Les agents du secteur public à nouveau en grève pendant huit jours
AFP BANGUI, 15 déc 2004
Grève des étudiants de l'université de Bangui pour le paiement des bourses
AFP BANGUI, 24 nov 2004
Début de la grève "le gouvernement fait la sourde oreille"
AFP BANGUI, 23 nov 2004
Les fonctionnaires centrafricains à nouveau en grève à partir de mardi
AFP BANGUI, 22 nov 2004
LES ÉTUDIANTS DE BANGUI DE NOUVEAU EN GRÈVE
  L’HIRONDELLE N° 977 - 978
Fin de la grève des fonctionnaires centrafricains
AFP BANGUI, 18 nov 2004
Début d'une grève d'avertissement des fonctionnaires centrafricains
AFP BANGUI, 16 nov 2004
LE PRÉAVIS DE GRÈVE GÉNÉRALE ENVOYÉ PAR LES SYNDICATS
FODEM - 12 novembre 2004
Grève: le gouvernement centrafricain négocie avec les fonctionnaires
AFP BANGUI, 12 nov 2004
DES FONCTIONNAIRES NON PAYÉS SE METTENT EN GRÈVE
FODEM - 07 novembre 2004

Les agents du secteur public à nouveau en grève pendant huit jours

Commentaire : selon diverses sources, les fonctionnaires estiment que puisque Patassé, Bozizé et Kolingba veulent être candidats, ils n'ont qu'à commencer par s'acquitter des arriérés de salaires que chacun d'entre eux a accumulé lors de sa Présidence.

BANGUI, 15 déc (AFP) - 9h33 - Les fonctionnaires centrafricains ont entamé mercredi, à l'appel de leurs cinq confédérations syndicales, une nouvelle grève de huit jours pour exiger du gouvernement le paiement des arriérés de salaires, bourses et autres pensions, a-t-on appris auprès des syndicats.

Malgré l'échec de précédents arrêts de travail menés pour les mêmes revendications, les cinq centrales syndicales ont décidé de lancer une nouvelle grève face au "refus du gouvernement de donner une suite favorable à leurs légitimes revendications", ont-elle justifié dans un courrier adressé au ministre de la Fonction publique, Jacques Boti.

Dans une autre correspondance, ces organisations ont demandé au représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en Centrafrique, le général Lamine Cissé, de "solliciter la réactivation du Comité de suivi et d'arbitrage (CSA)", dont il est membre de droit, "en vue de rechercher ensemble une solution conséquente" aux exigences des agents du secteur public.

Depuis le mois d'octobre, les fonctionnaires centrafricains ont multiplié les arrêts de travail, jusque-là très diversement suivis, pour obtenir le paiement de cinq mois d'arriérés de traitements, bourses et pensions.

Confronté à une très grave crise financière, l'Etat centrafricain leur a opposé qu'il ne disposait pas des sommes nécessaires pour satisfaire leurs revendications, évaluées à 21 milliards de francs CFA (32 millions d'euros).

L'Union syndicale des travailleurs centrafricains (USTC), principal syndicat du pays, ne s'est jusque-là pas associée à ces mots d'ordre de grève.

Grève des étudiants de l'université de Bangui pour le paiement des bourses

BANGUI, 24 nov (AFP) - 18h18 - Les étudiants de l'université de Bangui ont entamé mercredi une grève illimitée pour obtenir du gouvernement le paiement de deux à trois mois d'arriérés de bourses, a annoncé le président de l'Association nationale des étudiants centrafricains (Aneca) Daniel Nzéwé.

"Les étudiants n'ont pas d'autre solution que de se mettre en grève illimitée", a justifié à l'AFP M. Nzéwé. "Depuis la semaine dernière, des promesses fallacieuses nous sont faites par le gouvernement quant au paiement de deux à trois mois de bourse. Mais rien n'a été fait", a-t-il déploré.

Le mouvement lancé par les étudiants rejoint celui des fonctionnaires qui, à l'appel des cinq confédérations syndicales du secteur public, ont entamé mardi un arrêt de travail de huit jours, jusque là peu suivi, pour obtenir eux aussi le paiement d'arriérés de traitement.

Au mois d'août dernier, les étudiants de l'université de Bangui avaient déjà, pour les mêmes revendications, observé une semaine de grève à l'issue de laquelle ils n'avaient arraché le paiement que d'un mois de bourses.

Confronté à deux mois du premier tour des élections présidentielle et législatives à une très grave crise financière, le gouvernement centrafricain a déjà fait savoir qu'il était incapable de payer les 21 milliards de francs CFA (32 millions d'euros) d'arriérés de traitements, bourses et pensions dus à ses quelque 24.000 fonctionnaires.

Début de la grève des fonctionnaires centrafricains

BANGUI, 23 nov (AFP) - 19h20 - Les fonctionnaires centrafricains ont entamé mardi une grève de huit jours pour obtenir le paiement des arriérés de salaires, bourses et pensions, qui a été diversement suivie à Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP.

La mobilisation escomptée par les cinq confédérations syndicales centrafricaines était faible dans les hôpitaux et les services administratifs. Seuls les enseignants de quelques établissements publics ont répondu au mot d'ordre de grève.

"Le gouvernement s'est rendu compte que le mouvement n'est pas suivi à cent pour cent par tous les travailleurs et il fait la sourde oreille", a estimé un enseignant, après la grève d'avertissement de trois jours la semaine dernière qui a été également peu suivie.

Le gouvernement centrafricain, confronté à une très grave crise financière, avait répété à cette occasion qu'il était incapable de payer les 21 milliards de francs CFA (32 millions d'euros) d'arriérés exigés par ses 24.000 fonctionnaires à quelques mois des élections présidentielle et législatives.

Les fonctionnaires centrafricains à nouveau en grève à partir de mardi

BANGUI, 22 nov (AFP) - 18h27 - Les cinq confédérations syndicales du secteur public centrafricain ont appelé les fonctionnaires du pays à une nouvelle grève de huit jours à compter de mardi afin d'obtenir le paiement des arriérés de salaires, bourses et pensions, a-t-on appris lundi de source syndicale.

Les syndicats ont déposé leur mot d'ordre de grève lundi, après l'échec d'une grève d'avertissement de trois jours observée la semaine dernière qui n'a pas permis de faire aboutir leurs revendications.

Réunies samedi à la bourse du travail de Bangui, les organisations syndicales ont proposé à leurs adhérents d'observer une trève sociale jusqu'au 5 décembre prochain, date du référendum constitutionnel. Mais les militants ont rejeté cette proposition et préféré lancer une nouvelle grève.

"La reconduction de la grève a été décidée par la base", a commenté à l'AFP le président de la coordination des centrales syndicales, Jean-Marie Agoutoco. "La grève va donc démarrer le 23 et s'achever le 30 novembre", a-t-il ajouté.

Lors du mouvement de la semaine dernière, le gouvernement centrafricain, confronté à une très grave crise financière, avait répété qu'il était incapable de payer les 21 milliards de francs CFA (32 millions d'euros) d'arriérés exigés par ses 24.000 fonctionnaires.

Fin de la grève des fonctionnaires centrafricains

BANGUI, 18 nov (AFP) - 20h02 - Les fonctionnaires centrafricains ont mis fin jeudi à leur grève d'avertissement de trois jours sans avoir obtenu le paiement de leurs arriérés de salaires, bourses et pensions qu'ils réclamaient, a-t-on appris de sources syndicales.

Diversement suivie dans les différents services du secteur public, cette grève a été lancée mardi par les cinq confédérations syndicales, qui avaient déposé un préavis de grève le 8 novembre pour réclamer dans un délai de huit jours ces arriérés, qui s'élèvent à environ 21 milliards de francs CFAmillions d'euros).

Confronté à une grave crise financière, le gouvernement avait cependant indiqué lors de négociations la semaine dernière être dans l'incapacité de mobiliser une telle somme pour payer les cinq mois de salaires aux fonctionnaires et de bourses aux étudiants, ainsi que les cinq trimestres de pensions aux retraités, qui totalisent jusqu'à 13 trimestres d'arriérés.

A quelques mois des élections présidentielle et législatives début 2005, cette grève d'avertissement pourrait être suivie, selon la legislation centrafricaine, d'une grève de huit jours renouvelable ou illimitée.

Début d'une grève d'avertissement des fonctionnaires centrafricains

BANGUI, 16 nov (AFP) - 14h28 - Les fonctionnaires centrafricains ont débuté mardi une grève d'avertissement de trois jours à l'appel de cinq confédérations syndicales pour exiger le paiement de leurs arriérés de salaires, bourses et pensions, a constaté un journaliste de l'AFP à Bangui.

Cette grève a cependant été peu suivie dans la plupart des établissements scolaires, des hôpitaux et autres services de l'Etat qui ont ouvert leurs portes mardi.

Les cinq confédérations sur les six que compte ce pays d'Afrique centrale avaient déposé un préavis de grève le 8 novembre pour réclamer dans un délai de huit jours ces arriérés, qui s'élèvent à environ 21 milliards de francs CFA (32 millions d'euros).

Confronté à une grave crise financière, le gouvernement avait cependant indiqué lors de négociations la semaine dernière être dans l'incapacité de mobiliser une telle somme pour payer les cinq mois de salaires aux fonctionnaires et de bourses aux étudiants, ainsi que les cinq trimestres de pensions aux retraités, qui totalisent jusqu'à 13 trimestres d'arriérés.

Coordination Nationale des Centrales Syndicales
SNTC-CSTC-CCTC-UGTC-OSLP

A
Son Excellence, Monsieur le Ministre de la Fonction Publique,
du Travail, de la Sécurité Sociale et de l'Insertion Professionnelle.
BANGUI

Objet : Préavis de Grève.

Excellence,

Le sursaut patriotique du 15 mars 2003 a été un moment de soulagement pour le Peuple Centrafricain en général et les travailleurs en particulier.

C'est ainsi que les travailleurs unis au sein de la Coordination Nationale des Centrales Syndicales (CNCS) avaient soutenu l'action du Gouvernement de Transition.

Au fil du temps, la Coordination Nationale des Centrales Syndicales (CNCS) a constaté avec amertume que les promesses faites par le Gouvernement de Transition, à savoir
le paiement des salaires, bourses et pensions à terme échu,
la recherche des solutions définitives à l'épineux problème des arriérés de salaires, pour ne citer que ces deux (2) points, n'ont pu être honorées et les travailleurs se retrouvent avec de nouveaux arriérés de salaires, bourses et pensions.
Ne pouvant indéfiniment supporter les moments difficiles occasionnés par l'accumulation de plusieurs mois d'arriérés de salaires, les Travailleuses et Travailleurs réunis en Assemblée Générale ce jour samedi 06 novembre 2004, réclament au gouvernement le payement de :
Cinq (5) mois de salaires aux fonctionnaires et agents de l'Etat ;
Cinq (5) mois de bourses aux étudiants ;
Cinq (5) trimestres de pensions aux retraités.

Passé un délai de huit (8) jours à compter du 08 novembre 2004, les Travailleurs se verront dans l'obligation d'observer une grève d'avertissement de trois (3) jours francs, à compter du mardi 16 au jeudi 18 novembre 2004. Si, entre temps, aucune solution acceptable n'est donnée à leurs préoccupations légitimes.

Fait à Bangui le 08 novembre 2004

Ont signé :

Pour la CNT Pour la CSTC Pour la CCTC

J.R. SANDOS-OUALANGA S. KPOKOLO L.S. NGOH

Pour l'UGTC Pour l'OSLP

J.M. AGOUTOCO G. NGOUANDJI-TANGA

VOIR AUSSI :

Grève: le gouvernement centrafricain négocie avec les fonctionnaires

BANGUI, 12 nov (AFP) - 13h01 - Le gouvernement centrafricain a ouvert jeudi à Bangui des négociations avec cinq confédérations syndicales qui exigent le paiement des salaires des fonctionnaires, des bourses et des pensions, a annoncé vendredi la radio nationale.

Elles ont déposé un préavis de grève le 8 novembre pour réclamer dans un délai de huit jours ces arriérés qui s'élèvent à environ 21 milliards de francs CFA (32 millions d'euros).

Confronté à une grave crise financière, le gouvernement a cependant indiqué lors de ces négociations être dans l'incapacité de mobiliser une telle somme pour payer les cinq mois de salaires aux fonctionnaires et de bourses aux étudiants, ainsi que les cinq trimestres de pensions aux retraités, qui totalisent jusqu'à 13 trimestres d'arriérés.

Le ministre de la Fonction publique, Jacques Boti, et le ministre délégué aux Finances, le colonel Mohamed Marboua, ont également "reconnu la légitimité des revendications de leurs partenaires sociaux, lesquelles constituent les principales préoccupations du gouvernement qui y consacre 85% des recettes tant intérieures qu'extérieures".

Après le coup d'Etat du général François Bozizé le 15 mars 2OO3, les nouvelles autorités avaient promis de verser les salaires à échéance, mais les difficultés de trésorerie avaient à nouveau engendré le cumul d'arriérés quatre mois plus tard.

A quelques mois des élections présidentielle et législatives début 2005, le gouvernement de transition s'est engagé la semaine dernière à payer un mois de salaire à ses 24.000 fonctionnaires, qui entrent régulièrement en grève pour manifester leur mécontentement.

DES FONCTIONNAIRES NON PAYÉS SE METTENT EN GRÈVE
FODEM - 07 novembre 2004
Témoignage d'une combattante sur le terrain : "La fonction publique a décidé de se mettre en grève dès ce samedi, sans tenir compte des recommandations des syndicats qu’ils jugent achetés à la cause de Bozizé. Ceci après avoir attendu vainement le salaire devant le Trésor Public. Cette semaine, à mon avis, ça risque de chauffer s’il n’y a pas de salaires. Les gens n’en peuvent vraiment plus et voient d’un mauvais œil cette débauche de fric pour sa candidature."

FODEM - Bangui, 27 octobre 2004
CLIMAT DE FIN DE RÈGNE SUR FOND DE SCANDALES FINANCIERS

AFP BANGUI, le 6-7 octobre 2004.
Fin de la grève des magistrats centrafricains
Le gouvernement centrafricain demande aux magistrats de reprendre le travail
Grève des magistrats centrafricains pour une hausse de leurs salaires
APRÈS CELLE DES AVOCATS, GRÈVE ILLIMITÉE DES MAGISTRATS (C.A.P)

L’ABATTEMENT DE SALAIRE N’A GENERE QUE 93.443.708 F CFA A L’ETAT
Source ICICEMAC
AFP BANGUI, le 2 mai 2004.
RCA: Promulgation du budget 2004, baisse de salaires de certains fonctionnaires
BANGUI, 2 mai (AFP) - 19h36 - Le président centrafricain François Bozizé a promulgué le budget 2004 de l'Etat centrafricain, en déficit de quelque 25 milliards de francs CFA (38 millions d'euros), a annoncé dimanche le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement à la radio nationale.
AFP BANGUI, le 24 avril 2004.
Le Parlement centrafricain de transition contre la baisse des salaires
BANGUI, 24 avr (AFP) - 21h12 - Le Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition) centrafricain a rejeté samedi la réduction de salaires proposée par le gouvernement et acceptée par les syndicats d'enseignants, a annoncé la radio nationale.

AFP BANGUI, le 11 avril 2004.
Accord signé entre gouvernement centrafricain et syndicats d'enseignants
AFP BANGUI, le 31 mars 2004.
Création d'un Comité de contrôle physique des fonctionnaires centrafricains
AFP BANGUI, le 23 février 2004.
RCA: Le FODEM dénonce la baisse des salaires des fonctionnaires

BAISSE DES SALAIRES ET CONSTITUTION : LE GOUVERNEMENT TENTE DE PASSER EN FORCE  MALGRE LES RECOMMANDATIONS DU DIALOGUE NATIONAL ET LES AVIS DE CNT
Le saviez-vous : le gouvernement souhaite effectuer la baisse des salaires malgré le refus du CNT. De plus, le projet de constitution présenté au CNT est en contradiction notoire avec les recommandations du dialogue national.
A suivre dans nos prochains développement car les débats sont en cours.