Les Centrafricains inquiets pour l'avenir !

La revue, 9-10 novembre 2004

L’HIRONDELLE N° 973 & 974
Éditorial : Regain d’insécurité : l’État se cabre.
L’option finale de Jean-Jacques Demafouth - Juarez
121 élèves gendarmes, des rebelles en gestation – Lionel Bimazi

LE CITOYEN N° 2032 & 2034
A qui profitent les accrochages au Nord de la R.C.A. ?
Transfert des nouvelles pensionnaires de la maison d’Arrêt de Bimbo : une cérémonie émouvante présidée par Mme Monique Bozizé.
BOZOUM - Le jeune soldat Olivier Ngoami abattu froidement par des coupeurs de route. – César Essango

LE DÉMOCRATE N° 873 & 874
CENTRAFRIQUE : La France et l'Onu vont-elles remettre les pendules à l'heure comme en Côte d'Ivoire ?
Le G7 explose à nouveau
Que peut-on faire pour sauver le Centrafrique des griffes des chefs de guerre ?
L'armée endeuillée. L'Etat Major des FACA dément l'existence d'un groupe armé dans le Nord Ouest.

La prison dorée de l'ex lieutenant Célestin DOGO

Tension sociale et bruits de bottes –  Pour quelles élections transparentes ?
Opposition : les petits pas d’une histoire de retrait de candidature. Info ou Intox ?

Quartier Kpéténé V : le commissaire de l’OCRB de Lando a faillé être assassiné par des bandits armés.

Vers un second report du référendum constitutionnel

www.fodem.org

INFORMATIONS DU PARTI 
FODEM INFO N°003
 2 novembre 2004

Message du Président

Lettre aux Centrafricaines et Centrafricains
L’heure des grandes ambitions pour la Centrafrique

FODEM Bangui
12 novembre 2004

LE FODEM PRÉPARE SA RENTRÉE POLITIQUE

 

L’HIRONDELLE N° 973 & 974

N°973

Éditorial : Regain d’insécurité : l’État se cabre.

Le 1er novembre passé, Bangui n’a pas vécu que les dégâts de la tornade qui s’est abattue sur la ville provoquant l’effondrement de maisons, la disparition par noyade de quelques enfants et un accident de circulation très grave au niveau de Dameca. La capitale en effet avait vu arriver ce jour-là les cadavres de quelques éléments des FACA tombés dans une embuscade tendue vraisemblablement par des bandes armées qui sévissent depuis un bon moment dans le nord. Du coup, l’opinion publique a noté avec stupeur la gravit de la situation. La tension est montée d’un cran depuis lors à la Présidence de la République et au niveau de l’Etat Major des FACA ;

Pour la première fois, dans ce régime de Transition, les FACA n’ont pas fait une promenade de santé dans une contrée de ce pays. Cette confrontation a révélé au grand jour l’existence de forces organisées, bien équipées et certainement orientées vers des objectifs précis. Est-ce le début d’une autre aventure meurtrière dans ce pays ? D’aucuns le pensent fort.

La République Centrafricaine est restée durant quelques mois sur des bruits de bottes d’abord blafards et ensuite beaucoup plus perceptibles et certains. Le problème e la sécurité se pose désormais avec acuité.

Ces évènements ayant jeté une lumière crue sur une vérité alors plus qu’effarante, l’Etat se doit de prendre ses responsabilités nonobstant la foultitude des difficultés qui le bousculent en ce moment.

C’est semble-t-il au regard de tout cela qu’il faudra appréhender les décrets publiés samedi 6 novembre. Le Président de la République a jugé judicieux de procéder à une retouche  au niveau du dispositif global de sécurité. Cela s’est exprimé par des mouvements et nominations qui ne sont pas passés inaperçus.

Ainsi, le lieutenant-colonel Thierry LENGBE de la Garde Républicaine se voit affecté à la tête du Bataillon de Sécurité et de Protection (BSP). Le capitaine Adolphe Belfort BEBIGUE du BMIA sera désormais son adjoint.

Le Centre d’Instruction de Bossembélé s’est vu renforcé par l’arrivée de 2 officiers adjoints au commandement : le Capitaine Jean-Claude GAMADOUVOU du BSP et le Lieutenant Eric Valery DANBOY du Bataillon Amphibie. Le commandement du Bataillon Mixte d’Intervention et d’Appui (BMIA) basé au Camp Kassaî reçoit un nouveau chef : l’ex-lieutenant Kamis Fotor nommé Capitaine à titre exceptionnel.

La sécurité aéroportuaire a également fait l’objet de réorganisation. Quatre forces peuvent dorénavant partager la responsabilité de la sécurité aéroportuaire : la Police des Frontières, la Brigade de Gendarmerie de l’Aéroport ainsi que les FACA ;

Pour harmoniser les diverses actions, il a été nommé un coordonnateur avec rang et prérogatives de Chef de Corps.  Le Chef de Bataillon André Bonaventure LENANGUI s’est vu confiée cette responsabilité avec comme officier adjoint le sous-lieutenant Bienvenu GBADORA. La sécurité aéroportuaire ne relève plus du monopole de la sécurité présidentielle qui, très souvent, néglige l’existence et l’efficacité des autres corps affectés à l’aéroport. Les diverses unités n’émettent pas sur la même longueur d’onde. La sécurité à Bangui Mpoko a tant souffert de cette disharmonie. Ce commandement initié au niveau de la sécurité aéroportuaire mettra un terme à certaines tracasseries qui ont constitué depuis fort longtemps le lot quotidien non seulement des passagers en partance ou à l’arrivée mais également du personnel de l’aéroport même qui ne savait plus à quel saint se vouer. Une sécurité en lambeaux dirait-on pour un lieu aussi stratégique que l’aéroport, surtout en ces temps où persistent des incertitude.

Il y va de soi que l’Etat se doit de réagir efficacement à la veille de ces scrutins que la R.C.A. attend pour un nouveau départ. Ces élections de la dernière chance, a-t-on dit.

LHRD

N° 974

L’option finale de Jean-Jacques Demafouth - Juarez

J.J. Demafouth, l’ancien ministre de la Défense de Patassé continue de faire parler de lui. Depuis les malheureux évènements qui ont coûté la vie aux éléments du Bataillon Mixte d’intervention, J.J. Demafouth multiplie actions et démagogie pour se faire une place parmi les futurs prétendants à la présidentielle de 2005.

Le nord de la République Centrafricaine semble être le lieu privilégié de lutte armée. Pendant ce temps, le régime de Bangui s’active à organiser des élections, l’option choisie par J.J.D. serait tout à fait différente. On voudrait faire tonner des armes pour conquérir le pouvoir.

Dans cette logique, le but des opérations menées par ces bandes armées pendant ces derniers temps serait de couper Bangui du nord où on entend acheminer le gros de la logistique militaire. Déjà un appareil C130 aurait vainement tenté d’atterrir à l’aérodrome de Pahoua où la population de cette partie du pays en garde un mauvais souvenir.

En tout cas, J.J.D. n’est pas un néophyte en la matière. Ses expériences de la Section Nationale de Recherches et d’Investigation (SNRI) et ceux acquis au Ministère de la Défense Nationale peuvent lui permettre de surprendre.

Certaines sources font état de ce qu’il serait en contact avec son ancien chargé de mission, M. Ngapou Sabé qui, malheureusement, vient de succomber des suites d’une maladie ;

La situation étant telle que J.J.D. manigance afin de trouver une assise politique à Bangui.

En dehors du MLPC où il a déposé sa candidature pour les primaires, il a créé depuis Paris un comité de soutien qui s’est étendu à Bangui. Peut-être l’occasion de s’interroger sur le support à utiliser pour asseoir son autorité. Mais, jusque-là, la CEMI attend la candidature de l’homme.

121 élèves gendarmes, des rebelles en gestation – Lionel Bimazi

Quelques 121 jeunes centrafricains, admis à l’école de gendarmerie, avaient été remerciés sans raison aucune. Et pourtant, l’État avait investi pour cette formation.

S’étant vus obligé de solliciter l’arbitrage de la Justice, le collectif des élèves gendarmes de cette promotion s’est rapproché du Tribunal Administration qui a rendu son jugement en leur faveur le 12 juin 2004 : la décision de radiation devrait être annulée et accompagnée de dommages conséquents. Décision notifiée le 25 juin 2004 au Ministre de la Défense Nationale et de la Restructuration des Armées. Depuis, statu quo.

Ces 121 élèves ont appris à manier les armes, pendant sept mois de formation, tout comme ceux qui ont conduit le Général Bozizé au pouvoir. Ils sont dans la ligne droite des mécontents de la Transition.

LE CITOYEN N° 2032 & 2033

N° 2032

A qui profitent les accrochages au Nord de la R.C.A. ? (extrait)

... Dans ces conditions, les évènements du Nord du pays s’inscrivent dans un plan visant à empêcher la tenue des élections en janvier et février 2005. Patassé se considère encore comme le « président démocratiquement élu » dont le mandat devrait se terminer en octobre 2005, n’eu été le coup de force du 15 mars 2003.

Rien que pour se venger du Général Bozizé, Patassé est capable de mettre le pays à feu et à sang avec tous les diables de la terre. Qu’on n’oublie pas que Patassé dispose de solides carnets d’adresses dans la mafia internationale. Nous ne devons à aucun prix sous-estimer la capacité de nuisance de ce pouvoiriste aux dents longues qui dispose encore de partisans dans le pays et même dans les Forces Armées Centrafricaines.

(faisant allusion à la situation d’Abidjan) la France laissera-t-elle la RCA replonger dans le désordre et la guerre civile ? Laissera-t-elle de nouveaux aventuriers développer une nouvelle rébellion dans le Nord du pays ?

Transfert des nouvelles pensionnaires de la maison d’Arrêt de Bimbo : une cérémonie émouvante présidée par Mme Monique Bozizé.

N° 2033

BOZOUM - Le jeune soldat Olivier Ngoami abattu froidement par des coupeurs de route. – César Essango

LE DÉMOCRATE N° 873 & 874

N° 873

CENTRAFRIQUE : La France et l'Onu vont-elles remettre les pendules à l'heure comme en Côte d'Ivoire ?

Après avoir longuement hésité d'opter pour la méthode forte, la France, partenaire privilégié de la Côte d'Ivoire est passe à l'acte. Avec le soutien de l'ONU. Du coup, au regard des similitudes entre la Côte d'Ivoire, on pense déjà que ces derniers risquent de remettre cela chez nous. Pour asseoir une démocratie véritable.

Comme en Côte d'Ivoire, on est replongé en plein dans les affrontements armés, à la frontière tchadienne. Il semble qu'on y parachute des mercenaires, on y verrait même des blancs. Pour le compte de qui ? On ne le dit pas.

La psychose gagne Bangui, on rapporte même que les places mortuaires se multiplient. Conséquence, les élections semblent être reléguées à un simple fait divers. Tous les journaux de la pace, les médias internationaux y compris, font leur manchette avec. Après tout, on fera quelle élection avec une poche de conflit qui gagne du terrain.

Des sources bien informées rapportent que la France risque d'agir comme en Côte d'Ivoire chez nous. Mais à Bangui, on rassure du côté du Palais de la Renaissance, tout va vite rentrer dans l'ordre.

Que nous réserve donc demain ?

Valence DOUDANE

Le G7 explose à nouveau - Daniel Désiré Mböndö Ka Touta

Que peut-on faire pour sauver le Centrafrique des griffes des chefs de guerre ? - Chrs Omanga

L'armée endeuillée. L'Etat Major des FACA dément l'existence d'un groupe armé dans le Nord Ouest. - Kpadémona

La prison dorée de l'ex lieutenant Célestin DOGO - Kpadémona (résumé)

Interné dans un camp militaire, DOGO est libre de ses mouvements, il n'hésite pas à défier tous ceux qui ont pris en main son dossier, ainsi . Ministre de la Justice s'est vue ramenée à l'ordre par notre prisonnier pour son activisme dans la manifestation de la vérité.
DOGO n'est toujours pas désarmé et peut s'entretenir comme bon vent le semble avec ses anciens collaborateurs. Il dispose d'un véhicule à sa portée pour des missions ponctuelles.Tout porte à penser que DOGO va bientôt recouvrer sa liberté.

N° 874

Tension sociale et bruits de bottes –  Pour quelles élections transparentes ? - V. Ikulu

Opposition : les petits pas d’une histoire de retrait de candidature. Info ou Intox ? – Valence Doudane

Au nombre de 7 au départ, le Groupe aujourd’hui en lambeaux prônait une candidature unique, avec en toile de fond une plateforme commune de gouvernement. De fil en aiguille, les portes ont commencé à clapir. En premier le RDC, suivi du MESAN. Voyant venir la défaite, certains appellent maintenant à un retour aux bons sentiments.

L’espoir est-il permis ? Le temps d’un feu de paille, c’est la durée du « je t’aime, moi aussi » des 7 partis d’opposition réunis au sein du G7. Des réunions à la pelle, des communiqués à l’emporte-pièce, tout cela pour des prunes. On pouvait s’y attendre, les connaissant. Ne dit-on pas que le passé éclaire toujours le présent.

(...) Le R.D.C. avait senti l’entourloupe, il s’est empressé de déclarer la candidature du Général André Kolingba. Ngoupandé, après une bredouille en Europe, n’est pas allé du dos de la cuillère. Le Mesan ne veut pas rester là à attendre le diable. Il a claqué la porte avec un fracas inouï.

Aujourd’hui, certains qui voyaient d’un mauvis œil le Mdd lui font les yeux de Chimène. La visite impromptue de Ngoupandé à la dernière demeure de Dacko. Nombreux sont ceux qui ont dit : « l’aurait-il fait si nous n’approchions pas des élections ? ». Sacré Ngoupandé !! Il ne perd pas son temps celui-là. Un « franc tireur ». On cogne à la porte des morts maintenant, à la quête d’onction.....

La démission fracassante du Mesan avait donné matière à réflexion aux partis d’opposition qui, de sources bien informées, souhaitaient maintenant revenir aux bons sentiments. On annonce des retraits de candidature. Mais on ne sait pas exactement qui le fera le premier.

Ce qui est sûr, c’est que le RDC ne le fera jamais. Ils ont tellement confiance, espoir à leur Kolingba qu’ils ne cèderont pas. Certains membres de ce parti rapportent que c’est aux « fretins » de faire place nette.

Quartier Kpéténé V : le commissaire de l’OCRB de Lando a faillé être assassiné par des bandits armés. De notre correspondant à Kpéténé

Depuis un certain temps, nous ne cessons de dénoncer les nombreux cas de crime de braquage et d’exaction à répétition dans notre cher beau pays et qui n’épargnent personne, même les dignitaires de l’ancien et du nouveau régime. Des individus mal intentionnés et armés ont failli assassiner le commissaire de l’OCRB de Lando Bégoua (Commune de Bimbo II).

Résumé : à cause des braquages à répétition, le commissaire a fait placer des éléments de l’OCRB à différents endroits de Kpéténé. Resté seul pour garder un véhicule, il aperçoit des individus qu’il confond à ses éléments. Se rendant compte de la méprise, il se met à hurler. Les bandits armés déguerpissent en lâchant leur butin et tirent sur le commissaire qui se couche et appelle du renfort avec son talkie-walkie.

Vers un second report du référendum constitutionnel - Valence DOUDANE

Le premier report semble ne pas faire l’affaire. Il en faudra un autre, sur au moins un mois. C’est du moins ce qui filtre des sources de la CEMI