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CEMI
INFORMATIONS DU PARTI 
FODEM INFO N°003
 2 novembre 2004

Message du Président

Lettre aux Centrafricaines et Centrafricains
L’heure des grandes ambitions pour la Centrafrique

 

L’HIRONDELLE N° 976

CEMI-Partis Politiques : De l’électricité dans l’air. Jean Voulou

Les discussions entre les partis politiques et le Bureau de la CEMI organisées le dimanche 14 novembre 2004 étaient houleuses.

Dans la salle de conférence de la primature à Bangui, les débats tournaient autour du processus électoral en cours. La CEMI a saisi l’occasion pour présenter le bilan, à mi-chemin, de ses activités.

Le président de la CEMI, Jean Willybiro Sacko a parlé de la validation de fiches de candidatures, présenté les données du récent recensement électoral, informé ses hôtes sur les méthodes initiées pour la campagne de sensibilisation sur le référendum constitutionnel prévu pour le 5 décembre 2004, exposé le problème de sécurité et salué le soutien combien louable de certaines institutions et pays amis.

Dans la foulées, on annonce l’installation de 4 antennes de RFI dans les 4 localités de l’arrière pays en prélude aux échéances électorales ; aussi, la Chine, ce pays toujours au chevet de la RCA, a promis de doter les membres des comités locaux de la CEMI de 700 vélos.

Mais, là où le bât blesse, c’est lorsque Jean-Willybiro SACKO a rejeté la demande formulée par les partis politiques pour s’impliquer pleinement dans la campagne de sensibilisation sur le référendum constitutionnel. La CEMI a plutôt confié cette charge aux ONG qui seront soutenues par le BONUCA ;

Les politiques mécontents y voient un mécanisme d’exclusion. Beaucoup ont dénoncé le couac dans la distribution des cartes d’électeurs. Aussi ils ont évoqué la question de l’insécurité qui règne surtout dans l’arrière pays.

Sur ce point, la CEMI s’est réjoui du soutien logistique de la France aux FACA. Mais les difficultés financières constituent toujours un handicap à la volonté du gouvernement de sécuriser toute l’étendue du territoire national.

Joseph Bendounga, Président du MDREC, premier candidat déclaré pour la course à la présidentielle de 2005 a vomi sa colère. Il a présenté un tableau très sombre de la transition avant de quitter la salle.

Le retour attendu du Général Kolingba – Simon GOVON

Annoncé pour le week-end passé, le général d’Armée A. Kolingba n’est toujours pas rentré à Bangui après une absence bien prolongée en France. ....

LE DÉMOCRATE N°875

 Élections : L’incertitude plane sur l’organisation – Chris Omanga

Si on n’était pas obligé de faire vite, au regard de l’urgence qui s’impose à la République Centrafricaine de rétablir la légalité constitutionnelle dans les plus brefs délais, tout serait à refaire pour une meilleure organisation de ces élections.

En effet, beaucoup de facteurs concourent aujourd’hui à un report des élections afin d’éviter les irrégularités qui se profilent à l’horizon et, surtout, l’organisation des scrutins sur une partie seulement du territoire national compte tenu de l’insécurité qui sévit dans une autre partie.

Le recensement électoral......émaillé de plusieurs irrégularités...........des manquements qui vont de la disparition des dizaines de milliers de cartes d’électeurs à l’intrusion de certains partis non reconnus légalement dans quelques centres. Ce qui a d’ailleurs donné lieu à des manipulations des listes, lesquelles ont ouvert la voie à l’inscription de milliers d’étrangers sans présentation de carte d’identité. Mais le facteur le plus important qui concours à une relecture lucide des récentes données électorales, est le fait qu’il a été pratiquement impossible d’ouvrir les centres de recensement électoral dans certaines localités où règne une insécurité grandissante.

....................de reconsidérer la position de la CEMI qui a affiché une satisfaction, du reste mitigée, au sortir du recensement électoral..................

Or, sur le terrain, il n’est pas aisé, en ce moment, de réunir toutes ces conditions dans le délai imposé par le calendrier électoral. Une partie du territoire national vit dans l’insécurité. Des armes pullulent à Bangui et dans l’arrière-pays.

...........le désarmement souhaité par toutes les parties impliquées dans ces différentes crises récurrentes n’a été qu’un leurre.

On ne pouvait pas procéder au désarmement dans un pays où les autorités constituaient les premiers importateurs d’armes et munitions de guerre avec quelques centaines d’éléments constituant par exemple la MISAB ou la MINURCA ;

...............

Compte tenu de ces facteurs que, selon une source proche de la présidence de la République, on envisagerait un report de ces élections pour permettre le lancement d’une opération efficace de désarmement. Il s’agit, selon toujours cette même source, de rétablir la sécurité sur toute l’étendue du territoire en vue de l’organisation des élections dans des conditions normales et régulières. Ce qui veut dire aussi qu’il faudra rallonger un peu la transition.

Après un premier report du référendum constitutionnel et un second récemment envisagé, il est question maintenant d’une prolongation de la transition de quelques mois. Si cette projection venait à se traduire dans la réalité, elle fonde donc les rumeurs sur la situation d’insécurité qui s’enracine dans la partie nord du pays. Il reste tout simplement à savoir si une telle projection peut être effective dans le contexte actuel ù nous sommes obligés de ratraper le retard accusé dans le processus électoral en cours. Est-il possible d’accepter une prolongation de la transition alors que les partenaires extérieurs mettent tout le paquet financier en jeu, y compris le gouvernement, pour créer les conditions favorables à l’organisation de ces élections ?Les autres aspects relatifs à l’insécurité et aux manquements constatés lors du recensement électoral ne justifient pas un tel report. Le temps presse et nous devons rattraper le retard.

Gouvernement – Syndicats
Le bras de fer est engagé
Chris Omanga

Lors de leur dernière assemblée générale à la Bourse de Travail, les centrales syndicales, à l’exception de l’U.S.T.C., ont envisagé une grève générale.

...........en posant la question de savoir qu’est-ce que le gouvernement à fait :

BEAC : 12 milliards – Programme post-conflit : 5 milliards dont 2 destinés au remboursement des dettes – CFD : 4 milliards destinés au remboursement des dettes – Union Européenne : 9 milliards.....

LE CITOYEN N° 2035

Vie Syndicale

Début de grève dès ce jour dans tout le secteur public ?

R. BAGOUMA

.............une femme travailleuse a repris le slogan de la Bourse de Travail « qui paie commande ». « Tous les jours, on nous parle de consensus, transition. Ce n’est pas pour bafouer les droits et intérêts des travailleurs »..............

....militants sont intervenus pour appuyer le débrayage dès ce mardi jusqu’au jeudi 18 novembre 2004. En ce qui concerne la journée du vendredi, cela est laissé à l’appréciation de chaque travailleur par rapport au geste du gouvernement sur les cinq mois réclamés, y compris les cinq trimestres aux retraités et les cinq mois de bourses aux étudiants. Même si le gouvernement vient de verser le salaire du mois de juin 2004, ils n’ont même pas fait cas de cela.

ÉCHOS DE NOS PROVINCES

La fin de ramadan maculée de sang dans la commune de Nyem Yelowa dans le Nord.

Le 13 novembre dernier, à 6 heures, des bandits de grands chemins.........se sont introduits au domicile du maire El Adji Hamadou Béize où ils l’ont extrait de la maison pour l’abattre froidement et publiquement. ........se sont retournés contre toirs des fils et les ont également abbatus............

El Adji Beize est maire depuis quarante ans, avait quatre femmes et cinquante enfants

De notre correspondant à Bozoum.

Commune de Koui-Sangarelime : Le Maire El Adji Ibrahim Baba-Gogo abattu froidement dans la mosquée centrale. De notre correspondant à Bozoum.

...........des bruits de bottes vibrent sans cesse dans les préfectures de l’Oyham, de l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré, accompagnées de crépitements d’armes de guerre

Jeudi 07 octobre dernier, à 8 heures, une compagnie de mercenaires constitués des ex libérateurs (des témoins estiment leur nombre de 100 à plus de 200 hommes puissamment armés, ont fait irruption dans la commune et ont abattu froidement le Maire dans la mosquée centrale de la place pendant que celui-ci était en prière. ...les douilles des cartouches sont restées dans la mosquée.

En ce moment, tous les éleveurs peuhls et quelques grands commerçants de la place ont fui les préfectures précitées pour aller se réfugier au Cameroun. Ces bandits de grands chemins prenaient les épouses et les enfants en otage pour exiger de leurs conjoints et leurs parents des rançons qui s’élèvent de 10 à 20 millions de F. CFA ou plus.

Pour quelles raisons ces bandits de grands chemins s’attaquent-ils par des meurtres en série des Maires des communes d’élevage ? Est-ce uniquement pour des questions d’argent ou pour des raisons politiques, religieuses ?

LAKOUANGA : Une enveloppe sensée récompenser des joueurs de football sème la zizanie. LC.

Socrate BOZIZE, qui a grandi au quartier Lakouanga, et avait été soutenu par des jeunes et les habitants de ce quartier lors de son arrestation par le régime de Patassé, à organisé une coupe de la Reconnaissance et pour la Paix.

Son objectif, comme il l’a dit dans son discours en Sango, c’est d’aider les gens à se pardonner tout le mal qui a été fait entre Centrafricains et à se réconcilier.

Mais, il considère surtout que cette coupe est un témoignage de sa reconnaissance aux jeunes et populations de Lakouanga qui se sont levés comme un seul homme derrière lui durant les épreuves qu’il a vécues en 2002.

Le match s’est déroulé le samedi 13 novembre en présence de son géniteur François BOZIZE , le Président de la République ; le Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, Désiré Nzanga Kolingba qui a donné le coup d’envoi après que son Chef de Cabinet, Chérubin Raphaël Magba Totama ait présenté les deux équipes finalistes de la coupe, AS CADENASIO et FC BORDEAUX ;

Les deux équipes...........................

A la fin du match, le sponsor Socrate Bozizé et le Ministre Désiré Nzanga Konlingba ont respectivement remis à l’équipe gagnante AS CADENASIO une coupe et une enveloppe de 80.000 frs CFA et à l’équipe perdante FC BORDEAUX, une coupe et une enveloppe de 60.000 frs CFA ;

Malheureusement, cette manifestation sportive a connu un premier amalgame par l’intrusion du Comité de soutien à la candidature de François Bozizé qui a accroché deux banderoles où l’on pouvait lire : « Coupe de la Reconnaissance et pour la Paix sponsorisée par notre frère Socrate Bozizé » et « Mouvement pour la Paix et le Développement e la Société Jeune de Lakouanga du 2ème arrondissement. Mobilisons-nous tous derrière la politique du Général Bozizé. Papa Boz, notre espoir ».

Le second couac viendra de la répartition de l’enveloppe de un million de CFA remise par le Président Bozizé qui a été réceptionnée par Mme le Maire du 2ème arrondissement, Mme Poati Joséphine Kabéro.

Des informations recueillies, la présidente du Comité Administratif aurait pris 270.000 f pour elle-même, les chefs et notables du 2ème arrondissement et remis 290.000 frs pour les 12 clubs de la sous-ligue, dont 90.000 frs aux deux équipes finalistes (45.000 frs pour chaque équipe), 200.000 au Comité de soutien, une enveloppe remise aux parents d’un joueur qu a eu une fracture et le reste de l’argent à mettre dans les caisses de la sous-ligue du 2ème arrondissement.

Cette répartition n’a pas rencontré l’agrément des deux équipes finalistes et les plaintes ont fusé de partout, allant des plaintes à la Gendarmerie aux pneus brûlés et menaces de séquestration de Mme Poati.

Les deux équipes finalistes réclament purement et simplement la répartition de l’enveloppe de un million en deux, à savoir 500.000 frs pour chaque équipe.

Aux dernières nouvelles, tout le monde est convoqué à la Brigade de Recherche de la Gendarmerie pour ce jour.

POUR ALLER PLUS LOIN :
FODEM DOSSIER, Année 2004 - INSECURITE
L'insécurité en Centrafrique par Qui, pour Quoi ?

EDITORIAL DU JEUDI 19 AOUT 2004
AUX CARREFOURS DE NOS LIBERATIONS
               Le 09 août 2004, le rédacteur du journal Le Citoyen a été condamné à 1 an de prison avec sursis après 1 mois de détention préventive.
               Le 13 août 2004, nous fêtions le 44ème anniversaire de notre indépendance.
               Le 15 août 2004 fût le 60ème anniversaire du débarquement de l'armée d'Afrique sur les côtes de Provence.
               Comment ne pas penser à la "libération du 15 mars 2003" et à son (dé)libérateur en chef et quel sens donner à toutes nos libérations et (dé)libérations ?