Considérant l’échec
cinglant du bilan du Général François BOZIZE, Président de la république,
sur le plan sécuritaire et économique, en dépit de l’important appui
financier de la CEMAC, de la France et de la Chine populaire, conséquence
de l’insuffisance de compétence dans la maîtrise des enjeux politique,
dans la conduite des affaires de l’État, dans la gestion solitaire et
clanique du pouvoir, de la privation des ressources naturelles fondées
sur un système mafieux.
Considérant la recrudescence
de l’insécurité dans l’arrière pays du fait des infiltrations des
ex-libérateurs, mécontents du non respect par le Général BOZIZE du
montant des engagements financiers pris avant la conquête du pouvoir à
Bangui le 15 mars 2003.
Considérant le danger que représente
le procès inopportun intenté devant la cour criminelle contre l’ancien
Président PATASSE et Jean-Jacques DEMAFOUTH candidats à la prochaine élection
présidentielle.
Considérant la menace pour la
paix, la sécurité et la stabilité politique en Centrafrique et Afrique
Centrale que représente la candidature du Général BOZIZE à l’élection
Présidentielle de 2005, consacrant la rébellion armée comme un mode légal
d’accès au pouvoir et de légitimation par les urnes, constituant une
jurisprudence susceptible d’être imité partout en Afrique.
Considérant la candidature des
protagonistes de la tragédie du 28 mai 2001, animés par la revanche Ange
Félix PATASSE, les Généraux KOLINGBA et BOZIZE, Jean-Jacques DEMAFOUTH
qui fait peser une lourde menace de nouvelles confrontations pour le
peuple Centrafricain.
Devant l’impérieuse nécessité
d’écarter de la présidence de la république les adversaires de la
paix et de la prospérité du peuple Centrafricain en faisant échec aux
protagonistes revanchards des douloureux évènements du 28 mai 2001.
Nous, Combattantes du FODEM, réunis
en AGE ce jour 14 décembre 2004, après débats, décidons d’investire
le candidat du FODEM à l’élection Présidentielle de février 2005, le
commandant Charles MASSI, Pharmacien biologiste des armées, ancien
ministre, Président du FODEM, 2ème Vice-président du Conseil
National de Transition.
A toutes les dignes filles et
fils du Centrafrique, à toi peuple centrafricain, dépouillé de tout, écrasé
par la pauvreté et la misère qui pendant les 44 années d’indépendance
et de souffrance ont su faire preuve de patience, voici venu le moment de
vous lever et de brandir l’étendard de la fierté et de la dignité
retrouvée, d’accorder ta confiance au Commandant Charles MASSI,
l’homme qui s’engage à traduire dans les actes tes aspirations à la
paix et à la Prospérité en réalisant de grandes ambitions pour le
Centrafrique : la paix, du travail pour tous, la modernité, la bonne
gouvernance.
A tous les Combattants et
sympathisants du Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM), l’heure
est désormais à la mobilisation en direction du peuple pour le grand
rendez-vous de notre victoire. Pour qu’enfin les Centrafricains puissent
vivrent dans la paix, la prospérité, la concorde nationale et qu’aucun
de nos compatriotes ne puissent vivre à l’étranger contre sa volonté.
Fait à Bangui le 14 décembre
2004.
Pour l’Assemblée Générale
Extraordinaire,
Le Président de séance
Le 1er Vice-Président
du FODEM
M. Joachim GOYANGO
Charles Massi candidat à la présidentielle
centrafricaine
BANGUI, 14 déc (AFP)
- 20h01 - Le
président du Forum démocratique pour la modernité (Fodem),
Charles Massi, ancien opposant au régime du président Ange-félix
Patassé a été investi mardi par son parti candidat à la présidentielle
de février 2005 en Centrafrique.
M. Massi doit déposer mercredi son dossier de candidature,
selon un de ses proches.
"Nous, combattants du Fodem (...) décidons d'investir
candidat du Fodem à l'élection présidentielle de février 2005,
le Commandant Charles Massi", ancien proche de l'ex-président
Ange-Félix Patassé, dont il fut ministre avant de devenir fin
1997 l'un de ses plus farouches opposants, indique une résolution
de cette formation transmise mardi à l'AFP à Bangui.
Le Fodem y dénonce "l'échec cinglant du bilan du général
François Bozizé, sur le plan sécuritaire et économique",
depuis son arrivée à la tête du pouvoir à la faveur d'un coup
d'Etat le 15 mars 2003.
Les militants du Fodem estiment également que "la
candidature des protagonistes de la tragédie du 28 mai 2001, animés
par la revanche - (l'ex-président) Ange-Félix Patassé, les généraux
(André) Kolingba et Bozizé, Jean-Jacques Demafouth - fait peser
une lourde menace de nouvelles confrontations pour le peuple
centrafricain".
Ce jour-là, un commando avait attaqué la résidence du président
Patassé. Le coup d'Etat attribué au général Kolingba, prédécesseur
de M. Patassé, avait échoué après dix jours de combats qui
avaient fait au moins 59 morts.
Accusé de complot parallèle, le ministre de la Défense Démafouth
à l'époque avait été limogé, puis arrêté, avant d'être
finalement acquitté. Le général Bozizé, alors chef d'état-major
des armées, avait en octobre suivant résisté à son arrestation
dans cette affaire, avant de fuir vers le Tchad et de prendre la tête
d'une rébellion qui renversera M. Patassé.
MM. Bozizé, Kolingba, Patassé et Démafouth ont fait part,
ainsi que d'autres postulants, de leur intention de se présenter
à la présidentielle qui, couplée à des législatives, mettra
fin à la transition mise en place par l'actuel président en mars
2003.
Charles Massi, pharmacien biologiste des armées est l'actuel 2ème
vice-Président du Conseil national de transition (CNT, Parlement
de transition). |