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Témoignage d'une combattante sur le terrain : "La fonction publique a décidé de se mettre en grève dès ce samedi, sans tenir compte des recommandations des syndicats qu’ils jugent achetés à la cause de Bozizé. Ceci après avoir attendu vainement le salaire devant le Trésor Public. Cette semaine, à mon avis, ça risque de chauffer s’il n’y a pas de salaires. Les gens n’en peuvent vraiment plus et voient d’un mauvais œil cette débauche de fric pour sa candidature." C'est le Samedi 6 novembre 2004 que les fonctionnaires ont décidé de déclencher une grève générale illimitée dans la fonction publique afin de réclamer le paiement des salaires. De vives tensions ont opposé dans la journée les fonctionnaires non payés et les leaders syndicaux qui se sont retrouvés dépassés par l'atmosphère électrique qui a régnée dans les locaux de la bourse du travail. Les fonctionnaires non payés, excédés par l'attente de leur salaire, menaçaient depuis plusieurs jours de déclencher une grève générale s'ils ne l'obtenaient pas. Hors, les agents du trésor public ont déclaré que les caisses sont vides et qu'ils ne peuvent donc effectuer aucun décaissement actuellement. Alors que la baisse des salaires imposée par le gouvernement et à laquelle s'était opposé le FODEM, avait été présentée comme le moyens de permettre le redémarrage du paiement régulier des salaires, force est de constater que le remède s'est révélé inefficace. Selon le LE CITOYEN n° 2030, dans son article "Grève d’avertissement décidée par la Coordination Nationale des Centrales Syndicales dans tout le secteur public – Richard Bagouma" Plus de 350 militants de la Coordination Nationale des Centrales Syndicales (CNCS/CNTC-CSTC-CCTC-UGTC-OSLP), ont répondu favorablement à la convocation de l’Assemblée Générale de l’ensemble des travailleurs du secteur public, disons de la Fonction Publique, à la bourse du travail, le samedi 06 novembre 2004 de 09h00 à 12h00. Au cours de cette Assemblée générale, il faut noter la présence de certains fonctionnaire retraités et des étudiants. Parce que, dans le récent mémorandum adressé au gouvernement, les leaders syndicaux ont sommé ce dernier de verser sans condition ou dans l’immédiat deux trimestres de pension aux retraités, trois mois de bourse aux étudiants et trois mois de salaire aux fonctionnaires et agents de l’Etat. Le gouvernement a mis sous coude ou classé ledit document sans donner une suite aux expéditeurs jusqu’à ce jour. Monsieur Boniface Matchikembre, Président de l’Association Nationale des Fonctionnaires Retraités de Centrafrique (ANAFORCA) a informé l’assistance sur cette association qui a vu le jour à la Bourse de Travail le 25 oct 2004. Les retraités ont créé une autre association Organisation des Travailleurs Retraités de Centrafrique (OTRECA) et exigent l’apurement des 5 trimestres de la Transition d’ici le 31 décembre 2004 avant la campagne électorale et également le déblocage total des salaires de ces derniers avant le départ à la retraite. Ce qui porte les arriérés de salaire à 42 mois dont 37 pour les régimes Kolingba et Patassé et 5 mois pour le Général président autoproclamé. VOIR AUSSI :
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