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Bonjour
à tous,
La
force CEMAC présente en Centrafrique actuellement est constituée
depuis le 15 mars 2003 à aujourd’hui de militaires :
tchadiens, congolais et gabonais.
Le Cameroun étant pour l’instant engagé uniquement sur le
papier et la guinée équatoriale ayant une participation
symbolique. La présence des forces française dans le cadre de la
CEMAC est liée à l’opération d’évacuation opérée sitôt
après le 15 mars 2003. Une fois sur place, la
France a proposé à la CEMAC d’apporter un soutien logistique
et financier aux forces qui allaient être déployées à
Bangui.
Par
la suite, la France a apporté son soutien technique à la transition en formant trois bataillons
centrafricains en vue de permettre de rétablir une sécurité
durable sur l’ensemble du territoire. En perspective, on se
souviendra tous des diverses visites diplomatiques françaises en
vue d’étudier le renforcement des relations France –
Centrafrique au travers d’une accord de défense nouveau et
ayant pour objectif la réinstallation de troupes françaises sur
la base de Bouar (ce que le Président François BOZIZE en décembre
2003 à convenu avec Michèle Alliot Marie, voir : http://www.sangonet.com/ActualiteC18/Alliot-Marie_F.Bozize_presF.html
) .
Ainsi,
l’armée Française actuellement à Bangui apporte un soutien
logistique et financier aux Forces CEMAC et aux FACA (Forces
Armées Centrafricaines).
Ce
qu’il faut connaître et comprendre,
c’est que la force CEMAC
actuellement à Bangui est venue renforcer la mission des troupes
stationnées à Bangui avant le 15 mars 2003 qui elle même
avaient pris la relève des troupes libyennes en nov-dec 2002. Cela relevait d’une demande des exilés
centrafricains qui ont exigés le départ des troupes libyennes
(ainsi que du MLC) et leur remplacement par des troupes
originaires de la CEMAC afin de garantir leur sécurité au
Dialogue Inter-centrafricains Sans Exclusive (qui n’a jamais eu
lieu). Ces troupes CEMAC étaient essentiellement constituées de
troupes Gabonaises (militaires qui n’avaient manifestement pas
envie de se faire trouer la peau pour le compte de PATASSE).
A
ce jour, les forces
CEMAC sont uniquement présentes en Centrafrique et
n’ont pas d’autres missions dans d’autres zones de conflits
à l’intérieur et aux frontières et de l’espace CEMAC. En réalité,
il n’existe pas de force CEMAC constituée visant à protéger
les frontières intérieures et extérieures de notre communauté
régionale. Le mandat de la force CEMAC actuellement déployée en
Centrafrique à pour but d’assurer la sécurité des
institutions (en particulier la capitale) en vue de garantir notre
souveraineté et de dissuader toute force armée belliqueuse
d’origine étrangère de s’emparer de notre souveraineté.
Concernant
le Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA). Depuis le
temps que le BONUCA est là,
cette mission n’a pas réussi à enrayer la violence.
On souhaiterait que le représentant spécial du secrétaire général
de l’ONU, le Général Lamine CISSE ne soit là que pour faire
des rapports (fort coûteux) à son patron et constater les dégâts.
L’ONU étant connue et reconnue pour son incapacité à prévenir
les conflits et même à ramener la paix. De là à considérer aujourd’hui que l’ONU n’est plus adaptée et doit évoluer
si elle veut être efficace sur le terrain, il n'y a qu'un pas à
franchir.
Ce
que nous proposons
! C'est
de doter la CEMAC d’une force
multinationale capable d’assurer l’inviolabilité
de nos frontières intérieures et extérieures (que
l’on pourrait comparer à l’ECOMOG en
Afrique de l’ouest). Nous estimons que seule une volonté
politique commune des États de la CEMAC, pourra concrétiser sur
le terrain, une prévention des
conflits pro-active et non pas trop tardive. La sécurité
des Centrafricains et des Africains d’Afrique Centrale, ne
pourra être renforcée qu’à la condition d’une volonté
politique commune d’œuvrer durablement à la Paix et à la
Prospérité pour Tous.
Nous
avons de l’ambition pour notre pays et nous savons qu’une
bonne gestion des ressources nationales permettra à tous de vivre
dignement et de s’épanouir, autrement dit : de payer les
salaires et d’investir pour notre avenir ! Notre
responsabilité est de garantir durablement la sécurité des
Centrafricains ainsi que le développement de leur patrimoine et
de notre pays.
Les
FACA auront un rôle de premier plan à jouer dans l’effort de
redressement national :
-
oui
à une armée véritablement nationale,
-
oui
à une armée moteur du développement,
-
oui
à une armée réconciliée avec le peule.
Salutations
Combattantes.
Éric
NERIS
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