OPINIONS - 25 novembre 2004.

CLASSE POLITIQUE : QUAND ALLONS-NOUS ÉVOLUER ?

Par Éric NÉRIS.


LES
CANDIDATS

TOUS CONTRE UN, TOUS POUR MOI !

BOZIZE, PATASSE, KOLINGBA, GOUMBA, NGOUPANDE, sont tous candidats à la prochaine élection présidentielle qui doit mettre fin à la transition issue du changement du 15 mars 2003 et consacrer le retour à l’ordre constitutionnel normal. Les Centrafricains ont voulu croire que le Dialogue National qui s’est tenu a Bangui du 09 septembre au 13 octobre 2003 allait permettre de rompre avec les pratiques du passé. Depuis, tous les partis politiques le constatent aujourd’hui sur le terrain, la population n’a plus l’intention de « se laisser conter des histoires ». Alors, allons-nous véritablement évoluer dans le bon sens avec les prochaines élections ?

La campagne des partis politiques n’a pas encore démarrée que déjà les candidats (déclarés officiellement ou non) manifestent leurs dévorantes ambitions, d’être au premier de rang de ceux qui dirigeront la République, les Centrafricaines et les Centrafricains ; et d’être celui qui présidera au destin de la Nation toute entière après janvier 2005.

Force est de constater, que le spectacle offert aux Centrafricains ne peut que les inciter à la retenue concernant le processus électoral en cours. Alors que la population attend une refondation du paysage politique sur la base des projets et des valeurs communes partagées par les militants des partis politiques. Les leaders de ces partis semblent faire la sourde oreille et jouent les ambitieux amnésiques.

Ainsi, les multiples annonces de candidatures, révèlent le manque de sérieux de la démarche engagée par ces candidats toujours disponibles. Elles dévoilent, également, leur manque de volonté réelle de rassembler autour d’un horizon et d’un avenir commun une majorité de Centrafricaines et Centrafricains en janvier 2005.

Pourtant, avant le 15 mars 2003, dans le cadre de la Coordination des Patriotes Centrafricains (CPC), BOZIZE, KOLINGBA, GOUMBA et NGOUPANDE étaient tous unis pour réclamer le départ forcé de PATASSE, estimant qu’il était la cause et la solution à tous nos problèmes. TOUS CONTRE UN, à l’époque, TOUS POUR MOI, aujourd’hui !

L’appétit venant en mangeant, chacun réclame le trône. De fait, la campagne pour le Référendum Constitutionnel du 05 décembre prochain se transforme en plébiscite déguisé pour ou contre BOZIZE du fait de l’ego démesuré de tous ces candidats, ambitieux, mais surtout impatients d’en découdre.

Considérant que KOLINGBA, GOUMBA et NGOUPANDE seront candidats contre BOZIZE. De toute évidence, « la Transition Consensuelle n'a pas permis de faire évoluer le casting présidentiel » depuis 1999. Manifestement, ces « candidatures politiciennes » nous engageront dans les mêmes batailles de chiffonniers que nous avons connu dans le passé. D’autant plus que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, ces candidatures sont synonymes de division, de tribalisme et d’amateurisme dans l'esprit des Centrafricains

Les Centrafricaines et les Centrafricains démontrent, tous les jours, qu’ils ont évolué dans leurs attentes à l’égard de la classe politique et qu’ils ne souhaitent plus se laisser « conter des histoires ». Mais voudront-ils choisir par mis l’un de ces candidats, plus ou moins en campagne, dont nous savons tous qu’ils ne font pas ce qu’ils disent ?

PROTÉGEZ VOTRE VOTE ! Ne votez pas pour de l’argent, ne vous contentez pas de simples promesses, exigez de connaître comment et avec qui ces candidats dirigeront le pays une fois élu !

Pour JANVIER 2005, l’erreur n’est plus permise si nous voulons véritablement évoluer. Il faudra faire le bon choix. AU PREMIER TOUR des élections législatives et présidentielles, les électeurs centrafricains devront VOTER UTILE et se demander plus que jamais : EN QUI POUVONS-NOUS AVOIR « VERITABLEMENT » CONFIANCE, N’EST-CE PAS ?

Salutations Combattantes
            Éric NERIS