Processus électoral : C’est parti pour de bon !

La revue, 17-19 novembre 2004

L’HIRONDELLE N° 977 - 978
LES ÉTUDIANTS DE BANGUI DE NOUVEAU EN GRÈVE
LE DÉBUT DUNE INSURRECTION DANS L’OUHAM-PENDE
BOZIZE TROMPE PAR LES ANCIENS PARTISANS DE PATASSE
LE DÉMOCRATE N°876 - 877 - 878
Il était une fois une transition politique et démocratique qui dérive vers le monolithisme politique
Pourquoi le gouvernement ne dit mot sur les bruits de bottes qui menacent le processus électoral ?
Il y a risque de pénurie de viande de bœuf en Centrafrique
ÉVÈNEMENTS DU NORD : les choses se précisent mais la confusion demeure sur l’identité des assaillants
FMI/BANQUE MONDIALE/GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN : TOUT EST A REPRENDRE !
Processus électoral : C’est parti pour de bon ! Mais des couacs en perspective.
LE CITOYEN N° 2035 - 2036 - 2037
Une échauffourée oppose les agents de l’OCRB aux éleveurs musulmans.
LA CONVERGENCE NATIONALE POUR LE SOUTIEN A LA CANDIDATURE DE BOZIZE : UN MOUVEMENT DE TROP ?
SITUATION SÉCURITAIRE DANS LE NORD :
L’imbroglio demeure total, mais la paix reste menacée
Ne le dites à personne
Il y a de gros risques à prendre le pouvoir par les armes, il y a peu de risques à s’installer à la table du pouvoir par simple allégeance.

www.fodem.org
CEMI
INFORMATIONS DU PARTI 

19/11/2004 - Ne le dites à personne - Mais savez-vous que pendant que M'pokomandji organise son séminaire, à 14 kms de Bangui, sur la route de Kouango et sur le fleuve Oubangui, les militaires ont creusé un trou fermé avec une dalle où ils enferment ceux qui ne mettent rien dans l'assiette ? De plus, au sortir du trou, ils leur donnent des coups de chicotte ? Chuuut, ne le dites à personne ! - INSECURITE - 700 militaires sont partis avant-hier pour la province après l'assassinat du Maire de NYEM YELOWA - FODEM - Nos combattants qui reviennent de mission font tous état d'une extrême pauvreté dans les provinces, d'une insécurité permanente qui obligent les gens à dormir sur la terrasse pour veiller et certains préfèrent carrément aller en brousse. - VIE POLITIQUE - L'insistance de Bozizé à gaver tout le monde avec ses marches de soutien, les comités de soutien qui demandent aux populations de voter OUI pour la Constitution parce qu'autrement Bozizé ne pourra pas se présenter....etc.... fait que beaucoup pensent voter NON au Référendum pour faire barrage à Bozizé.

FODEM INFO N°003
 2 novembre 2004

Message du Président

Lettre aux Centrafricaines et Centrafricains
L’heure des grandes ambitions pour la Centrafrique

 

L’HIRONDELLE N° 977 - 978

L’HIRONDELLE N° 978

LES ÉTUDIANTS DE BANGUI DE NOUVEAU EN GRÈVE

Pendant que les fonctionnaires, membres des cinq centrales syndicales observent trois jours de grève d’avertissement, les étudiants de l’Université de Bangui se sont mobilisés hier matin sur l’avenue des Martyrs pour revendiquer le paiement de leur bourse. Face à eux, se trouvaient les forces de l’ordre.

Les manifestants revendiquent le paiement d’un trimestre de bourse, reliquat de l’année académique 2002-2003. Pour l’année en cours, les étudiants totalisent neuf mois d’arriérés de bourse, ce qui donne 12 mois de bourse que l’État doit à ces jeunes âmes.

De nombreuses négociations menées par le syndicat des étudiants auprès du Gouvernement se sont avérées infructueuses. Des promesses sont souvent faites. Mais entre les dires et la réalité, le fossé reste grand. Les étudiants qui n’en peuvent plus sont contraints de passer à l’acte.

Comme à l’accoutumée, les manifestants, munis de sifflets, ont tenté de dresser des barricades devant l’Université de Bangui pour faire entendre leur voix.

En réaction, les hommes en treillis qui ont fait irruption ont tiré des coups de feu afin de disperser les étudiants furieux.

Le Président de l’ANECA (Association des Etudiants Centrafricains), Daniel Nzéwé porte le chapeau de ce débordement au Gouvernement qui ne respecte pas ses engagements.

Le Gouvernement avait décidé de lier le versement des bourses à celui des salaire. Cependant, a fait remarque Daniel Nzéwé, les fonctionnaires et agents de l’Etat ont trois fois perçu leur dû, le quatrième est en cours. Les étudiants n’ont rien obtenu jusque là. Jacques Kossingou

L’HIRONDELLE N° 977

LE DÉBUT DUNE INSURRECTION DANS L’OUHAM-PENDE – Juarez

L’Ouham Pendé souffre actuellement...................évènement qui a coûté la vie aux militaires du Bataillon d’Intervention du Territoire (BIT), cette partie de la RCA ............passe pour être désormais un far west................les autorités administratives deviennent la cible des attaques cocotées par des fauteurs de troubles. A commencer par les maires des communes favorables au régime central. Les maires de Sangrélim, Koui, Bocarang, Niem Yéléwa et bien d’autres ont fait ou ont failli faire les frais d’une brutalité inouïe des bandes armés. Ces malfrats estiment que c’est en s’attaquant aux maires qu’ils peuvent mettre en difficulté le régime de Bangui.

Les villes de Bozoum, Bocaranga, Koui, Paoua et Ngaoundaye ne sont plus du tout épargnées.

BOZIZE TROMPÉ PAR LES ANCIENS PARTISANS DE PATASSE – Koyas Rebond

.........UPARENA, Faustin Yérima a demandé au Chef de l’Etat de présenter sa candidature à sa propre succession. .............Tout s’est passé sur les ondes de la radio nationale.........................................ces leaders ont de tout temps pactisé avec le diable........Ange Félix Patassé a utilisé ces leaders et leur parti afin d’asseoir son autorité. Le public a toujours jugé que Yérima et sa horde ont vertement soutenu la dictature patassiste.............

Des coquilles vides

.UPARENA est un groupement de micros partis politiques, communément appelés satellites, vides des substances. Ils ne comptent que les leaders et les membres de leur famille respective.....sont à la recherche de gain facile..............des gens qui n’ont aucune base

LIBRE OPINION

Le Général François Bozizé candidat pourquoi faire ? (suite au prochain numéro)

LE DÉMOCRATE N° 876 - 877 - 878 

LE DÉMOCRATE N° 878

Il était une fois une transition politique et démocratique qui dérive vers le monolithisme politique – A. Bakopélé

Toute transition politique est une étape vers une « refondation politique ». La transition centrafricaine n’échappe pas à la règle d’autant qu’elle a pour principal objectif le retour à la « démocratie constitutionnelle ».

La « démocratie constitutionnelle » un bien grand mot auquel le peuple ne croit pas grand-chose..............C’est justement un « Président démocratiquement élu » qui, grâce à ses dérives dictatoriales, tribalo-claniques et anarchiques qui a permis à son ancien Chef d’Etat major de se rebeller contre lui..............Mais l’on avait cru que le général François Bozizé à la tête de ses fameux « libérateurs » n’avait qu’une mission : remettre la République dans le giron des Etats démocratiques et permettre aux forces armées de regagner les casernes pour assurer la défense du territoire, la protection des institutions, des biens et des personnes. C’est d’ailleurs ce qu’il avait fait croire dans une déclaration mémorable en avril 2003 à Libreville (Gabon) : « Après la transition, je me retirerai au profit du nouveau Président élu. »

..........et le général président se met à rêver d’une durée au pouvoir. Certains intellectuels du gouvernement ont voulu lui tailler une Constitution et un Code Electoral sur mesure...........les démocrates convaincus ont réussi contre vents et marées à persuader le président Bozizé de s’en tenir aux recommandations du Dialogue National......Or que note t-on depuis que François Bozizé a renié son engagement sous la pression de son clan et de sa famille ? D’abord il est candidat très probable à sa propre succession. Ensuite, on note un drainage de toutes les formations politiques et des leaders d’opinion vers le candidat Bozizé considéré comme le « candidat potentiel » et surtout « l’homme de la situation ». Le président initialement sans politiques et supposé au-dessus de la mêlée est aujourd’hui à la tête d’un « consortium de partis politiques » qui va du PDCA au Mesan Boganda, en passant par le MNR, le PNCN, le FIND, le MDI-PS, le MUD, l’UPARENA et l’URD, à l’exception du PUN, de l’ADP, du RDC qui font encore bande à part avec leurs propres candidats.

On y retrouve des leaders sans assises comme Likiti, Yérima, Nenamsé, Bellet, Mbangot, Katossy, Pampali, Mboé... dont certains sont largement réputés pour leur « voltige politique », leur transhumance depuis l’époque du parti unique.

Il va sans dire qu’avec la mise en place de la « Convergence Kwa na Kwa » piloté par d’autres transhumants politiques, l’on s’achemine vers la restauration d’un « monolithisme politique » avec le risque de constitution d’un parlement monolithique...............nouvelle dictature des partis alimentaires ou mangeocrates....................................

Pourquoi le gouvernement ne dit mot sur les bruits de bottes qui menacent le processus électoral ?

Il est maintenant établi que des groupes armés non identifiés ont assiégé la partie nord du territoire national et menacent de faire progression sur les localités se trouvant dans les environs. C’est une fuite de responsabilité que de refuser d’en parler, et laisser le soin de l’analyse de la situation aux stations de radio étrangères.

...........la question fondamentale qui s’impose, au regard des bruits de botes qui constituent désormais une menace réelle pour le processus électoral, est celle de savoir si nous irons effectivement aux élections........Chris Omanga

Il y a risque de pénurie de viande de bœuf en Centrafrique – V. kulu

Un des effets négatifs et préoccupants de la situation d’insécurité qui prévaut dans l’arrière-pays est sans aucun doute le manque de ravitaillement des centres de consommation en viande de bœuf.

......le prix d’un bœuf a crevé ces temps-ci.............les bergers peuhls sont victimes des exactions des chiens de guerre qui pullulent dans nos prairies du Nord, Nord-ouest et Centre-Ouest..........le ravitaillement régulier des grands centres de consommation (Bangui, Berbérati, Bouar, Bambari, Bossangoa, Bangassou, etc...) n’est plus possible..............les bergers peuhls mettent le cap sur le Soudan, le Tchad, le Nord Cameroun pour se mettre à l’abri. .........Il est à noter aussi que nos voisins du Congo Brazzaville vont aussi en souffrir.

LE DÉMOCRATE N° 877

ÉVÈNEMENTS DU NORD : les choses se précisent mais la confusion demeure sur l’identité des assaillants- V. Ikulu

Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire mais lorsque la paix est de nouveau menacée comme c’est le cas dans le Nord avec les derniers évènements, le peuple a le droit d’être informé largement car c’est son existence même qui est en danger.

Outre les tracts qui circulent désormais à Bangui, les messages des ex-libérateurs au général François Bozizé leur ex-compagnon de maquis, les revendications intempestives des tueries de Bozoum, des informations plus ou moins concordantes laissent encore penser que des combats font rage dans le Nord de la RCA entre les partisans de Patassé déterminés à revenir au pouvori par la force et les partisans de Bozizé qui ne sont autres que les éléments de l’armée régulière à ses ordres.

L’ironie du sort voudrait qu’aujourd’hui les rôles soient inversés : le rebelle d’hier est le chef des armées centrafricaines, l’ancien chef des armées (Patassé) est à la tête d’un mouvement insurrectionnel ou rebelle. La République Centrafricaine n’a vraiment pas fini de nous surprendre dans tous les sens....

Sur ce qui se passe véritablement dans le Nord, on en sait plus. On sait tout au moins que certains ex-libérateurs refoulés au Tchad ou dans le Nord du pays sont en opposition ouverte avec le général Bozizé qui fait pourtant des mains et des pieds pour les faire rentrer dans le rang et les ramener à Bangui. Mais plus têtus que Saboum et sa bande, tu meurs ! Ils seraient décidés à en découdre avec « l’homme fort de Bangui ».

Dans ces conditions, la situation dans le Nord, contrairement aux dénégations officielles serait insurrectionnelle. Une guerre de plus se serait enclenchée mais sous la forme d’une guérilla organisée.

Seulement, voilà, on ne sait pas exactement qui s’attaquent aujour’dhui aux troupes régulières de François Bozizé. Patassé et ses hommes tels Abdoulaye Miskine, quelques mercenaires congolais ou européens ? Les ex-libérateurs lâchés en pâture par les autorités tchadiennes qui auraient quelque compte à régler avec le Président centrafricain ?

De toute évidence, nous ne savons pas grand-chose sur l’identité des assaillants d’autant que, même des missions du Bonuca ne peuvent pas se rendre dans le Nord à Bozoum, Paoua ou Bocaranga où le maire a été assassiné sans défense, ni protection.

Il y a manifestement le feu à la maison avec des risques de dégradation de la situation politique, économique et sociale déjà suffisamment explosive.

Ce ne sont pas des nouvelles qui confortent un Etat responsable à la veille des élections générales annoncées pour les mois de décembre, de janvier et de février.

L’on s’interroge d’ailleurs à juste titre en marge de ces évènements sur la tenue effective de ces élections annoncées.

Ceux qui voulaient le report des élections se lèchent déjà les babines.

Ceux qui rêvent de prendre leur revanche sur le général Bozizé se frottent déjà les mains à l’idée de revenir bientôt au pouvoir.

Ceux qui, en embuscade, espèrent tirer leur épingle du jeu jubilent à l’idée de pouvoir tirer profit de cette confusion sur fond de bruits de bottes. Dans tous les cas de figure, la démocratie, la stabilité et le processus de transition sont menacés.

Allons-nous vers « l’ivoirisation » de la situation centrafricaine ?

Les données ne sont pas les mêmes, mais les entêtements et les aveuglements sont similaires. Ils ne peuvent que conduire au désordre et au chaos sur tous les plans. Or, avec plusieurs soubresauts politico militaires, la République Centrafricaine ne mérite plus cela. Mais qui veut donc la mort de ce pays ? Qui sont ces centrafricains qui usent des canons pour nous tuer et assouvir des ambitions pouvoiristes ? Répond qui veut. V. Ikulu.

FMI/BANQUE MONDIALE/GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN : TOUT EST A REPRENDRE !

La Transition politique en Centrafrique n’a pas échappé au virus de la mauvaise gestion. C’est ce qui ressort du constat fait par nos principaux partenaires au développement notamment les institutions de Bretton Woods, l’Union Européenne, la CFD et la France.

........Ibrahim N’Tesa.

LE FAUTEUIL DE BOZIZE TRÈS CONVOITE - Kpdémona

LE DÉMOCRATE N° 876

FRANÇOIS BOZIZE, le candidat qui fait courir tout le monde politique centrafricain ?

Il n’y a plus presque d’ombre sur la question de la candidature du général-Président François Bozizé. Celui qui prend du plaisir à faire durer le suspens sur cette question, use en fait d’une stratégie qui vise d’abord à mettre tout le monde dans l’expectative et surtout à prendre la mesure de tous ses adversaires déclarés ou potentiels. V. Ikulu

Processus électoral : C’est parti pour de bon ! Mais des couacs en perspective.

Par décret pris en Conseil des Ministres avant-hier lundi 15 novembre 2004, le Président Bozizé a convoqué ses compatriotes en âge de voter pour le scrutin référendaire le dimanche 5 décembre 2004. Ainsi la campagne référendaire démarre ce vendredi 19 novembre 2004, à 06 heures, pour être close le vendredi 03 décembre 2004 à minuit................Mais le citoyen moyen se plaint de ce qu’il n’a pas lu un seul « i » de la fameuse constitution soumise à a consultation populaire.........

Mais au-delà de toutes ces considérations, apparaît encore un autre son de cloche du côté de ces mêmes partenaires de la transition consensuelle, à savoir les partis politiques, les syndicats et la société civile. Il s’agit du financement de leur campagne référendaire qui démarre logiquement ce vendredi 19 novembre 2004 à 6 heures, si l’on en croit le décret convoquant le corps électoral pour le vote de la Constitution.

A ce sujet, le Code électoral reste flou, hormis l’article 142 de la première mouture de ce code promulgué par le chef de l’Etat, qui di ceci « l’impression et la répartition des affiches, circulaires et banderoles sont faites par les soins des organisations participant à la campagne. La CEMI prend en charge les frais de confection des bulletins de vote et des affiches ».

.......... : qui financera la campagne des parties prenantes à la campagne référendaire ?...........................Jean-Luc Désiré SAYENGA

LE CITOYEN N° 2036 - 2037 - 2038

LE CITOYEN n° 2038

Ce que je pense

Grève sociale : une grève d’avertissement pour les maîtres d’aujourd’hui et de demain. – LC

LANDO-BEGOUA

Une échauffourée oppose les agents de l’OCRB aux éleveurs musulmans. – César Essango

Mardi 16 novembre à 16 heures

Une opération de ratissage de l’OCRB pour obliger certains éleveurs à répondre à leurs convocations à dégénérer en échauffourée. Les éléments de la Garde Présidentielle sont descendus sur les lieux quand tout était fini.

PK19

Un braqueur abattu par sa victime – César Essango

Sombo, fonctionnaire à la retraite, reconverti dans les affaires, vit au quartier PK19, nationale II, route de Damara. Dans la nuit du 15 au 16 novembre à 2 heures du matin, des individus s’introduisent dans le salon de Sombo qui sort son fusil et tire......sur son beau-frère Guy, venu, avec ses complices lui voler les 1.500.000 frs qu’il avait compté le matin.

LA RCA SE REMETTRA DEBOUT AVEC UN CHEF D’ÉTAT NOTOIREMENT CONNU POUR SES GRANDES CONVICTIONS DÉMOCRATIQUES ET RÉPUBLICAINE, ET POUR SA CAPACITÉ A INSPIRER PAR LUI-MÊME, UNE ÉCONOMIE FORTE !

Dixit Me Henri Pouzère, Avocat.

Etc............etc................etc...............etc...........etc...et suite aux prochains numéros..............

 LA CONVERGENCE NATIONALE POUR LE SOUTIEN A LA CANDIDATURE DE BOZIZE : UN MOUVEMENT DE TROP ?

Le silence du général François Bozizé et le laconisme de ses rares déclarations sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2005 continuent de pousser des centrafricains à l’organisation des marches de soutien, à la création de partis politiques et comités de soutien et d’appel à la candidature de celui-ci.

Après les partis PDCA, PNCN, MUPS, le Collectif des cadres et intellectuels de Centrafrique pour le soutien à la candidature du Général de Division François Bozizé et certains partis politiques acquis à sa cause, c’est le tour de la Convergence nationale Kwa na Kwa pour le soutien à la candidature du général François Bozizé.

..................Créée le 29 octobre 2004.........se veut une synergie regroupant toutes les adhésions à la cause du président François Bozizé.........Jean Eudes Téya a justifié la création de la Convergence par le fait qu’un regard rétrospectif sur le passé politique des dernières décennies permet de se rendre comte que le pays a tout perdu et qu’il sied de renverser enfin la vapeur.....il ne faut plus compter sur les mêmes acteurs de la vie politique. La situation sécuritaire préoccupe plus les fondateurs de la Convergence et constitue le motif de la création de la Convergence Nationale..........se compose de compétences, sensibilités et horizons divers........se propose de coordonner les actions des groupes de soutien et des sympathisants au général de division François Bozizé............aspire à un Etat fort, sécurisé et paisible....

Le général François Bozizé incarne aux yeux des membres de la Convergence nationale des qualités pour restaurer la sécurité. G. Ouangalé

Réflexion personnelle :

Le texte ne rajoute pas alimentaire à la sécurité.

La Transition politique en Centrafrique n’a pas échappé au virus de la mauvaise gestion. C’est ce qui ressort du constat fait par nos principaux partenaires au développement notamment les institutions de Bretton Woods, l’Union Européenne, la CFD et la France.

........Ibrahim N’Tesa.

LE FAUTEUIL DE BOZIZE TRÈS CONVOITE - Kpdémona

LE CITOYEN N° 2037

Ce que je pense

SITUATION SÉCURITAIRE DANS LE NORD : L’imbroglio demeure total, mais la paix reste menacée

Je ne comprends pas que les Centrafricains ne comprennent pas que la situation qui prévaut dans le Nord est pour le moins confuse entre le « black-out » imposé par le gouvernement qui parle d’ « éléments incontrôlés » et les déclarations tapageuses des ex compagnons du général Bozizé qui viennent de revendiquer su Radio Ndéké-Luka, les tueries de Bozoum et des environs. Mais, on perd manifestement son latin lorsqu’on apprend dans la nuit de mardi à mercredi, peu avant 2 heures du matin sur FI, que les « combats font rage dans le Nord de la République Centrafricaine entre les hommes de Bozizé et les hommes de Patassé. Ces derniers sont décidés à reprendre le pouvoir.... ».

Une information provenant de toute évidence des services secrets français, qui, du reste, suivent au jour le jour la situation qui prévaut en République Centrafricaine.

De toute évidence, entre le secret de polichinelle entretenu par le pouvoir en place et la confusion entretenue par les protagonistes des accrochages, il y a lieu d’admettre que le sort de la paix civile en République Centrafricaine se joue de nouveau dans la partie septentrionale du pays, dans l’Ouham et l’Ouham-Pendé où les bruits de bottes se font persistants et inquiètent à plus d’un titre. Nul n’a le droit d’entretenir le silence sur une affaire aussi grave, sous prétexte de ne pas créer la panique dans les populations, comme nul n’a le droit de minimiser les informations aussi graves en provenance du Nord. Il est mieux que les centrafricains connaissent la vérité pour mieux apprécier la situation et se déterminer pour la défense de la paix, de la stabilité et de la sécurité, sans lesquelles le retour à la légalité constitutionnelle sera dangereusement compromis par les pouvoiristes de tous bords et les putschistes velléitaires.

Les ex libérateurs et compagnons de François Bozizé seraient-ils rentrés en rébellion contre le nouveau maître de Bangui ? Que veulent-ils ? Qui sont-ils ? Pour qui roulent-ils et dans l’intérêt de quel peuple et de quelle démocratie ?

Les hommes de Patassé, nombreux à disparaître dans la nature dans le Nord et du côté du Cameroun seraient-ils effectivement passés à l’offensive pour remettre en selle l’ancien homme fort de Bangui, aujourd’hui en exil à Lomé ? Combien sont-ils ? De quels moyens disposent-ils ? Quel est leur soutien dans la sous-région ? Que visent-ils réellement au-delà du retour au pouvoir de leur ancien maître ?

Jean-Jacques Demafouth, déclaré candidat à la présidence, serait-il lui aussi dans le coup ? Il garde de solides relations avec Patassé, mais aussi dans les Forces armées centrafricaines (FACA) où il a réussi à se tailler une bonne image auprès d’une catégorie de soldats et d’officiers. Seulement, il a démenti avec véhémence toute implication dans les évènements du Nord et se dit prêt à briguer la magistrature suprême au moyen d’élections libres, justes et transparentes. La preuve, une effigie de Jean-Jacques Demafouth circule déjà à Bangui et les amateurs de football l’ont d’ailleurs découverte au stade Barthélémy Boganda, considéré comme un lieu de concentration populaire.

En face, quel est le moral des troupes du général Bozizé qui doivent sans nul doute redouter une « guerre de trop » ?

C’est le silence ou l’imbroglio du côté de l’Etat major général des FACA qui entretien à fond le secret militaire pour des raisons tactiques évidentes. Mais, s’il y a des « éléments incontrôlés », viennent-ils des rangs des FACA ou des bandes armées qui sévissent depuis toujours dans le Nord ?

Une précision s’impose ici et ne peut qu’être donnée par la hiérarchie militaire, trop préoccupée peut-être à mettre en œuvre une contre-offensive et sinon, une stratégie pour enrayer ce qu’il est convenu de considérer comme la « nouvelle guerre du Nord pour le pouvoir ».

Dans ces conditions, le chemin du pouvoir passerait-il dornavant par le Nord, c’est-à-dire Bozoum, Paoua, Bocaranga et Bossangoa ?

Un tract circule sous le manteau, signé des assaillants et qui somme les autorités de Paoua de quitter les lieux et notamment le lycée, la gendarmerie, la police où seraient implantées les bases de la nouvelle rébellion qui veut « arranger » (sic) Bozizé et son pouvoir, et surtout empêcher la tenue des élections pour les mois de décembre, janvier et février, pour ce qui est du référendum, des législatives et de la présidentielle.

Manipulation ou intoxication, en tout cas, l’atmosphère sent le roussi, à moins que les autorités politiques et militaires nous assurent sans mentir qu’elles ont le contrôle de la situation militaire dans le pays qui frémit déjà de peur à l’idée de vivre encore un cauchemar avec son lot de violence, de destruction, de viols et de pillage. Le pays ne s’en sortira jamais si l’on n’endigue pas maintenant et durablement toutes les velléités guerrières.

Il est parfois bon d’avaler la couleuvre sur une situation aussi grave en entretenant par ailleurs l’imbroglio le plus total, mais lorsque la paix civile, l’unité nationale et la sécurité sont menacées, il ne fait toujours pas bon de laisser la maîtrise et le contrôle de l’information aux seuls médias nationaux et internationaux qui éprouvent aujourd’hui des difficultés réelles à accéder aux vraies sources.

Pour éviter justement les risques aggravés de l’intoxication et de la manipulation à grande échelle, il y a lieu, une fois encore de recourir aux vertus bien comprises de la « communication politique », dépouillée du masque de l’obligation.

La vérité, c’est que les Centrafricains veulent savoir ce qui se passe réellement dans le Nord. Des escarmouches, une guérilla organisée, un non-évènement ?

Nous voulons savoir si François Bozizé reste « l’homme de la situation » qui fait courir tous les cares et intellectuels et la classe politique, ou s’il est désormais contraint de mener un autre combat pour défendre et conserver son pouvoir acquis grâce à une rébellion armée le 15 mars 2003.

Mieux vaut informer avec responsabilité et couper les herbes sous les pieds des faiseurs de rumeur et des professionnels de l’intoxication que de laisser l’homme de la rue dans l’ignorance et la perplexité. Qu’est-ce qui se passe dans le Nord ?

La question reste entièrement posée... LC

Ne le dites à personne

...............Mais savez-vous que pendant que M’pokomandji organise son séminaire, à 14 kms de Bangui, sur la route de Kouango et sur le fleuve Oubangui, les militaires ont creusé un trou fermé avec une dalle où ils enferment ceux qui ne mettent rien dans l’assiette ? De plus, au sortir du trou, ils leur donnent des coups de chicotte ? Chuuut, ne le dites à personne !

LE CITOYEN N° 2036

Ce que je pense.

Il y a de gros risques à prendre le pouvoir par les armes, il y a peu de risques à s’installer à la table du pouvoir par simple allégeance.

PAS GRAND-CHOSE. Tout est axé sur le séminaire sur le leadership auquel, apparemment les partis politiques avaient été conviés........on a omis le FODEM.

POUR ALLER PLUS LOIN :
FODEM DOSSIER, Année 2004 - INSECURITE
L'insécurité en Centrafrique par Qui, pour Quoi ?

EDITORIAL DU JEUDI 19 AOUT 2004
AUX CARREFOURS DE NOS LIBÉRATIONS
               Le 09 août 2004, le rédacteur du journal Le Citoyen a été condamné à 1 an de prison avec sursis après 1 mois de détention préventive.
               Le 13 août 2004, nous fêtions le 44ème anniversaire de notre indépendance.
               Le 15 août 2004 fût le 60ème anniversaire du débarquement de l'armée d'Afrique sur les côtes de Provence.
               Comment ne pas penser à la "libération du 15 mars 2003" et à son (dé)libérateur en chef et quel sens donner à toutes nos libérations et (dé)libérations ?