LE PROCESSUS ÉLECTORAL BIENTÔT DÉBLOQUÉ ?

CENTRAFRICAINS DE TOUS LES PAYS MOBILISEZ-VOUS !

AFP LIBREVILLEI
le 21 janvier 2005.
Accord pour une présidentielle centrafricaine avec onze candidats
UFVCCF
Le 22 janvier 2005.
« Propositions de l’UFVCF relatives à la médiation du Président Omar BONGO ONDIMBA concernant la crise politique en République Centrafricaine »
AFP BANGUI
le 21 janvier 2005.
Centrafrique: Bozizé et des candidats à la présidentielle "recalés" chez Bongo
AFP BANGUI
le 19 janvier 2005.
Crise en RCA: la Cour constitutionnelle, partiale, est responsable !
UFVCCF
Le 18 janvier 2005.
RAPPEL DES PRINCIPES DÉMOCRATIQUES
Sangonet
19/01/2005
DÉCLARATION COMMUNE N ° 7 : Élargissement des actions, renforcer, expliquer
AFP BANGUI
le 16 janvier 2005.
RCA: Neuf candidats à la présidentielle demandent la médiation d'Omar Bongo
AFP BANGUI
le 15 janvier 2005.
RCA: Bozizé dénonce la "mauvaise foi" des candidats invalidés
UFVCCF
Le 12 janvier 2005.
 
Cinq partis centrafricains demandent la démission de Bozizé (PANA)
APPEL AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
LETTRE A L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION

MÉMORANDUM  LE MASQUE EST TOMBÉ !

DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION
DÉCISION DU 30 DÉCEMBRE 2004 - Source : LE CITOYEN

LE CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION MAINTIENT SA POSITION !
CNT - 06/01/2005

RÉACTIONS A LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

LETTRE DU CONTINENT
12/01/05
Une cohabitation "à la française" pour BOZIZE ? 
JAI
le 12 janvier 2005.
Trois baobabs pour un fauteuil
AFP BANGUI
le 12 janvier 2005.
Centrafrique: Bozizé et son opposition dans une logique d'affrontement
Le pouvoir centrafricain accuse les candidats "recalés" de nuire au pays
AFP BANGUI
le 11 janvier 2005.
Les exclus de la présidentielle créent l'Union des forces vives de la nation
Le Nouvel Observateur
11/01/2005
Interdiction de "toute manifestation assimilée à un début de campagne..."
Le Monde
11/01/2005
Les "recalés" la présidentielle dénoncent les invalidations aux législatives
AFP LIBREVILLE
le 4 janvier 2005.
Les partisans de Bozizé contre la dissolution de la Cour constitutionnelle
Courrier International 07/01/2005 Le camp des "recalés" s'organise face au président Bozizé
ONU - 06/01/2005 République centrafricaine : le Conseil de sécurité appelle à soutenir les élections du 13 février 2005
RFI - 05/01/2005 22h30
CHARLES MASSI ESTIME QUE LE PRÉSIDENT BOZIZE N'A
PAS A FAIRE LE TRI ENTRE LES DIFFÉRENTS CANDIDATS !

RFI - 05/01/2005 4h30
CHARLES MASSI MAINTIENT SA DEMANDE SE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
FODEM - FRANCE - Paris, le 05/01/2005
LE FODEM FRANCE RÉITÈRE SA DEMANDE DE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION.
COMMUNIQUE DE PRESSE 

relatif à la déclaration du Président François BOZIZE rapportant partiellement la décision irresponsable et anti-démocratique de la Cour Constitutionnelle de Transition.

AFP, le 04/01/05.

Le président Bozizé repêche trois candidats à la présidentielle
LE GÉNÉRAL BOZIZE RECULE MAIS NE VEUT PAS CÉDER ! LE COMBAT CONTINU !
 C.A.P 04/01/2005 ALLOCUTION DU PRESIDENT AUTOPROCLAME FRANCOIS BOZIZE FAITE A LA RADIO TELEVISION CENTRAFRICAINE
Afriquecentrale.info
4 janvier 2005
Le climat politique se dégrade
AFP, le 04/01/05. RCA: l'exclusion de sept candidats à la présidentielle menace les élections
AFP, le 03/01/05. RCA: La Cour constitutionnelle maintient sa décision sur la présidentielle
AFP, le 31/12/04. Présidentielle: les candidats exclus demandent la dissolution de la Cour
AFP, le 31/12/04. Centrafrique : Paris appelle à une élection "ouverte à toutes les forces"
ONU - BONUCA
30/12/04.
République centrafricaine : amélioration de la situation mais insuffisances dans la gouvernance
AFP, le 30/12/04. Présidentielle en RCA: seuls cinq candidats admis à se présenter
AFP, le 07/12/04. Centrafrique: 15 candidats en lice pour l'élection présidentielle début 2005
AFP, le 07/12/04. Élections présidentielle et législatives: les électeurs convoqués le 30 janvier
AFP 2-3/12/04. Ouverture des candidatures pour la présidentielle et les législatives 2005

La République centrafricaine
La Centrafrique depuis la prise de pouvoir du général Bozizé

Accord pour une présidentielle centrafricaine avec onze candidats

LIBREVILLE (AFP) - samedi 22 janvier 2005 - 23h02 - Le président centrafricain François Bozizé et les forces politiques du pays ont signé samedi à Libreville, sous la médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba, un accord qui autorise onze candidats à participer au scrutin présidentiel, a constaté une journaliste de l'AFP.

Cet accord, paraphé par onze candidats au scrutin présidentiel ou leurs représentants ainsi que par les principales institutions centrafricaines, repêche six des sept candidats invalidés par la Cour constitutionnelle de transition le 30 décembre dernier.

Cet accord met un terme au bras de fer qui opposait, depuis cette décision, les candidats "recalés" au camp du président Bozizé, lui aussi candidat au scrutin présidentiel.

"Guidée par votre sagesse, la classe politique, sous votre bienveillante autorité, a trouvé la voie de sortie de la crise qui couvait dans le pays et cela grâce à une discussion franche et fraternelle", s'est félicité le général Bozizé en s'adressant à son homologue gabonais.

Aux termes de l'accord dit "de Libreville", seul l'ex-président Ange-Félix Patassé, en exil au Togo, est exclu de la course présidentielle.

"Les participants ont décidé de (...) la validation de toutes les candidatures, à l'exception de l'ancien président Ange Félix Patassé qui fait l'objet de poursuites judiciaires", indique la déclaration finale adoptée à l'issue des discussions de Libreville.

M. Patassé, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, est poursuivi par la justice centrafricaine pour une série de crimes commis alors qu'il était à la tête de l'Etat, dont des détournements de fonds. Son procès devant la Cour criminelle de Bangui, programmé en décembre dernier, a été reporté sine die.

Même s'il s'est déclaré "pas satisfait" par son contenu, le vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) Luc-Apollinaire Dondon, représentant de M. Patassé, a indiqué avoir signé l'accord pour éviter que "tout n'éclate en Centrafrique".

"S'agissant de Me Jean-Jacques Démafouth (ancien ministre de la Défense du président Patassé, ndlr)", ajoute la déclaration, "sa candidature a été retenue sous réserve de l'article 154 du code électoral", qui stipule que les personnes condamnées par la justice deviennent de fait inéligibles.

M. Démafouth, qui vit actuellement en France, fait lui aussi l'objet d'un mandat d'arrêt international de la justice centrafricaine. Il est poursuivi pour des crimes commis en 1999 à Kembé (200 km à l'est de Bangui. Son procès devant la Cour criminelle de Bangui a lui aussi été ajourné.

"Je suis très content d'être reconnu comme candidat à part entière", a indiqué M. Démafouth, qui a fait le voyage de Libreville. "L'article 154 ne m'effraie pas car je sais qu'il n'y a rien dans le dossier", a-t-il ajouté.

L'accord signé samedi soir à Libreville sous la médiation du président Bongo, au terme d'une journée de discussions entre les protagonistes de la crise, prévoit par ailleurs le report au 13 mars du premier tour des scrutins présidentiel et législatifs, initialement prévus le 13 février.

Enfin, le texte précise que ses signataires ont décidé "la non dissolution de la Cour constitutionnelle", qui était pourtant l'une des principales revendications des candidats "recalés". Il souligne toutefois que "certaines compétences de la Cour (...) liées à l'organisation du scrutin seront transférées à la Commission électorale mixte indépendante".

Neuf des douze candidats à l'élection avaient sollicité la semaine dernière la médiation du chef de l'Etat gabonais pour tenter de sortir de la crise, qui menaçait le processus de retour à l'ordre constitutionnel engagé en Centrafrique après le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.

L'avenir de la Centrafrique se joue au Gabon - 22/1/2005
Les discussions entre le président centrafricain François Bozizé et les candidats à l'élection présidentielle du 13 février se poursuivaient samedi en fin d'après-midi à Libreville, sous la médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba (photo).
 Destinée à mettre un terme à la crise politique qui agite le pays depuis la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider sept des douze candidats au scrutin présidentiel, la médiation s'est ouverte par une rencontre en tête-à-tête entre MM. Bozizé, lui-même candidat, et Bongo.
 Les discussions ont ensuite été élargies à dix autres candidats déclarés à cette élection. Le douzième candidat, Auguste Bokanga, n'était pas présent dans la capitale gabonaise ni représenté.
Dans un troisième temps, d'autres personnalités qui faisaient partie de la délégation centrafricaine de 72 personnes arrivée samedi matin à Libreville ont été invités à participer aux débats, dont les présidents de la Cour constitutionnelle Marcel Malonga et du Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) Me Nicolas Tiangaye.
Après une pause d'une heure en milieu d'après-midi, les discussions ont repris samedi vers 17h30.
Selon une source proche de la délégation centrafricaine, les protagonistes de la crise s'orienteraient vers un accord autorisant dix des douze candidats à se présenter.
Seuls l'ex-président Ange-Félix Patassé, en exil au Togo, et son ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, tous deux sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice centrafricaine, seraient exclus de la course présidentielle, a précisé la même source.
Source : afriquecentrale.info

Union des Forces Vives des Centrafricains en France (UFVCF).
Le 22 janvier 2005

COMMUNIQUE DE PRESSE

« Propositions de l’UFVCF relatives à la médiation du Président Omar BONGO ONDIMBA concernant la crise politique en République Centrafricaine »

Nous membres de L’Union des Forces Vives des Centrafricains en France (UFVCF) remercions, son Excellence le Président Omar BONGO ONDIMBA d’avoir répondu favorablement à la demande de médiation qui lui a été adressée. Nous tenons à renouveler et à rappeler nos premières exigences exprimées dans la déclaration commune du 08 janvier 2005 et qui restent d’actualité :

1.         Exigeons la démission du Général Président François BOZIZE pour une campagne présidentielle équitable ;

2.         Exigeons la dissolution de la Cour Constitutionnelle de Transition ;

3.         Exigeons la validation de toutes les candidatures aux élections Présidentielles et Législatives ;

4.         Appelons la Communauté nationale et internationale à se mobiliser pour barrer la route à l’instauration d’une nouvelle dictature en Centrafrique par un hold-up électoral.

Nous préconisons dans le cadre de la médiation conduite par son Excellence le Président Omar BONGO ONDIMBA les si-suivants :

  1. Le report des élections pour un délai maximum de trois (3) à quatre (4) mois. 
  2. La mise en place d’un collège de transition, chargé de la gestion de la fin du processus électoral afin d’aboutir à des Elections Démocratiques, Libres et Transparentes.

Nous estimons, compte tenu de la volonté manifeste du Président candidat BOZIZE, d’opérer un hold-up électoral aux prochaines élections Présidentielles et Législatives et pour préserver les chances de la mise en place de nouvelles institutions démocratiques et légitimes que :

1.        Le candidat François BOZIZE doit quitter la scène politique afin d’écarter tous risques d’instabilités et de guerre civile à venir.

2.        Le Président de Transition François BOZIZE doit restituer les fonds détournés pendant la transition, qui portent sur : 14 milliards de FCFA (CEMAC), 2 milliards de FCFA (offert par le Président camerounais Paul BIYA), les aides du Fond Monétaire International, de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne, de la France et des autres partenaires de la République Centrafricaine.

Ensemble Nous Vaincrons !

Fait à Paris le 22 janvier 2005,

Pour l’Union des Forces Vives en France,

Ont signé :

FODEM - France,

MLPC - France, Europe, Amériques, Asie, 

RDC - France, Europe, 

FPP - France, 

PUN - France, 

PATRIE - France, 

Collectif des Centrafricains en France - CCF,

PAD – France (Membres).

 

Centrafrique: Bozizé et des candidats à la présidentielle "recalés" chez Bongo

LIBREVILLE (AFP) - vendredi 21 janvier 2005 - 20h11 - Le président centrafricain François Bozizé et plusieurs candidats à la présidentielle "recalés" se retrouveront samedi à Libreville sous la médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba pour tenter de dénouer la crise qui agite le pays, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Le président Bozizé et quatre des sept candidats invalidés le 30 décembre par la Cour constitutionnelle de transition devraient participer à ces "discussions", ainsi que des représentants de la société civile, a-t-on indiqué de sources officielles à Libreville et Bangui.

Trois des candidats recalés - l'ancien ministre Charles Massi, Olivier Gabirault et le pasteur Joseph Binoua - ont indiqué qu'ils devaient se rendre à Libreville samedi.

L'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, déjà présent vendredi à Libreville, et un représentant de l'ancien-chef du gouvernement Martin Ziguélé devaient se joindre à eux, a-t-on appris dans l'entourage de ces deux candidats "recalés".

Tous devaient rallier samedi matin la capitale gabonaise et être reçus à la mi-journée par le président Bongo, selon une source centrafricaine.

Vendredi, le général Bozizé a reçu un émissaire de son homologue gabonais, qui lui a remis un message du président Bongo, a-t-on appris de source proche de la présidence à Bangui. Une réunion rasssemblant le président et ses plus proches collaborateurs s'est ensuite tenue à Bangui.

La Centrafrique est agitée depuis le 30 décembre par une grave crise politique, née de la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider sept des douze dossiers de candidatures qui lui avaient été soumis en vue du scrutin présidentiel du 13 février.

Dénonçant une tentative de "hold-up" électoral, les "sept" postulants recalés, dont l'ancien président Ange Félix Patassé, exigent du président Bozizé, qui s'est lui aussi lancé dans la course présidentielle, la dissolution de la Cour constitutionnelle de transition et la requalification de tous ceux qui ont été invalidés.

De son côté, le chef de l'Etat a "repêché" trois des candidats invalidés, Jean-Paul Ngoupandé, Martin Ziguélé et Charles Massi, mais il a jusque-là rejeté les exigences de ses adversaires, dont il dénonce la "mauvaise foi".

Face à ce blocage, neuf des douze candidats déclarés à la présidentielle avaient demandé la semaine dernière la médiation du président Bongo. Le chef de l'Etat gabonais avait répondu qu'il y était disposé, sous réserve toutefois de l'accord de son homologue centrafricain.

Couplé à des élections législatives, le scrutin présidentiel du 13 février doit mettre un terme à la période de transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.

Crise en RCA: la Cour constitutionnelle, partiale, est responsable

Abel Goumba
Vice-président de la République

BANGUI - Le vice-président centrafricain, Abel Goumba, a attribué mercredi à la Cour constitutionnelle la responsabilité de la crise politique née de l'invalidation de sept candidatures à l'élection présidentielle du 13 février prochain et a dénoncé la "partialité manifeste" de cette décision.

"La Cour Constitutionnelle de transition a ouvert la boîte de Pandore et déclenché l'actuel climat de suspicion à son égard. C'est elle qui est à l'origine de l'actuel blocage", écrit le Pr Goumba dans un memorandum adressé au président François Bozizé et reçu mercredi par l'AFP à Bangui.

"Les appels répétés à sa démission sont largement justifiés, surtout lorsqu'ils dénoncent la partialité manifeste avec laquelle quelques dossiers ont été traités", poursuit-il, estimant "surprenant qu'après un tel manquement, la Cour Constitutionnelle de transition ne se rende pas à l'évidence et ne consente guère à s'amender".

Le Pr Goumba estime en plus que la Cour constitutionnelle n'avait pas compétence pour valider les candidatures à la présidentielle et suggère que la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), "seule compétente en la matière (...) réexamine l'intégralité des dossier de candidature, de préférence publiquement, en prenant en compte la moralité comme critère déterminant".

La Centrafrique traverse actuellement une crise politique consécutive à la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider le 30 décembre dernier sept des douze candidatures à la présidentielle. Le ton monte régulièrement entre le camp du président François Bozizé, lui-même candidat, et celui des "évincés" qui réclament la dissolution de la Cour.

Le Front patriotique pour le progrès (FPP), la formation du Pr Goumba, dont la candidature a été validée par la Cour, s'est récemment joint à ces derniers pour solliciter la médiation du président gabonais Omar Bongo dans cette crise.

Les candidats accusent le président Bozizé de préparer un "hold-up électoral" consistant à se faire déclarer élu dès le premier tour, avec l'appui de la Cour constitutionnelle.

Les présidentielle et législatives groupées de février prochain doivent mettre fin mettre fin au processus de transition entamé en Centrafrique près le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté le général Bozizé.

(©AFP / 19 janvier 2005 19h42)

RAPPEL DES PRINCIPES DÉMOCRATIQUES
Union des Forces Vives des Centrafricaine en France (UFVCF).
Le 18 janvier 2005.
COMMUNIQUE DE PRESSE N°2
Réponse au Président du PNCN, au Porte Parole de la Présidence, au Président BOZIZE

Au cours de la semaine écoulée, Messieurs Cyriaque GOUNDA (PNCN) , Alain Georges NGATOUA (Présidence) et François BOZIZE (Président de transition)ont multipliés les menaces et intimidations à l’encontre des Partis Politiques réunis dans l’Union des Forces Vives de la Nation Centrafricaine pour réclamer le départ des membres de la Cour Constitutionnelle qui ont adopté la décision anti-démocratique du 30 décembre 2004.

Au départ il ne s’agissait que de demander l’arbitrage du Président de Transition François BOZIZE. Mais suite à sa décision partisane, la situation politique de la République Centrafricaine prend une tournure gravissime du fait de son entêtement et de celui de ses acolytes à éliminer d’autres candidats et à opérer un « hold-up électoral » avec la complicité de la Convergence « KWA NA KWA ».

Les partis politiques et personnalités indépendants membres du front Uni tiennent par le présent communiqué à réaffirmer leur attachement aux principes démocratiques, aux vertus du consensus, du dialogue sans exclusive qui ont toujours guidé le génie national dans les moments difficiles de notre histoire.

En s’unissant dans ce Front Uni, toutes les forces vives de la nation ont pour la première fois voulu rassurer le peuple Centrafricain face à la dérive dictatoriale du Général BOZIZE. En optant pour une stratégie de repli sur soi, BOZIZE s’enferme dans une logique dictatoriale et de fait s’oppose à l’aspiration de la plus grande majorité des Centrafricains : celle d’instaurer un régime libre et démocratique dans la paix et la sérénité.

Le front rappelle avec force que la légitimité consensuelle fondement de la transition issue du 15 mars 2003 n’est plus reconnue  en la personne du Général BOZIZE qui à court d’arguments, se livrent , au jour le jour, à des faux débats indignes des valeurs républicaines.

Le Front précise au Général BOZIZE, à la convergence Kwa NA Kwa et autre fossoyeurs de la république que sa création constitue un tournant politique majeur et est la preuve d’un formidable engagement des démocrates soucieux de préserver ce qui est commun à tous les Centrafricains : l’Unité Nationale, la Paix et la Démocratie.

BOZIZE en choisissant volontairement l’invalidation scandaleuse de plusieurs candidats par le truchement de la Cour Constitutionnelle de Transition composée, pour la majorité, de compatriotes peu recommandables, a clairement pris l’initiative d’une rupture unilatérale. C’est la fin de la gestion consensuelle de la transition qui était pourtant à la base fondamentale du Contrat Politique issu du 15 mars 2003.

L’Union des Forces Vives des Centrafricains en France, forte de sa légitimité politique et populaire, réitère et maintien ses principales revendications contenues dans sa déclaration commune du 08 janvier 2005 et considère que :

  • le « tout nouveau » Général d’Armée François BOZIZE est la cause première de la crise actuelle.
  • sa candidature est un « casus belli » à sa propre déclaration d’avril 2003 (Libreville)
  • son abjecte rejet du consensus et son refus du dialogue démocratique pourtant indispensable à une sortie honorable de la crise actuelle.

Le front engage un dialogue sincère et véritable pour un compromis démocratique et républicain pour l’instauration immédiate d’un régime démocratique sans exclusive.

Ensemble Nous Vaincrons !

Fait à Paris le 12 janvier 2005,

Pour l’Union des Forces Vives en France,

Ont signé : FODEM, MLPC, RDC, FPP, PUN, ADP
DÉCLARATION COMMUNE N ° 7: Élargissement des actions, renforcer, expliquer
(Les dossiers de l'actualité de Sangonet 19/01/2005)

Les partis, associations et personnalités indépendantes mobilisés depuis la décision scélérate d'invalidation des candidatures à l'élection présidentielle, se sont retrouvés le 13 janvier 2005 au siège de l'ADP (Alliance pour la Démocratie et le Progrès).

Ils ont procédé à une évaluation de l'Assemblée Générale du mardi 11 janvier 2005. Ils estiment que cette A.G. a atteint ses objectifs car malgré les menaces, les intimidations et les freins de toutes sortes à l'exercice des libertés démocratiques, les militants se sont déplacés pour écouter les explications données par les leaders sur la crise actuelle et sur le bien-fondé des revendications exprimées. Rappelons qu'il s'agit de la dissolution de l'actuelle Cour Constitutionnelle de Transition, qui a perdu toute crédibilité, et la formation d'une nouvelle Cour. Il s'agit ensuite de la validation des candidatures injustement écartées, tant à l'élection présidentielle qu'aux législatives.

Ils rejettent l'entière responsabilité de la crise actuelle sur le Général BOZIZE et ses partisans fanatiques qui, par les décisions arbitraires qu'ils prennent pour programmer un hold-up électoral, cherchent à diviser le pays et le plonger de nouveau dans la violence. Les menaces répétées contre les démocrates, la confiscation pure et simple des libertés démocratiques, notamment la confiscation des médias publics au seul profit de la "Convergence Nationale KWA NA KWA", suscitent des inquiétudes légitimes quant à l'avenir de la démocratie en Centrafrique. Ce ne sont donc pas les démocrates mobilisés pour la défense des acquis démocratiques du peuple centrafricain qui sont les pyromanes, mais bien ceux qui cherchent à rétablir un régime dictatorial.

L'enjeu de notre combat pacifique est donc clair: la défense de la démocratie sérieusement menacée par le Général François BOZIZE et ses partisans.

A ce sujet, les signataires de la présente Déclaration se réjouissent tout particulièrement de la décision du Front Patriotique pour le Progrès (FPP) du Professeur Abel GOUMBA de rejoindre la coalition mobilisée pour défendre les acquis démocratiques du peuple centrafricain. Le camp des adversaires de la démocratie apparaît donc totalement isolé.

Il n'est pas tard pour que le Général BOZIZE écoute la voix de la raison et du patriotisme, au lieu d'écouter les extrémistes qui hier étaient avec le Président PATASSE pour l'induire en erreur et qui poussent le Chef de l'Etat actuel à remettre en cause la démocratie chèrement conquise par le peuple centrafricain. Encore une fois, les signataires de la présente Déclaration espèrent qu'il prendra rapidement les mesures susceptibles de détendre le climat politique afin que la République centrafricaine aille aux élections dans la paix et la sérénité.

En attendant, ils décident:

1° de poursuivre l'action visant à consolider et élargir la base de l'unité d'action des forces démocratiques;

2°de travailler à renforcer la jonction avec les actions initiées par la diaspora centrafricaine;

3°de continuer le travail d'explication vis-à-vis de l'opinion nationale et internationale.



Fait à Bangui, le 13 janvier 2005.

ONT SIGNE:

A.D.P ; C.N.P.; F.C.; FODEM; FPP; LONDO; MLPC; PUN; RDC; Pasteur J. BINOUA; J.-J. DEMAFOUTH; Martin ZIGUELE

Actualité centrafrique de sangonet - spéciale élections 2005



 

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RCA: Neuf candidats à la présidentielle demandent la médiation d'Omar Bongo

BANGUI - Neuf des douze candidats déclarés à la présidentielle centrafricaine ont demandé, dans une lettre remise samedi soir à l'AFP à Bangui, la médiation du président gabonais Omar Bongo dans le bras de fer qui oppose le pouvoir à sept d'entre eux, empêchés de se présenter.

"Devant le risque de blocage du processus électoral, porteur de tous les dangers (...) nous demandons votre impérieuse médiation pour circonscrire la crise et préserver la paix déjà si fragile", écrivent les signataires de cette correspondance au chef de l'Etat gabonais.

Sont signataires, outre les sept candidats dont les dossiers ont été rejetés le 30 décembre par la Cour constitutionnelle, le Front patriotique pour le progrès (FPP) et le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), partis respectifs du vice-président Abel Goumba et de l'ancien président André Kolingba (1981-1993), dont les candidatures ont été validées.

Jusqu'ici, ni le FPP, ni le RDC ne s'étaient mêlés au bras de fer qui oppose depuis deux semaines, de façon de plus en plus virulente, le camp Bozizé à celui des candidats "recalés" regroupés dans le Front uni des Forces Vives de la Nation.

Revenant sur l'origine de la crise, les signataires expliquent au président Bongo que les motifs par lesquels la Cour constitutionnelle a jugé sept "candidatures irrecevables ne reposaient sur aucune base juridique, sinon la volonté d'évincer de la compétition présidentielle les principaux adversaires du général (François) Bozizé", actuel chef de l'Etat, candidat à sa succession.

Les signataires, qui disent avoir "sollicité l'intervention des Nations unies, de la France et de l'Union européenne" pour dénouer cette crise, estiment également que la validation postérieure par le président Bozizé de trois de ces candidatures, en raison du tollé déclenché, jette "le discrédit sur la décision de la Cour".

Le président Bongo est l'actuel président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac). Il a été médiateur dans plusieurs crises en Centrafrique, notamment lors des mutineries militaires de 1996/1997, et était le parrain du Dialogue national organisé fin 2003.

Libreville avait également reçu la première visite de François Bozizé en tant que chef d'Etat, peu après son coup d'Etat du 15 mars 2003.

L'ensemble des candidats évincés par la Cour continuent de réclamer l'annulation de sa décision ainsi que sa dissolution et dénoncent la préparation d'un "hold up" électoral par le camp du président Bozizé lors du premier tour de la présidentielle, le 13 février.

La présidence gabonaise n'a pu être jointe samedi soir.

(©AFP / 16 janvier 2005 00h30)

Cinq partis centrafricains demandent la démission de Bozizé (PANA)

Paris, France 14/01/2005 (PANA) - Cinq partis politiques, parmi lesquels le Forum pour la démocratie (FODEM) et le Parti de l'unité nationale (PUN), ont demandé la démission du président centrafricain François Bozizé, l'accusant d'avoir conduit son pays dans une impasse politique.

Dans un texte commun intitulé "Appel au peuple centrafricain", les cinq formations politiques exhortent les Centrafricains à se mobiliser pour obtenir "la démission inconditionnelle du candidat Bozizé de la présidence de la Transition".

"Peuple centrafricain, tes compatriotes de France ayant pris conscience du danger imminent à venir, te demandent de te mobiliser pour défendre les valeurs sacrées de la République", indique le texte, également signé par le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le Rassemblement des démocrates centrafricains (RDC) et le Forum pour la paix et le progrès (FPP).

Les cinq partis politiques demandent en outre aux Centrafricains de "résister fermement et dignement à toutes les manipulations de Bozizé qui veut coûte que coûte réaliser un hold-up électoral".

"Peuple centrafricain, rejoint-nous pour dresser un rempart jusqu'à la satisfaction totale de tes revendications à savoir la dissolution de la Cour constitutionnelle, la validation de toutes les candidatures aux présidentielles et aux législatives", conseillent les signataires du texte commun.

"Plus que jamais, les venins de l'ethnocentrisme, de l'égocentrisme, d'une dictature de plomb s'enracinent progressivement et constituent une menace pour notre patrie et notre souveraineté. Notre beau pays, la Centrafrique, redevient une République bananière", ajoutent les cinq partis politiques.

Un Front uni des forces vives, regroupant des partis politiques et des organisations de la Société civile, avait été créé le 8 janvier à Paris pour obtenir la dissolution de la Cour constitutionnelle.

Le Front soutient l'idée de la démission du président Bozzié, estimant qu'il est "seul" responsable de la crise qui a suivi l'invalidation le 30 décembre dernier de nombreuses candidatures, dont celle de son prédécesseur Ange-Félix Patassé, au scrutin du 13 février 2005.

Le Conseil de sécurité des Nations-unies a exprimé le 6 janvier ses appréhensions quant à la dégradation du climat politique en Centrafricaine avant d'inviter tous les acteurs politiques à créer "un environnement favorable à la tenue d'élections libres, transparentes et démocratiques".

Les élections générales de février 2005 devraient mettre un terme à la transition entamée le 15 mars 2003, à la faveur du renversement par la force du président Ange-Félix Patassé actuellement réfugié à Lomé, au Togo.

RCA: Bozizé dénonce la "mauvaise foi" des candidats invalidés

BANGUI - Le président centrafricain, François Bozizé, a vivement critiqué samedi l'attitude des candidats à la présidentielle de février dont les dossiers ont été invalidés par la Cour constitutionnelle et dénoncé leur "mauvaise foi".

"J'estime qu'il s'agit ni plus ni moins de sorcellerie (...) C'est aussi de la rage, de la mauvaise foi, doublées d'une dose de désinformation", a déclaré en langue nationale sango le président Bozizé, dans un discours prononcé à Mobaye (est du pays) et retransmis par la radio nationale.

"Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours. Tous les candidats le savent. J'ai pris sur moi de valider certaines candidatures dans l'intérêt supérieur de la Nation. Malgré ma bonne volonté, les candidats, validés ou recalés, ont dit non à ma décision", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Ils prônent l'affrontement, la violence, incitent à la grève, manipulent les syndicats. Ils désinforment, provoquent des troubles et sont prêts à se réfugier dans les ambassades pour s'exiler en Europe, en France", a ajouté le chef de l'Etat, les accusant d'être "prêts à mentir, sans se soucier du sort de la population".

Sept des douze candidatures à la présidentielle du 13 février prochain ont été invalidées par la Cour constitutionnelle pour divers motifs. Face au tollé provoqué par cette décision, le président Bozizé, dont le propre dossier de candidature a été accepté, avait "repêché" trois de ces candidats.

Mais l'ensemble des candidats "recalés" ont rejeté cette décision et demandent toujours l'annulation de la décision de la Cour et sa dissolution.

"Leur argent leur sert à voyager (...) Allez les voir à l'aéroport de Bangui", a déclaré à la foule le président centrafricain ajoutant: "Vous ne les verrez jamais investir pour soulager les souffrances de la population. Ils ne viendront jamais vous dire qu'ils vont investir pour vous faire travailler. Tous ce qu'ils savent c'est mentir, désinformer".

"Ma politique, ne vise pas à détruire le pays, elle ne réside pas dans la violence, le mensonge, la délation, la manipulation, ou les grèves. Moi, c'est le travail rien que le travail (Kwa na Kwa, en sango, nom de la coalition formée pour soutenir sa candidature, ndlr)", a-t-il conclu.

Le ton monte régulièrement depuis deux semaines entre le camp du général Bozizé et celui des sept candidats "recalés".

Les scrutins présidentiel et législatifs groupés, dont le 1er tour est prévu le 13 février, doivent mettre fin au processus de transition entamé le 15 mars 2003 par le coup d'Etat qui a porté le général Bozizé au pouvoir.

(©AFP / 15 janvier 2005 14h09)

APPEL AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Union des Forces Vives de la Communauté Centrafricaine en France.
Le 12 janvier 2005.
 

Peuple centrafricain,

Tu es aujourd’hui face à ton destin dans cette situation inextricable dans laquelle le général BOZIZE t’a plongé.

Tes droits fondamentaux les plus élémentaires sont confisqués par lui. Il te soumet au jour le jour à une oppression sans précédents :

-         traitements humiliants et dégradants.

-         crimes économiques et assassinats.

-         Et tant d’autres projets cyniques en préparation auxquels il compte te soumettre.

Ces précités démontrent à suffisance, hélas, la nature véritable de la conscience politique du Général BOZIZE.

L’espoir d’un bien être né au lendemain du 15 mars 2003 n’est-il qu’un leurre sans lendemain de la part du Général.

Plus que jamais les venins de l’ethnocentrisme, de l’égocentrisme, d’une dictature de plomb s’enracinent progressivement et constituent une menace pour notre patrie et notre souveraineté. Notre beau pays, la République Centrafricaine redevient une République Bananière.

Peuple Centrafricain, tes Compatriotes de France ayant pris conscience du danger imminent à venir, te demandent de te Mobiliser pour défendre les valeurs sacrées de la République: Unité, Dignité, Travail, Paix, Liberté, Justice.

Tes Compatriotes de France tiennent à te féliciter pour ton courage exemplaire dans cette douloureuse épreuve déshonorante et te lancent un vibrant appel à prendre tes responsabilités historiques en résistant fermement et dignement à toutes les manipulations de Bozizé qui veut coûte que coûte réaliser un Hold-up Électoral.

Peuple Centrafricains, rejoint nous pour dresser un rempart jusqu’à la satisfaction totale de tes revendications à savoir la dissolution de la Cour Constitutionnelle, la validation de toutes les candidatures aux Présidentielles et aux Législatives, la démission inconditionnelle du Candidat Bozizé de la Présidence de la Transition.

Unis et solidaires dans cette noble lutte démocratique pour l’intérêt supérieur de la nation (principes fondamentaux qui guident notre action Démocratique aujourd’hui et Demain)!

Ensemble nous vaincrons !

Fait à Paris le 12 janvier 2005,

Pour l’Union des Forces Vives en France,

Ont signé : FODEM, MLPC, RDC, FPP, PUN.

LETTRE A L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION
Union des Forces Vives de la Communauté Centrafricaine en France.
Le 12 janvier 2005.

Chers Camarades, Frères, Combattants, Militants des Partis Politiques et Représentants de la Société Civile, membres de l’Union des Forces Vives de la Nation.

Vos partis politiques, le FODEM, le RDC, le MLPC, le FPP et le PUN se sont réunis ce mardi 11 janvier 2005 à Paris (France) et ont mis en place le Bureau de l’Union des Forces Vives de la Communauté Centrafricaine en France.

Ils ont décidé de vous exprimer par la présente, toute notre solidarité dans la lutte Démocratique, Pacifique et Populaire que vous avez engagée pour faire barrage au Hold-up Électoral programmé par le Candidat François BOZIZE et ses amis « profito-situationnistes » regroupés au sein de la Convergence « KWA NA KWA ».

Nous sommes, là, à votre soutient et prêts à relayer, à amplifier et sensibiliser, en France et dans le Monde, au niveau civil, politique et médiatique.

Notre lutte a pour but de servir de modèle d’exemplarité, de solidarité et d’Unité des Démocrates Centrafricains manifestants pour l’instauration d’une Démocratie Sincère et Véritable.

Vos actions courageuses ont le mérite d’attirer l’attention du Monde sur notre Pays. C’est pour la première fois que la Classe Politique Centrafricaine dans sa totalité se mobilise et donne une image positive en agissant de concert et de manière responsable et raisonnée.

Nous adhérons aux principes que vous avez définis, qui guident notre lutte aujourd’hui : UNITE, COURAGE ET DETERMINATION, principes qui font face aux menaces et intimidations du Candidat BOZIZE et ses amis. L’heure d’affirmer notre détermination, pour une marche vers la Démocratie, l’Unité, la Dignité et le Travail en Centrafrique a sonnée.

Unis et solidaires dans cette noble lutte démocratique pour l’intérêt supérieur de la nation (principes fondamentaux qui guident notre action Démocratique aujourd’hui et Demain)!

Nous vaincrons !

Fait à Paris le 12 janvier 2005

Pour l’Union des Forces Vives en France,

Ont signé : FODEM, MLPC, RDC, FPP, PUN

CENTRAFRIQUE - Une cohabitation "à la française" pour BOZIZE ? 

Le scénario rêvé par Paris est que le général-président Bozize soit "élu" mais que ses trois challengers repêchés par la Cour constitutionnelle, Jean-Paul Ngoupande, Martin Ziguelé et Charles Massi, se retrouvent au perchoir de l'Assemblée, à la Primature. Beau scénario sur le papier... à Paris.

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Centrafrique: Bozizé et son opposition dans une logique d'affrontement
© AFP
Le président centrafricain Francois Bozizé, le 15 mars 2004 à Bangui
© AFP/Archives Desirey Minkoh
BANGUI (AFP) -
mercredi 12 janvier 2005 - 17h59 - A un mois d'un double scrutin crucial pour l'avenir du pays, le bras de fer s'est irrémédiablement engagé entre le président centrafricain François Bozizé et son opposition, menaçant de faire capoter le fragile processus de transition entamé il y a près de deux ans.

Critiques, invectives et maintenant menaces, le ton monte chaque jour un peu plus entre les protagonistes de la bataille ouverte il y a deux semaines par la décision de la Cour constitutionnelle de transition d'exclure sept des douze candidats à l'élection présidentielle du 13 février. Et chacun des deux camps s'arc-boute sur ses positions.

D'un côté les candidats exclus par la Cour, désormais regroupés sous l'étendard d'une Union des forces vives de la Nation, qui exigent sa dissolution, le repêchage de tous les candidats dans la course présidentielle et dénoncent une tentative de "hold-up électoral" du chef de l'Etat.

"Nous n'allons pas jeter l'argent par la fenêtre avec une pareille Cour, dont les membres sont capables de fausser les résultats des prochains scrutins présidentiel et législatif", estime Charles Massi, président et candidat du Forum démocratique pour la modernité (Fodem).

"C'est une Cour qui doit être dissoute si le général Bozizé veut organiser des élections véritablement démocratiques", renchérit l'ex-Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, candidat du Parti de l'unité nationale (Pun).

De l'autre, le président et la coalition "Kwa na Kwa" soutenant sa candidature, qui rejettent catégoriquement ces exigences et accusent leurs adversaires de vouloir jouer les "pyromanes politiques".

"La Cour constitutionnelle est une institution dont seuls deux membres sont désignés par le président de la République", répond aux candidats "recalés" le président de la Coalition, Paul Bellet. "C'est une institution de la transition, mise en place sur la base du consensus. Pourquoi aujourd'hui voudrait-on la dissoudre ?"

"Ces personnages qui ont compris que jamais le peuple centrafricain ne leur confiera la direction du pays passent leur temps à saper les efforts de redressement de la Nation", regrette le porte-parole de la présidence, Alain-Georges Ngatoua, traitant ses adversaires de "pyromanes politiques".

Jusque-là, l'affrontement est resté cantonné au terrain des mots. Pour éviter tout dérapage, le camp des "recalés" a suspendu à deux reprises les rassemblements de rue un temps envisagés pour défendre sa cause.

Et, même s'il a mis en garde contre "toute manifestation assimilée à un début de campagne", le pouvoir s'est gardé d'empêcher mardi la tenue de l'assemblée générale de l'Union des forces vives de la nation.

Mais la tournure des événements commence à inquiéter la communauté internationale. Dans un pays où la violence s'est souvent imposée comme mode de règlement des conflits politiques, elle redoute que la crise ne fasse dérailler les patients efforts de réconciliation conduits depuis le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.

Depuis deux semaines, les émissaires se succèdent, Nations unies et Union européenne en tête, auprès du président afin de trouver une issue à la crise. "Nous gardons espoir que le dialogue, la concertation (...) permettent qu'une solution rapide", espère un diplomate africain.

Reçu mardi soir par le chef de l'Etat, l'ambassadeur de France à Bangui a souligné mercredi à la radio nationale la nécessité d'un retour au consensus.

"Que tous ceux qui ont conduit la transition jusqu'ici, la conduisent réellement à son terme, dans de bonnes conditions", a demandé Jean-Pierre Destouesse, "pour que nous ayons de bonnes élections, et un président et des députés qui soient élus dans des conditions qui ne soient pas discutables".

Le pouvoir centrafricain accuse les candidats "recalés" de nuire au pays (AFP)

BANGUI, 12 janv (AFP) La présidence centrafricaine a de nouveau haussé le ton mercredi contre les candidats à la présidentielle dont les dossiers ont été rejetés par la Cour constitutionnelle, les accusant de "nuire" au pays, au lendemain de leur regroupement au sein d'une structure politique unitaire.

"Ces personnages qui ont compris que jamais le peuple centrafricain ne leur confiera la direction du pays, passent leur temps à saper les efforts de redressement de la Nation", a déclaré à la radio nationale le porte-parole de la présidence, Alain-Georges Ngatoua, lisant un communiqué.

"Voyant leurs espérances de pouvoir s'éloigner, ils pratiquent une politique de terre brûlée qui vise à nuire et à porter gravement atteinte à l'image de la République centrafricaine (RCA) à l'étranger", a-t-il ajouté accusant ces candidats, sans jamais explicitement les nommer, de "propager de fausses nouvelles".

"Ces pyromanes politiques préfèrent pour leurs intérêts personnels sacrifier la paix (...) ainsi que la sécurité des Centrafricains et des Centrafricaines", a poursuivi M. Ngatoua, estimant qu'"en agissant de la sorte, d'ailleurs généralement à partir de l'étranger, ces individus détruisent leur propre pays".

Les candidats exclus par la Cour constitutionnelle ont lancé mardi à Bangui une Union des forces vives de la Nation, regroupement de partis opposés à la tentative de "hold-up électoral" préparée, selon eux, par le président François Bozizé, à l'occasion du premier tour de la présidentielle du 13 février prochain.

Ils réclament notamment l'annulation de la décision rendue le 30 décembre par la Cour constitutionnelle les empêchant de se présenter à ce scrutin devant mettre fin à la transition en cours depuis le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003 et la dissolution de cette Cour.

M. Ngatoua a également fustigé ceux "qui préfèrent sacrifier leur patrie pour leur intérêts", dénonçant une "soif de pouvoir démesurée". 

Trois baobabs pour un fauteuil
CENTRAFRIQUE - 9 janvier 2005- par FRANÇOIS SOUDAN

Inspirée ou non par le pouvoir en place à Bangui, la décision de la Cour constitutionnelle de transition centrafricaine d'écarter de la course à l'élection présidentielle du 13 février, sous des prétextes divers, une demi-douzaine de candidats, dont certains ont dans le pays une implantation réelle, était à tout le moins une maladresse politique. Aussi le correctif qu'y a apporté, début janvier, le chef de l'État François Bozizé a-t-il été le bienvenu : impensable en effet d'imaginer une consultation crédible sans la participation d'un représentant du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), l'un des deux principaux partis du pays, ou d'un candidat aussi connu à l'étranger que Jean-Paul Ngoupandé. La France, qui a ouvertement souhaité une élection « sans exclusive », et les voisins d'Afrique centrale ont d'ailleurs fortement poussé dans le sens de ce réajustement.

Reste qu'au passage la Cour constitutionnelle, censée valider les résultats de la future présidentielle, a perdu une part de sa crédibilité, au point que tous les candidats de l'opposition exigent aujourd'hui sa dissolution ainsi que la requalification de la totalité des postulants exclus par cette même Cour, dont l'ex-chef de l'État Ange-Félix Patassé - pourtant détesté par nombre d'entre eux, qui n'ont pas cessé de le déstabiliser lorsqu'il était au pouvoir. Le jeu est donc ouvert et tout demeure possible, y compris un report des élections présidentielle et législatives - hypothèse difficile à envisager néanmoins, car se poserait alors crûment le problème du paiement des salaires des fonctionnaires, assuré jusqu'ici par la solidarité des voisins de la Cemac (Communauté économique et monétaire des États de l'Afrique centrale), lesquels ont fait savoir qu'ils n'iraient pas au-delà de l'échéance de février 2005.

Trois pôles, symbolisés par trois personnalités qui ont en commun d'être ou d'avoir été les présidents d'un pays sinistré, domineront quoi qu'il arrive, pour le meilleur ou pour le pire, la vie politique centrafricaine en cette année cruciale. André Kolingba tout d'abord : souffrant, il se soigne en France depuis de longs mois. Son parti et la communauté dont il est issu, les Yakomas, représentent environ un quart de l'électorat. Personnage discret, Kolingba voyage peu et ne dispose pas de véritables relais dans la région, si ce n'est l'Ougandais Yoweri Museveni. Un ou deux de ses proches sont bien introduits dans l'entourage de Denis Sassou Nguesso au Congo, et il bénéficie, dit-on, de l'appui financier de commerçants libanais repliés à Douala ainsi que de diamantaires musulmans centrafricains.

Ange-Félix Patassé ensuite : après avoir longtemps refusé d'envisager sa propre candidature, car cela revenait en quelque sorte à reconnaître la légitimité de son tombeur, le prédécesseur de Bozizé a sauté le pas - mais il n'est pas encore qualifié. En exil à Lomé, Patassé risque fort, s'il rentre à Bangui, d'être immédiatement arrêté dans le cadre des procédures ouvertes contre lui. Figure de référence du MLPC, il contrôle même à distance une bonne partie des « savaniers », soit 20 % à 25 % de l'électorat. Même en cas d'invalidation définitive, il n'est pas sûr que ce personnage obstiné soutienne celui qui est présenté comme le candidat de remplacement de son parti : l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé. Point faible de Patassé : l'argent. Il n'en a pas ou à tout le moins il en dépense peu. Proche du président togolais Eyadéma, qui l'héberge, il entretient également de discrètes relations avec l'Équatoguinéen Obiang Nguema.

François Bozizé, enfin. L'actuel chef de l'État n'a pas de parti mais une mouvance, qui s'efforce de ratisser large - particulièrement dans le nord et l'est du pays. Jusqu'ici, les présidents Déby, Bongo Ondimba, Sassou Nguesso, Kabila, Biya et Chirac le soutiennent, mais il sait que cet appui, à l'image de l'état de grâce dont il a bénéficié à la suite de sa prise de pouvoir, est réversible. Le caractère répétitif de la crise centrafricaine a en effet tendance à lasser tout le monde, et l'indifférence serait la pire des solutions. Aussi François Bozizé a-t-il intérêt à ce que l'élection se tienne à la date prévue.

Aux côtés de ces trois baobabs, Abel Goumba, Jean-Paul Ngoupandé, Charles Massi et les autres, pour respectables qu'ils soient, apparaissent comme des candidats d'appoint dont la présence au second tour semble improbable. Leur discours, tout comme celui du président de l'Assemblée de transition Nicolas Tiangaye, souffre, entre autres, d'un déficit de crédibilité : très critiques aujourd'hui à l'encontre de François Bozizé, ils ont activement participé hier à créer les conditions de son coup d'État, puis à le légitimer. Reste enfin l'éternelle tentation du recours à la violence : elle demeure hélas ! bien réelle dans la mesure où aucun des candidats de poids ne semble prêt à accepter l'éventualité d'une défaite. Hypothèse cauchemardesque. La Centrafrique, en effet, pourrait cette fois ne pas s'en remettre.

Les exclus de la présidentielle créent l'Union des forces vives de la nation (AFP)

BANGUI, 11 jan (AFP) . Les candidats au scrutin présidentiel centrafricain exclus par la Cour constitutionnelle ont lancé mardi à Bangui une "Union des forces vives de la Nation", regroupement des partis opposés à la tentative de "hold-up électoral" préparée, selon eux, par le président François Bozizé.

Réunis mardi après-midi au siège banguissois de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), les candidats invalidés, leurs représentants et les dirigeants des partis qui les soutiennent ont tous renouvelé tour à tour devant leurs sympathisants leurs principales revendications.

Sous les applaudissements et les acclamations, ils ont ainsi exigé "la validation de toutes les candidatures agréées par la Commission électorale, la dissolution immédiate de la Cour constitutionnelle de transition et la formation d'une nouvelle Cour avec des personnalités intègres et impartiales".

Ces responsables ont également dénoncé "le nombre considérable des dossiers de candidatures de leurs partisans invalidés aux élections législativesdans le but de favoriser la camp de la +Convergence nationale Kwa na Kwa+", qui rassemble une trentaine partis politiques soutenant la candidature du général Bozizé pour le scrutin du 13 février.

Le lancement officiel de l'Union des forces vives de la nation doit être formellement sanctionné par la publication, mercredi, d'une déclaration communes signée par tous ses membres.

Plus d'un millier de personnes se sont pressées mardi après-midi au siège de l'ADP ou dans ses alentours afin de participer à cette assemblée générale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans un communiqué diffusé toute la matinée par la radio nationale, le ministre de l'Intérieur Michel Sallé avait mis en garde contre "toute manifestation assimilée à un début de campagne (...) de sorte à éviter de troubler l'ordre public et la quiétude de la population".

Une assemblée générale prévue samedi dernier pour lancer un regroupement des candidats "recalés" avait été annulée, après une sévère mise en garde adressée par le président Bozizé à "ceux qui, aujourd'hui, seraient tentés, d'une manière ou d'une autre, de troubler l'ordre public".

Les participants à la réunion de mardi après-midi ont tous rejeté les allégations selon lesquelles ils chercheraient "l'affrontement ou la violence" et ont appelé leurs militants à "la lutte pacifique".

La Centrafrique est secouée depuis bientôt deux semaines par une grave crise politique, après la décision le 30 décembre de la Cour constitutionnelle d'invalider sept des douze candidats à l'élection présidentielle.

Couplée à un scrutin législatif, cette élection doit mettre un terme à la transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.
Interdiction de "toute manifestation asssimilée à un début de campagne..."
(Le Nouvel Observateur 11/01/2005)


RCA: Menaces d'interdiction d'une réunion des "recalés" de la présidentielle
Le pouvoir centrafricain a laissé planer la menace d'une interdiction d'une réunion prévue mardi en vue de la formation d'une structure politique d'union des candidats à la présidentielle dont les dossiers ont été rejetés par la Cour constitutionnelle et de leurs partisans.
"Toute manifestation asssimilée à un début de campagne ne saurait être organisée sur toute l'étendue du territoire centrafricain, et notamment à Bangui, de sorte à éviter de troubler l'ordre public et la quiétude de la population", indique un communiqué du ministre de l'Intérieur, Michel Sallé.

Le communiqué, radiodiffusé à plusieurs reprises depuis lundi, réclame "la stricte observation de cette instruction".

Les candidats dont les dossiers ont été rejetés le 30 décembre par la Cour constitutionnelle et leurs partisans projetaient toujours de se réunir mardi après-midi en vue de la formation d'un "Front uni des forces vives de la Nation", destiné à empêcher le "hold-up électoral" qu'ils accusent le président François Bozizé de préparer.

"Nous ne comprenons pas que toutes les réunions, marches et meeting au profit du pouvoir soient autorisés, alors qu'on nous interdit de parler à nos militants ou de les réunir!", a expliqué l'un des candidats recalés, l'ex-ministre Charles Massi.

Une première assemblée générale prévue le 8 janvier avait été annulée, après un avertissement lancé par le président Bozizé, dénonçant le "climat de tension" entretenu par des "propos irresponsables". et mettant durement en garde "ceux qui, aujourd'hui, seraient tentés, d'une manière ou d'une autre, de troubler l'ordre public".

Face à la fronde déclenchée par la décision de la Cour, le président Bozizé avait décidé de permettre à trois des recalés de se présenter à la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 13 février. Mais cette mesure a été rejetée par les candidats qui continuent d'exiger l'annulation de la décision de la Cour et sa dissolution.

Présidentielle et législatives couplées doivent mettre fin à la transition en place depuis le coup d'Etat qui a porté le président Bozizé au pouvoir le 15 mars 2003.

© Copyright Le Nouvel Observateur

Les "recalés" la présidentielle dénoncent les invalidations aux législatives
(Le Monde 11/01/2005)


Les candidats au scrutin présidentiel centrafricain "recalés" ont dénoncé lundi soir l'invalidation par la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) "d'un nombre considérable de candidats" à l'élection législative issus de leurs formations politiques.
Dans une déclaration remise à l'AFP, ils ont nommément accusé le chef de l'Etat François Bozizé et le vice-président de la Cémi Bernard Ngaïboy, gouverneur du palais présidentiel, d'avoir "procédé à l'invalidation d'un nombre considérable de candidats en vue de favoriser l'élection de ceux de la Convergence nationale +Kwa na Kwa+" qui regroupe les partisans de M. Bozizé.

"Les auteurs de ce mauvais coup se sont appuyés sur des arguments mineurs, en appliquant la politique de deux poids, deux mesures, avec comme objectif d'écarter des candidats particulièrement bien placés", ajoute le texte.

Les signataires de la déclaration relèvent ainsi que 24 des 60 dossiers déposés par des candidats du Parti de l'unité nationale (PUN) de l'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé ont été rejetés, de même que 22 des 74 déposés pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ex-président Ange Félix Patassé.

"Devant cette situation, les signataires appellent les militants, sympathisants et la population à se mobiliser pour faire échec au projet de hold-up électoral et barrer la route au retour d'un régime dictatorial" en Centrafrique, conclut la déclaration.

La Cémi a rendu publique lundi la liste des candidats dont les dossiers ont été retenus pour l'élection législative, dont le premier tour est programmé le même jour que celui de la présidentielle le 13 février prochain.

Sur les 970 candidatures déposées, la Cémi en a rejeté 261 pour de nombreux motifs comme fausse déclaration ou dossier incomplet.

Interrogé par l'AFP sur ces invalidations, le rapporteur-général de la Cémi René Sakanga a répondu que la Commission n'avait fait "qu'appliquer les textes" et n'avait "visé aucun parti politique".

A un mois du premier tour des scrutins censés mettre un terme à la transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé en mars 2003, la Centrafrique est agitée depuis dix jours par une grave crise politique, née de la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider sept des douze candidats à la présidentielle.

© Copyright Le Monde

Les partisans de Bozizé contre la dissolution de la Cour constitutionnelle
© AFP
Le président centrafricain François Bozizé, le 15 mars 2004 à Bangui
© AFP/Archives Desirey Minkoh
BANGUI (AFP) -
dimanche 09 janvier 2005 - 20h21 - Les partis politiques qui soutiennent la candidature du président centrafricain François Bozizé à l'élection présidentielle se sont déclarés dimanche opposés à la dissolution de la Cour constitutionnelle, réclamée par les candidats "recalés" au scrutin du 13 février.

La trentaine de formations qui se sont rangées derrière le général Bozizé "rejettent avec vigueur les déclarations du président du Conseil national de transition (CNT, Me Nicolas Tiangaye) réclamant notamment la dissolution de la Cour Constitutionnelle de transition", indique leur déclaration.

Elles demandent par ailleurs que "le président et les membres du Conseil national de transition fassent preuve de retenue et d'impartialité dans la crise qui prévaut (...) afin de préserver l'esprit du consensus qu'incarne l'organe de transition qu'ils dirigent", ajoute le texte.

Comme les sept autres candidats à la présidentielle "recalés" le 30 décembre dernier par la Cour constitutionnelle et d'autres partis politiques, Me Tiangaye avait exigé la dissolution de la Cour, accusée de "forfaiture".

Dans cette déclaration, les partis pro-Bozizé ont également souhaité que "les protagonistes de la récente crise s'abstiennent de tout propos ou de toute action qui ramenerait la République centrafricaine dans une situation d'affrontement et de violence de tristes souvenirs".

Malgré le "repêchage" de trois des sept candidats invalidés, l'arrêt de la Cour a plongé le pays dans une grave crise politique, à un mois du scrutin censé mettre un terme à la transition ouverte par le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.

DÉCLARATION COMMUNE N° 6

Poursuivant dans la logique du hold-up électoral qui se prépare, le Général François BOZIZE et son entourage viennent de perpétrer un nouveau mauvais coup contre le processus électoral. La Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI) présidée par le 1er Vice-président, Monsieur Bernard NGAÏBOY, gouverneur du Palais et neveu du Chef de l'Etat, en l'absence de son président, Monsieur Jean WILLYBIRO-SACKO, en mission à l'étranger, a procédé à l'invalidation d'un nombre considérable de candidats en vue de favoriser l'élection de ceux de la "Convergence Nationale KWA NA KWA", le regroupement de minuscules partis qui soutiennent le Général BOZIZE.

Comme pour l'invalidation des candidats à l'élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de Transition, les auteurs de ce mauvais coup se sont appuyés sur des arguments mineurs, en appliquant la politique du "deux poids deux mesures". L'objectif était d'écarter des candidats particulièrement bien placés portant les couleurs de partis représentatifs comme le MLPC, le PUN, le RDC, l'ADP, le FODEM et l’Association LÖNDÖ. A titre d’exemple pour le PUN, 24 dossiers ont été invalidés sur 60 candidatures, pour le MLPC, 22 invalidations sur 74 candidatures, pour le RDC, 17 invalidations sur 67 candidatures etc… Il convient de noter que dans certaines circonscriptions, tous les autres candidats ont été évincés au seul profit du PNCN et/ou du PDCA et des indépendants de la Convergence KNK. En s'accrochant à des tout petits détails pour prononcer l'invalidation de leurs adversaires, les hommes de main du Général BOZIZE feignent d'oublier que dans de nombreuses régions du pays, notamment le Nord-Ouest et le Centre, la dernière guerre civile a saccagé les bâtiments administratifs, notamment les mairies, sous-préfectures, préfectures et tribunaux, rendant souvent impossible l'accès aux originaux des pièces administratives.

Comme on pouvait s'y attendre, les réactions sont extrêmement vives et la tension monte dans les circonscriptions concernées. Le pouvoir aurait voulu torpiller le processus électoral qu'il ne s'y serait pas pris autrement. Tout porte à croire que le Général BOZIZE est décidé à verrouiller le jeu politique afin d'atteindre l'objectif de se proclamer élu dès le premier tour, alors que sa base électorale est particulièrement étroite.

A cinq semaines du premier tour des élections présidentielles et législatives le 13 février 2005, les réunions politiques sont interdites sauf pour celles organisées par la "Convergence Nationale KWA NA KWA". De la même façon, l’accès aux médiats d’Etat est interdit à toutes les forces politiques à l’exception des membres de ladite Convergence.

Devant cette situation, les signataires de la présente Déclaration appellent les militants, sympathisants et la population à se mobiliser pour faire échec au projet de hold-up électoral et barrer la route au retour d'un régime dictatorial dans notre pays. Ils appellent toutes les entités engagées à multiplier les réunions d'information en attendant le rassemblement prévu au siège de l'ADP le mardi 11 janvier 2005 à 14 heures. Ils attirent enfin l'attention de la communauté internationale sur les risques que le Général BOZIZE fait courir à la paix en République centrafricaine.

 Fait à Bangui, le 9 janvier 2005

                                       ONT SIGNE:

A.D.P.               Forum Civique                  F.O.D.E.M.                        RDC

LONDO               M.L.P.C.                       P.U.N.                           C.N.P.

CANDIDATS INDEPENDANTS

Pasteur Josué BINOUA                                        Jean-Jacques DEMAFOUTH

Martin ZIGUELE

RAPPEL AU RÉVEIL NATIONAL !

MÉMORANDUM
SUR LA SITUATION ACTUELLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

A la très haute attention de Leurs Excellences les Chefs d'Etat africains membres du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine.

Avant-propos.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine se réunit les lundi 10 et mardi 11 janvier 2005 à Libreville, capitale du Gabon. Les partis, associations et personnalités indépendantes signataires du présent Mémorandum saisissent cette occasion pour présenter à Leurs Excellences les Chefs d'Etat membres du dit Conseil les derniers développements de la situation en République centrafricaine, développements qui sont de nature à compromettre gravement le retour à la légalité constitutionnelle et à la paix.

1. Introduction: la candidature du Général BOZIZE, cause première de la crise actuelle.

L'objectif essentiel de la Transition consensuelle entamée le 15 mars 2003 était d'organiser des élections libres, justes et transparentes, pour permettre à la République centrafricaine de se réconcilier avec elle-même après plusieurs années de soubresauts ayant conduit à une guerre civile, lui permettre également de renouer avec la légalité constitutionnelle et amorcer un nouveau départ sur la voie de la démocratie et du développement.
Malgré les difficultés de toutes sortes, la Transition consensuelle avait su trouver, grâce aux vertus du dialogue, les moyens de surmonter les obstacles et de progresser sans heurts majeurs vers l'organisation des élections.
Tout a basculé du jour au lendemain à partir du moment où, reniant la parole d'honneur d'officier général qu'il avait donnée à plusieurs reprises après le 15 mars 2003, le Général François BOZIZE s'est déclaré lui-même candidat à l'élection présidentielle. De ce fait il n'était plus en mesure d'être au-dessus de la mêlée et d'assurer les arbitrages nécessaires pour apaiser les tensions. Pire: cette candidature est perçue par lui-même et ses proches comme l'occasion de se maintenir à tous prix au pouvoir en organisant soigneusement un hold-up électoral.

2. L'invalidation scandaleuse de plusieurs candidatures.

Le masque est tombé le 30 décembre 2004 quand la Cour Constitutionnelle de Transition présidée par un de ses proches a invalidé sept des douze candidatures jugées pourtant recevables par la Commission Electorale Mixte Indépendante (CEMI). Les arguments p