Monsieur le Directeur de
Publication
Le
FODEM considère le titre du journal le Démocrate comme un organe sérieux
d’information. Ce qui n’est pas le cas de certains de vos journalistes.
Parlant
du silence sur la candidature du Président du FODEM Charles MASSI à l’élection
présidentielle de 2005, un certain Ibrahim N’TESA, en profite pour vomir un
article « Gombo », peu digne de votre publication.
Nous
comprenons que des personnes, y compris ceux qui remplissent les colonnes, se
prétendant journaliste, s’impatientent. Mais cela n’autorise personne, y
compris Monsieur Ibrahim NTESA (bien connu du FODEM), à rester maître de
l’agenda de notre Président.
A
l’élection présidentielle de 1999, le Président Charles MASSI a été le
premier, dans l’opposition, à déclarer sa candidature, provoquant la désapprobation
de ses pairs. La leçon a été retenue pour 2005.
Je
vous fais remarquer, qu’il y à déjà de nombreux candidats à la présidentielle
de 2005. Un journaliste sérieux aurait été mieux inspiré à consacrer ses
articles à décortiquer leurs programmes économiques pour permettre aux électeurs
de faire le bon choix. Comme vous le constatez, vous même, ces candidatures
n’ont pas fait avancer les nombreux problèmes quotidiens des Centrafricains.
Le
Président Charles MASSI n’est pas un électron libre mais, 2ème
Vice-président du Conseil National de Transition, dont l’engagement a permis
au consensus de prendre le dessus sur le projet de Constitution et le Code
Electoral. S’il avait déclaré sa candidature comme les autres, toutes ses
prises de position sur ces 2 (deux) sujets, auraient été frappées de discrédit
comme étant celles d’un candidat à la présidentielle.
Si
j’avais un conseil à vous donner, c’est de vous inviter à vous intéresser
aux véritables préoccupations des centrafricains qui devraient améliorer les
programmes politiques des différents candidats. Il est fortement souhaitable,
que vos articles s’appuient sur des sondages scientifiquement prouvés et non
sur des suppositions d’après dîners bien arrosés, comme le fait « ce
journaliste ».
Gardez
toujours en mémoire ce que disait LAFONTAINE dans « Le Lièvre et la
Tortue : Rien ne sert de courir, mais il faut partir à point. »
Ce que le Président Gabonais, le doyen Omar Bongo Ondimba, résume en ces
termes : « Pour les présidentielles qui part tôt s’essouffle à
l’arrivée. »
Sincères
salutations.
Garba
Joseph OUANGOLE
2ème
Vice-président du FODEM
Article paru dans LE DEMOCRATE
« Présidentielle 2005 :
Charles Massi a-t-il vu le chaos ? »
L’homme qui n’aime guère rater une occasion pour remettre les
pendules à l’heure est depuis président d’un parti en lambeaux. Présenter
une candidature apparaît pour lui comme une grande aventure tellement, il sait
que les dés sont pipés d’avance. Il n’a aucune chance de passer.
La chute de Patassé n’a pas arrangé toute le monde, certains qui
croyaient pouvoir profiter de l’électorat de ce dernier se sont au contraire
faits prendre au piège. Ils ont vu le gros de leurs militants jeter l’éponge
pour rejoindre les nouvelles formations politiques qui, si elles ne suscitent
pas trop d’espoir sont au moins le tremplin pour dégoter un strapontin de
poste au gouvernement ou dans une ambassade. Tel est malheureusement le cas des
militants du FODEM de Charles MASSI ;
L’homme sait qu’il ne serait pas ingénieux pour lui de se pointer
au derby présidentiel où, à coup sûr, un résultat l’attende. Un bien sévère.
Du genre qu’on oublie jamais, dans les zéro pourtant au classement. Le genre
même qui fait perdre l’envie de vouloir recommencer et favorise l’éclipse
de la scène, si ce n’est accepter un poste de ministre.
La liste des postulants sérieux grossit de jour en jour, mais le
commandant Massi ne se signale toujours pas, tellement il connaît le résultat
d’avance. On comprend que Bozizé hésite à déclarer la sienne, il avait
pris un engagement solennel. Mais Charles Massi, de quoi a-t-il peur, « certainement
d’une correction, supputent ces détracteurs ». Mais peut être nous réserve-t-il
une surprise de dernière minute. Que ce soit le cas, il y a une leçon à
tirer, alors que les autres se préparent, Massi ne mobilise pas son parti. On
raconte d’ailleurs que même les députés, il risque de ne pas en avoir,
tellement la bataille sera rude, les autres ont conquis le terrain. Ce ne sera
pas une fin, en tout cas, puisqu’il est bien jeune, il s’en remettra, bien
évidemment.
Ibrahim Ntesa
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