FORUM, 01 décembre 2004
POUR UNE FORCE DE PAIX, EFFICACE !
Par Éric NERIS

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Bonjour à tous,

La force CEMAC présente en Centrafrique actuellement est constituée depuis le 15 mars 2003 à aujourd’hui de militaires : tchadiens, congolais et gabonais. Le Cameroun étant pour l’instant engagé uniquement sur le papier et la guinée équatoriale ayant une participation symbolique. La présence des forces française dans le cadre de la CEMAC est liée à l’opération d’évacuation opérée sitôt après le 15 mars 2003. Une fois sur place, la France a proposé à la CEMAC d’apporter un soutien logistique et financier aux forces qui allaient être déployées à Bangui.

Par la suite, la France a apporté son soutien technique à la transition en formant trois bataillons centrafricains en vue de permettre de rétablir une sécurité durable sur l’ensemble du territoire. En perspective, on se souviendra tous des diverses visites diplomatiques françaises en vue d’étudier le renforcement des relations France – Centrafrique au travers d’une accord de défense nouveau et ayant pour objectif la réinstallation de troupes françaises sur la base de Bouar (ce que le Président François BOZIZE en décembre 2003 à convenu avec Michèle Alliot Marie, voir : http://www.sangonet.com/ActualiteC18/Alliot-Marie_F.Bozize_presF.html ) .

Ainsi, l’armée Française actuellement à Bangui apporte un soutien logistique et financier aux Forces CEMAC et aux FACA (Forces Armées Centrafricaines).

Ce qu’il faut connaître et comprendre, c’est que la force CEMAC actuellement à Bangui est venue renforcer la mission des troupes stationnées à Bangui avant le 15 mars 2003 qui elle même avaient pris la relève des troupes libyennes en nov-dec 2002. Cela relevait d’une demande des exilés centrafricains qui ont exigés le départ des troupes libyennes (ainsi que du MLC) et leur remplacement par des troupes originaires de la CEMAC afin de garantir leur sécurité au Dialogue Inter-centrafricains Sans Exclusive (qui n’a jamais eu lieu). Ces troupes CEMAC étaient essentiellement constituées de troupes Gabonaises (militaires qui n’avaient manifestement pas envie de se faire trouer la peau pour le compte de PATASSE).

A ce jour, les forces CEMAC sont uniquement présentes en Centrafrique et n’ont pas d’autres missions dans d’autres zones de conflits à l’intérieur et aux frontières et de l’espace CEMAC. En réalité, il n’existe pas de force CEMAC constituée visant à protéger les frontières intérieures et extérieures de notre communauté régionale. Le mandat de la force CEMAC actuellement déployée en Centrafrique à pour but d’assurer la sécurité des institutions (en particulier la capitale) en vue de garantir notre souveraineté et de dissuader toute force armée belliqueuse d’origine étrangère de s’emparer de notre souveraineté.

Concernant le Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA). Depuis le temps que le BONUCA est là, cette mission n’a pas réussi à enrayer la violence. On souhaiterait que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, le Général Lamine CISSE ne soit là que pour faire des rapports (fort coûteux) à son patron et constater les dégâts. L’ONU étant connue et reconnue pour son incapacité à prévenir les conflits et même à ramener la paix. De là à considérer aujourd’hui que l’ONU n’est plus adaptée et doit évoluer si elle veut être efficace sur le terrain, il n'y a qu'un pas à franchir.

Ce que nous proposons ! C'est de doter la CEMAC d’une force multinationale capable d’assurer l’inviolabilité de nos frontières intérieures et extérieures (que l’on pourrait comparer à l’ECOMOG en Afrique de l’ouest). Nous estimons que seule une volonté politique commune des États de la CEMAC, pourra concrétiser sur le terrain, une prévention des conflits pro-active et non pas trop tardive. La sécurité des Centrafricains et des Africains d’Afrique Centrale, ne pourra être renforcée qu’à la condition d’une volonté politique commune d’œuvrer durablement à la Paix et à la Prospérité pour Tous.

Nous avons de l’ambition pour notre pays et nous savons qu’une bonne gestion des ressources nationales permettra à tous de vivre dignement et de s’épanouir, autrement dit : de payer les salaires et d’investir pour notre avenir ! Notre responsabilité est de garantir durablement la sécurité des Centrafricains ainsi que le développement de leur patrimoine et de notre pays.
Les FACA auront un rôle de premier plan à jouer dans l’effort de redressement national : 

-          oui à une armée véritablement nationale,

-          oui à une armée moteur du développement, 

-          oui à une armée réconciliée avec le peule.

Salutations Combattantes.

Éric NERIS

POUR ALLER PLUS LOIN : FODEM DOSSIER, Année 2004 - INSECURITE
L'insécurité en Centrafrique par Qui, pour Quoi ?