FODEM, le 7 nov 2004.


LA MAIRIE DE BANGUI VEUT MUSELER LA CAMPAGNE 
DES PARTIS
POLITIQUES !

Alors que le Conseil National de Transition vient de voter la Loi sur le Haut Conseil de la Communication, le Candidat BOZIZE via son neveu Jean-Barkès GOMBE-KETTE placé à la Mairie de Bangui, veut museler la campagne des partis politiques en soumettant la liberté de réunion à une autorisation préalable. Le candidat BOZIZE déterminé à forcer le hold-up électoral programmé depuis le 15 mars 2003 en utilisant les moyens de l'État (financiers, médiatiques et militaires) a donc décidé de museler les partis politiques qu'il accusent (lui, le général-candidat) d'être à l'origine des crises militaro-politiques qui ont ruiné le pays.

Il est à noter que la campagne a déjà largement commencé et continue pour BOZIZE . La plupart des ministres résidents dont la mission est censée être le relais de l’information entre le gouvernement et la province sont dans leurs préfectures d’affection. Sous prétexte de missions, on assiste à des marches de soutien, avec plusieurs membres de gouvernement vêtus des pagnes à l’effigie de BOZIZE, les préfets, sous-préfets, maires, et notables du coin appelant à la candidature de BOZIZE et recevant les mémorandum de soutien à transmettre à BOZIZE devant une foule de badauds qui peine à applaudir. Tout cela, avec les moyens de l’Etat, une partie de l’armée....puisque la sécurité est revenue mais que la prudence demeure... et sans autorisation préalable du peuple centrafricain.

Ci-joint une note circulaire datée du 20 octobre 2004 et adressée par le neveu de BOZIZE, Maire de la ville de Bangui,  aux partis politiques que nous avons reçu le 04 novembre. Il faut dire que le Maire a du réfléchir avant de s'attaquer à la liberté de réunion des partis politiques en pleine campagne électorale. Jugez-en par vous-même !

Ville de Bangui.
Cabinet.
N° : 626/MB/CAB/04

NOTE CIRCULAIRE
AUX RESPONSABLES DES PARTIS POLITIQUES

Objet : Tenue des réunions publiques.

Référence :
Lois   n° 61/214 du 04 mai 1961, réglementant les réunions publiques
          n° 91.004 du 04 juillet 1991, portant loi organique relative aux partis politiques.

Les Partis Politique, légalement reconnus ont le droit d'exercer librement leurs activités sur toute l'étendue du territoire national tout en se conformant à la loi.

Aussi, l'exercice de ces activités dans une cité, notamment les réunions publiques et autres assemblées générales, est-il subordonné à une déclaration préalable faite à la Mairie de la Commune et doit intervenir cinq (5) jours francs au moins et quinze (15) jours francs au plus tard avant la date de la réunion.

Par ailleurs la déclaration susmentionnée doit indiquer le lieu, le jour et l'heure de la réunion et mentionner les nom, prénom et domicile des organisateurs ainsi que la composition du bureau qui doit diriger les débats et qui est responsable du maintien de l'ordre.

J'ai cru devoir vous informer de ces disposition, eu égards aux multiples réunions qui se tiennent ces jours-ci sans autorisations préalables.

Pour conclure, il me paraît important de rappeler à tout un chacun le chapitre IV de la loi sus-citée en 2ème référence, notamment son article 21 3ème alinéa qui stipule : "Tout parti peut tenir des réunions et organiser des manifestations dans des conditions prévues par la loi."

Fait à Bangui le 20 octobre 2004
Le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui
Jean-Barkès GOMBE-KETTE

Interdiction de sortir de Bangui avant le 29 août 2004
SANGONET

VOIR AUSSI :

AFP, le 5 nov 2004.
RCA: Le Parlement examine et vote la loi sur le Haut Conseil de la communication
Le Conseil national de transition (CNT), Parlement centrafricain de transition, a approuvé vendredi soir à l'unanimité l'ordonnance créant un Haut conseil de la communication (HCC), chargé de réguler ce secteur, a annoncé la radio nationale.

FODEM - Bangui, 27 octobre 2004
CLIMAT DE FIN DE RÈGNE SUR FOND DE SCANDALES FINANCIERS

Non, Bozizé ne cherche pas d’argent pour sa campagne
Le président centrafricain, François Bozizé, n’a mandaté personne pour collecter des fonds en vue de son éventuelle candidature à la présidentielle de 2005 et ceux qui utilisent "abusivement" son nom à cette fin seront poursuivis, a averti son conseiller samedi à la radio nationale. L’éventuelle candidature de M. Bozizé à la présidentielle de l’année prochaine fait l’objet de spéculations depuis plusieurs mois en Centrafrique.

AFRIQUE CENTRALE.INFO - 6/11/2004 - suite de l'article