LE DÉMOCRATE - n° 861 du 19 octobre 2004

Droit de réponse du 2ème Vice-président du FODEM 
« Présidentielle 2005 : Charles Massi a-t-il vu le chaos ? »


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" On parle toujours mal quand on a rien à dire. " Voltaire

Monsieur le Directeur de Publication

 Le FODEM considère le titre du journal le Démocrate comme un organe sérieux d’information. Ce qui n’est pas le cas de certains de vos journalistes.

 Parlant du silence sur la candidature du Président du FODEM Charles MASSI à l’élection présidentielle de 2005, un certain Ibrahim N’TESA, en profite pour vomir un article « Gombo », peu digne de votre publication.

 Nous comprenons que des personnes, y compris ceux qui remplissent les colonnes, se prétendant journaliste, s’impatientent. Mais cela n’autorise personne, y compris Monsieur Ibrahim NTESA (bien connu du FODEM), à rester maître de l’agenda de notre Président.

 A l’élection présidentielle de 1999, le Président Charles MASSI a été le premier, dans l’opposition, à déclarer sa candidature, provoquant la désapprobation de ses pairs. La leçon a été retenue pour 2005.

 Je vous fais remarquer, qu’il y à déjà de nombreux candidats à la présidentielle de 2005. Un journaliste sérieux aurait été mieux inspiré à consacrer ses articles à décortiquer leurs programmes économiques pour permettre aux électeurs de faire le bon choix. Comme vous le constatez, vous même, ces candidatures n’ont pas fait avancer les nombreux problèmes quotidiens des Centrafricains.

 Le Président Charles MASSI n’est pas un électron libre mais, 2ème Vice-président du Conseil National de Transition, dont l’engagement a permis au consensus de prendre le dessus sur le projet de Constitution et le Code Electoral. S’il avait déclaré sa candidature comme les autres, toutes ses prises de position sur ces 2 (deux) sujets, auraient été frappées de discrédit comme étant celles d’un candidat à la présidentielle.

 Si j’avais un conseil à vous donner, c’est de vous inviter à vous intéresser aux véritables préoccupations des centrafricains qui devraient améliorer les programmes politiques des différents candidats. Il est fortement souhaitable, que vos articles s’appuient sur des sondages scientifiquement prouvés et non sur des suppositions d’après dîners bien arrosés, comme le fait « ce journaliste ».

 Gardez toujours en mémoire ce que disait LAFONTAINE dans « Le Lièvre et la Tortue :  Rien ne sert de courir, mais il faut partir à point. » Ce que le Président Gabonais, le doyen Omar Bongo Ondimba, résume en ces termes : « Pour les présidentielles qui part tôt s’essouffle à l’arrivée. »

 Sincères salutations.

Garba Joseph OUANGOLE

2ème Vice-président du FODEM


Article paru dans LE DEMOCRATE 

« Présidentielle 2005 : Charles Massi a-t-il vu le chaos ? »

            L’homme qui n’aime guère rater une occasion pour remettre les pendules à l’heure est depuis président d’un parti en lambeaux. Présenter une candidature apparaît pour lui comme une grande aventure tellement, il sait que les dés sont pipés d’avance. Il n’a aucune chance de passer.

            La chute de Patassé n’a pas arrangé toute le monde, certains qui croyaient pouvoir profiter de l’électorat de ce dernier se sont au contraire faits prendre au piège. Ils ont vu le gros de leurs militants jeter l’éponge pour rejoindre les nouvelles formations politiques qui, si elles ne suscitent pas trop d’espoir sont au moins le tremplin pour dégoter un strapontin de poste au gouvernement ou dans une ambassade. Tel est malheureusement le cas des militants du FODEM de Charles MASSI ;

            L’homme sait qu’il ne serait pas ingénieux pour lui de se pointer au derby présidentiel où, à coup sûr, un résultat l’attende. Un bien sévère. Du genre qu’on oublie jamais, dans les zéro pourtant au classement. Le genre même qui fait perdre l’envie de vouloir recommencer et favorise l’éclipse de la scène, si ce n’est accepter un poste de ministre.

            La liste des postulants sérieux grossit de jour en jour, mais le commandant Massi ne se signale toujours pas, tellement il connaît le résultat d’avance. On comprend que Bozizé hésite à déclarer la sienne, il avait pris un engagement solennel. Mais Charles Massi, de quoi a-t-il peur, « certainement d’une correction, supputent ces détracteurs ». Mais peut être nous réserve-t-il une surprise de dernière minute. Que ce soit le cas, il y a une leçon à tirer, alors que les autres se préparent, Massi ne mobilise pas son parti. On raconte d’ailleurs que même les députés, il risque de ne pas en avoir, tellement la bataille sera rude, les autres ont conquis le terrain. Ce ne sera pas une fin, en tout cas, puisqu’il est bien jeune, il s’en remettra, bien évidemment.

Ibrahim Ntesa

VOIR AUSSI :

OPINIONS - 02 novembre 2004.
LE CANDIDAT BOZIZÉ ENTRE DÉSIRS ET RÉALITÉS
Par Éric NÉRIS.

Ceux qui auront lu le Publi-reportage publié dans Jeune Afrique l'Intelligent, réalisé par François SOUDAN et commandé par François BOZIZE (avec sûrement les bénéfices de sa station d'essence qu'il a conservé), n'en seront que conforté dans leur sentiment que le Général de division François BOZIZE, Président de transition "autoproclamé" candidat à sa propre succession, prend ses désirs pour des réalités.

FODEM - Bangui, 27 octobre 2004
CLIMAT DE FIN DE RÈGNE SUR FOND DE SCANDALES FINANCIERS

Indigo Publications, 17 septembre 2004.
Bangui : Bozizé boudé par Déby ?
CENTRAFRIQUE Libération: bis repetita ?
Évincés du pouvoir, les anciens alliés putschistes de François Bozizé sont prêts au retour à Bangui...
L'histoire centrafricaine semble tourner en rond, comme l'illustre l'itinéraire d'Abakar Saboune, aujourd'hui l'un des "libérateurs" - de nationalité centrafricaine - renvoyés à N'Djamena et brûlant d'envie de revenir à Bangui pour y prendre sa revanche. Enquête.