Le président de la
Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), l'avocat Me Nicolas
Tiangaye a démissionné de ce poste qu'il occupait depuis 13 ans, a
annoncé l'organisation non gouvernementale dans un communiqué parvenu
vendredi à l'AFP à Bangui.
"Me Nicolas Tiangaye, président de la Ligue centrafricaine des
droits de l'Homme, a, par courrier du 7 décembre 2004, fait part au
Conseil exécutif de sa décision de quitter la présidence de
l'organisation", indique ce communiqué signé de Me Nganatouwa
Goungaye Wanfiyo, vice-président de la LCDH.
"Le Conseil exécutif tout en exprimant à l'unanimité son émotion,
a pris acte de cette décision et a vivement remercié Me Nicolas
Tiangaye, pour le travail qu'il a accompli depuis la création de la
Ligue, soit près de 13 ans", poursuit le communiqué.
En attendant le prochain Congrès de la LCDH, Me Nganatouwa Goungaye
Wanfiyo, assure la présidence par interim.
Actuel président du Conseil national de transition (CNT), Parlement
centrafricain de transition, Me Tiangaye s'est rendu célèbre par ses
prises de position en tant que défenseur des droits de l'Homme.
Il avait en tant qu'avocat participé à la défense de l'ex-chef de
l'Etat centrafricain Jean-Bédel Bokassa, auto-proclamé empereur, jugé
en 1987 à Bangui.
Sous la présidence d'André Kolingba (1981-1993), il avait été
accusé d'avoir appelé l'armée à la seddition et un procès avait été
intenté contre lui par le régime.
Plus récemment, sa famille, notamment deux de ses fils, ainsi que
ses gardes du corps, ont été agressés en 2003 et 2004, par des hommes
en uniforme.
La presse centrafricaine avance l'hypothèse d'une candidature de Me
Tiangaye à la députation, dans la 4ème circonscription de la ville de
Bangui, où il est domicilié, mais celui ne l'a pas confirmé.