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Charles
Massi le deuxième vice-président du Conseil national de transition (CNT)
et président du Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM), a proposé
samedi au cours d’une réunion de son parti, la création d’une force
multinationale susceptible de garantir la paix et consolider l’intégration
sous-régionale.
La
force de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale
(CEMAC) présente à Bangui depuis 2002 constitue un exemple pour cette
force, a indiqué M. Massi dans un discours d’une heure tenu devant
quelque 200 personnes, dont des diplomates et quelques leaders de partis
politiques, réunis en milieu de matinée à l’hémicycle des Affaires
étrangères à Bangui.
Au
cours de cette réunion le président du Fodem a implicitement annoncé sa
candidature à la prochaine élection présidentielle, qu’il a qualifiée
de « dernière planche de salut avant le saut vers l’inconnu », à la
satisfaction de 3 délégués venus des préfectures de Lobaye (Sud),
Nana-Mambéré (Ouest) et Mbomou (Est) qui lui ont transmis un message de
leurs militants l’appelant à se porter candidat.
Après
un bilan de son action en tant que ministre des Mines puis de l’Agriculture
au milieu de la décennie 1990, il a dressé un réquisitoire sévère des
régimes d’Ange Félix Patassé et de son successeur François Bozizé
avant d’annoncer la tenue prochaine d’une Assemblée générale de son
parti pour la désignation d’un candidat à la présidentielle.
Selon
M. Massi, les maux qui gangrenaient le pays sous la présidence d’Ange Félix
Patassé, à savoir la loi de la jungle, l’affairisme effréné et la
gestion solitaire et familiale de l’Etat, « n’ont pas été corrigés,
mais au contraire, ont été endossés et assimilés par le régime du général
Bozizé, avec l’addition de la terreur de sa garde rapprochée ».
C’est
pourquoi, a-t-il expliqué, sur les chapitres essentiels tels que le
redressement économique et la sécurité, la transition ouverte après le
coup de force du 15 mars 2003 et « qui n’est consensuelle que de nom »
est un échec.
A
preuve, selon lui, « le rapport accablant de la dernière mission du
Fonds monétaire international qui recense les carences dans la gestion
des finances publiques » ainsi que l’exode de nombreux éleveurs de
bovins qui quittent le pays parce que « une grande partie de nos
provinces est submergée par des hommes en uniforme opérant comme l’armée
régulière ».
Considérée
comme la rentrée politique du Fodem, la réunion de samedi intervient une
semaine avant le référendum constitutionnel du 5 décembre prochain
considéré comme un test pour les élections présidentielles et législatives
du 30 janvier 2004.
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