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L'opposition divisée entre annulation du vote
total ou partiel - 22/3/2005
Plusieurs membres de l'opposition au président centrafricain François
Bozizé se sont démarqués mardi soir de la position affichée plus tôt
par leur coalition, l'Union des forces vives de la Nation (UFVN), en faveur
d'une annulation de la présidentielle du 13 mars.
L'entourage du candidat du Parti de l'unité nationale (Pun) Jean-Paul
Ngoupandé et le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC),
qui soutient l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, ont indiqué qu'ils
étaient plutôt favorables à l'annulation des résultats dans les bureaux
où les fraudes et les irrégularités ont été importantes.
"Je suis convaincu que, tous, nous ne réclamons pas l'annulation du
vote et nous pensons que cette vision est partagée par certains candidats
réunis au sein de l'UFVN", a déclaré Faustin Bambou, un proche de M.
Ngoupandé.
"Le problème ne réside pas dans l'annulation de tout le vote, mais
dans l'annulation du vote dans les bureaux où il a été constaté des
irrégularités et des fraudes de nature à fausser les résultats",
a-t-il expliqué.
"Notre candidat est bien placé pour un second tour et pourquoi pas
pour l'emporter si les irrégularités et les fraudes ne faussent pas les
résultats", a pour sa part souligné le directeur national de campagne
du MLPC, Gabriel-Jean Edouard Koyambounou.
Au cours d'une conférence de presse, le président par délégation de
l'UFVN Joseph Douaclé a déclaré mardi qu'"étant donné l'ampleur
des irrégularités et fraudes constatées, tous les éléments (étaient)
réunis pour demander que ce vote soit déclaré nul".
Les derniers résultats partiels, qui portent sur un total de 598.621
bulletins dépouillés, soit près des deux tiers, placent M. Bozizé en
tête du premier tour de la présidentielle avec 44% des voix, devant M.
Ziguélé (27%) et l'ancien président André Kolingba (13%).
Le président de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi)
Jean Willybiro-Sako a promis lundi soir la publication des résultats
complets de ce scrutin d'ici deux à trois jours.
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Union des
Forces Vives des Centrafricains en France (UFVCF)
Paris le 26 février 2005.
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APPEL
AUX FACA ET AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
FORCES
ARMEES CENTRAFRICAINES,
Vous qui êtes les
garantes de l’unité et de la paix, écoutez votre peuple,
Vous, Forces
Armées Centrafricaines (FACA), avez toujours été loyales et
exemplaires devant votre peuple face aux dérives de nos dirigeants. Vous
avez subit toutes formes d’humiliation tout en évitant le bain de sang et
la guerre civile. Vous, FACA, avez gardé le code d’honneur militaire pour
rester l'Armée du peuple Centrafricain et non la milice d’un régime
quelconque.
FACA,
Vous avez choisi
de défendre et de protéger le peuple lors des dernières crises
militaro-politiques où la violence aveugle des différents acteurs et
commanditaires auraient pu vous conduire à violer votre code honneur républicain.
VOUS avez été exemplaires pour sauvegarder la paix et l’unité nationale
en aidant à chasser la dictature dans un contexte où votre propre unité
interne était gravement menacée.
Forces Armées
Centrafricaines,
On dit les FACA
inexistantes mais votre peuple a confiance car il sait que vous êtes là et
que vous partagez sa souffrance et ses malheurs. Votre peuple vous exhorte
à ne pas suivre des consignes sanguinaires. N’exécutez aucun ordre de
nature à nuire à ce peuple auquel vous avez su rester loyales depuis votre
création comme FACA car celui qui vous donne un tel ordre aujourd’hui est
appelé à partir un jour comme ses prédécesseurs alors que VOUS FACA, les
armées du peuple, resterez toujours à servir ce peuple qui a pris
conscience de votre rôle primordial dans la quête de sa renaissance
collective.
Forces Armées
Centrafricaines
Malgré les lourds
sacrifices consentis pour la Nation, vous avez été parfois incomprises,
souvent suspectées et, qu’aujourd’hui, vous allez démontrer aux yeux
du monde entier que les Forces Armées Centrafricaines, comme toutes les Armées
de la planète, et particulièrement comme les Armées des pays en voie de développement,
vous êtes décidées à jouer le rôle patriotique qui est le vôtre :
garantir l’intégrité des personnes et des biens, défendre l’intégrité
du territoire national contre toute agression extérieure, garantir la paix
et favoriser le processus de démocratisation, gage de stabilité politique
nécessaire aux actions de développement
Le 13 mars 2005,
Votre peuple est appelé a faire un choix qu’il espère transparent, honnête
et régulier. Votre peuple peut être amené à lutter contre la
confiscation de sa victoire.
Forces Armées
Centrafricaines,
Vous choisirez,
des exemples d’autres armées du monde où la démocratie n’a survécue
que grâce à son esprit de corps au service du peuple et de l’unité
nationale. Les armées ont protégé leurs peuples dans la lutte contre la
confiscation du pouvoir.
FACA,
servez-vous de ces exemples pour votre conduite face à votre peuple.
AU
PEUPLE CENTRAFRICAIN
Tu ne cesse
d’exprimer tes vœux pour l’organisation d’une élection transparente,
juste et honnête. Ce combat, tu l’as toujours mené malgré la répression
dictatoriale privant l’accès aux médias d’Etat à la majorité des tes
représentants.
Tu es
quotidiennement terrorisé par des hommes à la solde d’un pouvoir
d'usurpateurs qui vit sur ton dos alors que tu meurs de faim, de soif, tu
manques d’éducation, bref de tout. Ils utilisent les armes, les véhicules
blindés lourds, les 4x4... payés avec ton argent.
Peuple
Centrafricain,
Comme par le passé,
le samedi 26 mars 2005, commence enfin la consécration de ta lutte pour la
paix, la dignité et le développement, car ceux qui sont prêts à bafouer
des droits qui te sont conférés par la loi fondamentale, des droits
fondamentaux les plus élémentaires, notamment le droit à la transparence
et à la démocratie pluraliste vont perdre pour le triomphe du rayonnement
national. Tu as toujours combattu les traitements humiliants et dégradants.
Tu as toujours combattu la dictature sous toutes ses formes.
L'Union des
Forces Vives Centrafricaines en France - UFVCF porte avec toi cette lutte
pour ta dignité et te demande d’opposer une résistance dans l’esprit
des grandes victoires démocratiques et populaires comme a su le mené récemment
le peuple en d'Ukraine. Si au lendemain du 13 mars 2003 on te vole ta
victoire, lève toi comme un seul homme et barre le chemin à l’ignominie
des corrompus qui t’exploitent.
Peuple de
Centrafrique, prends ton courage et réclame ta victoire si elle est
confisquée.
Peuple
Centrafricain
Traduits ce
document dans n’importe quelle langue afin de sensibiliser les populations
les plus reculées de la capitale. Fait tout effort pour passer ce message
auprès des compatriotes qui ne savent pas lire, qui n’ont pas de Radio ou
qui ne peuvent pas capter un émetteur Radio. Il y va de ta survie. Le monde
t’observe mais il t’appartient de faire percevoir ton souhait pour une
élection transparente au Monde entier.
Ensemble nous
vaincrons !
Fait à Paris le
26 février 2005,
Pour l’Union des
Forces Vives Centrafricaines en France,
Ont signé : FODEM, MLPC, RDC, FPP, PUN, CCF, PAD (membres), SOCIETE
CIVILE.
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UFVN
- 25/02/2005- DÉCLARATION
COMMUNE N°11
FRAUDES ÉLECTORALES
LES LEADERS FONT MONTER LES ENCHÈRES
Relative aux multiples dispositions de fraudes Mises en place par le
Général Bozizé
A la veille de l’ouverture officielle de la campagne électorale, les
partis politiques et les candidats indépendants membres de l’Union des
Forces Vives de la Nation tiennent à faire la déclaration suivante
relative aux multiples dispositions de fraudes mises en place par le
Général Bozizé.
En effet depuis plus de deux semaines et en violation flagrante des
dispositions du code électoral, le Général Bozizé, candidat à l’élection
présidentielle de mars 2005, organise au vue et au su de tout le monde,
minutieusement une fraude électorale.
L’union des Forces Vives de la Nation en veut pour preuves :
1-La distribution des cartes d’électeurs qui se fait au siège de la
Convergence Nationale contre argent. Cette distribution s’accompagne de l’ouverture
de nouveaux registres.
2-La distribution des effigies du Général Bozizé organisée par les
soins de Messieurs Bernard Ngayboy et Benoît Likiti respectivement 1er et
2e Vice-Président de la CEMI sous l’œil complaisant du Président de la
CEMI. Pourtant Messieurs Ngayboy et Likiti sont tenus par le serment.
3- l’existence avant terme des bulletins de voie de la Présidentielle
dans la Nana Mambéré, la Mambéré Kadéi et la Sangha Mbaéré.
4-La mise en place illégale d’un comité de suivi des élections par
Arrêté du Ministre de l’Intérieur à la demande du Général Bozizé.
L’Union des Forces Vives de la Nation dénonce avec véhémence ces
pratiques obscures qui risquent de perturber sérieusement le déroulement
du processus électoral et d’ouvrir la porte aux troubles
post-électoraux.
L’Union des Forces Vives de la Nation saisit cette occasion pour exiger
du Général Bozizé :
1-La promulgation avant l’ouverture de la campagne électorale des
ordonnances des partis politiques ainsi que celle transférant les
compétences de la Cour Constitutionnelle de Transition à la CEMI.
2-La mise en œuvre du code de bonne conduite.
3- L’affichage des listes électorales avant la campagne.
Fait à Bangui, le 24 février 2005
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Union
des Forces Vives des Centrafricains en France (UFVCF).
Le 18 février 2005
LETTRE DE PROTESTATION
" Dénonçant les violations du Code Électoral
par la Convergence KWA NA KWA et l'Administration Centrafricaine en France.
"
Nous, membres de L'Union des Forces Vives des Centrafricains en France (UFVCF),
tenons par la présente lettre à porter à la connaissance de la Commission
Electorale Mixte et Indépendante (CEMI) et de son président Jean WYLLIBIRO
SACKO, les faits ci-après :
Le samedi 12 février 2005, de 9 heures à 13 heures, s'est tenue dans
les locaux de l'ambassade de République Centrafricaine en France, la
réunion de mise en place du Bureau de campagne pour la France de la
Convergence KWA NA KWA dont le Coordinateur pour la France est Monsieur
Maurice Djento Ouambo.
L'UFVCF rappelle que la Convergence KWA NA KWA est une fédération de
partis politiques appelant à voter François BOZIZE et que par conséquent
elle doit bénéficier d'une égalité de traitement vis-à-vis des autres
Partis Politiques Centrafricains représentés en France qui n'ont jamais
été autorisés à tenir une quelconque réunion à l'Ambassade dans le
cadre de leurs activités de campagne.
L'UFVCF dénonce cette violation caractérisée de l'article 61 du
Nouveau Code Electoral qui " interdit à tout candidat d'utiliser, sous
quelque forme que ce soit, le patrimoine et le personnel de l'Etat …
" et une rupture d'égalité des partis politiques devant
l'administration.
Considérant les articles 61 et 118 du Nouveau Code Électoral.
Considérant les divers Communiqués du Président de la Commission
Electorale Mixte Indépendante (CEMI) Jean WYLLIBIRO SACKO afin de permettre
la tenue d'élections équitables et transparentes.
Nous demandons à la CEMI, que la Convergence KWA NA KWA soit sévèrement
sanctionnée pour violation de l'article 61 du Nouveau Code Electoral.
Nous demandons à la CEMI qu'elle fasse strictement respecter le droit en
sanctionnant par l'application de l'article 118 du Nouveau Code Electoral
les membres de l'administration qui ont contribuer à la mise à disposition
des biens meubles et immeubles de l'Ambassade de République Centrafricaine
en France, aux membres de la Convergence KWA NA KWA.
Ensemble Nous Vaincrons !
Fait à Paris le 16 février 2005,
Ampliation : Comité d'Ambassade de France
Ministère de l'Intérieur,
Ministère des Affaires Etrangères,
Cour Constitutionnelle de Transition,
Organisation Internationale de la Francophonie,
Union Européenne, Union Africaine,
Ambassade de France, Ambassade des Etats-Unis,
Présidence Gabonaise, Présidence CEMAC
Pour l'Union des Forces Vives en France,
Ont signé :
FODEM - France,
MLPC - France, Europe, Amériques, Asie,
RDC - France, Europe,
FPP - France,
PUN - France,
PATRIE - France,
CCF - Collectif des Centrafricains en France.
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Satisfactions après la signature du
protocole de l'accord de Libreville
BANGUI, 10 fév (AFP) La signature du protocole d'application de l'accord
de Libreville montre la volonté du président centrafricain d'organiser en
mars des scrutins libres et transparents, a estimé son porte-parole jeudi
à Bangui, alors que du côté de ses adversaires, on affichait une
satisfaction relative.
Les onze candidats à la présidentielle centrafricaine ont adopté
mercredi soir ce document, qui confie notamment le contrôle du vote et la
proclamation des résultats à la Commission électorale, ainsi qu'un Code
de bonne conduite en vue des scrutins présidentiel et législatifs du 13
mars.
"La signature de ces documents traduit la volonté du chef de l'Etat
centrafricain de rester attaché au dialogue, à la concertation, la paix,
la concorde nationale pour la sauvegarde de la démocratie" et
"d'organiser des élections libres, démocratiques et
transparentes", a déclaré à l'AFP le porte-parole du président
François Bozizé, Alain Georges Ngatoua.
"Nous sommes satisfaits, étant donné que nous n'avons pas tout
gagné et nous n'avons pas tout perdu non plus (...) Nous avons cependant
quelques inquiétudes", a déclaré Charles Massi au nom de l'Union des
forces vives de la nation (UFVN), qui regroupe les sept candidats à la
présidentielle dont les dossiers avaient été invalidés fin décembre par
la Cour constitutionnelle.
Cette décision avait mis à mal durant trois semaines le processus
électoral avant que l'accord signé fin janvier à Libreville entre les
parties ne mettent fin à la crise.
"Le fait que les partisans du président François Bozizé aient
applaudi nous fait peur car n'oublions pas que le camp présidentiel veut
réellement préparer un hold-up électoral, et nous nous employons à
barrer la route à toute velléité de ce genre", a souligné l'ancien
ministre.
"Néanmoins, ces documents permettent d'avancer, d'aller vers
l'aboutissement du processus de retour à l'ordre constitutionnel", a
ajouté M. Massi.
"Nous avons avancé dans la bonne voie, il ne reste plus qu'aux
acteurs de la scène politique de respecter les engagements qu'ils ont pris
librement", a de son côté souligné un autre candidat, le pasteur
Josué Binoué.
Le général Lamine Cissé, représentant spécial du secrétaire
général de l'Onu en Centrafrique, a estimé que "les textes
approuvés et signés devront permettre de détendre l'atmosphère
politique".
Selon lui, "la RCA (République centrafricaine) vient de franchir un
pas très important dans le cheminement de la transition mais également un
pas décisif dans le processus électoral", qui doit mettre fin à la
transition issue du coup d'Etat ayant porté le 15 mars 2003 le général
Bozizé au pouvoir.
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Le Code de bonne conduite adopté
par les candidats à la présidentielle
BANGUI, 10 fév (AFP) Les onze candidats à la présidentielle
centrafricaine ont signé mercredi soir à Bangui un Code de bonne conduite
devant régir la vie politique centrafricaine, en vue des scrutins
présidentiels et législatifs du 13 mars prochain.
Le texte comporte, outre un préambule, dix points et une partie sur la
mise en place d'un Groupe des Sages garantissant le respect du Code, que
voici:
"Les parties signataires du présent Code de bonne conduite
s'engagent à:
- 1/ Exercer leurs activités politiques dans le strict respect de la
Constitution, du Code électoral, des lois et règlements en vigueur;
- 2/ Respecter les droits fondamentaux et les libertés publiques, y
compris le droit pour chacun de faire campagne électorale sans intimidation
et sans violence, sans rumeur ni accusation infondée;
- 3/ Condamner toute forme de violence, d'intimidation, d'exclusion ou de
menace et y renoncer personnellement en adoptant un comportement
responsable; veiller à la neutralité des forces de défense et de
sécurité et des agents de l'Administration;
- 4/ Oeuvrer pour un déroulement sans heurt du processus électoral dans
le souci de garantir la cohésion nationale et la paix;
- 5/ Collaborer de bonne foi avec les institutions chargées des
opérations électorales;
- 6/ Respecter et appliquer toute mesure susceptible de garantir la
régularité, la sécurité, l'équité et la transparence des élections;
- 7/ Recourir au dialogue et faire preuve de tolérance, d'humilité et
de respect de l'autre, avant, pendant et après les élections;
- 8/ Accepter et respecter les résultats des scrutins, après
épuisement de toutes les voies de recours du contentieux électoral;
- 9/ Procéder à la mise en place effective de toutes les institutions
prévues par la Constitution;
- 10/ Poursuivre la mise en oeuvre de toutes les recommandations du
Dialogue national, le respect des engagements pris et les efforts de
réconciliation nationale;
+ Garants du Code de bonne conduite
Sous le parrainage de Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba,
président de la République gabonaise, chef de l'Etat, parrain du Dialogue
national, médiateur des pourparlers intercentrafricains de Libreville, un
Groupe des Sages garantira l'application et le respect du présent Code de
bonne conduite.
Il sera composé des personnalités neutres et indépendantes suivantes:
- Pasteur Isaac Zokoué, président du Dialogue national, président;
- Mgr Paulin Pomodimo, archevêque de Bangui, membre;
- Ndjaye Sakanoko, représentant de l'Islam, membre;
- Mme Catherine Samba-Panza, présidente du Comité de suivi des actes du
Dialogue national, membre;
- Me Nganatouwa Goungaye-Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine
des droits de l'Homme, membre;
- le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu (en
Centrafrique, le général sénégalais Lamine Cissé, ndlr), conseiller;
Le Groupe des sages se réunira chaque fois que de besoin, à
l'initiative de l'un de ses membres et sous la présidence effective du
pasteur Isaac Zokoué. Il pourra convoquer et entendre toute partie au
présent Code de bonne conduite, losqu'il le jugera nécessaire.
Les conclusions du Groupe des Sages seront adoptées par consensus.
Le secrétariat du Groupe des Sages sera assuré par le Comité de suivi
des actes du Dialogue national.
Le Parrain du Code de bonne conduite sera régulièrement tenu informé
des activités du Groupe des Sages".
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Les six points du Protocole d'application de
l'Accord de Libreville
BANGUI, 9 fév (AFP) Les onze candidats à la présidentielle
centrafricaine ont signé mercredi soir à Bangui un protocole d'application
de l'Accord de Libreville, relatif au transfert de compétences de la Cour
constitutionnelle à la Commission électorale mixte indépendante (Cémi).
Le document est composé, après un long préambule, des six points
suivants:
- 1/ La Cémi examine la validité des candidatures aux élections
présidentielle et législatives et publie la liste des candidats;
- 2/ La Cémi est seule compétente pour contrôler la régularité des
opérations électorales et pour proclamer les résultats des élections
présidentielle et législatives;
- 3/ La Cour constitutionnelle de transition est seule compétente pour
statuer sur les contentieux des opérations électorales;
- 4/ Dans un souci de transparence, la CEMI publie les résultats bureau
de vote par bureau de vote;
- 5/ La prestation de serment du nouveau président de la République a
lieu devant la Cour constitutionnelle de transition, dans les formes
prévues par la Constitution;
- 6/ Il sera donné force de loi au présent protocole par ordonnance.
Signature à Bangui des documents
prévus par l'accord de Libreville (AFP)
BANGUI, 9 fév (AFP) Les onze candidats à la présidentielle
centrafricaine du 13 mars ont paraphé mercredi soir le protocole
d'application de l'Accord de Libreville, confiant notamment le contrôle du
vote et la proclamation des résultats à la Commission électorale, a
constaté un journaliste de l'AFP à Bangui.
Les candidats ont également signé un Code de bonne conduite en dix
points, comme ils s'y étaient engagés en paraphant en janvier cet accord
à Libreville pour mettre fin à la crise issue de l'invalidation par la
Cour constitutionnelle de sept des douze dossiers de candidatures.
"La Cémi (Commission électorale mixte indépendante) est seule
compétente pour contrôler la régularité des opérations électorales et
pour proclamer les résultats des élections législatives et
présidentielle", prévoit un des six points du protocole
d'application.
Le protocole, auquel devra être "donné force de loi" stipule
également que "dans un souci de transparence, la Cémi publie les
résultats bureau de vote par bureau de vote".
Les candidats s'engagent dans le Code de bonne conduite à "exercer
leurs activités politiques dans le strict respect de la Constitution, du
Code électoral, des lois et règlements en vigueur", et "des
droits fondamentaux et libertés publiques, y compris le droit pour chacun
de faire campagne électorale sans intimidation et sans violence, sans
rumeur ni accusation infondée".
L'invalidation le 30 décembre par la Cour constitutionnelle de sept des
douze candidatures déclarées à la présidentielle avait sérieusement mis
à mal le processus électoral devant mettre fin à la transition issue du
coup d'Etat qui a porté le 15 mars 2003 le président François Bozizé au
pouvoir.
Les huit candidats invalidés avaient notamment réclamé la dissolution
de la Cour constitutionnelle, initialement chargée de proclamer les
résultats.
L'Accord signé à Libreville avait mis fin à la crise en prévoyant une
présidentielle à onze candidats, dont n'est finalement exclu que
l'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé par M. Bozizé, le transfert
de certaines compétences de la Cour à la Cémi et la rédaction d'un Code
de bonne conduite.
L'Accord avait également reporté d'un mois, au 13 mars, le premier tour
des présidentielle et législatives groupées.
La Cour, dont l'Accord prévoyait qu'elle ne serait pas dissoute, reste
en charge du contentieux électoral et recevra la prestation de serment du
président élu, selon le protocole d'application.
L'application du Code de bonne conduite est placée sous la
responsabilité d'un Groupe des sages, composé des personnalités
indépendantes neutres et indépendantes, sous le parrainage du président
gabonais Omar Bongo Ondimba, qui avait accueilli la médiation ayant abouti
à l'Accord de Libreville.
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Mise en oeuvre de l'accord de Libreville: début
des travaux à huis clos (AFP)
BANGUI, 9 fév (AFP) Les travaux d'adoption du Protocole d'application de
l'accord de Libreville et du Code de bonne conduite en vue des scrutins du
13 mars en Centrafrique, ajournés mardi, ont commencé à huis clos
mercredi après-midi à Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP.
Après l'arrivée du président centrafricain François Bozizé, la
presse a été invitée à quitter la salle de conférence du Palais de la
Cémac (Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique
centrale), avant que ne commencent, à huis-clos, les travaux.
Outre le président Bozizé et le vice-président Abel Goumba, tous deux
candidats à la présidentielle, étaient réunis des représentants des
autres candidats, de la classe politique, de la société civile et du corps
diplomatique.
La veille, les travaux avaient été rapidement ajournés, l'Union des
Forces vives de la Nation (UFVN), qui regroupe les sept candidats à la
présidentielle dont l'invalidation des dossiers par la Cour
constitutionnelle le 30 décembre avait plongé le pays dans une crise,
résolue en janvier par l'accord de Libreville, affirmant à l'ouverture ne
pas avoir reçu les documents de travail.
Deux des points de l'accord ont déjà été mis en oeuvre: la Commission
électorale mixte indépendante (Cémi) a publié la liste des onze
candidats finalement admis à concourir, dont n'est exclu que
l'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé en mars 2003 par le
général Bozizé, et les scrutins présidentiel et législatifs groupés
ont été reportés par décret au 13 mars.
Les participants aux travaux doivent se pencher sur les deux points
restants: le transfert de compétences (sur des points non précisés) de la
Cour constitutionnelle à la Cémi et la rédaction d'un code de bonne
conduite.
Un "projet de protocole d'application de l'accord de
Libreville" doit être présenté aux parties pour amendement et
adoption. Il prévoit notamment que la Cémi proclamerait désormais les
résultats de la présidentielle et des législatives, en lieu et place de
la Cour constitutionnelle, qui ne serait plus chargée que du contentieux
électoral.
Mais le porte-parole de l'UFVN, Me Henri Pouzère, avait remis en cause
dès mardi la légitimité du comité de rédaction des projets, présidé
par le pasteur Isaac Zokoué, affirmant que sa formation n'avait pas été
consultée lors de sa composition.
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RCA: début difficile des travaux
d'application de l'accord de Libreville
BANGUI - Les travaux de mise en application de l'accord de Libreville,
qui a mis fin en janvier à un blocage du processus électoral en
Centrafrique, ont été reportés peu après leur ouverture mardi à Bangui
en raison de problèmes logistiques, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Les travaux ont été suspendus parce que les documents n'ont pas
été distribués à temps à certaines composantes des Forces vives de la
Nation, qui n'ont pas eu le temps nécessaire de les examiner", a
expliqué la présidente du Comité de suivi des actes du Dialogue national
(CSADN), Catherine Samba Panza, qui dirige les travaux.
L'Union des forces vives de la Nation (UFVN) regroupe les sept candidats
à la présidentielle dont l'invalidation des dossiers par la Cour
constitutionnelle le 30 décembre avait plongé le pays dans une crise, résolue
en janvier par l'accord de Libreville.
Deux des points de l'accord ont déjà été mis en oeuvre: la Commission
électorale mixte indépendante (Cémi) a publié la liste des onze
candidats finalement admis à concourir, dont n'est exclu que l'ex-président
Ange-Félix Patassé, renversé en mars 2003 par le général Bozizé, et
les scrutins présidentiel et législatifs groupés ont été reportés au
13 mars.
Les participants aux travaux de mardi devaient se pencher sur les deux
points restants: le transfert de compétences non précisées de la Cour
constitutionnelle à la Cémi et la rédaction d'un code de bonne conduite.
Un "projet de protocole d'application de l'accord de
Libreville" doit être présenté aux parties pour amendement et
adoption. Il prévoit notamment que la Cémi proclamerait désormais les résultats
de la présidentielle et des législatives, en lieu et place de la Cour
constitutionnelle, qui ne serait plus chargée que du contentieux électoral.
Dans son discours d'ouverture, le Premier ministre Célestin Gaombalet a
dit espérer que ce projet et celui de code de bonne conduite
"recueilleront l'assentiment des parties".
"Je crois fermement qu'une autre issue équivaudrait à un scénario
catastrophique car la communauté internationale, dont la patience et les
moyens ont des limites, finirait par se lasser de la RCA", a ajouté M.
Gaombalet, en présence notamment du président Bozizé, du vice-président
Abel Goumba, tous deux candidats à la présidentielle, de représentants de
la classe politique, de la société civile et du corps diplomatique.
Mais le porte-parole de l'UFVN, Me Henri Pouzère, a remis en cause la légitimité
du comité de rédaction des projets, présidé par le pasteur Isaac Zokoué,
affirmant que sa formation n'avait pas été consultée lors de sa
composition.
(©AFP / 08 février 2005 18h36)
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PROJET (REJETÉ) DE
PROTOCOLE POLITIQUE D'APPLICATION DE L'ACCORD POLITIQUE DE LIBREVILLE
(que BOZIZE a tenté de faire passer pour ne pas traduire en termes
juridiques l'accord de Libreville)
Considérant qu'après l'invalidation de certaines candidatures à
l'élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT)
consensuellement instituée, des contestations ont été élevées* par des
partis politiques, des associations et des candidats .
Considérant que, sous la Très Haute Autorité du Doyen EL HADJI OMAR
BONGO ONDIMBA,, Président de la République du GABON, et en présence de
toutes les parties intéressées ont décidé, consensuellement, de valider
politiquement toutes les candidatures, à l'exception de celle de l'ancien
Président Ange-Félix PATASSE, et de transférer à la Commission Électorale Mixte Indépendante (CEMI) certaines compétences dévolues à la
Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) par la Constitution, le Code
électoral et les Ordonnances relatives à la Cour Constitutionnelle de
Transition et à la Commission Électorale Mixte Indépendante.
Considérant la ferme détermination de toutes les parties signataires de
['Accord politique de Libreville à veiller au bon déroulement des
élections dans la paix, la transparence et dans les délais
consensuellement convenus, ainsi que leur indéfectible attachement à la
Constitution, au Code électoral et aux Ordonnances précitées pour régir
les institutions après les élections présidentielle et législatives de
2005.
Considérant cependant la nécessité impérieuse de prendre d'urgence
des dispositions politiques pour l'application politique immédiate de
['Accord de Libreville,
Les parties signataires de l'Accord politique de Libreville ont convenu
d'arrêter ainsi qu'il suit les dispositions politiques d'application dudit
Accord.
1- La CEMI est seule compétente pour examiner la validité des
candidatures à l'élection présidentielle et pour proclamer la liste des
candidats, exclusivement en ce qui concerne l'élection présidentielle de
l'année 2005.
2- La CEMI est seule compétente pour examiner et proclamer les résultats
de l'élection présidentielle de l'année 2005.
3- Les recours contre la proclamation par la CEMI des résultats de
l'élection présidentielle de l'année 2005. sont portés devant la Cour
Constitutionnelle de Transition.
4- La Cour Constitutionnelle de Transition, saisie des recours en
contestation de la proclamation des résultats de l'élection
présidentielle de l'année 2005 par la CEMI, statue dans les délais et
selon la procédure prévus par la Constitution, le Code électoral et les
Ordonnances relatives à la Cour Constitutionnelle de Transition et à la
Commission Électorale Mixte Indépendante.
5- Les dispositions de la Constitution, du Code électoral et de
l'Ordonnances relative à la CEMI modifiées par le présent Protocole
Politique et ainsi suspendues politiquement " de facto ",
entreront à nouveau en vigueur après l'installation des institutions
issues des élections présidentielle et législatives de l'année 2005.
6- Les parties signataires s'engagent à adopter dans les meilleurs
délais un code de bonne conduite pour le bon déroulement des élections
dans la paix et la transparence , et pour en accepter les résultats, ou ne
les contester que par les voies de recours légalement prévues à cet
effet.
Vu les recommandations du Dialogue National, notamment celles relatives
à la nécessité d'instaurer un dialogue permanent en vue de trouver des
solutions consensuelles aux problèmes qui se posent en République
centrafricaine;
Vu les dispositions du préambule de la Constitution qui prévoient que
la tolérance et le dialogue constituent les socles de la paix et de
l'unité nationale ;
Vu les dispositions de l'ordonnance N° 04.010 du 30 avril 2004 portant
création de la Commission Électorale Mixte Indépendante ;
Vu les dispositions de l'ordonnance N° 04.014 du 11 août 2004 portant
Code Électoral modifiée et complétée par l'ordonnance N° 04.016 du 21
octobre 2004 et l'ordonnance N° 04.018 du 24 décembre 2044 ;
Vu les dispositions de l'ordonnance N° 04.017 du 15 novembre 2004
portant création, organisation et fonctionnement de la Cour
Constitutionnelle de Transition ;
Vu L'ACCORD DE LIBREVILLE SUR LES POURPARLERS INTER-CENTRAFRICAINS en
date du 22 janvier 2005, qui a regroupé la classe politique centrafricaine
et l'ensemble des forces vives de la société centrafricaine ;
Convaincus que la nécessité d'apaiser le climat politique est un gage
du déroulement serein des opérations électorales ;
Conscients que toutes les parties concernées doivent oeuvrer pour
réunir les conditions de paix et de transparence favorables à un retour à
l'ordre constitutionnel ;
Convaincus que l'intérêt du peuple centrafricain, la concorde nationale
et la paix sociale commandent un sursaut et un dépassement de la part des
candidats aux élections présidentielle et législatives de 2005, des
acteurs politiques et de la société civile.;
Déterminés à appliquer l'Accord de Libreville, notamment la
disposition prévoyant que " certaines compétences de la Cour
Constitutionnelle de transition liées à l'organisation des scrutins seront
toutefois transférées à la Commission Électorale Mixte Indépendante (
CEMI) " ;
En application dudit Accord,
Les signataires de l'Accord de Libreville conviennent de ce qui suit
1 °- La Commission Électorale Mixte Indépendante (CEMI) est seule
compétente pour examiner la validité des candidatures à l'élection
présidentielle et pour publier la liste des candidats à cette élection.
2°- La Commission Électorale Mixte Indépendante publie les résultats
provisoires de l'élection présidentielle.
3°- Le contentieux électoral qui fait suite à la proclamation des
résultats provisoires de l'élection présidentielle est porté à la connaissance de la Cour Constitutionnelle de transition qui est
chargée de statuer dans les délais et les formes prévus par la réglementation en vigueur.
4°- La Cour Constitutionnelle de transition examine l'ensemble des
requêtes dûment enregistrées à son greffe et vide tous les contentieux.
Elle établit le rapport de synthèse des opérations
électorales ainsi que le rapport d'audience..
5°- La Cour Constitutionnelle de transition transmet à la Commission Électorale Mixte Indépendante le rapport de synthèse et le rapport
d'audience.
6°- La Commission Électorale Mixte Indépendante proclame les résultats
définitifs de l' élection présidentielle sur la base des rapports de
synthèse de la Cour Constitutionnelle de transition.
7°- La prestation de serment du nouveau Président de la République a
lieu devant la Cour Constitutionnelle de transition dans les formes prévues
par la Constitution.
8 Le contentieux électoral des élections législatives est de la
compétence de la Cour Constitutionnelle de transition qui est chargée de
statuer dans les délais et formes prévus par la réglementation en
vigueur.
9°- Le transfert de compétences de la Cour Constitutionnelle de
transition au profit de la Commission Électorale Mixte Indépendante est
valable uniquement en ce qui concerne les élections présidentielle et
législatives de 2005.
Fait à Bangui le... .février 2005
Ont signé
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DÉCLARATION COMMUNE N°
10
Relative à la mise en œuvre de l'Accord de Libreville
Du 22 janvier 2005.
L'Accord de Libreville, signé le 22 janvier 2005 sous les auspices du
Médiateur de la crise centrafricaine, Son Excellence El Hadj Omar BONGO
ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Président en Exercice de
la CEMAC, a mis fin à une crise politique, provoquée par la Décision de
la Cour Constitutionnelle de Transition du 30 décembre 2004.
Paraphé par leurs Excellences, les Présidents El Hadj Omar BONGO
ONDIMBA, François BOZIZE candidat, les autres candidats à l'élection
présidentielle 2005 demandeurs de la Médiation, le Conseil National de
Transition, le Comité de Suivi des Actes du Dialogue National, les Nations
Unies et les Forces Vives de la Nation, l'Accord de Libreville consacre,
comme principale disposition, en point 2 : " le transfert à la
Commission Électorale Mixte Indépendante (CEMI), de certaines compétences
de la Cour Constitutionnelle de Transition liées à l'organisation des
scrutins ", c'est-à-dire, la proclamation définitive des résultats
des élections présidentielle et législatives 2005.
La Cour Constitutionnelle de Transition se charge désormais de traiter
les contentieux après la proclamation des résultats et de recueillir le
serment du Président nouvellement élu.
Une réunion entre le Bureau du Conseil National de Transition, le
Gouvernement, les candidats et les observateurs : le Comité de Suivi des
Actes du Dialogue National et les Nations Unies, devait traduire dans les
faits, au moyen d'une Ordonnance Rectificative, le transfert juridique des
dispositions de l'Article 8 de l'Ordonnance portant organisation et
fonctionnement de la Cour Constitutionnelle de Transition, à l'Article 9 du
Code Electoral relatif aux attributions de la CEMI, en ce qui concerne,
uniquement pour l'année 2005, la proclamation des résultats des élections
présidentielle et législatives.
Force est de constater qu'après deux semaines de tergiversation du
Pouvoir sur la mise en œuvre de l'Accord de Libreville, le Président
BOZIZE s'est engagé dans des manœuvres dilatoires destinées à vider
l'Accord de son contenu, en en confiant, de façon unilatérale, qu'à des
personnes étrangères aux négociations de Libreville, sa mise en
application, sous la forme d'un Protocole d'Accord Politique et non
Juridique, ramenant la crise à son point de départ.
En conséquence, l'Union des forces Vives de la Nation demande prestement
au Président BOZIZE d'assumer ses responsabilités de Chef d'État, en
conviant autour d'une Table, le Bureau du conseil National de Transition, le
Gouvernement, les candidats et leurs représentants, les observateurs : le
comité de Suivi des Actes du Dialogue National, le BONUCA, pour la mise en
forme juridique, dans le plus bref délai, de l'Accord de Libreville,
permettant l'organisation d'élections transparentes, crédibles et
équitables, qui désigneront, sans contestation, les futurs dirigeants du
pays.
Fait à Bangui le 7 février 2005.
Ont signé : ADP - ASD - CNP - FODEM - FPP - LONDÖ - MLPC - PSD - PUN -
RDC
BINOUA - DEMAFOUTH - ZIGUELE
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Bozizé tente de "vider" l'accord de
Libreville "de son contenu" (candidats) AFP
BANGUI, 6 fév (AFP) La formation regroupant les sept candidats un temps
exclus par la justice de la présidentielle centrafricaine ont accusé
dimanche le chef de l'Etat de "manoeuvres" pour "vider de son
contenu" l'accord de Libreville, qui avait permis de dénouer la crise
née de leur exclusion.
"Après deux semaines de tergiversation du pouvoir sur l'accord de
Libreville, le président (François) Bozizé s'est engagé dans des
manoeuvres dilatoires, destinées à vider l'accord de son contenu (...)
ramenant la crise à son point de départ", indique l'Union des forces
vives de la Nation dans une déclaration remise à l'AFP à Bangui.
Dans cette déclaration l'UFVN "demande prestement au président
Bozizé d'assumer ses responsabilités de chef de l'Etat en conviant autour
d'une table" les diverses parties en présence et les observateurs
"pour la mise en forme juridique de l'accord de Libreville".
L'accord de Libreville, signé le 22 janvier sous la médiation du
président gabonais Omar Bongo Ondimba, avait mis fin à une crise née de
la décision le 30 décembre de la Cour constitutionnelle d'invalider sept
des douze dossiers de candidatures à la présidentielle, qui avait
gravement remis en cause le processus électoral.
Il prévoit une présidentielle à onze candidats, dont n'est exclu que
l'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé en mars 2003 par le
général Bozizé, le report au 13 mars des scrutins présidentiel et
législatifs groupés devant mettre fin à la transition issue du coup d'Etat,
un code de bonne conduite et le transfert à la Commission électorale mixte
indépendante (Cémi) de certaines compétences non précisées de la Cour
constitutionnelle.
Les deux premiers points de l'accord ont été mis en oeuvre, mais, pour
l'heure, pas les deux suivants.
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DÉCLARATION
COMMUNE N° 9
Le
22-01-05 à Libreville, République gabonaise, s’est tenue une réunion
sous la présidence de son excellence El HADJI OMAR
BONGO ODIMBA, président
de la république gabonaise, président en exercice de la CEMAC, parrain du
dialogue national centrafricain et ce, à la demande des Partis Politiques,
Association et Candidats indépendants, réunis dans l’Union des forces
vives de la Nation (UFVN). Y a pris part le Général d’Armée F. BOZIZE
président de la République centrafricaine.
L’objet
de cette réunion portait essentiellement sur la crise née de
l’invalidation des candidatures à l’élection présidentielle de février
2005 par la Cour constitutionnelle de Transition (CCT) le 30 décembre 2004.
En
effet de l’avis des demandeurs centrafricains, la décision de la Cour
Constitutionnelle de transition (CCT) du 31-12-2004 était entachée d’irrégularité
et non fondée sur le droit. Par conséquent la classe politique
centrafricaine a estimé que cette cour ne pourrait proclamer les prochains
résultats des élections en toute équité, et
a demandé sa dissolution ainsi que la recomposition de ses membres.
Devant
l’impossibilité de dialogue entre le pouvoir et l’Union des forces
vives de la Nation, celle-ci a sollicité et obtenu la médiation de son
excellence El HADJI OMAR BONGO
ODIMBA, président de la république gabonaise.
Au
regard du nouveau calendrier électoral, les Parties prenantes à la médiation
de Libreville se doivent de se retrouver dans un bref délai pour traduire
dans les faits les résultats obtenus de l’accord de Libreville.
L’Union
des Forces vives de la nation (UFVN) réaffirme son intention à
rester solidaire, à mener des actions unitaires pour aboutir à des élections
libres et transparentes.
Fait
à Bangui le 27-01-05
Ont
signé :
ADP
FC FODEM
FPP MLPC PUN
PSD CNP Association
Londo
RDC
Candidats
indépendants :
Pasteur
Josué BINOUA
Martin
ZINGUELE
Jean
Jacques DEMAFOUTH
-----------------------------------Comité
de Crise---Comité Technique---------------------------------
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Présidentielle
: publication de la liste définitive des
onze candidats
(Courrier
International 27/01/2005)
La Commission électorale mixte indépendante (Cémi)
de Centrafrique a publié mercredi soir, la liste définitive des 11
candidats à l'élection présidentielle du 13 mars prochain, conformément
à l'accord signé le 22 janvier à Libreville, a annoncé la radio
nationale.
Cet accord, destiné à mettre fin à une crise née de l'invalidation le 30
décembre de sept candidatures et signé par l'ensemble des parties
prenantes, autorisait finalement onze des douze candidats déclarés, à se
présenter.
Seul parmi ces douze candidats, l'ex-président Ange-Félix Patassé n'est
pas autorisé à se présenter, comme prévu par l'accord arguant qu'il
faisait "l'objet de poursuites judiciaires".
Les onze candidats qui s'affronteront à la présidentielle sont l'actuel président
François Bozizé, l'ancien président André Kolingba (1981-1993), l'actuel
vice-président Abel Goumba, l'avocat Henri Pouzère et l'ancien ministre
Auguste Boukanga, dont les candidatures avaient été retenu en premier lieu
par la Cour constitutionnelle.
S'y ajoutent le dernier Premier ministre de M. Patassé, Martin Ziguélé,
l'ex-ministre Charles Massi, l'ex-Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, le
pasteur José Binoua, l'ex-ministre Olivier Gabirault, et l'ancien ministre
de la Défense de M. Patassé, Jean-Jacques Démafouth.
La présidentielle, couplée à des législatives, dont le premier tour
initialement prévu le 13 février a été reportée au 13 mars par l'accord
de Libreville, doit mettre fin à la transition issue du coup d'Etat du 15
mars 2003 qui a renversé le président Patassé et porté François Bozizé
au pouvoir.
La crise née de la décision de la Cour constitutionnelle avait sérieusement
mis en péril le processus électoral, les candidats dont les dossiers
avaient été invalidés accusant le général Bozizé de préparer "un
hold-up électoral" pour se faire élire au premier tour avec l'aide de
la Cour.
En dépit du "repêchage" de trois candidatures par décret présidentiel,
le ton n'avait cessé de monter au fil des jours entre le camp Bozizé et
celui des "évincés" qui réclamaient la dissolution de la Cour.
Si l'accord de Libreville a prévu que le maintien en place de la Cour, il
stipule que certaines de ses prérogatives, non précisées expressément,
doivent être transférées à la Cémi, ce qui reste à faire.
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Centrafrique
- Présidentielle : les recalés rejoignent les repêchés
C’est à Libreville que les Centrafricains ont négocié et signé un
accord sur la prochaine élection présidentielle. La liste des candidats
est revue à la hausse et la date du scrutin est repoussée d’un mois.
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Didier Samson
RFI - Article publié le 27/01/2005
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Présidentielle
centrafricaine: la médiation
d’Omar Bongo
(Le
Potentiel 24/01/2005)
Prévu
au départ pour le 13 février 2004, les scrutins présidentiel et législatif
devant mettre fin en République Centrafricaine, à la tension issue du coup
d’Etat du général François Bozizé, est reporté pour le 13 mars
prochain. La Commission électorale indépendante a été retouchée.
Telles
sont les décisions prises, à Libreville, en présence du médiateur
gabonais Omar Bongo Ondimba, chef de l’Etat du Gabon, par les
protagonistes politiques centrafricains, à la tête de qui se trouvait le général
François Bozizé.
Ce
n’est pas tout, parmi les décisions cruciales auxquelles ils ont
finalement abouti, après plusieurs heures d’âpres négociations le
samedi 21 janvier dernier, la classe politique centrafricaine s’est mise
d’accord pour réhabiliter tous les «recalés», sauf un : l’ancien
chef de l’Etat Ange-Félix Patassé sur qui pèse un lourd dossier
judiciaire.
Ainsi,
le président gabonais est parvenu à mettre d’accord les «frères
ennemis» centrafricains, qui avaient fait le déplacement de Libreville,
sauf «l’ignoré» Ange-Félix Patassé. Ne dit-on pas que la politique de
la chaise vide ne paie jamais. En effet, l’ancien président
centrafricain, chassé par le général François Bozizé n’a pas quitté
Lomé, ville de son exil doré, pour des raisons inexpliquées.
Le
résultat de ces négociations politiques refroidit quelque peu le climat
politique surchauffé à Bangui où les leaders se vouaient une haine
mortelle. En effet, la République Centrafricaine, traverse une crise
politique récurrente depuis le 30 décembre 2004, date à laquelle la cour
constitutionnelle de ce pays avait invalidé 7 des 12 candidatures à la présidentielle.
Le ton n’a cessé de monter au point que l’atmosphère politique s’est
détérioré. Le jugement rendu par cette cour a jeté de l’huile sur le
feu. Les politiciens ont estimé que le jugement était mal rendu.
Bozizé,
lui-même candidat et les «recalés» ou les candidats évincés se sont déchaînés.
Des propos incendiaires étaient distillés par les deux camps. Les menaces
aussi. Mais l’affrontement était évité avec le chef de l’Etat, qui,
dans un premier temps, a mis de l’eau dans son vin en réhabilitant les
quelques «recalés», sauf cinq. Le débat sur ce sujet explosif, qui,
aujourd’hui, s’est avéré payant, a amené les 5 «recalés» à
demeurer solidaires avec les autres, dans une sorte d’union sacrée. En
conséquence, les 5 partis «recalés», parmi lesquels, le Forum pour la démocratie
(Fodem) et le Parti de l’unité nationale (Pun) ont acculé le président
Bozizé à asseoir autour d’une table de négociation. Ce qui fut fait à
Libreville.
Coup
de chapeau à Omar Bongo Ondimba dont la sagesse est vantée par tous ses
pairs de la région de l’Afrique centrale, pour avoir pu tirer les marrons
du feu.
Même
à un pris bradé, le succès politique des négociations de Libreville dépend,
désormais de sa mise en œuvre pour que le parcours qui reste à franchir
d’ici le 13 mars ne soit pas jonché d’obstacles infranchissables. Les
Centrafricains doivent tirer des leçons de sagesse à partir des conseils
leur prodigués par le président gabonais, M. Omar Bongo Ondimba, afin de
ne pas mettre du feu à la baraque centrafricaine. Il appartient au président
François Bozizé de manager, en homme politique prudent et visionnaire
pendant le reste du temps jusqu’aux échéances électorales. D’autant
plus qu’il risque d’être taxé de «juge et partie» étant lui-même
candidat à sa propre succession. EYENGA SANA
Par Le Potentiel
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L'accord de
Libreville devrait mettre fin à la crise en
Centrafrique
LIBREVILLE (AFP) - dimanche 23 janvier 2005 - 13h04 - L'accord signé
samedi soir à Libreville, sous la médiation gabonaise, par le président
centrafricain François Bozizé et les forces politiques du pays devrait
mettre fin à la crise en autorisant onze des douze candidats à disputer le
scrutin présidentiel, reporté au 13 mars.
"Voie de sortie de la crise", comme l'a qualifié le
président-candidat Bozizé, ce texte a fait l'unanimité de la classe
politique centrafricaine, qui se déchirait depuis la décision de la Cour
constitutionnelle d'invalider le 30 décembre dernier sept des douze
postulants à la présidentielle.
Cette élection doit marquer le retour à l'ordre constitutionnel après
le coup d'Etat du général Bozizé le 15 mars 2003.
Les sept "recalés" dénonçaient une tentative de
"hold-up électoral" et exigeaient la dissolution de la Cour et la
validation de tous les candidats, se heurtant au refus du camp du général
Bozizé, qui estimait avoir fait un geste suffisant en repêchant trois des
candidats exclus.
Face au blocage de la situation, qui menaçait le processus de retour à
l'ordre constitutionnel dans ce pays au bord de la faillite, les
protagonistes de la crise ont finalement sollicité la médiation du
président gabonais Omar Bongo Ondimba. Après de longues heures de
discussions, ils ont abouti samedi soir à une solution politique qui
ménage les deux camps.
Selon l'accord paraphé par onze candidats ou leur représentant --le
douzième, Auguste Boukanga, était absent-- et toutes les institutions du
pays, la Cour constitutionnelle ne sera pas dissoute mais certaines de ses
compétences, non définies, "liées à l'organisation des scrutins
seront toutefois transférées à la Commission électorale mixte
indépendante (Cémi)".
Autre signe d'apaisement, les signataires du texte ont repêché six des
sept candidats "recalés". Seul l'ex-chef de l'Etat, Ange Félix
Patassé, en exil au Togo, a été exclu de la course à la présidence, au
motif qu'il "fait l'objet de poursuites judiciaires devant les
juridictions centrafricaines", stipule l'accord.
"L'unanimité s'est pratiquement faite sur la mise hors-course de
Patassé", a commenté à l'AFP le vice-président et candidat Abel
Goumba. Même s'il s'est déclaré "pas satisfait", le
représentant de M. Patassé à Libreville, Luc-Apollinaire Dondon, s'est
résolu à signer l'accord pour éviter que "tout n'éclate en
Centrafrique".
Ecarté au début des négociations pour les mêmes raisons qu'Ange
Félix Patassé, son ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, qui
fait lui aussi l'objet d'un mandat d'arrêt international pour des crimes
commis en 1999, a finalement été repêché "sous réserve de
l'article 154 de la Constitution".
M. Démafouth s'est déclaré peu inquiet de cette réserve, qui rend
inéligible toute personne "privée de ses droits par décision de
justice" ou "condamnée à des peines afflictives et infâmantes"
car, a-t-il dit, "il n'y a rien dans (son) dossier" actuellement
à l'instruction.
Outre ces deux points, les participants se sont engagés samedi "à
adopter un code de bonne conduite devant régir la vie politique" en
Centrafrique. "Compte tenu du contexte créé par la crise", ils
ont reporté d'un mois le premier tour des élections législatives et
présidentielle, fixé "impérativement" au 13 mars.
"La crise est terminée, en ce sens qu'il y a une solution politique
consensuelle qui sera maintenant formulée pour respecter les aspects
juridiques", s'est réjoui le représentant spécial des Nations unies
en Centrafrique Lamine Cissé.
Mais comme l'ont souligné la plupart des participants, cet accord
politique devra maintenant être traduit juridiquement, notamment avec la
publication, dans les jours qui viennent, de la nouvelle liste officielle et
définitive des candidats au scrutin du 13 mars.
Source : izf.net
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Accord
pour une présidentielle centrafricaine avec onze candidats
LIBREVILLE (AFP) - samedi 22
janvier 2005 - 23h02 - Le président
centrafricain François Bozizé et les forces politiques du pays ont signé
samedi à Libreville, sous la médiation du président gabonais Omar Bongo
Ondimba, un accord qui autorise onze candidats à participer au scrutin
présidentiel,
a constaté une journaliste de l'AFP.
Cet accord, paraphé par onze candidats au scrutin présidentiel ou leurs
représentants ainsi que par les principales institutions centrafricaines,
repêche six des sept candidats invalidés par la Cour constitutionnelle de
transition le 30 décembre dernier.
Cet accord met un terme au bras de fer qui opposait, depuis cette décision,
les candidats "recalés" au camp du président Bozizé, lui aussi
candidat au scrutin présidentiel.
"Guidée par votre sagesse, la classe politique, sous votre
bienveillante autorité, a trouvé la voie de sortie de la crise qui couvait
dans le pays et cela grâce à une discussion franche et fraternelle",
s'est félicité le général Bozizé en s'adressant à son homologue
gabonais.
Aux termes de l'accord dit "de Libreville", seul l'ex-président
Ange-Félix Patassé, en exil au Togo, est exclu de la course présidentielle.
"Les participants ont décidé de (...) la validation de toutes les
candidatures, à l'exception de l'ancien président Ange Félix Patassé qui
fait l'objet de poursuites judiciaires", indique la déclaration finale
adoptée à l'issue des discussions de Libreville.
M. Patassé, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, est
poursuivi par la justice centrafricaine pour une série de crimes commis
alors qu'il était à la tête de l'Etat, dont des détournements de fonds.
Son procès devant la Cour criminelle de Bangui, programmé en décembre
dernier, a été reporté sine die.
Même s'il s'est déclaré "pas satisfait" par son contenu, le
vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC)
Luc-Apollinaire Dondon, représentant de M. Patassé, a indiqué avoir signé
l'accord pour éviter que "tout n'éclate en Centrafrique".
"S'agissant de Me Jean-Jacques Démafouth (ancien ministre de la Défense
du président Patassé, ndlr)", ajoute la déclaration, "sa
candidature a été retenue sous réserve de l'article 154 du code électoral",
qui stipule que les personnes condamnées par la justice deviennent de fait
inéligibles.
M. Démafouth, qui vit actuellement en France, fait lui aussi l'objet
d'un mandat d'arrêt international de la justice centrafricaine. Il est
poursuivi pour des crimes commis en 1999 à Kembé (200 km à l'est de
Bangui. Son procès devant la Cour criminelle de Bangui a lui aussi été
ajourné.
"Je suis très content d'être reconnu comme candidat à part entière",
a indiqué M. Démafouth, qui a fait le voyage de Libreville.
"L'article 154 ne m'effraie pas car je sais qu'il n'y a rien dans le
dossier", a-t-il ajouté.
L'accord signé samedi soir à Libreville sous la médiation du président
Bongo, au terme d'une journée de discussions entre les protagonistes de la
crise, prévoit par ailleurs le report au 13 mars du premier tour des
scrutins présidentiel et législatifs, initialement prévus le 13 février.
Enfin, le texte précise que ses signataires ont décidé "la non
dissolution de la Cour constitutionnelle", qui était pourtant l'une
des principales revendications des candidats "recalés". Il
souligne toutefois que "certaines compétences de la Cour (...) liées
à l'organisation du scrutin seront transférées à la Commission électorale
mixte indépendante".
Neuf des douze candidats à l'élection avaient sollicité la semaine
dernière la médiation du chef de l'Etat gabonais pour tenter de sortir de
la crise, qui menaçait le processus de retour à l'ordre constitutionnel
engagé en Centrafrique après le coup d'Etat du général Bozizé le 15
mars 2003.
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L'avenir de la
Centrafrique se joue au Gabon - 22/1/2005
Les discussions entre le président centrafricain
François Bozizé et les candidats à l'élection présidentielle du 13
février se poursuivaient samedi en fin d'après-midi à Libreville, sous la
médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba (photo).
Destinée à mettre un terme à la crise
politique qui agite le pays depuis la décision de la Cour constitutionnelle
d'invalider sept des douze candidats au scrutin présidentiel, la médiation
s'est ouverte par une rencontre en tête-à-tête entre MM. Bozizé,
lui-même candidat, et Bongo.
Les discussions ont ensuite été élargies à
dix autres candidats déclarés à cette élection. Le douzième candidat,
Auguste Bokanga, n'était pas présent dans la capitale gabonaise ni
représenté.
Dans un troisième temps, d'autres personnalités qui faisaient partie de la
délégation centrafricaine de 72 personnes arrivée samedi matin à
Libreville ont été invités à participer aux débats, dont les
présidents de la Cour constitutionnelle Marcel Malonga et du Conseil
national de transition (CNT, parlement de transition) Me Nicolas Tiangaye.
Après une pause d'une heure en milieu d'après-midi, les discussions ont
repris samedi vers 17h30.
Selon une source proche de la délégation centrafricaine, les protagonistes
de la crise s'orienteraient vers un accord autorisant dix des douze
candidats à se présenter.
Seuls l'ex-président Ange-Félix Patassé, en exil au Togo, et son ancien
ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, tous deux sous le coup d'un
mandat d'arrêt international délivré par la justice centrafricaine,
seraient exclus de la course présidentielle, a précisé la même source.
Source : afriquecentrale.info
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