La Commission électorale
mixte indépendante (Cémi) a commencé à distribuer vendredi
avec l'aide des militaires centrafricains, français et d'autres
pays d'Afrique centrale le matériel pour le référendum
constitutionnel du 5 décembre en Centrafrique, a constaté un
journaliste de l'AFP à Bangui.
"La Cémi étant confrontée à des problèmes
de moyens logistiques, nous nous sommes vus dans l'obligation
d'avoir recours à ces forces pour un bon déroulement de l'opération",
a indiqué un responsable de la Cémi, Réné Sakanga-Morouba
Abdallah.
La Force multinationale de la Cémac (Fomuc) va
acheminer jusqu'au 2 décembre urnes, isoloirs, encre et lampes
dans l'ouest et le sud du pays, les forces françaises dans le
centre et les Forces armées centrafricaines (Faca) dans le
nord-est.
"Le déploiement du matériel électoral se
fait dans un premier temps dans 15 préfectures sur les 16 que
comptent la République centrafricaine. La préfecture de la
Vakaga (nord-est), dont la localité de Birao en est le chef-lieu,
sera approvisionnée par voie aérienne", a-t-il poursuivi.
Cette ville, frontalière du Soudan, a été
attaquée le 19 novembre par "une vingtaine
d'assaillants", faisant 21 morts, et quelques semaines
auparavant, deux soldats centrafricains ont été tués dans une
embuscade dans le nord-ouest de ce pays enclavé d'Afrique
centrale, dont le mauvais état des routes rend inaccessible
certaines localités.
Après ce référendum, des élections présidentielle
et législatives groupées début 2005 doivent mettre fin au régime
de transition mis en place par le président François Bozizé
depuis son coup d'Etat le 15 mars 2003.