|
Accord
pour une présidentielle centrafricaine avec onze candidats
LIBREVILLE (AFP) - samedi 22
janvier 2005 - 23h02 - Le président
centrafricain François Bozizé et les forces politiques du pays ont signé
samedi à Libreville, sous la médiation du président gabonais Omar Bongo
Ondimba, un accord qui autorise onze candidats à participer au scrutin
présidentiel,
a constaté une journaliste de l'AFP.
Cet accord, paraphé par onze candidats au scrutin présidentiel ou leurs
représentants ainsi que par les principales institutions centrafricaines,
repêche six des sept candidats invalidés par la Cour constitutionnelle de
transition le 30 décembre dernier.
Cet accord met un terme au bras de fer qui opposait, depuis cette décision,
les candidats "recalés" au camp du président Bozizé, lui aussi
candidat au scrutin présidentiel.
"Guidée par votre sagesse, la classe politique, sous votre
bienveillante autorité, a trouvé la voie de sortie de la crise qui couvait
dans le pays et cela grâce à une discussion franche et fraternelle",
s'est félicité le général Bozizé en s'adressant à son homologue
gabonais.
Aux termes de l'accord dit "de Libreville", seul l'ex-président
Ange-Félix Patassé, en exil au Togo, est exclu de la course présidentielle.
"Les participants ont décidé de (...) la validation de toutes les
candidatures, à l'exception de l'ancien président Ange Félix Patassé qui
fait l'objet de poursuites judiciaires", indique la déclaration finale
adoptée à l'issue des discussions de Libreville.
M. Patassé, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, est
poursuivi par la justice centrafricaine pour une série de crimes commis
alors qu'il était à la tête de l'Etat, dont des détournements de fonds.
Son procès devant la Cour criminelle de Bangui, programmé en décembre
dernier, a été reporté sine die.
Même s'il s'est déclaré "pas satisfait" par son contenu, le
vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC)
Luc-Apollinaire Dondon, représentant de M. Patassé, a indiqué avoir signé
l'accord pour éviter que "tout n'éclate en Centrafrique".
"S'agissant de Me Jean-Jacques Démafouth (ancien ministre de la Défense
du président Patassé, ndlr)", ajoute la déclaration, "sa
candidature a été retenue sous réserve de l'article 154 du code électoral",
qui stipule que les personnes condamnées par la justice deviennent de fait
inéligibles.
M. Démafouth, qui vit actuellement en France, fait lui aussi l'objet
d'un mandat d'arrêt international de la justice centrafricaine. Il est
poursuivi pour des crimes commis en 1999 à Kembé (200 km à l'est de
Bangui. Son procès devant la Cour criminelle de Bangui a lui aussi été
ajourné.
"Je suis très content d'être reconnu comme candidat à part entière",
a indiqué M. Démafouth, qui a fait le voyage de Libreville.
"L'article 154 ne m'effraie pas car je sais qu'il n'y a rien dans le
dossier", a-t-il ajouté.
L'accord signé samedi soir à Libreville sous la médiation du président
Bongo, au terme d'une journée de discussions entre les protagonistes de la
crise, prévoit par ailleurs le report au 13 mars du premier tour des
scrutins présidentiel et législatifs, initialement prévus le 13 février.
Enfin, le texte précise que ses signataires ont décidé "la non
dissolution de la Cour constitutionnelle", qui était pourtant l'une
des principales revendications des candidats "recalés". Il
souligne toutefois que "certaines compétences de la Cour (...) liées
à l'organisation du scrutin seront transférées à la Commission électorale
mixte indépendante".
Neuf des douze candidats à l'élection avaient sollicité la semaine
dernière la médiation du chef de l'Etat gabonais pour tenter de sortir de
la crise, qui menaçait le processus de retour à l'ordre constitutionnel
engagé en Centrafrique après le coup d'Etat du général Bozizé le 15
mars 2003.
|
L'avenir de la
Centrafrique se joue au Gabon - 22/1/2005
Les discussions entre le président centrafricain
François Bozizé et les candidats à l'élection présidentielle du 13
février se poursuivaient samedi en fin d'après-midi à Libreville, sous la
médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba (photo).
Destinée à mettre un terme à la crise
politique qui agite le pays depuis la décision de la Cour constitutionnelle
d'invalider sept des douze candidats au scrutin présidentiel, la médiation
s'est ouverte par une rencontre en tête-à-tête entre MM. Bozizé,
lui-même candidat, et Bongo.
Les discussions ont ensuite été élargies à
dix autres candidats déclarés à cette élection. Le douzième candidat,
Auguste Bokanga, n'était pas présent dans la capitale gabonaise ni
représenté.
Dans un troisième temps, d'autres personnalités qui faisaient partie de la
délégation centrafricaine de 72 personnes arrivée samedi matin à
Libreville ont été invités à participer aux débats, dont les
présidents de la Cour constitutionnelle Marcel Malonga et du Conseil
national de transition (CNT, parlement de transition) Me Nicolas Tiangaye.
Après une pause d'une heure en milieu d'après-midi, les discussions ont
repris samedi vers 17h30.
Selon une source proche de la délégation centrafricaine, les protagonistes
de la crise s'orienteraient vers un accord autorisant dix des douze
candidats à se présenter.
Seuls l'ex-président Ange-Félix Patassé, en exil au Togo, et son ancien
ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, tous deux sous le coup d'un
mandat d'arrêt international délivré par la justice centrafricaine,
seraient exclus de la course présidentielle, a précisé la même source.
Source : afriquecentrale.info
|
|
Union
des Forces Vives des Centrafricains en France (UFVCF).
Le 22 janvier 2005
COMMUNIQUE
DE PRESSE
« Propositions
de l’UFVCF relatives à la médiation du Président Omar BONGO ONDIMBA
concernant la crise politique en République Centrafricaine »
Nous
membres de L’Union des Forces Vives des Centrafricains en France (UFVCF)
remercions, son Excellence le Président Omar BONGO ONDIMBA d’avoir répondu
favorablement à la demande de médiation qui lui a été adressée. Nous
tenons à renouveler et à rappeler nos premières exigences exprimées dans
la déclaration commune du 08 janvier 2005 et qui restent d’actualité :
1.
Exigeons
la démission du Général Président François BOZIZE pour une campagne présidentielle
équitable ;
2.
Exigeons
la dissolution de la Cour Constitutionnelle de Transition ;
3.
Exigeons
la validation de toutes les candidatures aux élections Présidentielles et
Législatives ;
4.
Appelons
la Communauté nationale et internationale à se mobiliser pour barrer la
route à l’instauration d’une nouvelle dictature en Centrafrique par un
hold-up électoral.
Nous
préconisons dans le cadre de la médiation conduite par son Excellence
le Président Omar BONGO ONDIMBA les si-suivants :
- Le
report des élections pour un délai maximum de trois (3) à quatre (4)
mois.
- La
mise en place d’un collège de transition, chargé de la gestion de la
fin du processus électoral afin d’aboutir à des Elections Démocratiques,
Libres et Transparentes.
Nous
estimons, compte tenu de la volonté manifeste du Président candidat
BOZIZE, d’opérer un hold-up électoral aux prochaines élections Présidentielles
et Législatives et pour préserver les chances de la mise en place de
nouvelles institutions démocratiques et légitimes que :
1.
Le
candidat François BOZIZE doit quitter la scène politique afin d’écarter
tous risques d’instabilités et de guerre civile à venir.
2.
Le
Président de Transition François BOZIZE doit restituer les fonds détournés
pendant la transition, qui portent sur : 14 milliards de FCFA (CEMAC),
2 milliards de FCFA (offert par le Président camerounais Paul BIYA), les
aides du Fond Monétaire International, de la Banque Mondiale, de l’Union
Européenne, de la France et des autres partenaires de la République
Centrafricaine.
Ensemble
Nous Vaincrons !
Fait
à Paris le 22 janvier 2005,
Pour
l’Union des Forces Vives en France,
Ont
signé :
FODEM
- France,
MLPC
- France, Europe, Amériques, Asie,
RDC
- France, Europe,
FPP
- France,
PUN
- France,
PATRIE
- France,
Collectif
des Centrafricains en France - CCF,
PAD
– France (Membres).
|
|
Centrafrique: Bozizé
et des candidats à la présidentielle "recalés" chez
Bongo
LIBREVILLE (AFP) - vendredi
21 janvier 2005 - 20h11 - Le président
centrafricain François Bozizé et plusieurs candidats à la présidentielle
"recalés" se retrouveront samedi à Libreville sous la médiation
du président gabonais Omar Bongo Ondimba pour tenter de dénouer la crise
qui agite le pays, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
Le président Bozizé et quatre des sept candidats invalidés le 30 décembre
par la Cour constitutionnelle de transition devraient participer à ces
"discussions", ainsi que des représentants de la société
civile, a-t-on indiqué de sources officielles à Libreville et Bangui.
Trois des candidats recalés - l'ancien ministre Charles Massi, Olivier
Gabirault et le pasteur Joseph Binoua - ont indiqué qu'ils devaient se
rendre à Libreville samedi.
L'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, déjà présent vendredi
à Libreville, et un représentant de l'ancien-chef du gouvernement Martin
Ziguélé devaient se joindre à eux, a-t-on appris dans l'entourage de ces
deux candidats "recalés".
Tous devaient rallier samedi matin la capitale gabonaise et être reçus
à la mi-journée par le président Bongo, selon une source centrafricaine.
Vendredi, le général Bozizé a reçu un émissaire de son homologue
gabonais, qui lui a remis un message du président Bongo, a-t-on appris de
source proche de la présidence à Bangui. Une réunion rasssemblant le président
et ses plus proches collaborateurs s'est ensuite tenue à Bangui.
La Centrafrique est agitée depuis le 30 décembre par une grave crise
politique, née de la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider
sept des douze dossiers de candidatures qui lui avaient été soumis en vue
du scrutin présidentiel du 13 février.
Dénonçant une tentative de "hold-up" électoral, les
"sept" postulants recalés, dont l'ancien président Ange Félix
Patassé, exigent du président Bozizé, qui s'est lui aussi lancé dans la
course présidentielle, la dissolution de la Cour constitutionnelle de
transition et la requalification de tous ceux qui ont été invalidés.
De son côté, le chef de l'Etat a "repêché" trois des
candidats invalidés, Jean-Paul Ngoupandé, Martin Ziguélé et Charles
Massi, mais il a jusque-là rejeté les exigences de ses adversaires, dont
il dénonce la "mauvaise foi".
Face à ce blocage, neuf des douze candidats déclarés à la présidentielle
avaient demandé la semaine dernière la médiation du président Bongo. Le
chef de l'Etat gabonais avait répondu qu'il y était disposé, sous réserve
toutefois de l'accord de son homologue centrafricain.
Couplé à des élections législatives, le scrutin présidentiel du 13 février
doit mettre un terme à la période de transition ouverte par le coup d'Etat
du général Bozizé le 15 mars 2003.
|
Crise en RCA: la Cour constitutionnelle, partiale,
est responsable
 |
Abel Goumba
Vice-président de la République |
BANGUI - Le vice-président centrafricain, Abel Goumba, a attribué
mercredi à la Cour constitutionnelle la responsabilité de la crise
politique née de l'invalidation de sept candidatures à l'élection présidentielle
du 13 février prochain et a dénoncé la "partialité manifeste"
de cette décision.
"La Cour Constitutionnelle de transition a ouvert la boîte de
Pandore et déclenché l'actuel climat de suspicion à son égard. C'est
elle qui est à l'origine de l'actuel blocage", écrit le Pr Goumba
dans un memorandum adressé au président François Bozizé et reçu
mercredi par l'AFP à Bangui.
"Les appels répétés à sa démission sont largement justifiés,
surtout lorsqu'ils dénoncent la partialité manifeste avec laquelle
quelques dossiers ont été traités", poursuit-il, estimant
"surprenant qu'après un tel manquement, la Cour Constitutionnelle de
transition ne se rende pas à l'évidence et ne consente guère à
s'amender".
Le Pr Goumba estime en plus que la Cour constitutionnelle n'avait pas
compétence pour valider les candidatures à la présidentielle et suggère
que la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), "seule compétente
en la matière (...) réexamine l'intégralité des dossier de candidature,
de préférence publiquement, en prenant en compte la moralité comme critère
déterminant".
La Centrafrique traverse actuellement une crise politique consécutive à
la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider le 30 décembre
dernier sept des douze candidatures à la présidentielle. Le ton monte régulièrement
entre le camp du président François Bozizé, lui-même candidat, et celui
des "évincés" qui réclament la dissolution de la Cour.
Le Front patriotique pour le progrès (FPP), la formation du Pr Goumba,
dont la candidature a été validée par la Cour, s'est récemment joint à
ces derniers pour solliciter la médiation du président gabonais Omar Bongo
dans cette crise.
Les candidats accusent le président Bozizé de préparer un
"hold-up électoral" consistant à se faire déclarer élu dès le
premier tour, avec l'appui de la Cour constitutionnelle.
Les présidentielle et législatives groupées de février prochain
doivent mettre fin mettre fin au processus de transition entamé en
Centrafrique près le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté le général
Bozizé.
(©AFP / 19 janvier 2005 19h42)
|
|
RAPPEL
DES PRINCIPES DÉMOCRATIQUES
Union
des Forces Vives des Centrafricaine en France (UFVCF).
Le 18 janvier 2005.
COMMUNIQUE DE PRESSE N°2
Réponse au Président du PNCN,
au Porte Parole de la Présidence, au Président BOZIZE
Au
cours de la semaine écoulée, Messieurs Cyriaque GOUNDA (PNCN) , Alain
Georges NGATOUA (Présidence) et François BOZIZE (Président de
transition)ont multipliés les menaces et intimidations à l’encontre des
Partis Politiques réunis dans l’Union des Forces Vives de la Nation
Centrafricaine pour réclamer le départ des membres de la Cour
Constitutionnelle qui ont adopté la décision anti-démocratique du 30 décembre
2004.
Au
départ il ne s’agissait que de demander l’arbitrage du Président de
Transition François BOZIZE. Mais suite à sa décision partisane, la
situation politique de la République Centrafricaine prend une tournure
gravissime du fait de son entêtement et de celui de ses acolytes à éliminer
d’autres candidats et à opérer un « hold-up électoral »
avec la complicité de la Convergence « KWA NA KWA ».
Les
partis politiques et personnalités indépendants membres du front Uni
tiennent par le présent communiqué à réaffirmer leur attachement aux
principes démocratiques, aux vertus du consensus, du dialogue sans
exclusive qui ont toujours guidé le génie national dans les moments
difficiles de notre histoire.
En
s’unissant dans ce Front Uni, toutes les forces vives de la nation ont
pour la première fois voulu rassurer le peuple Centrafricain face à la dérive
dictatoriale du Général BOZIZE. En optant pour une stratégie de repli sur
soi, BOZIZE s’enferme dans une logique dictatoriale et de fait s’oppose
à l’aspiration de la plus grande majorité des Centrafricains :
celle d’instaurer un régime libre et démocratique dans la paix et la sérénité.
Le
front rappelle avec force que la légitimité consensuelle fondement de la
transition issue du 15 mars 2003 n’est plus reconnue
en la personne du Général BOZIZE qui à court d’arguments, se
livrent , au jour le jour, à des faux débats indignes des valeurs républicaines.
Le
Front précise au Général BOZIZE, à la convergence Kwa NA Kwa et autre
fossoyeurs de la république que sa création constitue un tournant
politique majeur et est la preuve d’un formidable engagement des démocrates
soucieux de préserver ce qui est commun à tous les Centrafricains :
l’Unité Nationale, la Paix et la Démocratie.
BOZIZE
en choisissant volontairement l’invalidation scandaleuse de plusieurs
candidats par le truchement de la Cour Constitutionnelle de Transition
composée, pour la majorité, de compatriotes peu recommandables, a
clairement pris l’initiative d’une rupture unilatérale. C’est la fin
de la gestion consensuelle de la transition qui était pourtant à la base
fondamentale du Contrat Politique issu du 15 mars 2003.
L’Union
des Forces Vives des Centrafricains en France, forte de sa légitimité
politique et populaire, réitère et maintien ses principales revendications
contenues dans sa déclaration commune du 08 janvier 2005 et considère que :
- le
« tout nouveau » Général d’Armée François BOZIZE est
la cause première de la crise actuelle.
- sa
candidature est un « casus belli » à sa propre déclaration
d’avril 2003 (Libreville)
- son
abjecte rejet du consensus et son refus du dialogue démocratique
pourtant indispensable à une sortie honorable de la crise actuelle.
Le
front engage un dialogue sincère et véritable pour un compromis démocratique
et républicain pour l’instauration immédiate d’un régime démocratique
sans exclusive.
Ensemble Nous Vaincrons !
Fait
à Paris le 12 janvier 2005,
Pour
l’Union des Forces Vives en France,
Ont signé : FODEM, MLPC, RDC, FPP, PUN, ADP
|
DÉCLARATION
COMMUNE N ° 7: Élargissement des actions,
renforcer, expliquer
(Les
dossiers de l'actualité de Sangonet 19/01/2005)
Les partis, associations et personnalités indépendantes
mobilisés depuis la décision scélérate d'invalidation des candidatures
à l'élection présidentielle, se sont retrouvés le 13 janvier 2005 au siège
de l'ADP (Alliance pour la Démocratie et le Progrès).
Ils ont procédé à une évaluation de l'Assemblée Générale du mardi 11
janvier 2005. Ils estiment que cette A.G. a atteint ses objectifs car malgré
les menaces, les intimidations et les freins de toutes sortes à l'exercice
des libertés démocratiques, les militants se sont déplacés pour écouter
les explications données par les leaders sur la crise actuelle et sur le
bien-fondé des revendications exprimées. Rappelons qu'il s'agit de la
dissolution de l'actuelle Cour Constitutionnelle de Transition, qui a perdu
toute crédibilité, et la formation d'une nouvelle Cour. Il s'agit ensuite
de la validation des candidatures injustement écartées, tant à l'élection
présidentielle qu'aux législatives.
Ils rejettent l'entière responsabilité de la crise actuelle sur le Général
BOZIZE et ses partisans fanatiques qui, par les décisions arbitraires
qu'ils prennent pour programmer un hold-up électoral, cherchent à diviser
le pays et le plonger de nouveau dans la violence. Les menaces répétées
contre les démocrates, la confiscation pure et simple des libertés démocratiques,
notamment la confiscation des médias publics au seul profit de la
"Convergence Nationale KWA NA KWA", suscitent des inquiétudes légitimes
quant à l'avenir de la démocratie en Centrafrique. Ce ne sont donc pas les
démocrates mobilisés pour la défense des acquis démocratiques du peuple
centrafricain qui sont les pyromanes, mais bien ceux qui cherchent à rétablir
un régime dictatorial.
L'enjeu de notre combat pacifique est donc clair: la défense de la démocratie
sérieusement menacée par le Général François BOZIZE et ses partisans.
A ce sujet, les signataires de la présente Déclaration se réjouissent
tout particulièrement de la décision du Front Patriotique pour le Progrès
(FPP) du Professeur Abel GOUMBA de rejoindre la coalition mobilisée pour défendre
les acquis démocratiques du peuple centrafricain. Le camp des adversaires
de la démocratie apparaît donc totalement isolé.
Il n'est pas tard pour que le Général BOZIZE écoute la voix de la raison
et du patriotisme, au lieu d'écouter les extrémistes qui hier étaient
avec le Président PATASSE pour l'induire en erreur et qui poussent le Chef
de l'Etat actuel à remettre en cause la démocratie chèrement conquise par
le peuple centrafricain. Encore une fois, les signataires de la présente Déclaration
espèrent qu'il prendra rapidement les mesures susceptibles de détendre le
climat politique afin que la République centrafricaine aille aux élections
dans la paix et la sérénité.
En attendant, ils décident:
1° de poursuivre l'action visant à consolider et élargir la base de
l'unité d'action des forces démocratiques;
2°de travailler à renforcer la jonction avec les actions initiées par la
diaspora centrafricaine;
3°de continuer le travail d'explication vis-à-vis de l'opinion nationale
et internationale.
Fait à Bangui, le 13 janvier 2005.
ONT SIGNE:
A.D.P ; C.N.P.; F.C.; FODEM; FPP; LONDO; MLPC; PUN; RDC; Pasteur J. BINOUA;
J.-J. DEMAFOUTH; Martin ZIGUELE
Actualité centrafrique de sangonet - spéciale élections 2005
© Copyright Les dossiers de l'actualité de Sangonet
|
RCA: Neuf candidats à la présidentielle
demandent la médiation d'Omar Bongo
BANGUI - Neuf des douze candidats déclarés à la présidentielle
centrafricaine ont demandé, dans une lettre remise samedi soir à l'AFP à
Bangui, la médiation du président gabonais Omar Bongo dans le bras de fer
qui oppose le pouvoir à sept d'entre eux, empêchés de se présenter.
"Devant le risque de blocage du processus électoral, porteur de
tous les dangers (...) nous demandons votre impérieuse médiation pour
circonscrire la crise et préserver la paix déjà si fragile", écrivent
les signataires de cette correspondance au chef de l'Etat gabonais.
Sont signataires, outre les sept candidats dont les dossiers ont été
rejetés le 30 décembre par la Cour constitutionnelle, le Front patriotique
pour le progrès (FPP) et le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC),
partis respectifs du vice-président Abel Goumba et de l'ancien président
André Kolingba (1981-1993), dont les candidatures ont été validées.
Jusqu'ici, ni le FPP, ni le RDC ne s'étaient mêlés au bras de fer qui
oppose depuis deux semaines, de façon de plus en plus virulente, le camp
Bozizé à celui des candidats "recalés" regroupés dans le Front
uni des Forces Vives de la Nation.
Revenant sur l'origine de la crise, les signataires expliquent au président
Bongo que les motifs par lesquels la Cour constitutionnelle a jugé sept
"candidatures irrecevables ne reposaient sur aucune base juridique,
sinon la volonté d'évincer de la compétition présidentielle les
principaux adversaires du général (François) Bozizé", actuel chef
de l'Etat, candidat à sa succession.
Les signataires, qui disent avoir "sollicité l'intervention des
Nations unies, de la France et de l'Union européenne" pour dénouer
cette crise, estiment également que la validation postérieure par le président
Bozizé de trois de ces candidatures, en raison du tollé déclenché, jette
"le discrédit sur la décision de la Cour".
Le président Bongo est l'actuel président en exercice de la Communauté
économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac). Il a été médiateur
dans plusieurs crises en Centrafrique, notamment lors des mutineries
militaires de 1996/1997, et était le parrain du Dialogue national organisé
fin 2003.
Libreville avait également reçu la première visite de François Bozizé
en tant que chef d'Etat, peu après son coup d'Etat du 15 mars 2003.
L'ensemble des candidats évincés par la Cour continuent de réclamer
l'annulation de sa décision ainsi que sa dissolution et dénoncent la préparation
d'un "hold up" électoral par le camp du président Bozizé lors
du premier tour de la présidentielle, le 13 février.
La présidence gabonaise n'a pu être jointe samedi soir.
(©AFP / 16 janvier 2005 00h30)
|
Cinq partis centrafricains
demandent la démission de Bozizé (PANA)
Paris,
France 14/01/2005
(PANA) - Cinq partis politiques, parmi lesquels le Forum pour la démocratie
(FODEM) et le Parti de l'unité nationale (PUN), ont demandé la démission
du président centrafricain François Bozizé, l'accusant d'avoir conduit
son pays dans une impasse politique.
Dans un texte commun intitulé "Appel au
peuple centrafricain", les cinq formations politiques exhortent les
Centrafricains à se mobiliser pour obtenir "la démission
inconditionnelle du candidat Bozizé de la présidence de la
Transition".
"Peuple centrafricain, tes compatriotes
de France ayant pris conscience du danger imminent à venir, te demandent de
te mobiliser pour défendre les valeurs sacrées de la République",
indique le texte, également signé par le Mouvement de libération du
peuple centrafricain (MLPC), le Rassemblement des démocrates centrafricains
(RDC) et le Forum pour la paix et le progrès (FPP).
Les cinq partis politiques demandent en outre
aux Centrafricains de "résister fermement et dignement à toutes les
manipulations de Bozizé qui veut coûte que coûte réaliser un hold-up
électoral".
"Peuple centrafricain, rejoint-nous pour
dresser un rempart jusqu'à la satisfaction totale de tes revendications à
savoir la dissolution de la Cour constitutionnelle, la validation de toutes
les candidatures aux présidentielles et aux législatives",
conseillent les signataires du texte commun.
"Plus que jamais, les venins de
l'ethnocentrisme, de l'égocentrisme, d'une dictature de plomb s'enracinent
progressivement et constituent une menace pour notre patrie et notre
souveraineté. Notre beau pays, la Centrafrique, redevient une République
bananière", ajoutent les cinq partis politiques.
Un Front uni des forces vives, regroupant des
partis politiques et des organisations de la Société civile, avait été
créé le 8 janvier à Paris pour obtenir la dissolution de la Cour
constitutionnelle.
Le Front soutient l'idée de la démission du
président Bozzié, estimant qu'il est "seul" responsable de la
crise qui a suivi l'invalidation le 30 décembre dernier de nombreuses
candidatures, dont celle de son prédécesseur Ange-Félix Patassé, au
scrutin du 13 février 2005.
Le Conseil de sécurité des Nations-unies a
exprimé le 6 janvier ses appréhensions quant à la dégradation du climat
politique en Centrafricaine avant d'inviter tous les acteurs politiques à
créer "un environnement favorable à la tenue d'élections libres,
transparentes et démocratiques".
Les élections générales de février 2005 devraient mettre un terme à
la transition entamée le 15 mars 2003, à la faveur du renversement par la
force du président Ange-Félix Patassé actuellement réfugié à Lomé, au
Togo.
|
RCA: Bozizé dénonce la "mauvaise
foi" des candidats invalidés
BANGUI - Le président centrafricain, François Bozizé, a vivement
critiqué samedi l'attitude des candidats à la présidentielle de février
dont les dossiers ont été invalidés par la Cour constitutionnelle et dénoncé
leur "mauvaise foi".
"J'estime qu'il s'agit ni plus ni moins de sorcellerie (...) C'est
aussi de la rage, de la mauvaise foi, doublées d'une dose de désinformation",
a déclaré en langue nationale sango le président Bozizé, dans un
discours prononcé à Mobaye (est du pays) et retransmis par la radio
nationale.
"Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles
d'aucun recours. Tous les candidats le savent. J'ai pris sur moi de valider
certaines candidatures dans l'intérêt supérieur de la Nation. Malgré ma
bonne volonté, les candidats, validés ou recalés, ont dit non à ma décision",
a poursuivi le chef de l'Etat.
"Ils prônent l'affrontement, la violence, incitent à la grève,
manipulent les syndicats. Ils désinforment, provoquent des troubles et sont
prêts à se réfugier dans les ambassades pour s'exiler en Europe, en
France", a ajouté le chef de l'Etat, les accusant d'être "prêts
à mentir, sans se soucier du sort de la population".
Sept des douze candidatures à la présidentielle du 13 février prochain
ont été invalidées par la Cour constitutionnelle pour divers motifs. Face
au tollé provoqué par cette décision, le président Bozizé, dont le
propre dossier de candidature a été accepté, avait "repêché"
trois de ces candidats.
Mais l'ensemble des candidats "recalés" ont rejeté cette décision
et demandent toujours l'annulation de la décision de la Cour et sa
dissolution.
"Leur argent leur sert à voyager (...) Allez les voir à l'aéroport
de Bangui", a déclaré à la foule le président centrafricain
ajoutant: "Vous ne les verrez jamais investir pour soulager les
souffrances de la population. Ils ne viendront jamais vous dire qu'ils vont
investir pour vous faire travailler. Tous ce qu'ils savent c'est mentir, désinformer".
"Ma politique, ne vise pas à détruire le pays, elle ne réside pas
dans la violence, le mensonge, la délation, la manipulation, ou les grèves.
Moi, c'est le travail rien que le travail (Kwa na Kwa, en sango, nom de la
coalition formée pour soutenir sa candidature, ndlr)", a-t-il conclu.
Le ton monte régulièrement depuis deux semaines entre le camp du général
Bozizé et celui des sept candidats "recalés".
Les scrutins présidentiel et législatifs groupés, dont le 1er tour est
prévu le 13 février, doivent mettre fin au processus de transition entamé
le 15 mars 2003 par le coup d'Etat qui a porté le général Bozizé au
pouvoir.
(©AFP / 15 janvier 2005 14h09)
|
|
APPEL
AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Union
des Forces Vives de la Communauté Centrafricaine en France.
Le 12 janvier 2005.
Peuple
centrafricain,
Tu
es aujourd’hui face à ton destin dans cette situation inextricable dans
laquelle le général BOZIZE t’a plongé.
Tes
droits fondamentaux les plus élémentaires sont confisqués par lui. Il te
soumet au jour le jour à une oppression sans précédents :
-
traitements humiliants et dégradants.
-
crimes économiques et assassinats.
-
Et tant d’autres projets cyniques en préparation
auxquels il compte te soumettre.
Ces
précités démontrent à suffisance, hélas, la nature véritable de la
conscience politique du Général BOZIZE.
L’espoir
d’un bien être né au lendemain du 15 mars 2003 n’est-il qu’un leurre
sans lendemain de la part du Général.
Plus
que jamais les venins de l’ethnocentrisme, de l’égocentrisme, d’une
dictature de plomb s’enracinent progressivement et constituent une menace
pour notre patrie et notre souveraineté. Notre beau pays, la République
Centrafricaine redevient une République Bananière.
Peuple
Centrafricain, tes Compatriotes de France ayant pris conscience du danger
imminent à venir, te demandent de te Mobiliser pour défendre les valeurs
sacrées de la République: Unité, Dignité, Travail, Paix, Liberté,
Justice.
Tes
Compatriotes de France tiennent à te féliciter pour ton courage exemplaire
dans cette douloureuse épreuve déshonorante et te lancent un vibrant appel
à prendre tes responsabilités historiques en résistant fermement et
dignement à toutes les manipulations de Bozizé qui veut coûte que coûte
réaliser un Hold-up Électoral.
Peuple
Centrafricains, rejoint nous pour dresser un rempart jusqu’à la
satisfaction totale de tes revendications à savoir la dissolution de la
Cour Constitutionnelle, la validation de toutes les candidatures aux Présidentielles
et aux Législatives, la démission inconditionnelle du Candidat Bozizé de
la Présidence de la Transition.
Unis
et solidaires dans cette noble lutte démocratique pour l’intérêt supérieur
de la nation (principes fondamentaux qui guident notre action Démocratique
aujourd’hui et Demain)!
Ensemble
nous vaincrons !
Fait
à Paris le 12 janvier 2005,
Pour
l’Union des Forces Vives en France,
Ont
signé : FODEM, MLPC, RDC, FPP, PUN.
|
|
LETTRE
A L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
Union
des Forces Vives de la Communauté Centrafricaine en France.
Le 12 janvier 2005.
Chers
Camarades, Frères, Combattants, Militants des Partis Politiques et Représentants
de la Société Civile, membres de l’Union des Forces Vives de la Nation.
Vos
partis politiques, le FODEM, le RDC, le MLPC, le FPP et le PUN se sont réunis
ce mardi 11 janvier 2005 à Paris (France) et ont mis en place le Bureau de
l’Union des Forces Vives de la Communauté Centrafricaine en France.
Ils
ont décidé de vous exprimer par la présente, toute notre solidarité dans
la lutte Démocratique, Pacifique et Populaire que vous avez engagée pour
faire barrage au Hold-up Électoral programmé par le Candidat François
BOZIZE et ses amis « profito-situationnistes » regroupés au
sein de la Convergence « KWA NA KWA ».
Nous
sommes, là, à votre soutient et prêts à relayer, à amplifier et
sensibiliser, en France et dans le Monde, au niveau civil, politique et médiatique.
Notre
lutte a pour but de servir de modèle d’exemplarité, de solidarité et
d’Unité des Démocrates Centrafricains manifestants pour l’instauration
d’une Démocratie Sincère et Véritable.
Vos
actions courageuses ont le mérite d’attirer l’attention du Monde sur
notre Pays. C’est pour la première fois que la Classe Politique
Centrafricaine dans sa totalité se mobilise et donne une image positive en
agissant de concert et de manière responsable et raisonnée.
Nous
adhérons aux principes que vous avez définis, qui guident notre lutte
aujourd’hui : UNITE, COURAGE ET DETERMINATION, principes qui font
face aux menaces et intimidations du Candidat BOZIZE et ses amis. L’heure
d’affirmer notre détermination, pour une marche vers la Démocratie, l’Unité,
la Dignité et le Travail en Centrafrique a sonnée.
Unis
et solidaires dans cette noble lutte démocratique pour l’intérêt supérieur
de la nation (principes fondamentaux qui guident notre action Démocratique
aujourd’hui et Demain)!
Nous
vaincrons !
Fait
à Paris le 12 janvier 2005
Pour
l’Union des Forces Vives en France,
Ont
signé : FODEM, MLPC, RDC, FPP, PUN
|
|
CENTRAFRIQUE
- Une cohabitation "à la française"
pour BOZIZE ?
Le
scénario rêvé par Paris est que le général-président Bozize soit
"élu" mais que ses trois challengers repêchés par la Cour
constitutionnelle, Jean-Paul Ngoupande, Martin Ziguelé et Charles Massi, se
retrouvent au perchoir de l'Assemblée, à la Primature. Beau scénario sur
le papier... à Paris.
©
Copyright 1982-2005 Indigo Publications.
|
Centrafrique: Bozizé
et son opposition dans une logique d'affrontement

Le président centrafricain Francois Bozizé, le 15
mars 2004 à Bangui
© AFP/Archives Desirey Minkoh |
BANGUI (AFP) - mercredi 12
janvier 2005 - 17h59 - A un
mois d'un double scrutin crucial pour l'avenir du pays, le bras de fer s'est
irrémédiablement engagé entre le président centrafricain François Bozizé
et son opposition, menaçant de faire capoter le fragile processus de
transition entamé il y a près de deux ans.
Critiques, invectives et maintenant menaces, le ton monte chaque jour un
peu plus entre les protagonistes de la bataille ouverte il y a deux semaines
par la décision de la Cour constitutionnelle de transition d'exclure sept
des douze candidats à l'élection présidentielle du 13 février. Et chacun
des deux camps s'arc-boute sur ses positions.
D'un côté les candidats exclus par la Cour, désormais regroupés sous
l'étendard d'une Union des forces vives de la Nation, qui exigent sa
dissolution, le repêchage de tous les candidats dans la course présidentielle
et dénoncent une tentative de "hold-up électoral" du chef de l'Etat.
"Nous n'allons pas jeter l'argent par la fenêtre avec une pareille
Cour, dont les membres sont capables de fausser les résultats des prochains
scrutins présidentiel et législatif", estime Charles Massi, président
et candidat du Forum démocratique pour la modernité (Fodem).
"C'est une Cour qui doit être dissoute si le général Bozizé veut
organiser des élections véritablement démocratiques", renchérit
l'ex-Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, candidat du Parti de l'unité
nationale (Pun).
De l'autre, le président et la coalition "Kwa na Kwa"
soutenant sa candidature, qui rejettent catégoriquement ces exigences et
accusent leurs adversaires de vouloir jouer les "pyromanes
politiques".
"La Cour constitutionnelle est une institution dont seuls deux
membres sont désignés par le président de la République", répond
aux candidats "recalés" le président de la Coalition, Paul
Bellet. "C'est une institution de la transition, mise en place sur la
base du consensus. Pourquoi aujourd'hui voudrait-on la dissoudre ?"
"Ces personnages qui ont compris que jamais le peuple centrafricain
ne leur confiera la direction du pays passent leur temps à saper les
efforts de redressement de la Nation", regrette le porte-parole de la
présidence, Alain-Georges Ngatoua, traitant ses adversaires de
"pyromanes politiques".
Jusque-là, l'affrontement est resté cantonné au terrain des mots. Pour
éviter tout dérapage, le camp des "recalés" a suspendu à deux
reprises les rassemblements de rue un temps envisagés pour défendre sa
cause.
Et, même s'il a mis en garde contre "toute manifestation assimilée
à un début de campagne", le pouvoir s'est gardé d'empêcher mardi la
tenue de l'assemblée générale de l'Union des forces vives de la nation.
Mais la tournure des événements commence à inquiéter la communauté
internationale. Dans un pays où la violence s'est souvent imposée comme
mode de règlement des conflits politiques, elle redoute que la crise ne
fasse dérailler les patients efforts de réconciliation conduits depuis le
coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.
Depuis deux semaines, les émissaires se succèdent, Nations unies et
Union européenne en tête, auprès du président afin de trouver une issue
à la crise. "Nous gardons espoir que le dialogue, la concertation
(...) permettent qu'une solution rapide", espère un diplomate
africain.
Reçu mardi soir par le chef de l'Etat, l'ambassadeur de France à Bangui
a souligné mercredi à la radio nationale la nécessité d'un retour au
consensus.
"Que tous ceux qui ont conduit la transition jusqu'ici, la
conduisent réellement à son terme, dans de bonnes conditions", a
demandé Jean-Pierre Destouesse, "pour que nous ayons de bonnes élections,
et un président et des députés qui soient élus dans des conditions qui
ne soient pas discutables".
|
|
BANGUI,
12 janv (AFP) La présidence centrafricaine a de nouveau haussé le ton
mercredi contre les candidats à la présidentielle dont les dossiers ont été
rejetés par la Cour constitutionnelle, les accusant de "nuire" au
pays, au lendemain de leur regroupement au sein d'une structure politique
unitaire.
"Ces
personnages qui ont compris que jamais le peuple centrafricain ne leur
confiera la direction du pays, passent leur temps à saper les efforts de
redressement de la Nation", a déclaré à la radio nationale le
porte-parole de la présidence, Alain-Georges Ngatoua, lisant un communiqué.
"Voyant
leurs espérances de pouvoir s'éloigner, ils pratiquent une politique de
terre brûlée qui vise à nuire et à porter gravement atteinte à l'image
de la République centrafricaine (RCA) à l'étranger", a-t-il ajouté
accusant ces candidats, sans jamais explicitement les nommer, de
"propager de fausses nouvelles".
"Ces
pyromanes politiques préfèrent pour leurs intérêts personnels sacrifier
la paix (...) ainsi que la sécurité des Centrafricains et des
Centrafricaines", a poursuivi M. Ngatoua, estimant qu'"en agissant
de la sorte, d'ailleurs généralement à partir de l'étranger, ces
individus détruisent leur propre pays".
Les
candidats exclus par la Cour constitutionnelle ont lancé mardi à Bangui
une Union des forces vives de la Nation, regroupement de partis opposés à
la tentative de "hold-up électoral" préparée, selon eux, par le
président François Bozizé, à l'occasion du premier tour de la présidentielle
du 13 février prochain.
Ils
réclament notamment l'annulation de la décision rendue le 30 décembre par
la Cour constitutionnelle les empêchant de se présenter à ce scrutin
devant mettre fin à la transition en cours depuis le coup d'Etat du général
Bozizé le 15 mars 2003 et la dissolution de cette Cour.
M.
Ngatoua a également fustigé ceux "qui préfèrent sacrifier leur
patrie pour leur intérêts", dénonçant une "soif de pouvoir démesurée".
|
|
Trois
baobabs pour un fauteuil
CENTRAFRIQUE - 9 janvier 2005- par FRANÇOIS
SOUDAN
Inspirée ou non par le pouvoir en place à Bangui, la décision de la
Cour constitutionnelle de transition centrafricaine d'écarter de la course
à l'élection présidentielle du 13 février, sous des prétextes divers,
une demi-douzaine de candidats, dont certains ont dans le pays une
implantation réelle, était à tout le moins une maladresse politique.
Aussi le correctif qu'y a apporté, début janvier, le chef de l'État François
Bozizé a-t-il été le bienvenu : impensable en effet d'imaginer une
consultation crédible sans la participation d'un représentant du MLPC
(Mouvement de libération du peuple centrafricain), l'un des deux principaux
partis du pays, ou d'un candidat aussi connu à l'étranger que Jean-Paul
Ngoupandé. La France, qui a ouvertement souhaité une élection « sans
exclusive », et les voisins d'Afrique centrale ont d'ailleurs fortement
poussé dans le sens de ce réajustement.
Reste qu'au passage la Cour constitutionnelle, censée valider les résultats
de la future présidentielle, a perdu une part de sa crédibilité, au point
que tous les candidats de l'opposition exigent aujourd'hui sa dissolution
ainsi que la requalification de la totalité des postulants exclus par cette
même Cour, dont l'ex-chef de l'État Ange-Félix Patassé - pourtant détesté
par nombre d'entre eux, qui n'ont pas cessé de le déstabiliser lorsqu'il
était au pouvoir. Le jeu est donc ouvert et tout demeure possible, y
compris un report des élections présidentielle et législatives - hypothèse
difficile à envisager néanmoins, car se poserait alors crûment le problème
du paiement des salaires des fonctionnaires, assuré jusqu'ici par la
solidarité des voisins de la Cemac (Communauté économique et monétaire
des États de l'Afrique centrale), lesquels ont fait savoir qu'ils n'iraient
pas au-delà de l'échéance de février 2005.
Trois pôles, symbolisés par trois personnalités qui ont en commun d'être
ou d'avoir été les présidents d'un pays sinistré, domineront quoi qu'il
arrive, pour le meilleur ou pour le pire, la vie politique centrafricaine en
cette année cruciale. André Kolingba tout d'abord : souffrant, il se
soigne en France depuis de longs mois. Son parti et la communauté dont il
est issu, les Yakomas, représentent environ un quart de l'électorat.
Personnage discret, Kolingba voyage peu et ne dispose pas de véritables
relais dans la région, si ce n'est l'Ougandais Yoweri Museveni. Un ou deux
de ses proches sont bien introduits dans l'entourage de Denis Sassou Nguesso
au Congo, et il bénéficie, dit-on, de l'appui financier de commerçants
libanais repliés à Douala ainsi que de diamantaires musulmans
centrafricains.
Ange-Félix Patassé ensuite : après avoir longtemps refusé d'envisager
sa propre candidature, car cela revenait en quelque sorte à reconnaître la
légitimité de son tombeur, le prédécesseur de Bozizé a sauté le pas -
mais il n'est pas encore qualifié. En exil à Lomé, Patassé risque fort,
s'il rentre à Bangui, d'être immédiatement arrêté dans le cadre des
procédures ouvertes contre lui. Figure de référence du MLPC, il contrôle
même à distance une bonne partie des « savaniers », soit 20 % à 25 % de
l'électorat. Même en cas d'invalidation définitive, il n'est pas sûr que
ce personnage obstiné soutienne celui qui est présenté comme le candidat
de remplacement de son parti : l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé. Point
faible de Patassé : l'argent. Il n'en a pas ou à tout le moins il en dépense
peu. Proche du président togolais Eyadéma, qui l'héberge, il entretient
également de discrètes relations avec l'Équatoguinéen Obiang Nguema.
François Bozizé, enfin. L'actuel chef de l'État n'a pas de parti mais
une mouvance, qui s'efforce de ratisser large - particulièrement dans le
nord et l'est du pays. Jusqu'ici, les présidents Déby, Bongo Ondimba,
Sassou Nguesso, Kabila, Biya et Chirac le soutiennent, mais il sait que cet
appui, à l'image de l'état de grâce dont il a bénéficié à la suite de
sa prise de pouvoir, est réversible. Le caractère répétitif de la crise
centrafricaine a en effet tendance à lasser tout le monde, et l'indifférence
serait la pire des solutions. Aussi François Bozizé a-t-il intérêt à ce
que l'élection se tienne à la date prévue.
Aux côtés de ces trois baobabs, Abel Goumba, Jean-Paul Ngoupandé,
Charles Massi et les autres, pour respectables qu'ils soient, apparaissent
comme des candidats d'appoint dont la présence au second tour semble
improbable. Leur discours, tout comme celui du président de l'Assemblée de
transition Nicolas Tiangaye, souffre, entre autres, d'un déficit de crédibilité
: très critiques aujourd'hui à l'encontre de François Bozizé, ils ont
activement participé hier à créer les conditions de son coup d'État,
puis à le légitimer. Reste enfin l'éternelle tentation du recours à la
violence : elle demeure hélas ! bien réelle dans la mesure où aucun des
candidats de poids ne semble prêt à accepter l'éventualité d'une défaite.
Hypothèse cauchemardesque. La Centrafrique, en effet, pourrait cette fois
ne pas s'en remettre.
|
|
Les
exclus de la présidentielle créent l'Union
des forces vives de la nation (AFP)
BANGUI,
11 jan (AFP) . Les candidats au scrutin présidentiel centrafricain
exclus par la Cour constitutionnelle ont lancé mardi à Bangui une
"Union des forces vives de la Nation", regroupement des partis
opposés à la tentative de "hold-up électoral" préparée, selon
eux, par le président François Bozizé.
Réunis mardi après-midi au siège
banguissois de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), les
candidats invalidés, leurs représentants et les dirigeants des partis qui
les soutiennent ont tous renouvelé tour à tour devant leurs sympathisants
leurs principales revendications.
Sous les applaudissements et les
acclamations, ils ont ainsi exigé "la validation de toutes les
candidatures agréées par la Commission électorale, la dissolution immédiate
de la Cour constitutionnelle de transition et la formation d'une nouvelle
Cour avec des personnalités intègres et impartiales".
Ces responsables ont également dénoncé
"le nombre considérable des dossiers de candidatures de leurs
partisans invalidés aux élections législativesdans le but de favoriser la
camp de la +Convergence nationale Kwa na Kwa+", qui rassemble une
trentaine partis politiques soutenant la candidature du général Bozizé
pour le scrutin du 13 février.
Le lancement officiel de l'Union des forces
vives de la nation doit être formellement sanctionné par la publication,
mercredi, d'une déclaration communes signée par tous ses membres.
Plus d'un millier de personnes se sont pressées
mardi après-midi au siège de l'ADP ou dans ses alentours afin de
participer à cette assemblée générale, a constaté un journaliste de
l'AFP.
Dans un communiqué diffusé toute la matinée
par la radio nationale, le ministre de l'Intérieur Michel Sallé avait mis
en garde contre "toute manifestation assimilée à un début de
campagne (...) de sorte à éviter de troubler l'ordre public et la quiétude
de la population".
Une assemblée générale prévue samedi
dernier pour lancer un regroupement des candidats "recalés" avait
été annulée, après une sévère mise en garde adressée par le président
Bozizé à "ceux qui, aujourd'hui, seraient tentés, d'une manière ou
d'une autre, de troubler l'ordre public".
Les participants à la réunion de mardi après-midi
ont tous rejeté les allégations selon lesquelles ils chercheraient
"l'affrontement ou la violence" et ont appelé leurs militants à
"la lutte pacifique".
La Centrafrique est secouée depuis bientôt
deux semaines par une grave crise politique, après la décision le 30 décembre
de la Cour constitutionnelle d'invalider sept des douze candidats à l'élection
présidentielle.
Couplée à un scrutin législatif, cette élection doit mettre un terme à
la transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars
2003.
|
Interdiction
de "toute manifestation asssimilée à un début
de campagne..."
(Le
Nouvel Observateur 11/01/2005)
RCA: Menaces d'interdiction d'une réunion des
"recalés" de la présidentielle
Le pouvoir centrafricain a laissé planer la menace d'une interdiction d'une
réunion prévue mardi en vue de la formation d'une structure politique
d'union des candidats à la présidentielle dont les dossiers ont été
rejetés par la Cour constitutionnelle et de leurs partisans.
"Toute manifestation asssimilée à un début de campagne ne saurait être
organisée sur toute l'étendue du territoire centrafricain, et notamment à
Bangui, de sorte à éviter de troubler l'ordre public et la quiétude de la
population", indique un communiqué du ministre de l'Intérieur, Michel
Sallé.
Le communiqué, radiodiffusé à plusieurs reprises depuis lundi, réclame
"la stricte observation de cette instruction".
Les candidats dont les dossiers ont été rejetés le 30 décembre par la
Cour constitutionnelle et leurs partisans projetaient toujours de se réunir
mardi après-midi en vue de la formation d'un "Front uni des forces
vives de la Nation", destiné à empêcher le "hold-up électoral"
qu'ils accusent le président François Bozizé de préparer.
"Nous ne comprenons pas que toutes les réunions, marches et meeting au
profit du pouvoir soient autorisés, alors qu'on nous interdit de parler à
nos militants ou de les réunir!", a expliqué l'un des candidats recalés,
l'ex-ministre Charles Massi.
Une première assemblée générale prévue le 8 janvier avait été annulée,
après un avertissement lancé par le président Bozizé, dénonçant le
"climat de tension" entretenu par des "propos
irresponsables". et mettant durement en garde "ceux qui,
aujourd'hui, seraient tentés, d'une manière ou d'une autre, de troubler
l'ordre public".
Face à la fronde déclenchée par la décision de la Cour, le président
Bozizé avait décidé de permettre à trois des recalés de se présenter
à la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 13 février. Mais
cette mesure a été rejetée par les candidats qui continuent d'exiger
l'annulation de la décision de la Cour et sa dissolution.
Présidentielle et législatives couplées doivent mettre fin à la
transition en place depuis le coup d'Etat qui a porté le président Bozizé
au pouvoir le 15 mars 2003.
© Copyright Le Nouvel Observateur
|
Les
"recalés" la présidentielle dénoncent
les invalidations aux législatives
(Le
Monde 11/01/2005)
Les candidats au scrutin présidentiel
centrafricain "recalés" ont dénoncé lundi soir l'invalidation
par la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) "d'un nombre
considérable de candidats" à l'élection législative issus de leurs
formations politiques.
Dans une déclaration remise à l'AFP, ils ont nommément accusé le chef de
l'Etat François Bozizé et le vice-président de la Cémi Bernard Ngaïboy,
gouverneur du palais présidentiel, d'avoir "procédé à
l'invalidation d'un nombre considérable de candidats en vue de favoriser l'élection
de ceux de la Convergence nationale +Kwa na Kwa+" qui regroupe les
partisans de M. Bozizé.
"Les auteurs de ce mauvais coup se sont appuyés sur des arguments
mineurs, en appliquant la politique de deux poids, deux mesures, avec comme
objectif d'écarter des candidats particulièrement bien placés",
ajoute le texte.
Les signataires de la déclaration relèvent ainsi que 24 des 60 dossiers déposés
par des candidats du Parti de l'unité nationale (PUN) de l'ancien Premier
ministre Jean-Paul Ngoupandé ont été rejetés, de même que 22 des 74 déposés
pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ex-président
Ange Félix Patassé.
"Devant cette situation, les signataires appellent les militants,
sympathisants et la population à se mobiliser pour faire échec au projet
de hold-up électoral et barrer la route au retour d'un régime
dictatorial" en Centrafrique, conclut la déclaration.
La Cémi a rendu publique lundi la liste des candidats dont les dossiers ont
été retenus pour l'élection législative, dont le premier tour est
programmé le même jour que celui de la présidentielle le 13 février
prochain.
Sur les 970 candidatures déposées, la Cémi en a rejeté 261 pour de
nombreux motifs comme fausse déclaration ou dossier incomplet.
Interrogé par l'AFP sur ces invalidations, le rapporteur-général de la Cémi
René Sakanga a répondu que la Commission n'avait fait "qu'appliquer
les textes" et n'avait "visé aucun parti politique".
A un mois du premier tour des scrutins censés mettre un terme à la
transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé en mars 2003, la
Centrafrique est agitée depuis dix jours par une grave crise politique, née
de la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider sept des douze
candidats à la présidentielle.
© Copyright Le Monde
|
Les partisans
de Bozizé contre la dissolution de la Cour constitutionnelle

Le président centrafricain François Bozizé, le 15
mars 2004 à Bangui
© AFP/Archives Desirey Minkoh |
BANGUI (AFP) - dimanche 09
janvier 2005 - 20h21 - Les
partis politiques qui soutiennent la candidature du président centrafricain
François Bozizé à l'élection présidentielle se sont déclarés dimanche
opposés à la dissolution de la Cour constitutionnelle, réclamée par les
candidats "recalés" au scrutin du 13 février.
La trentaine de formations qui se sont rangées derrière le général
Bozizé "rejettent avec vigueur les déclarations du président du
Conseil national de transition (CNT, Me Nicolas Tiangaye) réclamant
notamment la dissolution de la Cour Constitutionnelle de transition",
indique leur déclaration.
Elles demandent par ailleurs que "le président et les membres du
Conseil national de transition fassent preuve de retenue et d'impartialité
dans la crise qui prévaut (...) afin de préserver l'esprit du consensus
qu'incarne l'organe de transition qu'ils dirigent", ajoute le texte.
Comme les sept autres candidats à la présidentielle "recalés"
le 30 décembre dernier par la Cour constitutionnelle et d'autres partis
politiques, Me Tiangaye avait exigé la dissolution de la Cour, accusée de
"forfaiture".
Dans cette déclaration, les partis pro-Bozizé ont également souhaité
que "les protagonistes de la récente crise s'abstiennent de tout
propos ou de toute action qui ramenerait la République centrafricaine dans
une situation d'affrontement et de violence de tristes souvenirs".
Malgré le "repêchage" de trois des sept candidats invalidés,
l'arrêt de la Cour a plongé le pays dans une grave crise politique, à un
mois du scrutin censé mettre un terme à la transition ouverte par le coup
d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.
|
|
DÉCLARATION COMMUNE N° 6
Poursuivant dans la logique du hold-up
électoral qui se prépare, le Général François BOZIZE et son
entourage viennent de perpétrer un nouveau mauvais coup contre le processus
électoral. La Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI) présidée
par le 1er Vice-président, Monsieur Bernard NGAÏBOY, gouverneur
du Palais et neveu du Chef de l'Etat, en l'absence de son président,
Monsieur Jean WILLYBIRO-SACKO, en mission à l'étranger, a procédé à
l'invalidation d'un nombre considérable de candidats en vue de favoriser l'élection
de ceux de la "Convergence Nationale KWA NA KWA", le regroupement
de minuscules partis qui soutiennent le Général BOZIZE.
Comme pour l'invalidation des candidats à l'élection
présidentielle par la Cour Constitutionnelle de Transition, les auteurs de
ce mauvais coup se sont appuyés sur des arguments mineurs, en appliquant la
politique du "deux poids deux mesures". L'objectif était d'écarter
des candidats particulièrement bien placés portant les couleurs de partis
représentatifs comme le MLPC, le PUN, le RDC, l'ADP, le FODEM et l’Association
LÖNDÖ. A titre d’exemple pour le PUN, 24 dossiers ont été invalidés
sur 60 candidatures, pour le MLPC, 22 invalidations sur 74 candidatures,
pour le RDC, 17 invalidations sur 67 candidatures etc… Il convient de
noter que dans certaines circonscriptions, tous les autres candidats ont été
évincés au seul profit du PNCN et/ou du PDCA et des indépendants de la
Convergence KNK. En s'accrochant à des tout petits détails pour prononcer
l'invalidation de leurs adversaires, les hommes de main du Général BOZIZE
feignent d'oublier que dans de nombreuses régions du pays, notamment le
Nord-Ouest et le Centre, la dernière guerre civile a saccagé les bâtiments
administratifs, notamment les mairies, sous-préfectures, préfectures et
tribunaux, rendant souvent impossible l'accès aux originaux des pièces
administratives.
Comme on pouvait s'y attendre, les réactions sont
extrêmement vives et la tension monte dans les circonscriptions concernées.
Le pouvoir aurait voulu torpiller le processus électoral qu'il ne s'y
serait pas pris autrement. Tout porte à croire que le Général BOZIZE est
décidé à verrouiller le jeu politique afin d'atteindre l'objectif de se
proclamer élu dès le premier tour, alors que sa base électorale est
particulièrement étroite.
A cinq semaines du premier tour des élections présidentielles
et législatives le 13 février 2005, les réunions politiques sont
interdites sauf pour celles organisées par la "Convergence Nationale
KWA NA KWA". De la même façon, l’accès aux médiats d’Etat est
interdit à toutes les forces politiques à l’exception des membres de
ladite Convergence.
Devant cette situation, les signataires de la présente
Déclaration appellent les militants, sympathisants et la population à se
mobiliser pour faire échec au projet de hold-up électoral et barrer la
route au retour d'un régime dictatorial dans notre pays. Ils appellent
toutes les entités engagées à multiplier les réunions d'information en
attendant le rassemblement prévu au siège de l'ADP le mardi 11 janvier
2005 à 14 heures. Ils attirent enfin l'attention de la communauté
internationale sur les risques que le Général BOZIZE fait courir à la
paix en République centrafricaine.
Fait à
Bangui, le 9 janvier 2005
ONT SIGNE:
A.D.P.
Forum Civique
F.O.D.E.M. RDC
LONDO
M.L.P.C.
P.U.N.
C.N.P.
CANDIDATS
INDEPENDANTS
Pasteur Josué BINOUA
Jean-Jacques DEMAFOUTH
Martin
ZIGUELE
|
|
RAPPEL
AU RÉVEIL NATIONAL !
|
|
MÉMORANDUM
SUR
LA SITUATION ACTUELLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
A la très haute attention de
Leurs Excellences les Chefs d'Etat africains membres du Conseil de Paix et
de Sécurité de l'Union Africaine.
Avant-propos.
Le Conseil de Paix et de Sécurité
de l'Union Africaine se réunit les lundi 10 et mardi 11 janvier 2005 à
Libreville, capitale du Gabon. Les partis, associations et personnalités
indépendantes signataires du présent Mémorandum saisissent cette occasion
pour présenter à Leurs Excellences les Chefs d'Etat membres du dit Conseil
les derniers développements de la situation en République centrafricaine,
développements qui sont de nature à compromettre gravement le retour à la
légalité constitutionnelle et à la paix.
1. Introduction: la candidature du
Général BOZIZE, cause première de la crise actuelle.
L'objectif essentiel de la Transition
consensuelle entamée le 15 mars 2003 était d'organiser des élections
libres, justes et transparentes, pour permettre à la République
centrafricaine de se réconcilier avec elle-même après plusieurs années
de soubresauts ayant conduit à une guerre civile, lui permettre également
de renouer avec la légalité constitutionnelle et amorcer un nouveau
départ sur la voie de la démocratie et du développement.
Malgré les difficultés de toutes sortes, la Transition consensuelle avait
su trouver, grâce aux vertus du dialogue, les moyens de surmonter les
obstacles et de progresser sans heurts majeurs vers l'organisation des
élections.
Tout a basculé du jour au lendemain à partir du moment où, reniant la
parole d'honneur d'officier général qu'il avait donnée à plusieurs
reprises après le 15 mars 2003, le Général François BOZIZE s'est
déclaré lui-même candidat à l'élection présidentielle. De ce fait il
n'était plus en mesure d'être au-dessus de la mêlée et d'assurer les
arbitrages nécessaires pour apaiser les tensions. Pire: cette candidature
est perçue par lui-même et ses proches comme l'occasion de se maintenir à
tous prix au pouvoir en organisant soigneusement un hold-up électoral.
2. L'invalidation scandaleuse de
plusieurs candidatures.
Le masque est tombé le 30 décembre
2004 quand la Cour Constitutionnelle de Transition présidée par un de ses
proches a invalidé sept des douze candidatures jugées pourtant recevables
par la Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI). Les arguments
pseudo juridiques invoqués pour cette disqualification massive de
concurrents du Général BOZIZE étaient fallacieux. Visiblement, l'objectif
était d'écarter des candidats susceptibles de gêner le plan de hold-up
électoral.
Devant la réprobation générale à l'intérieur comme à l'extérieur du
pays, le Chef de l'Etat a pris une mesure discriminatoire en validant
lui-même trois candidats et en maintenant l'exclusion de quatre autres sans
autres arguments que le seul fait du prince.
Devant ces mesures traduisant l'orientation autoritaire et dictatoriale du
Général François BOZIZE, les candidats injustement disqualifiés,
soutenus par l'ensemble des forces démocratiques du pays et l'immense
majorité de la population, ont exigé la validation de toutes les
candidatures agréées par la CEMI ainsi que la dissolution de la Cour
Constitutionnelle de Transition pour forfaiture. L'impartialité de cette
Cour dans sa composition actuelle est désormais sujette à caution et elle
n'est donc plus crédible pour proclamer les résultats des prochaines
élections.
3. Le durcissement du Général
BOZIZE et les risques pour la paix.
Face à ces revendications
légitimes, le Général BOZIZE a choisi la fuite en avant et le
durcissement se traduisant par des menaces contre les forces démocratiques
et la confiscation de toutes les libertés démocratiques. Toutes les
réunions publiques sont interdites sauf celles de ses partisans. Il veut
mettre au pas les autres institutions de la Transition comme le Gouvernement
et surtout le Conseil National de Transition. Les médias d'Etat sont
muselés et mis au service exclusif du Général BOZIZE.
De nouveau, le spectre de l'arbitraire et de la dictature plane sur la
République centrafricaine, ce qui ne peut que provoquer de nouvelles
tensions susceptibles de replonger le pays dans les affres de la violence.
Conclusion.
C'est pourquoi les signataires du
présent Mémorandum, qui représentent la majorité de la population du
pays, en appellent à la médiation du Conseil de Paix et de Sécurité de
l'Union Africaine, afin que le Président François BOZIZE revienne à la
modération, renoue les fils du dialogue pour permettre au pays d'aller aux
élections dans la paix, la sérénité et la transparence.
Fait à Bangui, le 8 janvier 2005
ONT SIGNE:
A.D.P. / Forum Civique / F.O.D.E.M
J. Douaclé / T. Maléndoma / Ch. Massi
LONDO / M.L.P.C. / P.U.N.
Me H. Pouzère / L.-A. DONDON K. / J.-P. Ngoupandé
C.N.P. p.o. Th. Namganda
CANDIDATS INDEPENDANTS:
- Pasteur Josué BINOUA
- Jean-Jacques DEMAFOUTH
- Martin ZIGUELE
|
DÉCLARATION
COMMUNE DES PARTIS POLITIQUES ET ASSOCIATIONS CENTRAFRICAINES EN FRANCE
PARIS (France) - 08/01/2005
Face
à la grave crise institutionnelle et politique créée par la décision
inique, irresponsable et anti-démocratique de la Cour Constitutionnelle de
Transition rendue publique le 30 décembre 2004 consistant à invalider la
candidature de sept (7) personnalités politiques à l’élection
présidentielle d’une part,
Constatant
les dérives dictatoriales du Général Président François BOZIZE, la
suppression des libertés fondamentales et la multiplication des atteintes
aux droits de l’homme dans le pays d’autre part,
Nous,
Citoyens Centrafricains résidant en France, réunis ce jour 08 janvier 2005
au CISP Paris 12ème,
Déclarons
:
1.La
création d’un Front uni des forces vives et démocratiques des
centrafricains en France ;
2.Exigeons
la démission du Général Président François BOZIZE
3.Exigeons
la dissolution de la Cour Constitutionnelle de Transition ;
4.Exigeons
la validation de tous les candidats aux élections présidentielles et
législatives ;
5.Appelons
la Communauté nationale et internationale à se mobiliser pour barrer la
route à l’instauration d’une nouvelle dictature en Centrafrique par un
hold-up électoral.
Fait
à Paris, le 08 janvier 2005
Ont signé :
Mouvement de Libération
du Peuple Centrafricain – MLPC
Lin BANOUKEPA - Représentant
du MLPC et de son Président
Président Fédéral Europe/Amériques/Asie/Moyen-Orient
Rassemblement Démocratique Centrafricain –
RDC
Simplice ZINGAS - Membre
du Comité Directeur,
Secrétaire Général de la Fédération RDC France/Europe
Front Patriotique pour le Progrès – FPP
Francis KPIGNET - Représentant
du FPP France
Forum pour la Démocratie – FODEM
Jean-Charles BANDIO BHO - Président
du FODEM France
Parti de l’Unité Nationale – PUN
Maxime NGOUAH-BEAUD - Président
de la Section PUN Europe
Collectif des Centrafricains en France – CCF
Sylvain DEMANGHO - Président
du CCF
Initiatives Economique en Centrafrique –
IECAF
Jean-Pierre BETINDJI - Secrétaire
Général de IECAF
Comité d’Action pour la Conquête de la
démocratie en Centrafrique – CACDCA
François PASSEMA ENDJIAGO - Président
du CACDCA
Félix YANDIA - Membre du Parti d’Action pour le
Développement – PAD
NB : Ont souscrit à cette Déclaration à titre personnel
plusieurs citoyens centrafricains.
VOIR AUSSI : COMMUNIQUE
&
INVITATION
DU CCF
Réunion
de concertation sur la grave crise politique qui prévaut au pays se tiendra
à Paris le samedi 08 janvier 2005
|
|
DÉCLARATION N° 5
08.01.2005
Réunis ce
jour 06 janvier 2005 au siège de l’ADP et après analyse de l’effet
positif qu’a causé la Déclaration n° 4 au sein de la communauté
nationale et internationale, les parties signataires de la Déclaration
ci-dessus citée, se réjouissent de l’unanimité qui se fait autour des
idées maîtresses à savoir : la validation de toutes les candidatures
agrées par la CEMI ; la dissolution de la Cour constitutionnelle de
Transition (CCT).
Les parties
signataires de la présente Déclaration se disent sensibles au large
soutien des médias nationaux et internationaux en faveur des revendications
l égitimes et opportunes des démocrates contenues dans la Déclaration N°
4.
Les parties
signataires saisissent cette opportunité pour lancer un appel pressant à
toutes les forces vives éprises de paix, de Justice et de démocratie de se
mobiliser à jamais pour barrer la route à toute velléité dictatoriale,
condition sine qua non d’un retour dans la paix et la concorde nationales
à un ordre constitutionnel normal.
Fait
à Bangui, le 06 janvier 2005
Ont signé :
L’Alliance pour la
Démocratie et le Progrès (ADP)
Le Forum pour la
Démocratie et la Modernité (FODEM)
Le Parti de l’Unité
Nationale (PUN)
Le Forum Civique (FC)
Le Mouvement de Libération
du Peuple Centrafricain (MLPC)
L’Association « Löndö
»
Le candidat indépendant
|
|
Le camp des "recalés"
s'organise face au président Bozizé (Courrier International 07/01/2005)
Les sept candidats à l'élection présidentielle centrafricaine
"recalés" ont décidé vendredi de regrouper leurs forces pour
contrer "le
hold-up électoral" qu'ils accusent le président François Bozizé
de préparer, plongeant un peu plus le pays dans la crise à un mois du
scrutin.
Au lendemain de la ferme mise en garde adressée par le chef de l'Etat à
ceux qui seraient "tenter (...) de troubler l'ordre public", les
sept exclus ou leurs représentants ont riposté en annonçant, après deux
heures de réunion, la création d'un "Front uni des forces vives de la
Nation".
"Mardi prochain, nous allons tenir une grande assemblée générale
au siège de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) en vue de
jeter les bases du Front uni des forces vives de la Nation, dans l'optique
d'une grande mobilisation face au hold-up électoral qui se prépare",
a déclaré à l'AFP l'un des sept "recalés", Charles Massi.
"A l'allure où vont les choses, et surtout devant le durcissement
du pouvoir qui veut s'imposer par la force, nous avons jugé utile
d'élargir la base et de ne pas nous limiter aux seuls candidats
disqualifiés ou validés et leurs militants", a poursuivi M. Massi,
candidat et président du Forum démocratique pour la modernité (Fodem).
Les sept "recalés" ont toutefois décidé vendredi d'annuler
l'assemblée générale publique prévue samedi à Bangui pour, selon
Charles Massi, éviter "d'exposer inutilement" leurs militants.
Signe de la radicalisation des deux camps, le président Bozizé a en
effet lancé jeudi soir un sérieux avertissement aux frondeurs, dénonçant
le "climat de tension" entretenu par leurs "propos
irresponsables".
"Tous ceux qui, aujourd'hui, seraient tentés, d'une manière ou
d'une autre, de troubler l'ordre public trouveront sur leur chemin le peuple
centrafricain uni, épris de paix, et les forces de l'ordre", a-t-il
averti dans un message lu à la radio nationale par son porte-parole, Alain
Georges N'gatoua.
En lieu et place de l'assemblée générale, les candidats exclus et
leurs partis tiendront samedi dans les différents quartiers de la capitale
de simples réunions "destinées à sensibiliser la population".
Soutenus par la quasi-totalité de la classe politique centrafricaine,
tous continuent cependant d'exiger la dissolution de la Cour
constitutionnelle qui a prononcé, le 30 décembre, l'exclusion de sept des
douze candidats et leur réintégration dans la course à la présidence.
Loin d'avoir dénoué la crise, la décision du chef de l'Etat de
"repêcher" trois d'entre eux, les anciens Premiers ministres
Jean-Paul Ngoupandé et Martin Ziguélé et l'ex-ministre Charles Massi, n'a
fait, au contraire, que renforcer la détermination des candidats
invalidés.
"Le but (du président) est de faire le vide dans les régions où
(il) a des concurrents de taille", a assuré à l'AFP Jean-Paul
Ngoupandé. "Les protestations étaient telles qu'il a cédé sur mon
cas et ceux de Ziguélé et Massi", a-t-il ajouté. "Mais il
compte toujours sur la Cour pour le proclamer élu dès le premier tour,
c'est pourquoi nous demandons sa dissolution".
"Aucune raison valable ne justifie l'invalidation de ma candidature,
si ce n'est l'exclusion, a renchéri un autre exclu, Olivier Gabirault,
"et face à une exclusion arbitraire, seule la mobilisation de tous les
démocrates s'impose".
A un peu plus d'un mois du scrutin du 13 février, cette situation
d'extrême tension inquiète de plus en plus la communauté internationale.
Après la France, le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé
jeudi les acteurs de la vie politique du pays à "trouver une solution
consensuelle pour sauver le processus électoral et la transition".
© Copyright Courrier International
|
République centrafricaine : le Conseil
de sécurité appelle à soutenir les élections du 13 février 2005
 |
| César Mayoral,
ambassadeur de l'Argentine |
6 janvier – Dans une déclaration
faite aujourd'hui à la presse, le président du Conseil de sécurité pour
le mois de janvier, l'ambassadeur de l'Argentine Cesar Mayoral, a « salué
les progrès accomplis jusqu'à présent par les Centrafricains dans la
conduite du processus de transition ».
Le Conseil de sécurité, qui était réuni ce matin en consultations et
saisi du rapport du Secrétaire général, a aussi « encouragé les
partenaires internationaux à poursuivre leur soutien, notamment au
financement des prochaines échéances électorales qui doivent avoir lieu
le 13 février 2005.
DÉCLARATION
À LA PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Communiqué de presse - SC/8283 - AFR/1088
Vous trouverez ci-après la déclaration à la presse faite aujourd’hui
par le Président du Conseil de sécurité, César Mayoral (Argentine), sur
la République centrafricaine:
Les membres du Conseil de
sécurité ont entendu un exposé du Représentant du Secrétaire général,
le général Lamine Cissé, sur la situation en
République centrafricaine et les activités du bureau des Nations Unies
pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA).
Ils ont réitéré leur plein soutien à l’action du Représentant
du Secrétaire général dans ce pays.
Les membres du Conseil de
sécurité se sont félicités des progrès accomplis jusqu’à présent
par les Centrafricains dans la conduite du processus de transition qui doit
permettre le retour à la légalité constitutionnelle et à l’État de
droit.
Les membres du Conseil de
sécurité ont encouragé les partenaires internationaux de la République
centrafricaine à continuer à soutenir ce processus, en particulier en ce
qui concerne le financement des prochaines échéances électorales qui
doivent avoir lieu le 13 février 2005.
Les membres du Conseil ont
pris note des difficultés résultant dela récente décision de la Cour
constitutionnelle de transition d’exclure de l’élection présidentielle
certains candidats. Ils considèrent comme encourageantela décision
du général François Bozizé, Chef de l’État,
d’admettre la candidature des trois des sept candidats exclus par la Cour
constitutionnelle de transition de l’élection présidentielle. Ils
ont appelé fermement le Général Bozizé, Chef
de l’État, et tous les acteurs politiques à trouver rapidement une
solution pertinente et consensuelle à cette situation pour sauver le
processus électoral et la transition qui ont nécessité tant d’efforts
et d’énergie.
Les membres du Conseil ont
rappelé que seul un environnement propice à la tenue d’élections libres
transparentes et démocratiques peut favoriser le fonctionnement régulier
des institutions républicaines et la pérennité de l’État conformément
aux dispositions de la nouvelle Constitution centrafricaine. Toutes
les mesures appropriées devront être prises à cet effet.
Les membres du Conseil ont
appelé la communauté des donateurs internationaux à répondre
généreusement à l’appel consolidé lancé par les Nations Unies au nom
de la République centrafricaine en vue de satisfaire les besoins
humanitaires préoccupants.
Les membres du Conseil ont
invité le Secrétaire général à les tenir informés de tout nouveau
développement en RCA et à faire le point de la situation dans ce pays par
le biais de son Représentant au plus tard à la fin du mois de mars 2005.
*
*** *
L'Onu
appelle les parties en Centrafrique à sauver le processus électoral
(Le
Nouvel Observateur 06/01/2005)
Le
Conseil de sécurité des Nations unies a appelé jeudi tous les acteurs de
la vie politique en Centrafrique à "trouver une solution consensuelle
pour sauver le processus électoral et la transition" en cours dans le
pays.
Dans
une déclaration à la presse lue par son président, l'ambassadeur
d'Argentine à l'Onu, César Mayoral, le Conseil s'est félicité des
"progrès" réalisés jusqu'ici par la République Centrafricaine
"dans le processus de transition politique devant mener à la
restauration de la légalité constitutionnelle et de l'état de
droit".
Le
Conseil a toutefois pris note des difficultés causées par la récente
décision de la Cour constitutionnelle de transition de refuser certaines
candidatures à la prochaine élection présidentielle en Centrafrique.
Mais
il a estimé "encourageante" la décision du chef de l'Etat, le
général François Bozizé, d'accepter trois de ces candidatures. Les
membres du Conseil, poursuit la déclaration, "ont fermement invité le
général Bozizé et tous les acteurs politiques à trouver rapidement une
solution appropriée et consensuelle pour sauver le processus électoral et
la Transition, qui ont nécessité beaucoup d'efforts".
Ils
ont appelé à "l'instauration d'un environnement approprié pour
l'organisation d'élections libres, transparentes et démocratiques".
Les
scrutins présidentiel et législatifs groupés, dont le 1er tour est prévu
le 13 février, doivent mettre fin à la transition en Centrafrique mise en
place après le coup d'Etat de François Bozizé le 15 mars 2003.
© Copyright Le Nouvel Observateur
|
COMMUNIQUE
DU CCF
Réunion
de concertation sur la grave crise politique qui prévaut au pays se
tiendra à Paris le samedi 08 janvier 2005
INVITATION
DU CCF
Devant
la grave crise politique née de la décision irresponsable, fallacieuse et
inique de la Cour Constitutionnelle de Transition qui a invalidé le 30 décembre
2005 les candidatures de plusieurs personnalités à l’élection présidentielle
en Centrafrique prévue pour le 13 février 2005,
Le
Collectif des Centrafricains en France appelle tous les compatriotes démocrates
à se mobiliser afin de défendre le principe d’un retour à l’ordre
institutionnel véritablement démocratique, transparent et crédible.
Dans
ce sens, le CCF informe la Communauté de France qu’une réunion de
concertation sur la grave crise politique qui prévaut au pays se tiendra à
Paris le samedi 08 janvier 2005*.
Organisée
par le CCF en lien avec plusieurs responsables de partis politiques
centrafricains représentés en France, cette première réunion élargie de
concertation entre les partis politiques, les associations et les
personnalités de la société civile a pour objectifs d’échanger et de décider
des actions à mener afin de lutter contre la forfaiture, la félonie,
l’impunité des crimes économiques et de sang, la dictature rampante…
en cours en Centrafrique ainsi que pour soutenir le combat courageux que mène
les véritables démocrates de l’intérieur.
Sylvain
DEMANGHO
Président
du CCF
Téléphone :
06 88 64 40 61
E.Mail :
collectif-des-centrafricains@wanadoo.fr
INVITATION
DU CCF
Devant
la grave crise politique née de la décision irresponsable, fallacieuse et
inique de la Cour Constitutionnelle de Transition qui a invalidé le 30 décembre
2005 les candidatures de plusieurs personnalités à l’élection présidentielle
en Centrafrique prévue pour le 13 février 2005,
Le
Collectif des Centrafricains en France appelle tous les compatriotes démocrates
à se mobiliser afin de défendre le principe d’un retour à l’ordre
institutionnel véritablement démocratique, transparent et crédible.
Dans
ce sens, le CCF informe la Communauté de France qu’une réunion de
concertation sur la grave crise politique qui prévaut au pays se tiendra à
Paris :
le
samedi 08 janvier 2005 à partir de 14 heures 00
au
CISP Maurice RAVEL
6,
avenue Maurice RAVEL – Paris 12ème
(Métro :
Bel-Air – Porte de Vincennes – Porte Dorée
Bus
29 : Jules Lemaître/Maurice Ravel – Bus P.C.2 et N°56 : Porte
de St Mandé)
Organisée
par le CCF en lien avec plusieurs responsables de partis politiques
centrafricains représentés en France, cette
première réunion élargie de concertation entre les partis politiques, les
associations et les personnalités de la société civile a pour objectifs
d’échanger et de décider des actions à mener afin de lutter contre la
forfaiture, la félonie, l’impunité des crimes économiques et de sang,
la dictature rampante… en cours en Centrafrique ainsi que pour soutenir le
combat courageux que mène les véritables démocrates de l’intérieur.
Sylvain
DEMANGHO
Président du CCF
Téléphone : 06 88 64 40 61
|
DÉCLARATION COMMUNE N°
4 DES RECALES ET EX RECALES
Centrafrique-Presse - la Rédaction | 05.01.2005
DECLARATION
COMMUNE N° 4
Les
signataires des Déclarations communes n°1, 2 et 3 se sont retrouvés ce
mercredi 5 janvier 2005 à 9 heures au siège de l’ADP et ont analysé en
profondeur la décision prise par le Président François BOZIZE de valider
trois candidats mais de maintenir l’exclusion arbitraire de quatre autres
et surtout de réaffirmer sa confiance en la Cour constitutionnelle de
Transition qui a pourtant failli.
Ils
rejettent donc catégoriquement cette décision qui ne vise qu’à diviser
les rangs des démocrates, tromper l’opinion nationale et internationale
et masquer l’essentiel, à savoir la préparation d’un hold-up
électoral avec la Cour Constitutionnelle de Transition présidée par le
magistrat véreux NGUEREMANGOU MALONGA.
En
conséquence ils réaffirment avec vigueur leurs revendications :
-validation
de toutes les candidatures agréées par la CEMI (Commission Electorale
Mixte Indépendante)
-dissolution
immédiate de la Cour Constitutionnelle de Transition et formation d’une
nouvelle Cour avec des personnalités intègres et impartiales.
Ils
appellent leurs militants et sympathisants à se rendre massivement à l’Assemblée
générale prévue cet après-midi à 15 heures, place MARABENA.
Fait
à Bangui, le 5 janvier 2005
Ont
signé
L’alliance
pour la Démocratie et le Progrès Pour le Forum Civique
-
A.D.P - - F.C –
Forume
Démocratique pour la Modernité.
FODEM
Mouvement de Libération du Peuple
Centrafricain
-M.L.P.C
–
Parti
de l’Unité Nationale Candidat Indépendant
-
P.U.N -
LÖNDÖ
(Candidat Henri Pouzère)
|
ALLOCUTION
DU PRÉSIDENT AUTOPROCLAME FRANÇOIS BOZIZE FAITE A LA RADIO TÉLÉVISION
CENTRAFRICAINE
LE 4 JANVIER 2005 (C.A.P) - 04/01/2005
Centrafricaine,
Centrafricains, Chers compatriotes,
Suite
à la décision rendue par la Cour Constitutionnelle de Transition
relative aux candidatures à l'élection présidentielle de février
2005, des voix se sont élevées, certaines avec véhémence, d'autres
conciliantes, pour solliciter l'indulgence de la Cour par rapport à
cette décision rejetant leur candidature.
J'ai
par ailleurs été consulté par les institutions tant nationales
qu'internationales qui suggèrent la reconsidération de certaines
candidatures au nom de la paix, de l'unité et de la concorde
nationale, de l'intérêt supérieur de la République centrafricaine
et l'esprit de la réconciliation nationale.
Vu
l'article 22 alinéa 1 et 2 de la Constitution du 27 décembre qui
dispose : « Le Président de la République est le Chef de l'État.
Il incarne et assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des
pouvoirs publics ainsi que la continuité et la pérennité de l'État
».
Soucieux
de préserver la paix dans l'intérêt supérieur de la République
centrafricaine, souvent évoqué par moi-même ainsi que les
partenaires qui soutiennent le processus électoral,
J'estime
que les candidatures des personnalités qui font l'objet de poursuites
judiciaires pour crimes de sang et crimes économiques doivent être
définitivement rejetées.
Le
rejet des dossiers dont la caution n'a pas été payée doit être
confirmée.
Je
considère par contre, que les candidats dont les pièces sont
litigieuses peuvent bénéficier d'une indulgence et doivent être
retenus en ce qui concerne :
M.
Martin Ziguélé qui reçoit le n° 6,
M.
Charles Massi qui reçoit le n° 7,
M.
Jean-Paul Ngoupandé qui reçoit le n° 8.
Je
décide par conséquent que les candidatures des personnalités
citées ci-dessus soient validées.
Je
vous exhorte tous chers compatriotes à garder votre calme dans cette
querelle qui est une querelle politique.
Les
membres de la Cour Constitutionnelle de Transition n'ont pas été
désignés par le seul Chef de l'État et qui n'en a désigné que
deux. Les sept autres restant l'ont été et par le Président du
Conseil National de Transition et par l'Ordre des Avocats, les
professeurs de droit de l'université de Bangui et les magistrats.
Ces
hauts cadres ne sauraient trahir leur conscience.
Vive
la République !
Je
vous remercie.
COMMUNIQUE
DE PRESSE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION SUIVI DES
EXTRAITS DE LA DÉCLARATION DE "CONVERGENCE KWA NA KWA" DE
BOZIZE
Cour
Constitutionnelle de Transition
Communiqué
de presse
Le
30 décembre 2004 la CCT a rendu sa décision N° 002 relative à
l’examen des dossiers de candidature aux élections présidentielles
du 13 février 2005. Les candidats dont les dossiers ont été déclarés
irrecevables ont réagi avec violence en insultant la cour et en
outrageant ses membres. La cour a été particulièrement surprise et
surtout préoccupée par les propos injurieux du président du conseil
national de transition pourtant homme de loi, l’autre organe de
transition qui exige la dissolution immédiate de la CCT pour
forfaiture et traite parla même occasion d’incompétents les
membres de la cour, avant de conclure que « les
prochaines élections se feront avec toutes les forces politiques du
pays ou, ou bien elles ne se feront pas, la paix est à ce prix. »
Quelle menace !
La
cour fait observer que l’Ordonnance n° 04. 017du 15 novembre 2004
portant création, organisation et fonctionnement de la CCT, fixe sa
composition à 9 membres parmi lesquels deux personnalités nommés
par le président du CNT. Cette CCT est consensuelle au même titre
que le CNT et la CEMI. Le débat soulevé par le président du CNT dépasse
l’entendement et préoccupe les observateurs nationaux
qu’internationaux du processus de transition en RCA car l’article
8, alinéa 8 de l’Ordonnance suscitée dispose : « les
décisions de la CCT ne sont susceptibles d’aucun recours. Elle
s’opposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités
politiques, administratives et juridictionnelles ainsi qu’à toute
personne physique et morale. »
La
cour informe l’opinion publique nationale et internationale qu’à
ce jour aucune des personnes qui contestent l’irrecevabilité de
leurs candidatures n’est venue à la CCT vérifier si la ou les pièces
sur lesquelles la Cour a statué sont celles qu’elles ont déposées.
La
cour regrette par ailleurs la tentative des candidats déçus
d’obtenir dans la rue et par la violence ce qu’ils n’ont obtenu
par voie de justice. La Cour informe l’opinion publique nationale et
internationale que n’ayant pas été saisie par une autre requête,
la liste des candidats aux élections présidentielles de février
2005 est celle rendue publique le 30 décembre 2004. Elle rappelle au
CNT dont le mandat est arrivé à son terme et doit bientôt céder la
place à l’Assemblée Nationale qu’il n’existe aucune
disposition de la loi qui autorise cette institution à apprécier la
compétence des membres de l’autre institution de transition comme
la CCT et moins de demander sa dissolution.
Fait
à Bangui le 03 Janvier 2005
Le
Président de la Cour Constitutionnelle de Transition
Marcel
Malonga Ngrémangou
Principaux
extraits de la déclaration de la Convergence Kwa Na Kwa
La
cour constitutionnelle de transition, mise en place par les voies démocratiques
vient de publier, les résultats de ses délibérations qui suscitent de vives
réactions.
En
effet, sur les 14 candidats déclarés seuls 5 ont été retenus, 8 ont été
disqualifiés pour des motifs divers . Ces résultats ont suscité les
commentaires des candidats disqualifiés sur les ondes nationales et
internationales tendant malheureusement à incriminer le Général François
Bozizé Yangouvonda de l’exclusion de ces candidats.
La
convergence national pour le soutien à la candidature du général F Bozizé
rejette formellement ces accusations sans fondement . Elle voudrait rappeler
les faits suivants :
1Le
régime de transition consensuel a toujours respecté le principe de la séparation
des pouvoirs ;
2La
mise en place de la C.C.T a suscité beaucoup de controverse. Malgré tout le
Général François Bozizé Yangouvonda s’est porté au choix des uns et des
autres allant jusqu’à élargir un conseil des ministres pour retrouver le
consensus ;
3Le
général d’armée François Bozizé Yangouvonda dont la victoire ne fait
aucun doute n’a vraiment pas besoin de procéder par exclusion ou une
quelconque manœuvre frauduleuse pour accéder à la magistrature suprême ;
4Le
général, FBY a toujours affirmé son attachement à une élection pluraliste
et transparente gage de paix et d’unité nationale.
Fort
de tout cela, la convergence, tout en respectant les arrêts de la CCT, estime
que la situation ainsi créée est susceptible de porter atteinte à
l’effort déjà consenti autant par les acteurs de la transition que par la
communauté internationale pour aboutir à al légalité constitutionnelle
dans les délais impartis.
La
Convergence Nationale en appelle à la bonne volonté de tous afin
de trouver une solution acceptable qui préserve les acquis de la transition
tout excluant l’esprit d’impunité.
Fait
à Bangui, le 3 Janvier 2005
|
Le président
Bozizé repêche trois candidats à la présidentielle
Voir aussi :
04/01/2005
CHARLES
MASSI A NOUVEAU CANDIDAT !
BANGUI - Le président
centrafricain François Bozizé a annoncé mardi soir, dans une déclaration
à la radio nationale, avoir repêché trois des sept candidats à l'élection
présidentielle du 13 février prochain invalidés la semaine dernière
par la Cour constitutionnelle.
Les trois nouveaux candidats
autorisés à se présenter sont les anciens Premiers ministres Martin
Ziguélé et Jean-Paul Ngoupandé, ainsi que l'ex-ministre Charles
Massi, a expliqué M. Bozizé lors d'une allocution radiodiffusée
d'une dizaine de minutes.
"J'estime que les
candidatures des personnalités qui font l'objet de poursuites
judiciaires, pour crimes de sang et crimes économiques, doivent être
définitivement rejetées", a justifié le chef de l'Etat,
faisant notamment allusion à l'ex-président Ange-Félix Patassé.
"Le rejet des dossiers dont la caution n'a pas été payée doit
être confirmé", a-t-il ajouté.
"Je considère par
contre que les candidatures des personnalités dont les pièces sont
litigieuses peuvent bénéficier d'une indulgence et doivent être
retenues en ce qui concerne" MM. Ziguélé, Ngoupandé et Massi,
a poursuivi François Bozizé.
Au cours de sa déclaration,
le chef de l'Etat centrafricain a fondé sa décision sur l'article 22
de la nouvelle constitution approuvée le 5 décembre dernier lors
d'un référendum. Il l'a motivée par le souci de "préserver la
paix" et "l'intérêt supérieur" de la République
centrafricaine, ainsi que "les partenaires qui soutiennent le
processus électoral".
L'alinéa 2 de cet article 22
stipule que "le président de la République (...) incarne,
assure par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs
publics, ainsi que la continuité et la pérennité de l'Etat".
La décision, le 30 décembre,
de la Cour constitutionnelle de transition de rejeter sept des douze
candidatures déposées pour le scrutin présidentiel de février
avait plongé le pays dans la crise, suscitant les critiques de
l'ensemble de la classe politique centrafricaine et la vive inquiétude
de la communauté internationale.
Les sept candidats recalés
avaient immédiatement exigé l'annulation de cette décision et exigé
la dissolution de la cour. Ils avaient également sommé les autorités
du pays de satisfaire leurs revendications mardi au plus tard, et
convié leurs partisans à une assemblée générale mercredi.
Les partisans du président
Bozizé et du vice-président Abel Goumba, tous deux candidats
retenus, le Conseil national de transition (CNT, parlement
centrafricain de transition) et de nombreux partenaires internationaux
ont eux aussi critiqué la décision de la Cour.
La France avait ainsi affirmé
vendredi la nécessité de permettre "la tenue d'une élection présidentielle
libre, transparente et ouverte à toutes les principales forces
politiques, sans exclusive".
Un total de huit candidats
devraient finalement participer à l'élection présidentielle du 13 février,
censée, avec le scrutin législatif du même jour , mettre un terme
à la période de transition ouverte par le coup d'Etat du général
Bozizé le 15 mars 2003.
(©AFP / 04 janvier 2005
23h27)
|
| Le
climat politique se dégrade
- 4/1/2005 |
|
L'exclusion par la Cour constitutionnelle
centrafricaine de sept candidats à l'élection présidentielle
provoque une levée de bouclier de l'ensemble de la classe politique
et l'inquiétude des observateurs internationaux, à un mois d'un
scrutin vital pour le pays.
Depuis la décision de la Cour, le 30 décembre, de
ne retenir que cinq des candidats annoncés au scrutin du 13 février,
les condamnations officielles, tout comme les tractations, vont bon
train à Bangui.
Premières victimes de l'arrêt de cet organe de transition, les
sept candidats invalidés exigent son annulation pure et simple et
la dissolution de la Cour, au nom du respect de la démocratie.
"La dissolution de la Cour, c'est un minimum parce que ses
membres ont décidé d'exclure des personnalités et peuvent aussi
fausser les résultats des futurs scrutins", estime ainsi un
des candidats déboutés, Charles Massi.
Les partisans du président François Bozizé et du
vice-président Abel Goumba, candidats retenus, tout comme les
organismes internationaux, le Conseil national de transition (CNT,
Parlement de transition) et plusieurs autres partis politiques
centrafricains se sont eux aussi joints à ce concert de
protestations contre la décision du 30 décembre.
Mais la Cour constitutionnelle n'en démord pas: ses
neuf membres ont maintenu leur position après avoir rencontré
lundi le général Bozizé.
Conscients des risques que leur intransigeance fait peser sur la fin
de la période de transition née du coup d'Etat de mars 2003, les
personnalités centrafricaines ou étrangères, comme l'archevêque
de Bangui Mgr Paulin Pomodimo et le représentant des Nations unies
Lamine Cissé, se sont succédé à la présidence pour tenter de
trouver une issue à la crise.
L'objectif consistant, comme l'a affirmé la France
vendredi, à permettre "la tenue d'une élection présidentielle
libre, transparente et ouverte à toutes les principales forces
politiques sans exclusive".
Forts de ce soutien de la communauté internationale, les candidats
exclus ont intimé à leurs militants de cesser les manifestations
et les ont conviés à se retrouver mercredi pour faire le point sur
la situation, une fois passé le délai accordé jusqu'à mardi aux
autorités pour satisfaire leurs revendications.
Les décisions de la Cour constitutionnelle n'étant
susceptibles d'"aucun recours", seule une intervention du
président Bozizé pourrait permettre de sortir de la crise et
d'assurer le bon déroulement des scrutins législatifs et présidentiel
groupés du 13 février.
Conformément à l'acte constitutionnel, le chef de
l'Etat pourrait user de ses pouvoirs exceptionnels en destituant le
très critiqué président de la Cour, Marcel Malonga, ou en
acceptant la dissolution de cet organe de transition. L'autre
solution envisagée, qui permettrait de respecter le calendrier électoral,
serait de réexaminer les dossiers des candidats exclus.
Car, pour de nombreux Centrafricains, les raisons invoquées par la
Cour pour écarter la majorité des candidats ne sont que "des
prétextes futiles".
La candidature de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé
a ainsi été écartée car son certificat médical mentionnait
qu'il était "apparemment en bonne santé", ce que la Cour
a considéré comme le signe d'un "doute" sur sa santé.
"Dans mon cas, il y a des doutes sur mon acte de naissance,
mais en 1999 (pour la présidentielle), il n'y en avait pas",
s'est indigné un des autres postulants recalés, Jean-Paul Ngoupandé.
"C'est une déclaration de guerre de la Cour
constitutionnelle à des régions entières du pays, qui se
reconnaissent à travers certains candidats invalidés. Il faut
revenir vite au bon sens", a pressé cet ancien Premier
ministre, désireux d'"éviter une nouvelle Côte d'Ivoire en
Afrique centrale".
|
|
RCA: l'exclusion de sept candidats à la présidentielle
menace les élections
BANGUI, 4 jan (AFP) -
17h33 - L'exclusion par la Cour
constitutionnelle centrafricaine de sept candidats à l'élection présidentielle
provoque une levée de bouclier de l'ensemble de la classe politique et
l'inquiétude des observateurs internationaux, à un mois d'un scrutin vital
pour le pays.
Depuis la décision de la Cour, le 30 décembre, de ne retenir que cinq
des candidats annoncés au scrutin du 13 février, les condamnations
officielles, tout comme les tractations, vont bon train à Bangui.
Premières victimes de l'arrêt de cet organe de transition, les sept
candidats invalidés exigent son annulation pure et simple et la dissolution
de la Cour, au nom du respect de la démocratie. "La dissolution de la
Cour, c'est un minimum parce que ses membres ont décidé d'exclure des
personnalités et peuvent aussi fausser les résultats des futurs
scrutins", estime ainsi un des candidats déboutés, Charles Massi.
Les partisans du président François Bozizé et du vice-président Abel
Goumba, candidats retenus, tout comme les organismes internationaux, le
Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition) et plusieurs
autres partis politiques centrafricains se sont eux aussi joints à ce
concert de protestations contre la décision du 30 décembre.
Mais la Cour constitutionnelle n'en démord pas: ses neuf membres ont
maintenu leur position après avoir rencontré lundi le général Bozizé.
Conscients des risques que leur intransigeance fait peser sur la fin de
la période de transition née du coup d'Etat de mars 2003, les personnalités
centrafricaines ou étrangères, comme l'archevêque de Bangui Mgr Paulin
Pomodimo et le représentant des Nations unies Lamine Cissé, se sont succédé
à la présidence pour tenter de trouver une issue à la crise.
L'objectif consistant, comme l'a affirmé la France vendredi, à
permettre "la tenue d'une élection présidentielle libre, transparente
et ouverte à toutes les principales forces politiques sans exclusive".
Forts de ce soutien de la communauté internationale, les candidats
exclus ont intimé à leurs militants de cesser les manifestations et les
ont conviés à se retrouver mercredi pour faire le point sur la situation,
une fois passé le délai accordé jusqu'à mardi aux autorités pour
satisfaire leurs revendications.
Les décisions de la Cour constitutionnelle n'étant susceptibles
d'"aucun recours", seule une intervention du président Bozizé
pourrait permettre de sortir de la crise et d'assurer le bon déroulement
des scrutins législatifs et présidentiel groupés du 13 février.
Conformément à l'acte constitutionnel, le chef de l'Etat pourrait user
de ses pouvoirs exceptionnels en destituant le très critiqué président de
la Cour, Marcel Malonga, ou en acceptant la dissolution de cet organe de
transition. L'autre solution envisagée, qui permettrait de respecter le
calendrier électoral, serait de réexaminer les dossiers des candidats
exclus.
Car, pour de nombreux Centrafricains, les raisons invoquées par la Cour
pour écarter la majorité des candidats ne sont que "des prétextes
futiles".
La candidature de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé a ainsi été écartée
car son certificat médical mentionnait qu'il était "apparemment en
bonne santé", ce que la Cour a considéré comme le signe d'un
"doute" sur sa santé.
"Dans mon cas, il y a des doutes sur mon acte de naissance, mais en
1999 (pour la présidentielle), il n'y en avait pas", s'est indigné un
des autres postulants recalés, Jean-Paul Ngoupandé.
"C'est une déclaration de guerre de la Cour constitutionnelle à
des régions entières du pays, qui se reconnaissent à travers certains
candidats invalidés. Il faut revenir vite au bon sens", a pressé cet
ancien Premier ministre, désireux d'"éviter une nouvelle Côte
d'Ivoire en Afrique centrale".
|
RCA: La Cour constitutionnelle maintient sa décision
sur la présidentielle
BANGUI, 3 janv (AFP) -
20h34 - La Cour
Constitutionnelle centrafricaine a maintenu lundi sa décision de ne valider
que cinq candidatures à la présidentielle de 2005, aucun des candidat
exclus n'ayant exercé de recours auprès d'elle, a annoncé son président
Marcel Malonga dans un communiqué à la radio nationale.
"La Cour informe l'opinion nationale et internationale, que n'ayant
pas été saisie par une autre requête, la liste des candidats aux élections
présidentielles de février 2005 est celle rendue publique le 3O décembre
2004, a déclaré M. Malonga sur les ondes.
"A ce jour, aucune des personnes qui contestent l'irrecevabilité de
leurs candidatures n'est venue à la Cour constitutionnelle de transition vérifier
si la ou les pièces sur lesquelles la Cour a statué sont celles qu'elles
ont déposées", a ajouté M. Malonga.
L'article 8 de l'ordonnance créant la Cour constitutionnelle prévoit
pourtant que ses "décisions ne sont susceptibles d'aucun recours"
et les candidats dont les dossiers ont été rejeté par la Cour, avaient à
nouveau exigé lundi l'annulation de la décision de la Cour et sa
dissolution.
"La Cour regrette la tentative des candidats déçus d'obtenir dans
la rue et par la violence, ce qu'ils n'ont obtenu par voie de justice",
a poursuivi le président de l'institution.
Il a également fustigé le Conseil national de transition (CNT,
parlement de transition), dont le président, l'avocat Me Nicolas Tiangaye,
avait également demandé la dissolution de la Cour.
"Il n'existe aucune disposition de la loi qui autorise cette
institution (le CNT) à apprécier la compétence des membres d'une autre
institution de transition", a souligné M. Malonga.
Le scrutin présidentiel, dont le premier tour est prévu le 13 février
en même temps que des législatives, doit marquer la fin du régime de
transition mis en place depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté
au pouvoir le général Bozizé, dont la candidature a été validée par la
Cour.
|
|
DÉCLARATION
COMMUNE N°2 DU 02 JANVIER 2005
Les
signataires de la Déclaration n°1 du vendredi 31 décembre 2004 se sont
réunis le samedi 1er janvier 2005 au siège de l'ADP (Alliance pour la
Démocratie et le Progrès) pour faire un nouveau point de la situation
créée par la décision scélérate , préméditée, de la
Cour Constitutionnelle de Transition invalidant plusieurs candidats à
l'élection présidentielle du 13 février 2005.
Ils
saluent les prises de position fermes et claires du Groupe des Partenaires
extérieurs pour le suivi des élections. Ces partenaires ont compris le
risque que court la République centrafricaine si d'aventure cette décision
devait être maintenue. Chacun se souvient que l'invalidation de candidats
représentatifs sur la base de petits calculs politiciens est à l'origine
de la crise dans laquelle la Côte d'Ivoire est aujourd'hui plongée.
Les signataires exhortent donc les partenaires extérieurs à maintenir
cette position ferme et à suspendre tout financement du processus
électoral pour ne pas cautionner le hold-up électoral qui se prépare.
De
la même façon, ils saluent la position ferme et courageuse du Conseil
National de Transition exprimée par son Président, Maître Nicolas
TIANGAYE, dans son discours de clôture de la session budgétaire le
vendredi 31 décembre 2004..
Ils
constatent que la réprobation de l'acte de forfaiture de la Cour
Constitutionnelle de Transition s'amplifie à l'intérieur du pays, tant à
Bangui qu'en province, où de nombreuses manifestations de colère
s'organisent. Elle s'amplifie également à l'extérieur, au sein de la
diaspora centrafricaine, en Afrique et dans le monde. Le Général BOZIZE et
ceux qui l'ont poussé à ouvrir cette grave crise paraissent totalement
isolés. Une fois encore, l'image de la République centrafricaine en
Afrique et dans le monde est sérieusement ternie à cause d'une décision
digne des pires Républiques bananières.
Face
à cette décision révoltante, les signataires de la présente Déclaration
arrêtent les positions suivantes:
- Ils
réaffirment leur exigence de dissolution immédiate de la Cour
Constitutionnelle de Transition présidée par Monsieur Marcel
NGUEREMANGOU MALONGA, ancien policier révoqué puis reconverti en
magistrat véreux radié pour fait de corruption avéré. Notons qu'on
retrouve dans cette même Cour Constitutionnelle de Transition le
magistrat Joseph BINDOUMI, réputé pour son zèle de toujours dans la
chasse aux démocrates centrafricains.
- Une
nouvelle Cour doit être formée, avec des personnalités intègres et
impartiales, en vue de la proclamation des résultats des élections.
- En
attendant, toutes les candidatures écartées doivent être agréées
sans conditions par décret présidentiel.
- Ils
décident de se réunir tous les jours au niveau de leurs leaders pour
évaluer l'évolution de la situation et prendre toutes les mesures
requises pour faire aboutir leurs exigences.
- Ils
décident également de mettre en place un Comité de crise composé de
représentants de toutes les entités, Comité dont la mission est
d'assurer la mise en œuvre et le suivi des actions arrêtées par les
leaders.
- Ils
invitent leurs militants
et sympathisants ainsi que toute la population banguissoise à prendre
massivement part à la Grande Assemblée Générale organisée le
mercredi 5 janvier 2005 à 15 heures à la place MARABENA.
- Ils
demandent à chaque entité de sensibiliser ses adhérents en vue d'une
mobilisation massive.
- Enfin,
ils interpellent toutes les forces démocratiques dont les candidats ont
été validés afin qu'elles se joignent au vaste mouvement national de
protestation, car c'est tout le pays qui risque de plonger dans le chaos
si cette décision inique n'est pas rapidement rapportée.
Fait
à Bangui, le 1er janvier 2005.
Ont
signé : Alliance pour la Démocratie et le Progrès - A.
D. P - Pour le Forum Civique - F.
C - Forum Démocratique pour la modernité - FODEM - .
Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain -
M.L.P.C - Parti de l’Unité Nationale - P.U.N - et les
Candidats Indépendants.
|
Présidentielle: les candidats exclus demandent la dissolution
de la Cour
LIBREVILLE, 31 déc (AFP) -
19h42 - Les candidats qui n'ont
pas été admis à participer à la présidentielle en Centrafrique, ont
demandé vendredi la dissolution de la Cour constitutionnelle de transition
et l'annulation de cette décision, à l'issue d'une réunion entre quatre
partis politiques et le candidat Josué Binoua.
"Ils exigent du président de la République deux choses: premièrement,
l'annulation de la décision scélérate de la Cour constitutionnelle de
transition d'ici mardi 3 janvier au plus tard. Deuxièmement, la dissolution
pure et simple de la Cour constitutionnelle de transition", selon une déclaration
commune lue par le pasteur Binoua.
Le Conseil de transition (CNT, Parlement de transition) a également
demandé vendredi la "dissolution immédiate de la Cour
constitutionnelle, le renvoi de tous les conseillers et la reconduction de
tous les candidats à la présidentielle", a ajouté M. Binoua lors
d'un entretien téléphonique avec l'AFP à Libreville.
Les sept candidats ont fait cette demande "à l'unaninimité"
et mis en place un comité de crise. Après cette réunion, ils (ou leurs
représentants) ont tenu à exposer leurs revendications aux Nations unies
et à la France, qui vont tenter de "trouver une formule de
consensus" ensemble, selon le représentant de l'ONU à Bangui, Lamine
Cissé.
"Il faut éviter une nouvelle Côte d'Ivoire en Afrique
centrale", a déclaré à l'AFP Jean-Paul Ngoupandé, qui a donné
"plusieurs exemples du ridicule de la décision", dont celui de
l'ancien Premier ministre sous Ange-Felix Patassé, Martin Ziguélé.
Sa candidature n'a pas été retenue, notamment du fait de son dossier médical.
Un médecin français y "a écrit +l'intéréssé est apparemment en
bonne santé+. La Cour a interprété qu'il y a un doute sur sa santé",
s'est indigné l'ancien Premier ministre.
Il a également, comme d'autres candidats déboutés, appelé ses
militants au calme, des manifestations de protestation ayant eu lieu dans la
région du Centre, d'où il est originaire.
La Cour constitutionnelle a annoncé jeudi n'avoir validé que cinq
candidatures à la présidentielle du 13 février 2005, dont celle du chef
de l'Etat François Bozizé, sur les 15 dossiers déposés.
Elle a invalidé les candidatures des représentants de partis politiques
centrafricains: l'ex-président Patassé, renversé par M. Bozizé en mars
2003, son ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, M. Ziguélé,
M. Ngoupandé, des anciens ministres Charles Massi et Olivier Gabirault
ainsi que M. Binoua (indépendant).
Présidentielle: les candidats exclus demandent la dissolution de la
Cour
LIBREVILLE, 31 déc (AFP) - 18h28 - Les candidats, qui n'ont pas été
admis à participer à la présidentielle en Centrafrique, ont demandé
vendredi la dissolution de la Cour constitutionnelle de transition et
l'annulation de cette décision, à l'issue d'une réunion entre quatre
partis politiques et le candidat Josué Binoua.
"Ils exigent du président de la République deux choses:
premièrement, l'annulation de la décision scélérate de la Cour
constitutionnelle de transition d'ici mardi 3 janvier au plus tard.
Deuxièmement, la dissolution pure et simple de la Cour constitutionnelle de
transition", selon une déclaration commune lue par le pasteur Binoua
lors d'un entretien téléphonique avec l'AFP à Libreville.
Le Conseil de transition (CNT) a également demandé la "dissolution
immédiate de la Cour constitutionnelle, le renvoi de tous les conseillers
et la reconduction de tous les candidats à la présidentielle", a
ajouté M. Binoua.
Les sept candidats, ont fait cette demande "à l'unaninimité",
critiquant les raisons évoquées par la Cour auprès du représentant des
Nations unies et de celui de la France. Ils ont également mis en place un
comité de crise.
La Cour constitutionnelle a annoncé jeudi n'avoir validé que cinq
candidatures à la présidentielle du 13 février 2005, dont celle du chef
de l'Etat François Bozizé, sur les 15 dossiers déposés.
© 2004 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation
réservés.
|
Centrafrique : Paris appelle à une élection
"ouverte à toutes les forces"
PARIS, 31 déc (AFP) -
14h27 - La France souhaite que
l'élection présidentielle en Centrafrique soit "ouverte à toutes les
principales forces politiques du pays sans exclusive", a déclaré
vendredi le porte-parole du Quai d'Orsay.
La Cour constitutionnelle centrafricaine a annoncé jeudi n'avoir validé
que cinq candidatures à la présidentielle du 13 février 2005, dont celle
du chef de l'Etat François Bozizé, sur les 15 dossiers déposés, rejetant
notamment celle de l'ex-président Ange-Félix Patassé.
"L'aboutissement du processus de transition en République
centrafricaine passe par la tenue d'une élection présidentielle libre,
transparente et ouverte à toutes les principales forces politiques du pays
sans exclusive", a souligné le porte-parole, Hervé Ladsous, lors d'un
point de presse.
La Cour a invalidé les candidatures de l'ex-président Patassé, renversé
par M. Bozizé en mars 2003, de son Premier ministre de l'époque Martin
Ziguélé, de son ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, de
l'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, des anciens ministres
Charles Massi et Olivier Gabirault et du pasteur Josué Binoua.
|
|
République centrafricaine : amélioration
de la situation mais insuffisances dans la gouvernance
30 décembre – Le dernier rapport de l'ONU
sur la République centrafricaine montre que la situation s'améliore
progressivement tant sur le plan économique que politique malgré des
insuffisances notoires dans les domaines de la gouvernance et des droits de
l'homme.
Le rapport
du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et
les activités du Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix
en République centrafricaine (BONUCA) qui couvre la période allant du 8
juillet au 31 décembre 2004 a été rendu public aujourd'hui.
« La situation générale en République centrafricaine s'améliore
progressivement, en dépit d'insuffisances notoires dans les domaines de la
gouvernance et des droits de l'homme », y indique le Secrétaire général.
« Sur le plan économique, l'approbation, en août 2004, d'un programme
post-conflit par le FMI et d'un programme sous l'Initiative des pays à
faible revenu en situation difficile (LICUS) par la Banque mondiale,
constitue un signal encourageant pour les autorités centrafricaines à
poursuivre leurs efforts », fait-il remarquer.
« Au plan politique, la situation évolue dans des conditions
acceptables, en témoigne l'organisation réussie, le 5 décembre 2004, du référendum
constitutionnel », estime le Secrétaire général rappelant qu'en ce qui
concerne les prochaines échéances électorales, « tout semble indiquer
que le pays fera face à plusieurs candidatures à l'élection présidentielle,
dont celle du général François Bozizé, annoncée par l'intéressé le 11
décembre 2004 ».
« Le compromis obtenu autour du projet de constitution et du Code électoral
a largement contribué à la détente des relations entre le Gouvernement et
le Conseil national de transition, donnant lieu à un regain d'espoir, comme
en témoigne le bon déroulement du référendum constitutionnel du 5 décembre
2004 ».
Le Secrétaire général souligne toutefois « qu'en vue d'un
aboutissement heureux de la transition et du processus électoral », il
faut que « tout soit mis en œuvre pour préserver le consensus qui
sous-tend la transition, au moins jusqu'au lancement officiel de la campagne
électorale en janvier 2005 ».
« Il ne fait aucun doute, comme l'a souligné le Conseil de sécurité
dans sa déclaration présidentielle du 28 octobre 2004 (S/PRST/2004/39),
que le soutien des bailleurs de fonds et des institutions financières
internationales est indispensable au redressement économique et social de
la République centrafricaine ».
« À cet égard, j'encourage vivement la communauté des donateurs et
les amis de la République centrafricaine à intensifier leurs efforts pour
doter ce pays des ressources matérielles, financières et techniques nécessaires
en vue de la consolidation durable des institutions », indique le Secrétaire
général.
J'invite en retour les parties centrafricaines à œuvrer en faveur d'un
environnement politique serein en réaffirmant leur attachement au résultat
qui sanctionnera les scrutins au début de l'année 2005 », conclut Kofi
Annan dans son rapport.
Source : un.org
|
Présidentielle en RCA: seuls cinq candidats admis à
se présenter
BANGUI, 30 déc (AFP) -
19h03 - La Cour
constitutionnelle centrafricaine a annoncé jeudi n'avoir validé que cinq
candidatures à la présidentielle du 13 février 2005, dont celle du chef
de l'Etat François Bozizé, sur les 15 dossiers déposés, rejetant
notamment celle de l'ex-président Ange-Félix Patassé.
Outre M. Bozizé, pourront se présenter l'ancien président (1981-1993)
André Kolingba, l'actuel vice-président Abel Goumba, l'avocat Henri Pouzère
et l'ancien ministre Auguste Boukanga, a indiqué le président de la Cour
constitutionnelle, Marcel Malonga.
La Cour a invalidé les candidatures de l'ex-président Patassé, renversé
par M. Bozizé en mars 2003, de son Premier ministre de l'époque Martin
Ziguélé, de son ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, de
l'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, des anciens ministres
Charles Massi et Olivier Gabirault et du pasteur Josué Binoua.
Le parti de M. Patassé, le puissant Mouvement de libération du peuple
centrafricain (MLPC), auquel appartient également M. Ziguélé, ne sera
donc pas représenté lors de cette présidentielle.
La Cour a décidé d'invalider la candidature de M. Patassé car "la
copie de son acte de naissance non seulement est illisible, mais ne
mentionne pas le pays qui l'a établi et n'est pas certifié conforme à
l'original", a indiqué M. Malonga, ajoutant que "son titre
foncier ne mentionne pas une propriété bâtie".
Concernant M. Démafouth, l'acte de naissance fourni n'est pas conforme
à sa déclaration de candidature, a expliqué le président de la Cour.
La Cour constitutionnelle n'a pas fait mention du fait que MM. Patassé
et Démafouth sont recherchés, pour des faits distincts, par la justice
centrafricaine et que les deux hommes vivent en exil, respectivement au Togo
et en France.
Ils devaient être jugés séparément mi-décembre mais leurs procès
ont été reportés, celui de l'ancien chef de l'Etat à une date non précisée
et celui de son ex-ministre de la Défense au 31 décembre.
Les autres candidatures ont été rejetées pour divers motifs tels que,
notamment, l'insuffisance des cautions versées et des dossiers
administratifs ou titres fonciers problématiques.
Les candidats à la présidentielle centrafricaine doivent fournir un
titre foncier prouvant qu'ils sont propriétaires d'une propriété bâtie
dans leur ville de résidence.
Pour rejeter la candidature de M. Ngoupandé, la Cour a ainsi estimé
qu'il avait fourni un titre foncier prouvant l'existence d'une propriété
dans sa ville natale, mais pas à Bangui où il réside
Trois autres candidats candidats déclarés avaient retiré leur
candidature avant la décision de la Cour.
L'ancien maire de Bangui Joseph Bendounga, seul opposant déclaré au régime
de "transition consensuelle" instauré par François Bozizé,
avait annoncé jeudi matin son retrait faut d'avoir pu payer la caution de 5
millions de francs CFA (7.600 euros) exigée aux candidats.
Enoch Dérant-Lakoué avait lui choisi de rester à la tête de la
direction nationale de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) et
Fidèle Gouandjika, directeur de la Société nationale de télécommunications
(Socatel), avait récemment décidé de se retirer pour favoriser la
candidature de M. Bozizé.
Les scrutins présidentiel et législatifs groupés, dont le 1er tour est
prévu le 13 février, doivent mettre fin à la transition en Centrafrique
mise en place après le coup d'Etat de François Bozizé le 15 mars 2003.
|
Centrafrique: 15 candidats en lice pour l'élection présidentielle
début 2005
BANGUI, 17 déc (AFP) -
14h24 - Quinze Centrafricains
sont candidats à l'élection présidentielle début 2005, a annoncé
vendredi la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), après la clôture
du dépôt des candidatures jeudi à minuit. Parmi les candidats figurent l'ancien-président
André Kolingba, l'ancien-président Ange-Félix Patassé, le vice-président
Abel Goumba et le chef de l'Etat François Bozizé (indépendant), arrivé
au pouvoir à la faveur d'un putsch le 15 mars 2003.
Les anciens Premiers ministres Martin Ziguélé (indépendant) et
Jean-Paul Ngoupandé ont également déposé leur candidature, ainsi que les
anciens ministres, Charles Massi, également 2ème vice-président du
Conseil national de transition, Auguste Boukanga, Olivier Gabirault et
Jean-Jacques Demafouth (indépendant), qui sera jugé par contumace fin décembre
à Bangui.
Outre certains hommes politiques, le directeur commercial de la Société
centrafricaine des télécommunications (Socatel), Fidèle Gouandjika,
l'avocat Henri Pouzère et le pasteur Josué Binoua se présentent en indépendant.
L'ex-Premier ministre et actuel directeur national de la Banque des Etats
de l'Afrique centrale (BEAC), Enoch Dérant-Lakoué ainsi que l'ancien maire
de Bangui, Joseph Béndounga, sont également candidats.
La Cour constitutionnelle de transition doit maintenant rendre public,
après examen des dossiers, la liste définitive des candidats à l'élection
présidentielle dont le premier tour est prévu le 13 février prochain.
La clôture du dépôt des candidatures pour les législatives qui auront
lieu à la même date, est fixée au 23 décembre prochain.
|
Élections présidentielle et législatives: les électeurs convoqués le 30
janvier
BANGUI, 7 déc (AFP) -
20h16 - Les électeurs
centrafricains ont été convoqués aux urnes le 30 janvier 2005 pour le
premier tour des élections présidentielle et législatives, par un décret présidentiel
lu mardi soir à la radio nationale.
"Les scrutins se dérouleront de 06h00 à 16h00 (locales, de 05H00 à
15H00 GMT, ndlr) sans interruption sur toute l'étendue du territoire national
et dans les représentations de la République centrafricaine à l'étranger,
en ce qui concerne la présidentielle. Les législatives se dérouleront
uniquement sur le territoire national", indique le décret.
"La campagne électorale pour la présidentielle et les législatives
est ouverte le 17 janvier à 06h00, et close le 28 janvier à minuit",
ajoute le décret du président François Bozizé.
Le second tour des deux scrutins, qui doivent marquer la fin du régime de
transition instauré après le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté le général
Bozizé au pouvoir, est prévu le 27 février 2005.
Le dépôt des candidatures pour la présidentielle et les législatives,
ouvert le 2 décembre dernier, sera clos le 14 décembre à minuit.
Les électeurs centrafricains ont voté dimanche à l'occasion d'un référendum
pour l'adoption de la nouvelle Constitution du pays. Aucun résultat officiel
n'est encore disponible, mais des résultats partiels donnent une large majorité
en faveur du oui.
|
|
Ouverture des candidatures pour la
présidentielle et les législatives 2005
BANGUI, 2 déc (AFP) - 19h04 - Le dépôt des candidatures pour les scrutins
présidentiel et législatif centrafricains de janvier et février 2005 a
débuté officiellement jeudi matin et sera clos le mardi 14 décembre à
minuit heure locale (23h00 GMT), a annoncé la radio nationale.
Selon le calendrier officiel, les deux tours des élections présidentielle et
législatives groupées doivent avoir lieu le 30 janvier et le 27 février
prochains. La campagne officielle pour ces deux consultations doit
officiellement débuter le 14 janvier.
Quatre candidats ont déjà annoncé officiellement leur intention de
briguer la magistrature suprême. Il s'agit de l'ancien président (1981-1993)
André Kolingba, de son successeur (1993-2003) Ange-Félix Patassé, de
l'ancien Premier ministre de M. Patassé Jean-Paul Ngoupandé et de Joseph
Bendounga.
Un ancien ministre de la Défense sous le régime de M. Patassé,
Jean-Jacques Démafouth, qui vit en France, a également laissé entendre qu'il
pourrait se présenter.
Quant à l'actuel chef de l'Etat François Bozizé, dont la candidature est
déjà soutenue par plus d'une vingtaine de petits partis, il a indiqué qu'il
annoncerait sa décision après le référendum constitutionnel de dimanche.
Les élections de janvier et février doivent marquer la fin de la période
de transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.
|
|
BANGUI, 3 déc (AFP) -
11h23 - La Centrafrique est
dirigée par le général François Bozizé, qui a pris le pouvoir en
mars 2003 à la faveur d'un coup d'Etat.
L'ancien président Ange-Félix Patassé, qui était au pouvoir
depuis 1993, a trouvé refuge au Togo.
Le pays a été durement éprouvé depuis 1996 par des mutineries et
des tentatives de coup d'Etat à répétition, sur fond de profonde
crise socio-économique.
- SITUATION GEOGRAPHIQUE: pays de 622.984 km2 enclavé au coeur de
l'Afrique centrale. Frontalier du Tchad au nord, du Soudan à l'est, de
la République démocratique du Congo (RDC) et du Congo-Brazzaville au
sud et du Cameroun à l'ouest.
- POPULATION: 3,9 millions d'habitants en 2003 (Banque mondiale).
- CAPITALE: Bangui.
- LANGUES: français et sango (officielles).
- RELIGIONS: animistes, chrétiens, musulmans.
- HISTORIQUE-REGIME: l'Oubangui-Chari, ancienne colonie française
dotée d'une autonomie interne depuis 1958, devient République
centrafricaine indépendante en août 1960. L'artisan de l'indépendance,
Barthélemy Boganda, avait été tué quelques mois plus tôt dans un
accident d'avion.
David Dacko, premier chef d'Etat, est renversé le 31 décembre 1965
par Jean-Bedel Bokassa, qui se fait élire président à vie puis
couronner empereur en 1977. En 1979, Bokassa est chassé du pouvoir et
David Dacko reprend le pouvoir avant d'être renversé deux ans plus
tard par le général André Kolingba. En 1991, le multipartisme est
proclamé. En 1993, Ange-Félix Patassé arrive au pouvoir au terme d'un
processus électoral pluraliste puis est réélu au premier tour de la
présidentielle de 1999 lors d'un scrutin contesté.
La Centrafrique a connu en 1996-97 trois mutineries successives d'une
partie de l'armée, avant un coup d'Etat manqué en mai 2001, attribué
à l'ancien président André Kolingba.
Le 15 mars 2003, le président Patassé a été renversé à la
faveur d'un coup d'Etat par l'ancien chef d'état-major, le général
Bozizé, entré en rébellion en novembre 2001, qui s'est autoproclamé
président. Le général Bozizé a depuis instauré un régime de
transition. Un Conseil national de transitionParlement) a été installé.
- ECONOMIE: pays à 80% rural. Principales productions: coton, café,
tabac, or et diamants, bois. Le bois industriel et les diamants sont les
principales ressources à l'exportation.
Malgré ses énormes richesses potentielles, le pays est l'un des
plus pauvres du monde. Les autorités sont confrontées à une très
grave crise économique et financière, ne permettant pas de payer les
fonctionnaires à temps.
L'Onu estime que, "contrairement à de nombreux pays au sud du
Sahara, la pauvreté humaine s'est accentuée aux cours des dix dernières
années".
Sida: La prévalence s'établit entre 20 et 25% dans les campagnes,
15% sur l'ensemble du territoire, selon Onusida.
- PNB: 260 dollars par habitant en 2003 (Banque mondiale).
- DETTE EXTERIEURE: 1,325 milliard de dollars en 2003 (BM).
- FORCES ARMEES: l'armée a subi une véritable hémorragie et a été
complètement déstructurée à la suite des mutineries successives et
des tentatives de coup d'Etat.
Les forces armées sont estimées à 2.550 hommes dont 1.000
gendarmes, selon l'Institut international des études stratégiques
(IISS, 2003-2004).
En 2000, un Bureau d'observation des Nations unies (Bonuca) a été
mis en place, après le départ d'une Mission de l'Onu (Minurca), qui
avait elle-même succédé en 1998 à une force africaine, la Misab.
Un contingent de la Communauté économique et monétaire d'Afrique
centrale (Cémac, 300 hommes), est déployée depuis fin 2002.
La France, qui a déployé en mars 2003 deux cents soldats, s'est
engagée dans la restructuration des forces armées, via la formation et
l'équipement de trois bataillons d'intervention. |
La Centrafrique depuis la prise de pouvoir du général Bozizé
BANGUI, 3 déc (AFP) -
11h27 - Voici une
chronologie de la Centrafrique depuis le coup d'Etat qui a porté au
pouvoir le général François Bozizé, en mars 2003:
--2003--
- 15 mars: l'ancien chef d'état-major, le général François Bozizé,
entré en rébellion en novembre 2001, renverse le président Ange-Félix
Patassé au pouvoir depuis 1993, qui s'exile au Togo. Le 16, il
s'autoproclame "président de la République".
- 19 mars: arrivée des premiers militaires tchadiens. Cinq cents
Tchadiens seront déployés à Bangui, officiellement en renfort de
quelque 300 hommes de la force de la Communauté économique et monétaire
de l'Afrique centrale (Cémac). La plupart ont depuis regagné
N'Djamena.
- 23 mars: le président de la Concertation des partis politiques de
l'opposition (CPPO), Abel Goumba, est désigné Premier ministre. Le 31,
formation d'un "gouvernement de transition" composé de toutes
les tendances politiques.
- 4 avr: création d'un Conseil national de transition (CNT,
Parlement de transition) qui sera installé en mai.
- 30 mai: François Bozizé annonce le retour à l'ordre
constitutionnel en janvier 2005.
- 3 juin: la Cémac décide de reconnaître les nouvelles autorités
et de renforcer sa force de paix.
- 29 juil: le ministre français des Affaires étrangères Dominique
de Villepin, en visite à Bangui, confirme "l'engagement de la
France aux côtés de la Centrafrique". Paris maintient un
contingent de 200 soldats dépêché au lendemain du putsch.
- 5 oct: retour de l'ancien président André Kolingba après près
de deux ans et demi d'exil en Ouganda (il part le mois suivant en France
où il vit actuellement).
- 28 oct: fin du dialogue national, après six semaines de débats
parfois houleux, destiné à mettre un terme aux crises
politico-militaires depuis 1996.
- 1er déc: première visite officielle du président tchadien Idriss
Deby depuis la prise de pouvoir par le général Bozizé.
- 11 déc: le Premier ministre Abel Goumba est démis de ses
fonctions et remplacé par Célestin Leroy Gaombalet. Il sera nommé
vice-président de la République.
- 14 déc: nouveau gouvernement dans lequel le président Bozizé
conserve le portefeuille de la Défense.
--2004--
- 8 jan: le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan se déclare
"gravement préoccupé par la recrudescence des actes de viols, de
braquages et d'atteintes au droit à la vie perpétrés dans l'arrière-pays
et à Bangui".
- 11 mars: le président Bozizé qualifie la situation de "très
grave" lors d'une rencontre avec les dirigeants de partis
politiques. Ceux-ci dénoncent le népotisme, l'inertie du gouvernement
devant les problèmes sociaux et économiques et l'insécurité
entretenue par les "libérateurs" (nom donné aux
ex-combattants de la rébellion de M. Bozizé).
- 17 avr: affrontement armé entre soldats et anciens "libérateurs"
à Bangui.
- 19 juin: quelque 5.000 personnes marchent dans Bangui pour appeler
le président Bozizé à se présenter à la prochaine présidentielle.
La marche est organisée par le petit Parti démocratique centrafricain
(PDCA), créé par un proche de M. Bozizé et par des "comités de
soutien". Huit formations avaient appelé leurs militants à ne pas
y participer.
- 27 août: la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH)
accuse le régime du président Bozizé d'entretenir des rumeurs de
coups d'Etat "dans le but de justifier la confiscation du
pouvoir" et de faire échec au processus électoral.
- 28 août: la Commission électorale mixte indépendante (Cémi)
fixe à janvier-février 2005 les scrutins présidentiel et législatif
devant marquer le retour à l'ordre constitutionnel.
- 2 sept: remaniement ministériel qualifié de "technique"
par le Premier ministre sortant Célestin-Leroy Gaombalet maintenu à la
tête du gouvernement.
- 22 oct: le président Bozizé signe des décrets qui modifient,
dans le sens souhaité par le CNT, le projet de Constitution. Les
amendements ramènent à cinq ans la durée du mandat présidentiel et
renforcent les pouvoirs du futur Premier ministre.
- 1er nov: deux soldats sont tués dans une embuscade dans le
nord-ouest du pays.
- 20 nov: des assaillants non identifiés attaquent la ville de Birao,
à la frontière soudanaise, faisant 21 victimes dont 16 parmi les
assaillants.
- 1er déc: le président Bozizé appelle ses compatriotes à voter
massivement "oui à la nouvelle Constitution". |
|