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AFP Bangui, 16 décembre 2004 L'avocat
centrafricain Henri Pouzère candidat à la présidentielle de 2005 |
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L'avocat centrafricain Henri Pouzère candidat à la présidentielle de 2005BANGUI, 16 déc (AFP) - 13h15 - L'avocat centrafricain Henri Pouzère, ancien candidat malheureux à la présidentielle centrafricaine de 1999, a déposé sa candidature pour le scrutin de février 2005, a-t-on appris jeudi auprès du Trésor public où il a versé la caution exigée des candidats.Quinquagénaire, installé depuis plus de 20 ans au Gabon où il est avocat au barreau de Libreville, Me Henri Pouzère avait élu député en 1998 de l'assemblée nationale dissoute après le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté l'actuel président François Bozizé au pouvoir. Me Pouzère, membre de l'ethnie Banda majoritaire en Centrafrique, s'était présenté à la présidentielle de 1999, remportée au premier tour par le président Ange-Félix Patassé, renversé par M. Bozizé. L'avocat avait terminé en cinquième position avec 4,19% des voix. Les scrutins présidentiels et législatifs couplés de 2005, dont le premier tour est prévu le 23 février, mettront fin à la transition mise en place par le général Bozizé à son arrivée au pouvoir. Plusieurs candidats ont déjà annoncé leur candidature à la présidentielle,
parmi lesquels MM. Bozizé et Patassé, l'actuel vice-président Abel Goumba,
l'ancien président André Kolingba (1981-1993) et l'ancien Premier ministre
Jean-Paul Ngoupandé, mais tous n'ont pas déposé leur dossier de candidature.
Bref président intérimaire de la Centrafrique durant un mois, à la mort
en 1959 du père de l'indépendance Barthélémy Boganda dont il fut un
compagnon de route, le Pr Abel Goumba s'opposa ensuite à tous les régimes qui
lui ont succédés, jusqu'au coup d'Etat du général François Bozizé le 15
mars 2003.
Figure très respectée de la vie politique centrafricaine, surnommé
"Mains propres", le Pr Goumba avait alors abandonné son image
d'"éternel opposant" en acceptant de prendre la tête du premier
gouvernement consécutif au renversement du président élu Ange-Félix Patassé,
apportant ainsi sa caution morale au président tout juste autoproclamé Bozizé.
Limogé en décembre suivant, il avait été immédiatement nommé vice-président,
un poste spécialement créé à son intention et qui n'existe pas dans la
nouvelle Constitution.
Agrégé de médecine et ancien fonctionnaire de l'OMS, le Pr Goumba a déjà
pris part aux précédentes présidentielles en 1981, remportée par David
Dacko, de 1993, lors de laquelle il avait été battu au second tour par M.
Patassé, et de 1999, remportée également par M. Patassé et dont il n'avait
terminé qu'en quatrième position avec 6,6% des suffrages.
Les scrutins présidentiels et législatifs couplés de 2005, dont le
premier tour est prévu le 23 février, mettront fin à la transition mise en
place par le général Bozizé à son arrivée au pouvoir.
Plusieurs candidats ont déjà annoncé leur candidature à la présidentielle,
parmi lesquels M. Bozizé, les anciens présidents Patassé et André Kolingba
et l'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, mais tous n'ont pas déposé
leur dossier de candidature. |
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