(Centrafrique-Presse 30/11/2004)
CHARLES MASSI FAVORABLE A LA CRÉATION
D’UNE FORCE SOUS-REGIONALE DE PAIX

Voir aussi : POUR UNE FORCE DE PAIX, EFFICACE !

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Charles MASSI

Président Fondateur
du FODEM

Charles Massi le deuxième vice-président du Conseil national de transition (CNT) et président du Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM), a proposé samedi au cours d’une réunion de son parti, la création d’une force multinationale susceptible de garantir la paix et consolider l’intégration sous-régionale.

La force de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) présente à Bangui depuis 2002 constitue un exemple pour cette force, a indiqué M. Massi dans un discours d’une heure tenu devant quelque 200 personnes, dont des diplomates et quelques leaders de partis politiques, réunis en milieu de matinée à l’hémicycle des Affaires étrangères à Bangui.

Au cours de cette réunion le président du Fodem a implicitement annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, qu’il a qualifiée de « dernière planche de salut avant le saut vers l’inconnu », à la satisfaction de 3 délégués venus des préfectures de Lobaye (Sud), Nana-Mambéré (Ouest) et Mbomou (Est) qui lui ont transmis un message de leurs militants l’appelant à se porter candidat.

Après un bilan de son action en tant que ministre des Mines puis de l’Agriculture au milieu de la décennie 1990, il a dressé un réquisitoire sévère des régimes d’Ange Félix Patassé et de son successeur François Bozizé avant d’annoncer la tenue prochaine d’une Assemblée générale de son parti pour la désignation d’un candidat à la présidentielle.

Selon M. Massi, les maux qui gangrenaient le pays sous la présidence d’Ange Félix Patassé, à savoir la loi de la jungle, l’affairisme effréné et la gestion solitaire et familiale de l’Etat, « n’ont pas été corrigés, mais au contraire, ont été endossés et assimilés par le régime du général Bozizé, avec l’addition de la terreur de sa garde rapprochée ».

C’est pourquoi, a-t-il expliqué, sur les chapitres essentiels tels que le redressement économique et la sécurité, la transition ouverte après le coup de force du 15 mars 2003 et « qui n’est consensuelle que de nom » est un échec.

A preuve, selon lui, « le rapport accablant de la dernière mission du Fonds monétaire international qui recense les carences dans la gestion des finances publiques » ainsi que l’exode de nombreux éleveurs de bovins qui quittent le pays parce que « une grande partie de nos provinces est submergée par des hommes en uniforme opérant comme l’armée régulière ».

Considérée comme la rentrée politique du Fodem, la réunion de samedi intervient une semaine avant le référendum constitutionnel du 5 décembre prochain considéré comme un test pour les élections présidentielles et législatives du 30 janvier 2004.

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POUR ALLER PLUS LOIN : FODEM DOSSIER, Année 2004 - INSÉCURITÉ
L'insécurité en Centrafrique par Qui, pour Quoi ?

FORUM, 01 décembre 2004
POUR UNE FORCE DE PAIX, EFFICACE !
Par Éric NERIS

FORUM DEMOCRATIQUE POUR LA MODERNITE
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