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 LE CONFIDENT N° 817

LE CONFIDENT N° 817

CENTRAFRIQUE : La candidature de Bozizé divise la communauté internationale

Partira, partira pas ? Bozizé part quand même.

Malgré les propositions fallacieuses de l’Union Africaine. Malgré les pressions de certains de ses pairs. Mais la candidature de Bozizé à la présidentielle de l’année prochaine n’aura pas été du goût de toue l communauté internationale. Elle aura divisé la France et les États-Unis notamment qui, selon des indiscrétions diplomatiques, n’émettaient plus sur la même longueur d’onde concernant e cas Bozizé.

En effet, tout au début, Paris était d’accord avec Washington qui disait qu’il ne fallait pas cautionner la candidature de Bozizé, d’autant que celui-ci était venu avec une mission bien précise : remettre de l’ordre et repartir.

Aujourd’hui, les réalités ne sont plus les mêmes, explique-t-on à l’Élysée.

Un proche de Chirac aurait même affirmé à Georges W. Bush que pour l’instant l’ordre n’était pas encore revenu. D’où l’importance de soutenir la candidature de Bozizé s’il peut seulement restaurer la sécurité. Un argument qui ne va pas sans exaspérer une partie de la classe politique centrafricaine qui critique la position française même si elle n’est pas officielle.

De son côté, l’Union Africaine aurait pis acte de cette candidature et Alpha Omar Konaré aurait même parlé de grave erreur politique de l’actuel président centrafricain. On se souvient qu’il y a peu, l’ancien président malien et son homologue centrafricain ne se sont pas bien compris. Le premier exigeait le retrait, tandis que le dernier s’était contenté de déclarer que « il s’agit là d’une affaire centrafricaine... ». Une déclaration qui n’a pas été bien appréciée par les proches du président de la Commission Africaine.

Du côté de l’Union Européenne, les avis sont aussi partagés. Les Pays Bas qui président l’Union, la Belgique et Londres restent très sceptiques. Tandis que la France et l’Allemagne trouvent que cette candidature est normale. Et expliquent à leurs interlocuteurs que seules les élections étaient indispensables à leurs yeux.

La rédaction

Présidentielle 2005 - Quand Bozizé remonte les bretelles aux partis politiques et structures qui le soutiennent - MCN. M

Dimanche 12 décembre 2004, dans la soirée, BOZ rencontre les leaders et cadres des 24 partis politiques, ceux du Mouvement pour l’Unité, la paix et la sécurité, de la Convergence Nationale, de la Coordination des Patriotes Centrafricains et des Comités qui ont décidé de soutenir la candidature à la prochaine élection .BOZ a déploré la faible mobilisation des centrafricaines et centrafricains à cette dernière marche de soutien qui a pris fin au stade Bartélémy Boganda..........était désagréablement surpris par la passivité et la neutralité des 24 partis politiques dont les leaders n’avaient fait leur apparition qu’au stade Boganda.

............selon les leaders politiques alliés du Général Bozizé, ils sont incontournables dans la conquête du pouvoir parce que disposant des structures à travers la République Centrafricaine. Les partenaires politiques ont affirmé qu’ils n’étaient pas impliqués par la Convergence Nationale dans l’organisation de cette manifestation......la candidature à l’élection présidentielle de Boz est financièrement soutenu par la convergence nationale mas que ce dernier se serait rendu compte que cette structure sème la confusion dans l’esprit des électeurs.

A la lumière de l’échec de la dernière marche de soutien et de la démotivation de partenaires politiques du candidat indépendant, la décision a été prise de reconstituer la convergence avec la pleine implication des partis politiques dans les pré campagnes et campagnes.

L'HIRONDELLE N° 998

L'HIRONDELLE N° 998

Tempête imminente sur l’Université de Bangui - Lionel Bimazi

Grève des étudiants de l'université de Bangui pour le paiement des bourses
AFP BANGUI, 24 nov

Qui a menti mentira !

Le traître trahit sa propre parole devant toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains et la communauté internationale.

Le rendez-vous annoncé, entre lui et le peuple, n’a pas eu lieu : ni lui, ni le peule n’étaient au rendez-vous. C’est pourquoi la rencontre imposée par sa famille n’a pas eu lieu.

François Bozizé était venu non pour dire ce que le peuple voulait qu’il dise, mais pour annoncer sa candidature que rien ne justifie, ce que le peuple ne voulait pas entendre ; car le peuple qui avait reçu à temps les échos de ses intentions de se présenter aux élections a manifesté son mécontentement en refusant de se rendre au stade pour lui accorder un quelconque crédit.

Moi, citoyen Michel Damara, j’ai tenu à être présent au stade Barthélémy Boganda pour écouter que vous aviez à dire ce jour, 11 décembre 2004.

Ce que vous aviez qualifié de peuple alors que le stade était presque vide n’étaient que les membres de votre propre clan qui représentaient l’ombre d’eux-mêmes, et non e peuple centrafricain. Car c’était un non évènement, et même un match de football aurait rassemblé un peu plus de monde.

Vous avez donc menti au peuple une fois de plus et ce n’est pas une surprise, car qui a menti mentira : rappelez-vous des premiers lendemains du 15 mars 2003.

Comme votre frère d’arme e Général Amadou Toumani Touré, vous avez donné votre parole d’officier général de ne pas être un candidat. Aujourd’hui, vous êtes candidat, parce que vous dites que vous êtes centrafricain et que vous aviez le droitde vous prsenter aux élections ;

Non, pour moi Michel Damara, vous n’êtes pas un citoyen ordinaire  vous êtes un Général. Est-ce le militaire Bozizé qui a contribué au départ de Patassé ou le simple citoyen Bozizé ?

Mon Général, les temps ont changé et les centrafricains ont compris, que c’est seulement les diamants et les bois précieux du pays qui vous intéressent. C’est pour cela que vous avez insisté de faire insérer dans le projet de Constitution un article autorisant le Chef de l’Etat à faire des affaires.

Mon Général, dans votre déclaration de candidature en Sang, vous avez demandé aux Banyamulengue de se lever et soutenir votre candidature au même titre que les Centrafricains.

Or, vous savez pertinemment que ces troupes étrangères ont violé et tué les populations centrafricaines.

Avez-vous eu, en faisant une telle déclaration, une pensée pour nos femmes et sœurs violées, pour nos veuves et orphelins morts psychologiquement ?

Non Général, nous voulons un changement radical, une rupture avec le passé surtout récent, afin d’amarrer définitivement notre beau, cher et grand pays dans le peloton des pays qui gagnent.

Nous avons l’intime conviction que vous n’êtes pas l’homme de la situation, que vous ne saurez répondre aux aspirations les plus élémentaires du peuple.

Par votre candidature, le Centrafrique a manqué l’occasion d’entrer dans l’histoire et de conslider les Recommandations du Dialogue national et notre volonté commune de vivre ensemble.

Michel Damara

Instituteur Retraité

Militant du FPP

LE DÉMOCRATE N° 8951 

LE DÉMOCRATE N° 8996

Ca tourne au vinaigre entre Bozizé, la Convergence Nationale et le PDCA

Chris Omanga

....on se posait la question de savoir qui va diriger la campagne de François Bozizé....car il est question d’éviter de provoquer des frustrations aux uns et aux autres. Mais ce que l’on redoutait risque de se produire, s’il ne s’est déjà produit ...

........au lendemain de la déclaration de candidature du Général François Bozizé le week-end dernier, celui-ci est mis devant un dilemme, car il luit faut avoir désormais un directeur de campagne.......Le Chef de l’Etat aurait cédé au forcing de la Convergence Nationale qui présente un plateau attrayant de cadres et d’anciens ministres, en acceptant le choix de Jean Eudes Teya. Ce qui a, selon un membre actif du PDCA, suscité la vive réaction de Jean Serge Wafio qui se fonde sur le fait que son parti est à la fois le précurseur et le pionnier du mouvement de soutien à la candidature du Général Bozizé en Centrafrique et, de ce fait, la direction de campagne lui revient de droit. Après mure réflexion, Bozizé aurait changé de cap, convaincu que Jean Serge Wafio a raison. Ce que les cadres les plus en vue de la Convergence Nationale ne veulent pas entendre, notamment une femme très influente et proche de Bozizé. La tension est monte entre les deux groupes qui se disputent le leadership de la galaxie politique Bozizé. Cela s’est passé dans la journée du 14 décembre, les débats houleux se sont poursuivis le 15 décembre 2004.

Cette situation est venue déteindre l’atmosphère de joie qui a régné au sein de cette grande famille politique au lendemain de l’ultime marche de soutien à la candidature du Général François Bozizé.

...........la désertion des ranges des comités de soutien, du PDCA, du PNCN, de la Convergence Nationale et autres partis satellites par plusieurs cadres qui se sentiraient frustrés par un choix porterait atteinte aux intérêts d’un groupe ou de l’autre. Il semble même que la dame très influente du PDCA serait exaspérée et serait prête à jeter l’éponge.

Pour l’instant, les parties en présence se mobilisent, chacune au niveau de son État-major, pour tenter de tirer la couverture de son côté et gagner au finish....le général-président candidat hésiterait encore après la réaction en bloc de la Convergence Nationale.

..les grincements de dents risquent de déboucher sur une valse de désengagements.

Le poids de Bozizé dans les échéances de 2005

Marc Mobassi

Vu la configuration des compétiteurs engagés dans la course à la présidentielle de 2005, on a du mal à situer le général trois étoiles. Derrière le trompe-œil des 23 petits partis souvent réduits à la taille d’une feuille cellulaire et de quelques associations politiques dont les visées n’échappent plus à aucun centrafricain, se profile une grosse incertitude quant à la chance de Bozizé de gagner la présidentielle de 2005.

Les raisons sont multiples. Elles tiennent d’abord à son fief, sa région natale de l’Ouham où il a maille à partir avec des électeurs éplorés qui sont encore loin d’oublier leurs êtres chers disparus lors du passage des Zakawa.

En plus, sur le même terrain, vont se croiser plusieurs grosses pointures telles que Patassé et le Pasteur Binoua. Sans compter toute la légion de nouveaux « pachydermes » aux législatives comme Tiangaye et j’en passe.

C’est die que le fiel du général est âprement disputé. Dans cette bataille qui s’annonce rude, Bozizé ne peut se targuer d’avoir déjà mis toutes les chances de son côté.

Malgré un travail de fond longtemps abattu par le PDCA de Jean Serge Wafio puis du PNCN de Cyriaque Gonda, tous proches du Général Bozizé qui ont réussi, tant bien que mal à s’implanter sur presque l’ensemble du territoire national, rien n’est encore acquis pour l’homme du 15 mars 2003.

C’est dire également que Bozizé, s’il veut réellement être porté dans l’ensemble des cœurs des Centrafricains, doit revoir sa coque en matière de violation des droits de l’homme et surtout qu’il relâche l’étau selon les milieux diplomatiques, autour de ses adversaires politiques.

Son examen de passage avec l’Union Africaine est encore loin d’avoir un impact direct sur les élections à venir, mais reste un point d’achoppement sur lequel Bozizé et ses partisans doivent réfléchir.

Lorsque le Pasteur Binoua demande à Bozizé de retirer sa candidature « pour éviter le ridicule », il y  lieu de se demander de quelle sauce sera mangée la République Centrafricaine demain !