OPINIONS - 02 novembre 2004.

LE CANDIDAT BOZIZÉ ENTRE DÉSIRS ET RÉALITÉS
Par Éric NÉRIS.


www.fodem.org

NE DITES PAS CE QUE JE FAIS, MAIS FAITES CE QUE JE DIS !

Ceux qui auront lu le Publi-reportage publié dans Jeune Afrique l'Intelligent n° 2286, réalisé par François SOUDAN et commandé par François BOZIZE (avec sûrement les bénéfices de sa station d'essence qu'il a conservé), n'en seront que conforté dans leur sentiment que le Général de division François BOZIZE, président de transition "autoproclamé" candidat à sa propre succession, prend ses désirs pour des réalités.

Pour lui, le pouvoir est "Un moyen de réaliser les aspirations qui sont les miennes pour la Centrafrique." et certainement pas les aspirations du peuple. Décidément, ce gars-là n’est pas un politique mais bien un militaire au sens brut. Autant dire qu'il ne masque plus sa dévorante ambition d'obtenir l'ultime onction des urnes qui le mettrait définitivement à l'abri de tous les reproches et de toutes les poursuites pénales internationales qui couvent en cas d'échec de la transition et de son élection.

Nous avons alerté, dénoncé le hold-up électoral et révélé les en-dessous d'une CEMI mise en place pour lui servir de caution d'intégrité. Nous nous sommes battus pour obtenir l'essentiel sur le Code Electoral et la Constitution, la marche sois-disant populaire du 19 juin 2004 appelant à sa candidature n'a pas réuni plus de 5 000 personnes dans Bangui sur une population de plus de 800 000 habitants (soit 0,06%). BOZIZE se croit-il populaire ou attend-t-il peut-être l'arrivée de circonstances exceptionnelles qui lui permettrait de mettre en oeuvre un plan exceptionnel de sauvetage de ses ambitions "patriotiques" ?

BOZIZE qui se dit "au-dessus de la mêlée" et donc "peu influençable", veut faire passer son autisme politique en "atouts précieux pour le pays". Pour son affairisme et DÜSSELDORF, tout le monde s'est trompé, c'était pour la République. Pour ses "libérateurs centrafricains" dormons tranquille, il s'en occupe. Force est de constater que BOZIZE est un homme de foi, qui se croit en mission et qui est capable d'accorder son pardon : " En prison, j'ai été torturé, traîné les chaînes aux pieds comme un chien. Mais je sais pardonner." Espérons qu'il saura pardonner aux naïfs qui le pousse à s'isoler du peuple. Tout le monde convient que sans frauder massivement ou sauf circonstances exceptionnelles, Bozizé candidat autoproclamé à sa propre succession ne pourra être légitimement élu.

Mais pour lui, "Tout le monde à déjà dit "oui" à la Constitution", le référendum n'est qu'une simple formalité sur la route de sa destinée suprême. Sauf qu'il reste encore les Centrafricains à convaincre et que ce n'est pas parce qu'un accord a été trouvé avec le Conseil National de Transition que tout est acquit pour un référendum qu'il souhaite manifestement transformer en "plébiscite déguisé". Son sens du consensus est la preuve évidente d'un amateurisme politique dangereux pour la stabilité future des institutions et pour la tranquillité des Centrafricains.

BOZIZE est un homme isolé et seul. Seul lorsqu'il va camper dans la brousse pour se ressourcer. Seul lorsqu'il a sois-disant libéré le pays et le peuple 15 mars 2003, effectivement il n'a pas eu besoin de ses naïfs partisans de la Coordination des Patriotes Centrafricains qui lui ont offert le pays sans prendre les garanties préalables et nécessaires. BOZIZE est seul avec ses doutes, seul face au Centrafricains avec ses désirs et la réalité.

Si, comme le disait Samuel Johnson 1709-1784, "Le patriotisme est l'ultime refuge d'un gredin." alors nous devons considérer qu'une menace réelle pèse sur le retour de la paix et de la prospérité à l'issue des élections de 2004 et 2005. BOZIZE n'a qu'une vision pour le pays : la sienne. Centrafricains, réveillez-vous, le combat continue et pourvu que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets ! En tous cas, merci à François SOUDAN d'avoir permis à François BOZIZE, le candidat, de tout nous dire (ou presque).

Salutations combattantes.
Éric NERIS

BOZIZE DÉCLARE OUVERTEMENT SA CANDIDATURE À JEUNE AFRIQUE L'INTELLIGENT
Adieu le suspens ! L’homme fort de Bangui, François Bozizé, est monté sur ses grands chevaux pour annoncer officiellement sa candidature. L’exclusivité, reconnaissons-le, c’est notre confrère Jeune Afrique l’Intelligent qui la détient, même si à Bangui nul n’ignore les intentions et ambitions du général sur sa candidature à la présidentielle de 2005. C’est le 06 novembre prochain qu’on pourra lire l’intégralité de cette interview réalisée par François Soudan, Directeur de la Rédaction de JAI.
Sonny k.
LE CONFIDENT

02/11/2004

Présidentielle en RCA: Bozizé dira s'il est candidat après le référendum

BANGUI, 31 oct (AFP) - 19h06 - Le président centrafricain, François Bozizé, a implicitement reconnu qu'il n'excluait pas d'être candidat à la présidentielle de début 2005, en indiquant, dans des propos diffusés dimanche, qu'il ferait part de ses intentions après le référendum constitutionnel du 28 novembre.

"On ne peut parler de candidature qu'après le référéndum constitutionnel, mais pas avant cela. Quand le peuple se sera prononcé sur la Constitution par référendum, à ce moment-là, on peut annoncer une candidature. C'est comme çà que moi je vois les choses", a déclaré M. Bozizé en langue sango.

Ces propos, tenus samedi lors d'une réunion à Bangui de maires centrafricains, ont été diffusés dimanche à la radio nationale.

L'éventuelle candidature de l'actuel chef de l'Etat à la présidentielle de janvier-février 2005, censée mettre fin au régime de transition qu'il a mis en place après le coup d'Etat qui l'a porté au pouvoir le 15 mars 2003, fait l'objet de nombreuses spéculations depuis plusieurs mois en Centrafrique, sans que l'intéressé ne s'exprime à ce sujet.

M. Bozizé avait affirmé peu après son arrivée au pouvoir qu'il se retirerait dès la fin de la période de transition. "Je suis venu sauver le peuple centrafricain. Et après, ma mission s'arrête là", avait déclaré le nouveau chef de l'Etat en avril 2003 à Libreville, après avoir été reçu par le président gabonais Omar Bongo Ondimba.

Des observateurs et une partie de la presse indépendante lui prêtent néanmoins l'intention d'être candidat et les comités de soutien à l'initiative de proches de M. Bozizé se sont récemment multipliés.

VOIR AUSSI :

03/11/2004L'élection de la dernière chance

Dans trois mois, les électeurs de ce pays sinistré se rendront aux urnes pour choisir président et députés. En espérant que la démocratie les délivre enfin de leurs démons.
03/11/2004

François Bozizé dit tout (ou presque)
Né à Libreville le 14 octobre 1946, d'un père gendarme, ressortissant de ce que l'on appelait alors l'Oubangui-Chari, en service au Gabon, le général de division François Bozizé a opté très jeune pour une carrière militaire. Formé à l'École des officiers de Bouar, puis à celle de Fréjus en France, cet homme discret et peu disert cache un parcours étonnant où le fracas des armes côtoie la solitude de l'exil et des cellules de prison.(...)

Indigo Publications, 17 septembre 2004.
Bangui : Bozizé boudé par Déby ?
CENTRAFRIQUE Libération: bis repetita ?
Évincés du pouvoir, les anciens alliés putschistes de François Bozizé sont prêts au retour à Bangui...
L'histoire centrafricaine semble tourner en rond, comme l'illustre l'itinéraire d'Abakar Saboune, aujourd'hui l'un des "libérateurs" - de nationalité centrafricaine - renvoyés à N'Djamena et brûlant d'envie de revenir à Bangui pour y prendre sa revanche. Enquête.

ÉDITORIAL DU MERCREDI 01 SEPTEMBRE 2004
LES FOURBERIES DE BOZIZE :
PRENDRE ET GARDER LE POUVOIR PAR LA FORCE !

Si le célèbre écrivain français, Molière, avait vécu aujourd'hui en Centrafrique, il aurait certainement écrit les "Fourberies de BOZIZE". En effet, l'aventure de "l'autoproclamé de Bangui" n'a pas commencée le 15 mars 2003, mais bien des années avant sous Bokassa 1er dans les années 70's.
Ayant enfin obtenu le pouvoir par les armes au bout de plus de 20 années  "l'autoproclamé de Bangui"  n'a assurément pas l'intention de
remettre le pouvoir à un civil à l'issue des élections "libres et transparentes" qui devraient pourtant marquer le retour à un ordre constitutionnel normal en janvier 2005 en République Centrafricaine. 

Lettre du Continent - N°450 du 1er juillet 2004
BOZIZE ‘’CLANDESTIN’’ A DÜRSSELDORF
On n’en est encore pas revenu, à Düsseldorf, du voyage qu’y a effectué, le jeudi 17 juin, le président de la République centrafricaine, le général François Bozizé !
Arrivé sans prévenir à Dusseldorf par un vol privé d’Air Affaires Gabon, le président François Bozizé a dû attendre dans un coin de l’aéroport que… l’ambassadeur de France confirme aux autorités allemandes qu’il était bien le président de la Centrafrique comme sa bobine l’indiquait sur la photo polaroid…

SOMMAIRE DU N° 159-160 DU 1er AU 31 JUILLET 2004

TOP SECRET :
Affaires : Le périple secret de Bozizé en Allemagne, en Suisse et au Congo-Brazzaville pour vendre des diamants
Les subtilités de l'ordonnance de création de la CEMI !
LE SAVIEZ-VOUS : 31 membres : 10 pour les partis politiques, 10 pour l'administration, 10 pour la société civile.
Alors que le Conseil National de Transition (CNT) s'était opposé à la participation des préfets (car tous nommés par BOZIZE Mouvement des préfets et "nettoyage" de la présidence ministres d'état, conseillers, chargés de mission et assimilés
(1er mai 2003) Sangonet) en tant que membres de droit de la CEMI, le Président François BOZIZE a décidé de permettre aux préfets, sous-préfets, maires et chefs de PCA d'être membre de droits de la CEMI. De plus, le budget de fonctionnement de la CEMI (institution normalement indépendante) sera géré directement par le trésor public. Enfin, la rumeur indique que les maires, sous-préfets et compagnies ont déjà été briffés par l'équipe de campagne du Président Sortant Auto-Proclammé Candidat à sa propre Succession. Au fait, avez-vous votre timbre à l'effigie de notre président ? A suivre ...
RCA: M. Bozizé promet de se retirer après la période de transition
(05 mai 2003)
Le général François Bozizé : première visite de chef d'Etat à Libreville et mise au point sur élections présidentielles futures en Centrafrique (26 avril 2003)
Le général Bozizé nomme 16 préfets (22 avril 2003)
Bozizé: «Je ne serai pas candidat à la présidentielle, sauf si...», J.A./ L'Intelligent (13 au 19 avril 2003)