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Ceux qui auront lu le Publi-reportage
publié dans Jeune Afrique l'Intelligent n° 2286, réalisé par
François SOUDAN et commandé par François BOZIZE (avec sûrement
les bénéfices de sa station d'essence qu'il a conservé), n'en
seront que conforté dans leur sentiment que le
Général de division François BOZIZE, président de
transition "autoproclamé" candidat à sa propre
succession, prend ses désirs pour des
réalités.
Pour lui, le
pouvoir est "Un moyen de réaliser
les aspirations qui sont les miennes pour la Centrafrique."
et certainement pas les aspirations du peuple. Décidément, ce
gars-là n’est pas un politique mais bien un
militaire au sens brut. Autant dire qu'il ne masque plus sa
dévorante ambition d'obtenir l'ultime onction des urnes qui le
mettrait définitivement à l'abri de tous les reproches et de
toutes les poursuites pénales internationales qui couvent en cas
d'échec de la transition et de son élection.
Nous avons alerté,
dénoncé le
hold-up électoral et révélé les en-dessous d'une CEMI
mise en place pour lui servir de caution d'intégrité. Nous nous
sommes battus pour obtenir l'essentiel sur le Code
Electoral et la Constitution,
la marche
sois-disant populaire du 19 juin 2004 appelant à sa candidature
n'a pas réuni plus de 5 000 personnes dans Bangui sur une
population de plus de 800 000 habitants (soit 0,06%). BOZIZE
se croit-il populaire ou attend-t-il peut-être l'arrivée de
circonstances exceptionnelles qui lui permettrait de mettre en
oeuvre un plan
exceptionnel de sauvetage de ses ambitions "patriotiques"
?
BOZIZE qui
se dit "au-dessus de la mêlée"
et donc "peu influençable",
veut faire passer son
autisme politique en "atouts
précieux pour le pays". Pour son affairisme
et DÜSSELDORF,
tout le monde s'est trompé, c'était pour la République. Pour ses
"libérateurs
centrafricains" dormons tranquille, il s'en occupe. Force
est de constater que BOZIZE
est un homme de foi, qui se croit en mission et qui est capable
d'accorder son pardon : " En prison,
j'ai été torturé, traîné les chaînes aux pieds comme un chien.
Mais je sais pardonner." Espérons qu'il saura
pardonner aux naïfs qui le pousse à s'isoler du peuple. Tout le
monde convient que sans frauder massivement ou sauf circonstances
exceptionnelles, Bozizé
candidat autoproclamé à sa propre succession ne pourra être
légitimement élu.
Mais pour lui, "Tout
le monde à déjà dit "oui" à la Constitution",
le référendum
n'est qu'une simple formalité sur la route de sa destinée
suprême. Sauf qu'il reste encore les Centrafricains à convaincre
et que ce n'est pas parce qu'un accord a été trouvé avec le
Conseil National de Transition que tout est acquit pour un référendum
qu'il souhaite manifestement transformer en "plébiscite
déguisé". Son sens du consensus est la preuve évidente d'un
amateurisme politique dangereux pour la stabilité future des
institutions et pour la tranquillité des Centrafricains.
BOZIZE est un homme
isolé et seul. Seul lorsqu'il va camper dans la brousse pour
se ressourcer. Seul lorsqu'il a sois-disant libéré le pays et le
peuple 15 mars 2003, effectivement il n'a pas eu besoin de ses
naïfs partisans de la Coordination des Patriotes Centrafricains qui
lui ont offert le pays sans prendre les garanties préalables et
nécessaires. BOZIZE
est seul avec ses doutes, seul face au Centrafricains avec ses
désirs et la réalité.
Si, comme le disait Samuel
Johnson 1709-1784,
"Le patriotisme est
l'ultime refuge d'un gredin." alors
nous devons considérer qu'une menace réelle pèse sur le retour de
la paix et de la prospérité à l'issue des élections de 2004 et
2005. BOZIZE n'a qu'une vision pour le
pays : la sienne. Centrafricains,
réveillez-vous,
le combat continue et pourvu que les mêmes causes ne produisent pas
les mêmes effets ! En tous cas, merci à François SOUDAN d'avoir
permis à François BOZIZE, le candidat, de tout nous dire (ou
presque).
Salutations combattantes.
Éric NERIS
BOZIZE
DÉCLARE OUVERTEMENT SA CANDIDATURE À JEUNE AFRIQUE L'INTELLIGENT
Adieu le suspens ! L’homme fort de Bangui, François Bozizé, est
monté sur ses grands chevaux pour annoncer officiellement sa
candidature. L’exclusivité, reconnaissons-le, c’est notre confrère
Jeune Afrique l’Intelligent qui la détient, même si à Bangui
nul n’ignore les intentions et ambitions du général sur sa
candidature à la présidentielle de 2005. C’est le 06 novembre
prochain qu’on pourra lire l’intégralité de cette interview réalisée
par François Soudan, Directeur de la Rédaction de JAI.
Sonny k.
LE CONFIDENT
02/11/2004
Présidentielle en RCA: Bozizé dira s'il est
candidat après le référendum
BANGUI, 31 oct (AFP) -
19h06 - Le président
centrafricain, François Bozizé, a implicitement reconnu qu'il
n'excluait pas d'être candidat à la présidentielle de début
2005, en indiquant, dans des propos diffusés dimanche, qu'il ferait
part de ses intentions après le référendum constitutionnel du 28
novembre.
"On ne peut parler de candidature qu'après le référéndum
constitutionnel, mais pas avant cela. Quand le peuple se sera
prononcé sur la Constitution par référendum, à ce moment-là, on
peut annoncer une candidature. C'est comme çà que moi je vois les
choses", a déclaré M. Bozizé en langue sango.
Ces propos, tenus samedi lors d'une réunion à Bangui de maires
centrafricains, ont été diffusés dimanche à la radio nationale.
L'éventuelle candidature de l'actuel chef de l'Etat à la présidentielle
de janvier-février 2005, censée mettre fin au régime de
transition qu'il a mis en place après le coup d'Etat qui l'a porté
au pouvoir le 15 mars 2003, fait l'objet de nombreuses spéculations
depuis plusieurs mois en Centrafrique, sans que l'intéressé ne
s'exprime à ce sujet.
M. Bozizé avait affirmé peu après son arrivée au pouvoir
qu'il se retirerait dès la fin de la période de transition.
"Je suis venu sauver le peuple centrafricain. Et après, ma
mission s'arrête là", avait déclaré le nouveau chef de l'Etat
en avril 2003 à Libreville, après avoir été reçu par le président
gabonais Omar Bongo Ondimba.
Des observateurs et une partie de la presse indépendante lui prêtent
néanmoins l'intention d'être candidat et les comités de soutien
à l'initiative de proches de M. Bozizé se sont récemment multipliés.
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