AFP - 11/12/2004
Centrafrique: 15 candidats en lice pour l'élection présidentielle début 2005
Afriquecentrale.info - 13/12/2004
Les élections repoussées à février 2005
           
FODEM - Bangui, 8 décembre 2004.
Un grave danger menace le processus électoral !

Centrafrique: 15 candidats en lice pour l'élection présidentielle début 2005

BANGUI, 17 déc (AFP) - 14h24 - Quinze Centrafricains sont candidats à l'élection présidentielle début 2005, a annoncé vendredi la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), après la clôture du dépôt des candidatures jeudi à minuit. Parmi les candidats figurent l'ancien-président André Kolingba, l'ancien-président Ange-Félix Patassé, le vice-président Abel Goumba et le chef de l'Etat François Bozizé (indépendant), arrivé au pouvoir à la faveur d'un putsch le 15 mars 2003.

Les anciens Premiers ministres Martin Ziguélé (indépendant) et Jean-Paul Ngoupandé ont également déposé leur candidature, ainsi que les anciens ministres, Charles Massi, également 2ème vice-président du Conseil national de transition, Auguste Boukanga, Olivier Gabirault et Jean-Jacques Demafouth (indépendant), qui sera jugé par contumace fin décembre à Bangui.

Outre certains hommes politiques, le directeur commercial de la Société centrafricaine des télécommunications (Socatel), Fidèle Gouandjika, l'avocat Henri Pouzère et le pasteur Josué Binoua se présentent en indépendant.

L'ex-Premier ministre et actuel directeur national de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), Enoch Dérant-Lakoué ainsi que l'ancien maire de Bangui, Joseph Béndounga, sont également candidats.

La Cour constitutionnelle de transition doit maintenant rendre public, après examen des dossiers, la liste définitive des candidats à l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu le 13 février prochain.

La clôture du dépôt des candidatures pour les législatives qui auront lieu à la même date, est fixée au 23 décembre prochain.

Les élections repoussées à février 2005
Afriquecentrale.info - 13/12/2004

14/12/04 - ATTENTION - SELON LA RADIO NATIONALE BANGUI - LA DATE DE DÉPÔT DES DOSSIERS DES CANDIDATS A L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE A ÉTÉ MAINTENUE AU 16 DÉCEMBRE 2004

Commentaire :  
CACOPHONIE ÉLECTORALE ENTRE BOZIZE ET LA CEMI !
Il faudrait que la CEMI et le gouvernement se mettent d’accords. On reporte le référendum d’une semaine, puis on avance la date des candidatures, pour à peine une semaine plus tard reporter la fameuse date de clôture du dépôt des dossiers, plus la date du 1er tour des élections ainsi que la date de début de la campagne en oubliant de reporter la date du second tour qui devrait avoir lieu normalement avec tous ces reports : LE JOUR DU 2ème ANNIVERSAIRE DE LA PRISE DE POUVOIR DU GÉNÉRAL BOZIZE ou bien juste après.
Q° : BOZIZE OSERA-T-IL ALLER JUSQU'AU SECOND TOUR DANS CES CONDITIONS ?

Le premier tour des élections présidentielle et législatives groupées en Centrafrique, initialement prévues le 30 janvier prochain, a été reporté au 13 février, selon un décret présidentiel lu à la radio nationale lundi soir.

"Le corps électoral est convoqué pour ces scrutins le dimanche 13 février de 6h00 à 16h00 (de 05H00 à 15H00 GMT) sans interruption (sur le territoire national, et dans les représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger pour la présidentielle). Les élections législatives se dérouleront exclusivement sur le territoire national", a précisé le décret.

La date de clôture des dépôts des candidatures, fixée à mercredi, est également repoussée au jeudi 23 décembre, et la campagne électorale devrait s’ouvrir 14 jours plus tard que prévu, "le lundi 31 janvier à 6h00 (5h00 GMT), et elle (sera) close le vendredi 11 février à minuit (23h00 GMT)", a indiqué la même source.

Ce report s’est fait à la demande de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), afin de pouvoir corriger certaines irrégularités constatées sur les listes et cartes électorales lors du référendum constitutionnel du 5 décembre dernier.

Le décret n’a fait aucune mention du second tour des deux scrutins, qui doivent marquer la fin du régime de transition instauré après le coup d’Etat du 15 mars 2003 par le général François Bozizé, initialement prévu le 27 février 2005.

Centrafrique: report des élections présidentielle et législatives au 13 février

BANGUI, 13 déc (AFP) - 22h21 - Le premier tour des élections présidentielle et législatives groupées en Centrafrique, initialement prévues le 30 janvier prochain, a été reporté au 13 février, selon un décret présidentiel lu à la radio nationale lundi soir.

"Le corps électoral est convoqué pour ces scrutins le dimanche 13 février de 6h00 à 16h00 (de 05H00 à 15H00 GMT) sans interruption (sur le territoire national, et dans les représentations diplomatiques et consulaires à l'étranger pour la présidentielle). Les élections législatives se dérouleront exclusivement sur le territoire national", a précisé le décret.

La date de clôture des dépôts des candidatures, fixée à mercredi, est également repoussée au jeudi 23 décembre, et la campagne électorale devrait s'ouvrir 14 jours plus tard que prévu, "le lundi 31 janvier à 6h00 (5h00 GMT), et elle (sera) close le vendredi 11 février à minuit (23h00 GMT)", a indiqué la même source.

Ce report s'est fait à la demande de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi), afin de pouvoir corriger certaines irrégularités constatées sur les listes et cartes électorales lors du référendum constitutionnel du 5 décembre dernier.

Le décret n'a fait aucune mention du second tour des deux scrutins, qui doivent marquer la fin du régime de transition instauré après le coup d'Etat du 15 mars 2003 par le général François Bozizé, initialement prévu le 27 février 2005.

Communiqué n° 052/CEMI/CN/P/04 du 08 décembre 2004 de la Coordination Nationale de la CEMI signé par Jean Willybiro Sako

..Il n’y aura pas prorogation de la date du dépôt de candidature à la présidentielle et aux législatives...

Un grave danger menace le processus électoral !
       FODEM - Bangui, 8 décembre 2004.
Un grave danger menace le processus électoral : l’insécurité qui tend à prendre racine dans certaines régions du pays. Les Préfectures de l’Ombella M’Poko, l’Ouham-Pendé, Nana-Mambéré et Mambéré-Kadéï sont le siège de bandes puissamment organisées, qualifiées de « coupeurs de routes ».

 Nos militaires, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, avouent que ces groupes armés portant tenues de combat, dotés d’un armement de qualité, manœuvrent selon le mode opérationnel d’une armée régulière. Pour les populations locales qui les côtoient régulièrement, ces coupeurs de route ne seraient que des ex libérateurs qui se sont reconstitués militairement.

Opérant par groupes de 40 à 50 hommes et lourdement armés, ils évitent de s’en prendre à la population civile, jettent leur dévolu sur les éleveurs peuhls dont ils prennent les enfants en otage et les libèrent contre de fortes rançons. Un moyen de s’auto financer.

A la différence des zaraguinas qui fuient tout contact avec les Forces Armées, ces bandes « incontrôlées » leur font face et parfois, tirent les premières. Leurs objectifs seraient politiques et liés à l’élection présidentielle de 2005.

Face à ces groupes organisés, les militaires en détachement dans ces localités manquent cruellement de moyens logistiques pour répondre à toute information. La psychose de l’insécurité a gagné toute la population des régions concernées.

Après l’assassinat des Maires de Koui et de Nièm Yelowa et la multiplication des prises en otages de leurs enfants, les éleveurs peuhls ont massivement quitté le Centrafrique pour se réfugier au Cameroun.

Il a, par exemple, suffi d’une information annonçant l’attaque imminente du village de Béloko, qui abrite un important service douanier, pour que toutes les autorités civiles et militaires abandonnent leur poste pour trouver refuge au Cameroun.

Deux autres problèmes pourraient également nuire à la crédibilité des prochaines échéances électorales.

Il y a le procès en contumace devant la Cour Criminelle contre l’ancien Président Patassé, son ancien Ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth et la modification unilatérale, sans notification écrite aux partis politiques, du délai d’enregistrement des candidatures, fixé du 02 au 16 décembre 2004, alors que dans le chronogramme initial de la CEMI, l’enregistrement des candidatures débutait le 07 décembre pour se terminer le 22 décembre 2004.

Pour le premier cas, des informations de sources concordantes feraient le lien entre procès en contumace prévu pour le 06 décembre 2004 et le regain d’activité des groupes armés.

Toute procédure judiciaire ou administrative visant à évincer un candidat d’une élection ne peut que provoquer une sainte alliance des ennemis de la paix contre le processus électoral. La Côte d’Ivoire en est un exemple.

Fort de ce tout qui précède, nous formulons les propositions suivantes :

1.     La reprise, pour un bref délai, du recensement électoral afin d’intégrer les électeurs injustement écartés dans certaines régions.

2.     Le report du 16 décembre au 22 décembre 2004, de la fin de l’enregistrement des candidatures, pour tenir compte des difficultés d’acheminement des dossiers de candidatures des provinces jusqu’à Bangui. Le Projet d’Ordonnance sur les partis politiques adopté par le Conseil National de Transition stipule que tout parti politique n’ayant pas obtenu 5% aux élections législatives et municipales est automatiquement dissout.

Le FODEM doit présenter un maximum de candidats à l’élection législative pour dépasser le seuil de 5%.

Le FODEM n’ayant pas de Représentant à la Coordination Nationale de la CEMI n’a pas été informé de la modification du chronogramme de l’enregistrement des candidatures, faite à l’issue d’une réunion convoquée par Communiqué Radio.

La Coordination de la CEMI a bien fait reporter le Référendum Constitutionnel du 28 novembre au 05 décembre 2004. Elle peut accepter le sursis d’une semaine à l’enregistrement des candidatures sans bouleverser l’ensemble du processus électoral.

3.   L’abrogation de l’Arrêté du Ministre de l’Intérieur interdisant les manifestations publiques des partis politiques, pour le motif qu’elles serviraient de supports pour insulter le Chef de l’Etat.

La rédaction.

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