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BOZIZE,
PATASSE, KOLINGBA, GOUMBA, NGOUPANDE, sont tous candidats à la
prochaine élection présidentielle qui doit mettre fin à la
transition issue du changement du 15 mars 2003 et consacrer le
retour à l’ordre constitutionnel normal. Les Centrafricains ont
voulu croire que le Dialogue
National qui s’est tenu a Bangui du 09 septembre au 13
octobre 2003 allait permettre de rompre avec les pratiques du
passé. Depuis, tous les partis politiques le constatent
aujourd’hui sur le terrain, la population n’a plus
l’intention de « se laisser conter des histoires ».
Alors, allons-nous véritablement évoluer
dans le bon sens avec les prochaines élections ?
La
campagne des partis politiques n’a pas encore démarrée que déjà
les candidats
(déclarés officiellement ou non) manifestent leurs dévorantes
ambitions, d’être au premier de rang de ceux qui dirigeront
la République, les Centrafricaines et les Centrafricains ; et
d’être celui qui présidera au destin de la Nation toute entière
après janvier 2005.
Force
est de constater, que le spectacle offert aux Centrafricains ne
peut que les inciter à la retenue concernant le processus électoral
en cours. Alors que la population attend une refondation du paysage
politique sur la base des projets et des valeurs communes partagées
par les militants des partis politiques. Les leaders de ces partis
semblent faire la sourde oreille et jouent les ambitieux amnésiques.
Ainsi, les
multiples annonces de candidatures, révèlent le manque de sérieux
de la démarche engagée par ces candidats toujours disponibles.
Elles dévoilent, également, leur manque de volonté réelle de
rassembler autour d’un horizon et d’un avenir commun une
majorité de Centrafricaines et Centrafricains en janvier 2005.
Pourtant,
avant le 15 mars 2003, dans le cadre de la Coordination des
Patriotes Centrafricains (CPC), BOZIZE, KOLINGBA, GOUMBA et
NGOUPANDE étaient tous unis pour réclamer le départ forcé de
PATASSE, estimant qu’il était la cause et la solution à tous
nos problèmes. TOUS CONTRE UN, à l’époque, TOUS POUR MOI,
aujourd’hui !
L’appétit
venant en mangeant, chacun réclame le trône. De fait, la
campagne pour le Référendum Constitutionnel du 05 décembre
prochain se transforme en plébiscite déguisé pour ou contre
BOZIZE du fait de l’ego démesuré de tous ces candidats,
ambitieux, mais surtout impatients d’en découdre.
Considérant
que KOLINGBA, GOUMBA et NGOUPANDE seront candidats contre BOZIZE.
De toute évidence, « la Transition Consensuelle n'a pas
permis de faire évoluer le casting présidentiel » depuis
1999. Manifestement, ces « candidatures
politiciennes » nous engageront dans les mêmes
batailles de chiffonniers que nous avons connu dans le passé.
D’autant plus que, les mêmes causes produisant les mêmes effets,
ces candidatures sont synonymes de division, de tribalisme et
d’amateurisme dans l'esprit des Centrafricains
Les
Centrafricaines et les Centrafricains démontrent, tous les
jours, qu’ils ont évolué dans leurs attentes à l’égard de la
classe politique et qu’ils ne souhaitent plus se laisser
« conter des histoires ». Mais voudront-ils choisir
par mis l’un de ces candidats, plus ou moins en campagne, dont
nous savons tous qu’ils ne font pas ce qu’ils disent ?
PROTÉGEZ
VOTRE VOTE !
Ne votez pas pour de l’argent, ne vous contentez pas de simples
promesses, exigez de connaître comment et avec qui ces candidats
dirigeront le pays une fois élu !
Pour
JANVIER 2005, l’erreur n’est plus
permise si nous voulons véritablement évoluer. Il faudra faire
le bon choix. AU PREMIER TOUR des élections législatives et
présidentielles, les électeurs centrafricains devront VOTER
UTILE et se demander plus que jamais : EN QUI
POUVONS-NOUS AVOIR « VERITABLEMENT » CONFIANCE, N’EST-CE
PAS ?
Salutations
Combattantes
Éric
NERIS |