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Centrafrique: les assaillants
de Birao seraient tchadiens (témoins)
BANGUI, 22 nov (AFP) - 15h22 - Les assaillants qui ont
attaqué dans la nuit de vendredi à samedi la ville centrafricaine de
Birao, à la frontière soudanaise, seraient des Tchadiens et non pas
des Soudanais, a-t-on appris lundi auprès du collectif des
ressortissants de la ville de Birao.
Selon des témoins de l'assaut contactés depuis Bangui
par le collectif, ces assaillants avaient le teint clair et
s'exprimaient en arabe, en français et en anglais. Ils feraient partie
d'un mouvement d'opposants au président tchadien Idriss Deby qui n'a
pas été identifié, a-t-on précisé de mêmes sources.
Dimanche, des témoins joints à Birao par les membres
du même collectif et une source militaire centrafricaine les avaient
plutôt identifiés comme des éléments de l'Armée populaire de libération
du Soudan (SPLA) ayant traversé la frontière centrafricano-soudanaise
pour se ravitailler.
Selon le collectif, le bilan de cette attaque s'est
encore alourdi lundi pour passer de 16 à 21 victimes, dont 16 parmi les
assaillants, un soldat centrafricain, le garde du corps du préfet de
Birao, et 4 morts civils recensés à Birao et dans ses environs.
Aucun autre bilan n'a été rendu public par le
gouvernement centrafricain.
Le seul communiqué des autorités de Bangui, lu
dimanche sur les ondes de la radio nationale, avait annoncé que Birao
avait été attaquée "par une vingtaine d'assaillants non encore
identifiés", faisant quelques blessés et de nombreux dégâts matériels.
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Seize morts dans
l'attaque de la ville centrafricaine de Birao
BANGUI, 21 nov (AFP) - 20h38 - La ville
centrafricaine de Birao a été attaquée vendredi "par des
individus armés venus du Soudan" voisin faisant 16 morts, a indiqué
dimanche à l'AFP un membre du collectif des ressortissants de Birao
sous couvert de l'anonymat.
"L'attaque a eu lieu dans la nuit de
vendredi à samedi et elle a été menée par des individus armés venus
du Soudan. Toutefois, les éléments de l'armée centrafricaine basés
dans la région ont riposté à l'attaque, tuant 15 assaillants",
selon cette association des ressortissants de Birao vivant à Bangui.
Ce collectif a confirmé la mort d'un
militaire côté centrafricain, qui avait été annoncée en milieu de
journée dans un message radiodiffusé par la famille.
La radio nationale, citant un communiqué
du gouvernement, a également précisé qu'"une vingtaine
d'assaillants, non encore identifiés" avait attaqué cette ville
située à une centaine de kilomètres de la frontière soudanaise,
faisant quelques blessés et de nombreux dégâts matériels.
"Pour le moment, le calme est revenu
à Birao. Une enquête a été diligentée pour identifier les
responsables de cet acte odieux, visant vraisemblablement à perturber
le processus de retour à la vie constitutionnelle normale", a
poursuivi la radio sans préciser le nombre de blessés.
Des témoins contactés par des membres
du collectif des ressortissants de Birao ont déclaré, comme l'avait
affirmé précédemment une source militaire centrafricaine, que
"les assaillants seraient des hommes de la SPLA" (Armée
populaire de libération du Soudan).
Selon eux, "ils sont entrés dans le
ville en tirant des coups de feu en l'air pour faire fuir la population
et ils tentaient de s'approvisionner en vivres et en carburant".
Une source proche du Bureau de
l'organisation des Nations-Unies en Centrafrique (Bonuca) a cependant démenti
qu'un de leurs avions ait été confisqué par les assaillants
"pour ramener leurs blessés", comme l'avait affirmé ce
militaire centrafricain sous couvert de l'anonymat.
"Des fonctionnaires onusiens, précisément
des consultants de la FAO, se trouvaient dans la région lors de
l'attaque, mais ils ont regagné Bangui sains et saufs et (...) leur
avion n'a pas été subtilisé par les assaillants", a-t-elle précisé.
Cette attaque survient quelques semaines
après la mort de deux soldats centrafricains tués dans une embuscade
dans le nord-ouest de ce pays enclavé d'Afrique centrale.
Des élections présidentielle et législatives
doivent se tenir début 2005 dans le pays.
Attaque de la
ville centrafricaine de Birao, frontalière du Soudan
BANGUI, 21 nov (AFP) - 13h26 - La ville
centrafricaine de Birao, frontalière du Soudan, a été attaquée
vendredi "par une vingtaine d'assaillants, non encore identifiés",
faisant quelques blessés et de nombreux dégâts matériels, a annoncé
dimanche la radio nationale citant un communiqué du gouvernement.
Un militaire aurait également été tué
lors de cette attaque, selon un communiqué de la famille lui aussi
diffusé par la radio nationale.
"Les éléments des forces de défense
présents sur place sont intervenus pour rétablir l'ordre et la sécurité
dans la ville et ont mis en déroute les assaillants", a indiqué
radio Centrafrique, lisant le texte du gouvernement.
"Pour le moment le calme est revenu
à Birao. Une enquête a été diligentée pour identifier les
responsables de cet acte odieux, visant vraisemblablement à perturber
le processus de retour à la vie constitutionnelle normale", a
poursuivi la radio sans préciser le nombre de blessés.
Selon une source militaire centrafricaine
à Bangui, "il s'agirait des hommes de la SPLA (Armée populaire de
libération du Soudan) de John Garang, venus se ravitailler en carburant
à Birao".
"Ceux-ci auraient fait prisonniers,
puis libéré, deux fonctionnaires onusiens à qui ils ont subtilisé un
avion pour ramener leurs blessés", a-t-il ajouté.
Cette attaque survient quelques semaines
après la mort de deux soldats centrafricains tués dans une embuscade
dans le nord-ouest de ce pays enclavé d'Afrique centrale.
Des élections présidentielle et législatives
doivent se tenir début 2005 dans le pays.
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15/11/2004 -
INSÉCURITÉ
- Il semblerait qu'une attaque à Sido ait fait 7 morts et de nombreux blessés chez les FACA qui seraient actuellement à l'hôpital communautaire.
Une
organisation inconnue revendique la mort de
deux soldats centrafricains
BANGUI, 15 nov (AFP) -
18h04 - Une organisation jusque-là
inconnue a revendiqué l'embuscade au cours de laquelle deux soldats de l'armée
centrafricaine ont été tués début novembre dans des circonstances mystérieuses
dans le nord du pays, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Dans un communiqué daté 3 novembre parvenu lundi à l'AFP, ce mouvement
baptisé "Les Patriotes renouveau ex-libérateurs" (PRL), a affirmé
être l'auteur de "l'attaque survenue le 1er novembre dernier 2004 à
Bocaranga", à plus de 500 km au nord-ouest du pays, près des frontières
du Cameroun et du Tchad.
Sans donner plus de précisions sur les motivations de cette attaque, le
texte, signé d'un "porte-parole de l'état-major général des PRL",
déplore "le manque d'autorité du chef de l'Etat actuel", ainsi que
la recrudescence de l'insécurité soutenue et entretenue par des intouchables
du pouvoir".
L'organisation "met en garde l'opinion nationale et internationale
contre ce qui adviendra dans les prochains jours", conclut le texte.
Interrogé par l'AFP, un haut responsable de l'Etat ayant requis l'anonymat
a confirmé que cette organisation était totalement inconnue mais a accusé
l'ancien président Ange-Félix Patassé, renversé en mars 2003 par l'actuel
chef de l'Etat François Bozizé, d'être "derrière ces agitations".
La presse indépendante de Bangui a récemment fait état d'accrochages
entre l'armée et des "éléments incontrôlés" dans cette partie du
pays, évoquant ouvertement une "rébellion".
Dans un communiqué, le Mouvement de libération du peuple centrafricain
(MLPC) de l'ex-président Patassé a démenti la semaine dernière "toute
responsabilité (...) dans cette situation".
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COMMUNIQUE
DE PRESSE DE L'ÉTAT MAJOR D'UN MYSTÉRIEUX MOUVEMENT DÉNOMMÉ P.R.L.
CENTRAFRIQUE-PRESSE
- la Rédaction | 13.11.2004
Un communiqué de presse émanant de
l'Etat Major d'un mystérieux mouvement dit des « Patriotes Renouveau
Ex Libérateurs » P.R.L en abrégé, organisation jusqu'ici inconnue,
est parvenu à notre rédaction. Celui-ci met en garde l'opinion
nationale et internationale contre ce qui pourrait advenir dans les
prochains jours et revendique une attaque qui aurait eu lieu à
Bocaranga, une des trois sous-préfectures de l'Ouham-Pendé située
dans le Nord Ouest du pays le 1er novembre dernier, rejette le
principe même des élections en préparation en RCA en les qualifiant
de « mascarade » et « d'élections truquées d'avance » et lance
un ultimatum en exigeant le « départ immédiat des forces
d'occupation dans un délai de 25 jours à compter du 3 novembre 2004.
».
Pour une meilleure lecture de nos
cybernautes, nous publions ici la retranscription du document dont le
fac simile que nous avons reçu n'est pas bien lisible. Il est daté
du 3 novembre dernier à Bouar autre ville du Nord Ouest, chef lieu de
la préfecture de la Nana-Mambéré.
REPUBLIQUE
CENTRAFRICAINE
Etat
Major Général des Patriotes Renouveau
Ex
Libérateur
COMUNIQUE DE
PRESSE
Avec
l'avènement du régime du 15 Mars 2003, qu'a connu le Centrafrique,
et toutes les tragédies successives que le peuple Centrafricain dans
son ensemble a dû endurer, avait évanoui son espoir de voir un
changement dans sa vie quotidienne. Force est de constater le manque
d'autorité du Chef de l'Etat actuel, dirigé de l'extérieur par
celui qui l'a imposé aux peuples Centrafricain.
Nous
assistons à la recrudescence de l'insécurité soutenu et entretenu
par des intouchables du pouvoir.
Ces
gens sans foi ni loi qui dilapident nos ressources et nous affament.
Nous,
Patriotes Renouveau (Ex Libérateurs) avons décidé de ce qui suit :
-
Soutenons l'effort inlassable que l'assemblée nationale transitoire déploie
pour gérer la situation politique actuelle.
-
Rejetons cette élection qui d'avance est truquée par les hommes qui
soutiennent le régime en place contre les Centrafricains de l'intérieur
comme de l'extérieur .
-
Demandons aux représentants du peuple centrafricain de prendre les
mesures qui s'imposent afin d'arrêter cette mascarade orchestrée par
la politique impérialiste et hégémonique que nous impose notre
voisin.
-
Nous voulons une élection libre et transparente où tous les acteurs
politiques de l'intérieur et de l'extérieur pourront se présenter
sans contrainte. Car c'est au peuple de faire son choix.
-
Mettons l'opinion national et international en garde de ce qui
adviendra dans les prochains jours.
-
A compter de ce jour 28 octobre 2004, l'Ex Etat Major des Patriotes
est dissous.
-
Il est mis en place une nouvelle Etat major dénommée Etat Major Général
des Patriotes Renouveau (Ex Libérateurs) En abrégé P.R.L
Nous
revendiquons l'attaque survenu le 1er Novembre 2004 à
Bokaranga, exigeons le départ immédiat des forces d'occupation dans
un délai de 25 jours à compter de la date de signature.
Faute
de quoi nous marcherons sur Bangui.
Vive
le peuple centrafricain !
Pour
que vive la Centrafrique !
Fait à Bouar le 03
Novembre 2004
P.O
Chef d'Etat Major Général
Les
Patriotes Renouveau
Ex
Libérateurs
Le
Porte Parole
NGUELE
JEAN BAPTISTE
POUR ALLER PLUS LOIN :
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LE
CITOYEN N°2026 DU 2/11/04 :
BRUITS DE BOTTES AU NORD-OUEST DE LA RCA
RFI
12 mai 2004
JOURNAL AFRIQUE
Les ex-libérateurs tchadiens
se disent inquiets, plusieurs centaines d'entre eux avaient quitté Bangui
pour rentrer au Tchad à la suite des évènements sanglants du 17 avril
dans la capitale centrafricaine.
Aujourd'hui leur porte-parole parle d'exactions contre ceux des leurs
restés à Bangui.
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AFFRONTEMENTS
SANGLANTS ENTRE L'ARMÉE ET DES REBELLES "NON IDENTIFIES" A
PAOUA ET BOZOUM
Pas
de moins de 21 corps de militaires des FACA ont été vu à la morgue de
l'hôpital de Bangui.
Selon
les journaux à Bangui datés du 2 novembre 2004, (Hirondelle et
démocrate), le nombre de militaires décédés oscillerait entre 21 et
26, tandis que personnes ne connaît le nombre de blessés au sein des
FACA. Côté rébellion, aucun bilan, ni aucune information n'a été
donné jusqu'à ce jour par les autorités.
A Bangui, les rumeurs commencent à s'emparer de la ville. On accuserait
les éléments de Abakar
SABONE qui
auraient été rejoint par des éléments de DEMAFOUTH, PATASSE et
consorts. On signale la présence également d'une quinzaine de
mercenaires "blancs" qui auraient été capturés par les forces
armées tchadiennes qui auraient prêté main-forte aux FACA pour
rétablir la sécurité dans la zone. Dans la capitale, on remarque la
présence plus soutenu des forces de la CEMAC qui circule de manière plus
visible et patrouille en armes, ce qui n'est pas pour rassurer la
population qui craint déjà une éventuelle aggravation de la situation.
Il faut signaler, que contrairement à ce qu'affirme
François BOZIZE dans son interview publié dans le Jeune Afrique
l'Intelligent n°2286, les libérateurs (d'origines
tchadienne pour Bozizé) affirment ne pas avoir été payé et on
déjà dit qu'il considéraient que BOZIZE ne peut pas être candidat.
Pour sa part, le Conseil National de Transition avait
demandé lors des évènementsdu 17 avril 2004 à ce que la question de
l'indemnisation des libérateurs soit réglée par la nation, estimant
dangereux de laisser BOZIZE seul gérer ce problème qui risque à tout
moment d'embraser le pays et de ruiner les efforts du peuple Centrafricain
pour le retour d'un ordre constitutionnel normal à l'issue de la
transition.
FODEM - Bangui,
3 novembre 2004
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LU POUR VOUS DANS LE CITOYEN
Voir aussi :

FODEM BANGUI
20 SEPTEMBRE 2004
COMMUNIQUE
Relatif
au rappel à l’ordre du Président BOZIZE aux Forces de Défense et de
Sécurité
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LES
EX-LIBÉRATEURS DE L'ETHNIE DU PRÉSIDENT
BOZIZE CONTRE LE RETOUR DE LA DÉMOCRATIE
Depuis
plusieurs semaines, nous avons constaté une reprise générale de l’insécurité dans l'arrière pays (notamment
dans le nord et le nord-ouest ou des zones sont considérées comme zones de non droit ou
l'État centrafricain ne peut s'aventurer sans risquer la vie de ses
éléments). Cette insécurité affecte même
la ville de Bangui aujourd'hui.
Les ex-libérateurs de l’ethnie du général BOZIZE
ont entamé une campagne de menaces et d'intimidations à l'égard de ceux
qui souhaitent le retour de la démocratie en janvier 2005. Le journal LE CITOYEN du 26 octobre 2004 cite les propos d’un libérateur : « en
cas de non candidature du Général François BOZIZE ou de défaite
cuisante aux élections, nous reprendrons le maquis dans nos cachettes
initiales ».
Ces propos visent clairement à conforter le HOLD-UP
ÉLECTORAL planifié de longue date par le Président de transition,
le Général François BOZIZE. Dans ces conditions, les observateurs se
demandent comment parvenir à préserver la paix et à ramener la
prospérité pour tous les centrafricains à l'issue des élections de
Janvier 2005 qui doivent normalement permettre le retour à un ordre
constitutionnel normal.
FODEM - Bangui, 27 Octobre 2004
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FODEM BANGUI
COMMUNIQUE
DU 20 SEPTEMBRE 2004
Relatif
au rappel à l’ordre du Président BOZIZE aux Forces de Défense et de
Sécurité
FODEM DOSSIER, Année 2004 - INSECURITE
L'insécurité
en Centrafrique par Qui, pour Quoi ?
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