministre de la Défense de 1999 à 2001, comme étant le
commanditaire de l'exécution du maréchal des logis Apollinaire Hondet
et d'Antoine Gbodo, commandant de la brigade de gendarmerie de Kembé,
le village natal de l'ex-président André Kolingba.
Cinq autres personnes, également accusées de troubles à l'ordre
public et de grand banditisme, avaient été torturées et exécutées
au cours de cette opération menée par ce commando de la sécurité présidentielle
d'Ange-Félix Patassé, dans la nuit du 18 au 19 novembre 1999.
Lors de sa seconde session annuelle ordinaire, la Cour criminelle de
Centrafrique juge du 6 décembre au 14 janvier quelque 150 personnes,
dont M. Patassé en exil au Togo.
Tuerie de Kembé: l'ex-ministre centrafricain
Demafouth jugé par contumace mardi
BANGUI, 13 déc (AFP) -
13h02 - L'ex-ministre
centrafricain de la Défense, Jean-Jacques Demafouth, sera jugé mardi
par contumace à Bangui pour "assassinat et complicité
d'assassinat", dans l'affaire dite de la tuerie de Kembé (700 km
à l'est de Bangui), a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Ministre de la Défense de 1999 à 2001, pendant la présidence de
Ange-Félix Patassé, M. Demafouth, qui vit en France depuis deux ans,
est accusé d'avoir commandité l'exécution d'Antoine Gbodo, le
commandant de la brigade de gendarmerie de Kembé, le village natal de
l'ex-président André Kolingba.
Six autres personnes avaient également été torturées et exécutées
au cours de cette opération, menée par un commando de l'Unité de sécurité
présidentielle (USP) dans la nuit du 18 au 19 novembre 1999.
Le régime du président Ange-Félix Patassé les soupçonnait d'être
des coupeurs de routes, des bandits de grands chemins volant et
terrorisant les habitants de cette région. Les corps avaient été
retrouvés affreusement mutilés.
Seront également jugés mardi le commandant Alfred Service à la tête
du commando de la sécurité présidentielle de M. Patassé et Alkal
Djibrine, ancien garde du corps tchadien de M. Démafouth qui est accusé
d'avoir participé à la tuerie de Kembé au sein de ce commando. Tous
deux comparaîtront à la barre.
M. Service, arrêté après le coup d'Etat du 15 mars 2003 avait mis
en cause M. Demafouth dans cette affaire.
La seconde session annuelle ordinaire de la Cour criminelle de
Centrafrique juge jusqu'au 14 janvier quelque 150 personnes, dont M.
Patassé en exil au Togo.
Lors de son premier jour d'audience, le 6 décembre, la Cour a
acquitté l'ancien Premier ministre centrafricain, Gabriel-Jean-Edouard
Koyambounou et deux de ses anciens collaborateurs, poursuivis pour détournements
de fonds publics.
L'ex-Premier ministre centrafricain Koyambounou
acquitté
BANGUI, 6 déc (AFP) -
20h50 - L'ex-Premier
ministre centrafricain Gabriel-Jean-Edouard Koyambounou et deux de ses
anciens collaborateurs, poursuivis pour détournements de fonds publics,
ont été acquittés lundi soir par la Cour criminelle de Centrafrique.
"Les infractions de détournement de deniers publics et de recel
ne sont pas constituées à l'égard des accusés et, en conséquence,
elle (la Cour) les acquitte", a déclaré le président de la Cour,
Jean-Noël Bangué.
Le ministère public a trois jours pour se pourvoir en cassation.
Le procureur général près la Cour d'appel, qui représentait le
ministère public, avait requis 12 ans de travaux forcés contre M.
Koyambounou et la confiscation de ses biens à hauteur de 3 millions
francs CFA (4.500 euros), ainsi que 12 mois de prison assortis de sursis
contre ses co-accusés.
M. Koyambounou, proche du président déchu Ange-Félix Patassé,
renversé le 15 mars 2003 par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé,
était accusé d'avoir détourné en 2000, alors qu'il occupait les
fonctions d'Inspecteur général d'Etat, plus de 100 millions FCFA avec
la complicité de ses deux collaborateurs.
Son procès a ouvert lundi, en fin de matinée, la seconde session
annuelle ordinaire de la Cour criminelle de Centrafrique qui prendra fin
le 14 janvier et au cours de laquelle quelque 150 personnes, dont M.
Patassé et des anciens ministres seront jugés.
L'ex-président sera jugé par contumace le 22 décembre, indique le
rôle de la seconde session annuelle de la Cour qui ne précise pas les
infractions pour lesquelles seront jugés "Patassé Ange-Félix et
autres", pas plus que l'identité de ses co-accusés.
Une source judiciaire avait indiqué fin novembre à l'AFP que M.
Patassé, en exil au Togo depuis son renversement, serait jugé pour
plusieurs crimes, dont des détournements de fonds et des meurtres.
M. Patassé, âgé aujourd'hui de 67 ans, est visé depuis août 2003
par un mandat d'arrêt international émis notamment pour des "détournements
de deniers publics" d'un montant de 70 milliards de francs CFA (106
millions d'euros) ainsi que pour "assassinats",
"viols" et "atteinte à la sûreté de l'Etat".
M. Patassé, chef de l'Etat entre 1993 et 2003, a été investi en
novembre candidat de son parti, le Mouvement de libération du peuple
centrafricain (MLPC), à la présidentielle des 30 janvier et 27 février
prochains.
Ce scrutin, adossé à des législatives les mêmes jours, doit
mettre un terme au régime de transition établi par François Bozizé.
Au cours de cette même session, le 14 décembre, la Cour jugera par
contumace Jean-Jacques Démafouth, ministre de la Défense de 1999 à
2001, pour assassinats et complicité d'assassinats dans l'affaire dite
de la tuerie de Kembé (500 km à l'est de Bangui), le village natal de
l'ex-président André Kolingba.
L'ex-président Patassé jugé par contumace le 22
décembre en Centrafrique
BANGUI, 6 déc (AFP) -
17h09 - L'ex-président
centrafricain Ange-Félix Patassé sera jugé par contumace le 22 décembre
devant la Cour criminelle de Centrafrique, indique le rôle de la
seconde session annuelle de la Cour qui s'est ouverte lundi en fin de
matinée à Bangui.
Le rôle ne précise pas les infractions pour lesquelles seront jugés
"Patassé Ange-Félix et autres", pas plus que l'identité de
ses co-accusés, a constaté un journaliste de l'AFP.
Une source judiciaire avait indiqué fin novembre à l'AFP que
l'ex-président Patassé, en exil au Togo depuis le coup d'Etat de
l'actuel chef de l'Etat François Bozizé, qui l'a renversé le 15 mars
2003, serait jugé par contumace devant la Cour criminelle pour
plusieurs crimes, dont des détournements de fonds et des meurtres.
La justice centrafricaine a lancé au mois d'août 2003 un mandat
d'arrêt international contre M. Patassé, âgé aujourd'hui de 67 ans,
notamment pour des "détournements de deniers publics" d'un
montant de 70 milliards de francs CFA (106 millions d'euros) ainsi que
pour "assassinats", "viols" et "atteinte à la
sûreté de l'Etat".
M. Patassé, chef de l'Etat entre 1993 et 2003, a été investi en
novembre candidat de son parti, le Mouvement de libération du peuple
centrafricain (MLPC), à la présidentielle des 30 janvier et 27 février
prochains.
Ce scrutin, adossé à des législatives les mêmes jours, est censé
mettre fin au régime de transition mis en place par François Bozizé.
Au cours de cette même session, la Cour jugera le 14 décembre, également
par contumace, Jean-Jacques Démafouth, ministre de la Défense de 1999
à 2001, pour assassinats et complicité d'assassinats dans l'affaire
dite de la tuerie de Kembé (500 km à l'est de Bangui), le village
natal de l'ex-président André Kolingba.
Dans la nuit du 18 au 19 novembre 1999, un commando de l'unité de sécurité
présidentielle (USP) de son successeur Ange-Félix Patassé avait
assassiné un ex-lieutenant des Forces armées centrafricaines (Faca)
puis enlevé, torturé et exécuté six autres personnes.
Cette session de la Cour s'est ouverte lundi avec le procès de
l'ancien Premier ministre Gabriel-Jean-Edouard Koyambounou, accusé
d'avoir détourné en 2000, alors qu'il occupait les fonctions
d'Inspecteur général d'Etat, plus de 100 millions FCFA avec la
complicité de deux de ses collaborateurs qui comparaissent à ses côtés.
Les débats sont retransmis en direct à la radio nationale.
Quelque 150 personnes, parmi lesquelles d'autres anciens ministres de
M. Patassé, seront jugés au cours de cette session de la Cour
criminelle, qui prendra fin le 14 janvier.
L'ex-président Patassé jugé par
contumace en Centrafrique en décembre BANGUI,
25 nov (AFP) - 18h07 - L'ancien
président centrafricain Ange Félix Patassé, en exil au Togo depuis 2003,
sera jugé par contumace pour plusieurs crimes, dont des détournements de
fonds et des meurtres, à partir du 6 décembre par la cour criminelle de
Centrafrique, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Outre M. Patassé, plusieurs de ses ministres entre 1993 et 2003, dont celui
de la Défense Jean-Jacques Défamouth actuellement en exil au France, seront
également jugés lors de la session de la cour criminelle prévue du 6 décembre
2004 au 14 janvier 2005, a-t-on précisé de même source.
Les affaires concernant l'ex-président devraient être jugées au début de
cette session, même si aucune date précise n'a encore été fixée, a-t-on
encore indiqué de source judiciaire.
La justice centrafricaine avait lancé au mois d'août 2003 un mandat d'arrêt
international contre M. Patassé, notamment pour des "détournement de
deniers publics" d'un montant de 70 milliards de francs CFA" (106
millions d'euros) ainsi que pour "assassinats", "viols" et
"atteinte à la sûreté de l'Etat".
En plus des poursuites engagées par la justice centrafricaine, l'ancien président,
âgé aujourd'hui de 67 ans, fait l'objet d'une plainte déposée en février
2003 pour "crimes de guerre" par la Fédération internationale des
droits de l'Homme (FIDH).
Cette plainte vise les exactions commises en Centrafrique contre des civils
centrafricains et tchadiens par les forces loyalistes au président Patassé
lors de la répression d'une première tentative de coup d'Etat lancée par
l'actuel chef de l'Etat François Bozizé le 25 octobre 2002.
Ministre de la Défense de 1999 à 2001, Jean-Jacques Défamouth sera lui
jugé pendant la prochaine session de la cour criminelle pour assassinats et
complicités d'assassinats dans l'affaire dite de la tuerie de Kembé, le
village natal de l'ancien président André Kolingba.
Dans la nuit du 18 au 19 novembre 1999, un commando de l'unité de sécurité
présidentielle (USP) de son successeur Ange-Félix Patassé avait assassiné
un ex-lieutenant des Forces armées centrafricaines (Faca) puis enlevé, torturé
et exécuté six autres personnes.
M. Défamouth, qui fait lui aussi l'objet d'un mandat d'arrêt
international, sera également jugé par contumace.
D'autres anciens ministres de M. Patassé, comme Gabriel-Jean-Edouard
Koyambounou (Communication), détenu depuis plus d'un an dans la prison
centrale de N'garagba, ou Eric Zoumandji Sorongopé (Finances) figurent parmi
les 150 personnes qui seront jugées lors de cette session de la cour
criminelle.
L'annonce du procès de M. Patassé intervient quelques jours seulement après
son investiture, le week-end dernier, par le Mouvement de libération de peuple
centrafricain (MLPC) pour le scrutin présidentiel des 30 janvier et 27 février
prochains.
Ces élections doivent mettre un terme à la période de transition ouverte
par le coup d'Etat du 15 mars 2003, au cours duquel le général François
Bozizé a renversé le président Patassé, qui dirigeait le pays depuis dix
ans.
Bozizé
attendu jeudi au Togo Le
général François Bozizé qui dirige la Centrafrique est attendu jeudi à Lomé,
où son avion effectuera une escale technique, avant de se rendre à
Ouagadougou pour participer au Sommet de la Francophonie. L’homme fort de
Bangui sera reçu par le président togolais, Gnassingbé Eyadema. Le tombeur
d’Ange-Félix Patassé ne verra pas ce dernier pourtant installé dans la
capitale togolaise.
Brève visite à Lomé du président centrafricain François Bozizé
LOME, 26 nov (AFP) -
9h23 - Le président
centrafricain, le général François Bozizé, a effectué jeudi une brève
visite dans la capitale togolaise Lomé, a rapporté la radio nationale.
En route pour Ouagadougou (Burkina-Faso), où il doit prendre part au 10ème
sommet de la francophonie prévu vendredi et samedi, le général Bozizé a séjourné
pendant quelques heures à Lomé où il a eu des entretiens avec son homologue
togolais Gnassingbé Eyadéma.
"Depuis mars 2003, nous conduisons une transition consensuelle et nous
voici presqu'au terme avec l'adoption d'une constitution consensuelle qui sera
présentée au référendum le 5 décembre", a rappelé devant la presse
M. Bozizé.
"Nous pensons que si tout va bien, cette transition devra aboutir par
la mise en place des institutions du pays", a-t-il déclaré.
Il s'agit de la première visite au Togo de M.Bozizé depuis son arrivé au
pouvoir le 15 mars 2003 par un coup d'Etat, lors duquel il a renversé le président
Ange-Félix Patassé.