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L’HIRONDELLE N° 970

Des combattants Jenjawid dans le nord de la RCA – Koyas Rebond

On parle ces derniers temps de mercenaires blancs dans la partie nord de la R.C.A. Ces mercenaires arabes dit-on, auraient été finalement identifiés dans l’Ouham Pendé où ils excellent dans les exactions.

De sources indépendantes, il s’agirait des combattants Jenjawid recrutés depuis le Darfour et mis au service de J.J. Demafouth et A.F. Patassé. Les derniers évènements de Bocaranga qui ont connu la fin tragique des éléments du BIT dont un capitaine confirment à suffisance ces rumeurs.

Pour se faire, on se rappellera du corps des victimes la semaine passée qui ont été mutilés. On rapporte qu’ils ont poussé l’extravagance jusqu’à l’abominable sur le capitaine dans le rang des FACA. Il parait par ailleurs que ces combattants qui agissent dans le nord seraient composés d’anciens G.P., de Zakawa et quelques éléments de la SCPS appuyés par le Jenjawid. Ce qu’il faut craindre maintenant c’est la généralisation de ce mouvement qui était négligé au départ et qui prend l’allure d’une rébellion bien organisée et qui finira par gagner tout le nord à l’approche des scrutins qui s’annoncent pour janvier 2005.

Dans cette optique, comment comprendre encore que ces combattants puissent utiliser les mêmes itinéraires que l’ancienne rébellion pour atteindre la capitale ?

KAGA-BANDORO : Les militants de l’opposition en danger. – Juarez

Les militants des partis politiques qui s’opposent au régime de la Transition semble ne plus avoir droit de cité à Kaga-Bandoro. Depuis le 15 octobre 2004, date à laquelle la population de cette localité s’est montrée indifférente face aux avances du Général Bozizé et ses partisans. Des informations qui nous parviennent font état de trafic d’influence exercé par les autorités administratives et militaires sur la population civile. Surtout les responsables des organes de base des partis politiques de l’opposition. .....Toux ceux qui ont organisé le défilé des partis politiques de l’opposition vivent dans une inquiétude poussée.... Aux dernières nouvelles, le Maire de cette localité se serait rendu au Palais de la Renaissance en vue de solliciter une forte somme d’argent et un renforcement d’effectif des militaires qui y sont basés pour faire courber l’échine aux militants de l’opposition....

LE CITOYEN N° 2029

 

La visite de Mme Monique Bozizé à la famille Sakili éprouve déterre la hache de guerre

La bonne madame s’est rendue le jeudi 03 novembre dans la famille Sakili qui a perdu 1 fille de 14 ans et une de 4 ans. Après avoir fait filmé les larmes qu’elle versait avec sincérité, sous la bonne garde de militaires lourdement armés, elle donne une enveloppe de 1.200.000 frs à la famille. Aussitôt, les parents de la dame Sakili réclament la dot que n’a jamais versé le Monsieur et demande qu’on ne remette que 300.000 frs à la famille....Baston etc...

Les zaraguinas frappent à Dawili

Située à 50 km après Yaloké, vers 16 heures, 28 zaraguinas entourent le village, regroupent tout le monde au centre du village sous la menace de leurs fusils, pillent les maisons, fouillent et détroussent les habitants, en tabassent quelques uns et en prennent d’autres pour porter le produit de leurs vols. Deux personnes ont dû être acheminées sur Bangui pour des soins intensifs. Les habitants de Dawili ont immédiatement vidé les lieux pour passer la nuit au village voisin et pensent que ces malfrats parlant sango et arabe reviendront à tout moment puisqu’aucune autorité n’a fait le moindre déplacement pour venir voir de quoi il en retournait.

LE DÉMOCRATE N° 871

Alerte au Nord ! Bozizé prend la direction des opérations – Chris Omanga

Les bruits de bottes qui menacent la stabilité de la République à partir du nord-ouest du pays fait l’objet, depuis les premiers signes, de préoccupation des autorités politiques et militaires, malgré la fausse note que constitue le silence carcéral du gouvernement.

BOZ dirige désormais les opérations en vue de restaurer l’ordre dans la partie nord-ouest du pays. C’est ainsi qu’il gère et suit tous les mouvements des forces régulières envoyées dans la zone des hostilités pour mettre hors d’état de nuire les poches de rébellion qui ont envahi cette région

L’HIRONDELLE N° 971

Éditorial : La pression s’accentue-t-elle sur Bozizé ?

C’est la question qu’on peut se poser en ce moment. Au fur et à mesure que l’on s’approche du démarrage des divers scrutins, l’opinion nationale de peut se défaire d’une foule de questions qui l’assaillent de plus en plus. Des problèmes de l’insécurité encore tenace aux couacs connus par la CEMI lors du recensement électoral, les populations demeurent inquiètes face aux incertitudes qui pèsent sur les élections de 2005. Mas au-delà de tout ce lot de doute, c’est le silence d’un Bozizé à jamais énigmatique face aux nombreuses et épineuses sollicitations de l’heure qui irrite ou déconcerte plus d’un.

Certes depuis les premières heures de la Transition jusqu’à maintenant, le Centrafricain aura constaté que la sécurité reste la question des questions. Tant les évènements douloureux que le pays vient de connaître dans sa partie nord ainsi que les cas de violence qui envahit de plus en plus la capitale attestent clairement e la persistance de l’insécurité malgré les efforts remarquables de l’Etat transitoire.

Mais quand bien même les confrontations entre un détachement des FACA et une partie des bandes armées qui sévissent dans le nord de la RCA ait été passé sous silence par les autorités centrafricaines et les médias officiels, il importe de penser que ces heurts démontrent assurément l’existence d’un profond malaise dans le pays. Car nous n’avons pas manque de souligner les possibles intrigues politico-militaires que peuvent masquer ces violences macabres.

Qui serait derrière ces soi-disant bandes armées qui viennent de révéler aux yeux du monde qu’elles sont plutôt des forces organisées bien équipées et orientées vers des desseins qui dépassent le simple cadre de pillage ? La question reste posée. Mais nombreux sont ceux qui se fondent sur l’hypothèse d’une autre guerre civile qui se profilerait à l’horizon sous l’instigation des anciens maîtres déchus à Bangui.

Gonflés par d’immenses moyens dont ils disposent désormais, Patassé, Demafouth, Sani Yalo et le reste se lanceraient-ils désormais à l’assaut du pouvoir installé depuis lors à Bangui ?

D’ailleurs la capitale est en proie à des folles rumeurs d’un quasi encerclement par des forces mercenaires à la solde des anciens dignitaires centrafricains chassés dès le 15 mars 2003. Mais la RCA replongerait-elle dans une fournaise ? La communauté internationale acceptera-t-elle que le feu s’allume encore dans cette région si sensible de l’Afrique ?

L’hypothèse d’une pression militaire est plausible. La nature même du pouvoir installé à Bangui depuis plus d’un an, ses origines, la mauvaise gestion de la Transition et du « contentieux ZAKAWA » etc... peuvent constituer les ingrédients d’un cycle infernal de violence qui pèserait sur l’avenir proche du Centrafrique.

Cependant, comme nous l’aurons déjà souligné à maintes reprises, le Général Bozizé semble vouloir échapper aux contraintes d’un plan arrêté bien avant le putsch du 15 mars 2003 par les différents acteurs politico-militaires.

Certains ne lui pardonneraient pas la trahison des engagements pris solennellement et qui constituaient une bonne partie des conditions de l’avènement de son pouvoir. Pour beaucoup de ces acteurs, Bozizé aurait franchi, pour des raisons qui semblent encore opaques, le Rubicon. Ils ne l’auront pas digéré à voir le efforts déployés par les uns et les autres afin de fléchir ses nouvelles ambitions politiques. Ces ambitions politiques qui semblent arranger quelques clans : celui des parents, des compagnons d’aventure et surtout celui des prédateurs très compromis dans des sales affaires depuis le régime de Patassé et qui craignent d’avoir maille à partir avec la justice de leur pays.

Lorsqu’on observe toute la constellation des agitateurs en faveur de la candidature du général président on peut s’apercevoir de l’existence d’une bonne brochette de ces « pommés » qui tiennent en Boz leur « parapluie ». Ce dernier risque d’être leur otage.

Toutefois, la teneur du communiqué de la présidence, le samedi dernier, apparaît tel un réflexe face à toutes ces facéties. Boz est peut-être face à lui-même. Après son étincelante interview à Jeune Afrique l’Intelligent, l’homme s’est tassé pour méditer, loin peut-être de tous les tintamarres. La pression a certainement atteint des hauteurs inégalées. Faudrait-il d’ici là s’ouvrir et se prononcer sur la question du jour : candidat ou non ?

Le silence, c’est vrai est une force. Mais il est tout à fait normal qu’il y ait des limites à cela. Le temps est peut-être venu pour le Président de la République de se prononcer sur la question.

Entretenir éternellement un silence dans ce contexte social très fragilisé serait extrêmement dangereux et peu responsable. Le moment est venu de dépasser les laconismes.

LHRD

Deux soldats centrafricains tués dans une embuscade dans le nord du pays

BANGUI, 8 nov (AFP) - 13h34 - Deux soldats centrafricains ont été tués il y a une semaine dans des circonstances non élucidées lors d'une embuscade dans la région de l'Ouham-péndé, dans le nord-ouest du pays, a-t-on appris lundi auprès du chef d'état-major de l'armée de la République centrafricaine.

Ces deux hommes, un capitaine et un caporal du bataillon d'infanterie territoriale (Bit), ont été tués "dans des conditions qui restent encore à élucider", a déclaré à l'AFP le général Antoine Gambi.

Une mission d'enquête a été dépêchée dans la région afin de déterminer les circonstances précises de l'accrochage pendant lequel les deux hommes du Bit ont trouvé la mort, a encore indiqué le général Gambi.

La semaine dernière, la presse indépendante de Bangui a fait état à plusieurs reprises d'accrochages entre l'armée et des "éléments incontrôlés". Le quotidien Le Démocrate a même ouvertement parlé de "rébellion" dans le nord-ouest, faisant état de morts et de blessés "par dizaines".

"Il est encore trop tôt de parler de quoi que ce soit, comme nous le lisons dans la presse privée", a réagi le général Antoine Gambi. "S'agit-il de coupeurs de route ou d'autres éléments incontrôlés ? Seul le rapport de la mission opérationnelle nous dira ce qui s'est passé réellement", a conclu le chef d'état-major centrafricain.

Dans un communiqué, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ancien président Ange-Félix Patassé, renversé par le coup d'Etat du général François Bozizé en mars 2003, a démenti "toute responsabilitédans cette situation", arguant de son "attachement à la démocratie".

POUR ALLER PLUS LOIN : FODEM DOSSIER, Année 2004 - INSECURITE
L'insécurité en Centrafrique par Qui, pour Quoi ?