LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Charles MASSI

Président Fondateur
du FODEM

Message du Président.

Le Commandant Charles MASSI
Candidat à la Présidence de la République
-2005-

Un homme jeune et expérimenté,
pour une Centrafrique des grandes ambitions
La
Sécurité, un Nouvel Ordre Social,
La Modernité

Chers Compatriotes,

Peuple Centrafricain,

 

Vous avez été nombreux à nourrir de vives inquiétudes, en raison de mon silence, quant à ma participation à l’élection présidentielle de l’année 2005.

Depuis le 14 décembre 2004, je suis candidat à la Présidence de la République en 2005.

Comment aurai-je pu me dérober devant une si exaltante responsabilité, alors que j’ai constamment, au péril de ma vie, défendu vos intérêts à la tribune du Conseil National de Transition et fait face aux dérives politiques du Général Bozizé.

L’enjeu du prochain scrutin présidentiel dépasse, de loin, tous les autres, car il s’agira pour notre pays de fermer définitivement la page de sept dernières années de crises militaires, sociales et de deuils.

J’ai lutté pour vous contre la mesure injuste du Premier Ministre Célestin Leroy Gaombalet, de l’abattement de 30% sur les salaires, alors que le Premier Ministre Abel Goumba justifiait le blocage, en avril 2003, des arriérés de salaires, par l’engagement à payer les salaires, sans difficulté, à terme échu.

Au Dialogue National, je me suis opposé au retour de l’impôt de capitation. Un impôt colonial qui a jeté beaucoup de nos pères et nos frères en prison.

J’ai fermement pris position contre le Projet de Constitution monarchique et antidémocratique du Général Bozizé, qui ramenait notre pays sous l’Empire Bokassa 1er et un Code Electoral consacrant le retour au parti unique.

Le Conseil National de Transition a été soutenu par la communauté internationale et nous avons, aujourd’hui, une Constitution démocratique conforme à votre volonté.

Pendant que j’étais seul à faire face au Général François Bozizé, ceux qui se bousculent aujourd’hui pour solliciter votre suffrage, étaient soit son Conseiller à la Présidence, soit son Premier Ministre.

Au mépris qu’ils ont pour vous, ils y ajoutent le cynisme en maintenant les cadres de leur parti au Gouvernement dont ils critiquent l’échec et l’incompétence.

Nous avons déjà enduré 44 années de traversée du désert de la pauvreté et de la misère, malgré l’abondance de nos richesses naturelles.

Nous avons toujours fait preuve de patience, mais cela ne nous a jamais rien rapporté.

Aujourd’hui, le Général Bozizé vous inonde de tee-shirts, de pagnes, de savon, de sel et d’argent prélevé sur vos souffrances, pour que vous perdiez votre identité et vendiez votre âme, en votant pour lui à la Présidentielle 2005.

L’échec de sa gestion le condamne définitivement à quitter la Présidence de la République.

Il faut donc, à la direction de notre pays, un vrai Chef d’Etat, nanti de toutes les compétences et expériences qui, par l’action déterminante, doit transformer nos richesses naturelles en prospérité.

Je voudrais, par ce message, vous situer sur les principales lignes des grandes ambitions que je nourris pour le Centrafrique, dans les cinq années à venir.

 

 

1. L’impôt de capitation

J’ai fait campagne, en 1993, pour la suppression de cet impôt. Il l’a été en 1994. 

Pour moi, cet impôt est définitivement supprimé.

 

2. L’insécurité

L’insécurité constitue un véritable fléau pour le Centrafrique et un frein pour son développement économique et social.

Pour notre pays, l’insécurité prend ses racines dans la crise sociale et le chômage.

Les partisans du Général Bozizé prétendent, qu’en raison de l’insécurité qui prévaut dans le pays, il faut un militaire à la tête de l’État, pour rétablir la Sécurité et la Paix.

Si c’était le cas, il faudrait alors un militaire éclairé, compétent, démocrate et disposant d’un savoir faire politique.

Le débat sur la Constitution et le Code Électoral a mis en lumière que le Général Bozizé a tout d’un dictateur mais rien d’un démocrate.

Je suis Commandant des Forces Armées Centrafricaines. Vous m’avez souvent entendu défendre des positions politiques qui étaient toujours proches de vos préoccupations.

S’il fallait désigner l’homme de la situation, j’en remplis toutes les conditions, pour exercer, avec compétence, la fonction de Chef de l’État et éradiquer l’insécurité.

Aujourd’hui, à cause du divorce sanglant, le 17 avril 2004, entre le Général Bozizé et les ex libérateurs tchado-centrafricains envers lesquels il avait pris des engagements financiers pour la conquête de Bangui, le 15 mars 2003, et qu’il n’a pas tenus, ceux-ci occupent les départements de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, Nana-Mambéré et Mambéré-Kadéï, où ils se préparent à solder la dette de sang. Beaucoup de centrafricains en paient déjà le prix.

 

3. Les salaires, pensions et bourses

Les travailleurs totalisent à ce jour quatre années de retard de salaires.

Ministre des Ressources Énergétiques et Minérales de 1993 à 1996, les salaires, les bourses et les pensions étaient régulièrement payés, grâce à l’importante contribution du secteur minier.

Le Général Bozizé a accepté l’abattement de 30% sur les salaires.

Élu en 2005, il accepterait d’autres abattements et les travailleurs se retrouveraient dépouillés de tout.

En poursuivant les réformes économiques, la bonne gestion des Finances Publiques, la lutte contre la corruption, pour restaurer la solvabilité du Trésor Public, je m’engage à apurer tous les arriérés de salaires, pensions et bourses, et leur revalorisation, et à maintenir le dialogue permanent avec les partenaires sociaux.

 

4. Les Services Sociaux Essentiels

· Assurer un salaire et un niveau de vie décents en mettant tous les centrafricains au travail.

Je m’engage à rénover le système éducatif et sanitaire en garantissant l’égalité des chances pour l’accès au savoir et le Service de Santé Publique pour tous les citoyens.

 

5. La Modernité

Je m’engage à moderniser notre pays en développant les infrastructures routières, les télécommunications, le désenclavement aérien et l’acquisition de technologies modernes de développement.

Pour le monde rural, je m’engage à promouvoir l’accès à l’eau, l’électricité, la transformation de l’agriculture d’autosubsistance et l’élevage de patrimoine en activités commerciales.

 

6. Le développement industriel et commercial

Je m’engage à :

· créer les Instituts de Formations Spécialisées pour l’acquisition de la capacité managériale des centrafricains : banques, finances, ingénierie, agriculture,  informatique et gestion d’entreprise;

· accroître l’intégration des opérateurs économiques centrafricains dans le secteur privé en développant la culture de l’entreprise et des affaires;

· libérer de la jungle administrative l’investissement générateur de recettes pour l’État et d’emplois pour les centrafricains, sécuriser l’environnement juridique des affaires et alléger les charges qui grèvent l’expansion économique;

· restaurer l’image du patron et garantir le droit des travailleurs, dans les secteurs public et privé.

 

7. Les ressources naturelles au service du développement

· Mieux gérer les secteurs minier et forestier pour assurer le financement endogène du développement.

Je m’engage à promouvoir la production artisanale par la fourniture d’équipements modernes et l’assistance financière, à créer l’École de Formation à l’expertise du diamant et de l’or, et aux métiers de la bijouterie, la Bourse Internationale de Diamant, dans le cadre d’une initiative privée.

· Envisager, pour le pétrole, un partenariat sous-régional pour l’exploration.

 

8. La crédibilité internationale

· Rétablir la confiance, en engageant le dialogue avec les pays voisins et assurer la garantie mutuelle de sécurité sur les frontières communes.

· Faire de la Force Multinationale de la CEMAC (FOMUC), une Force Permanent pouvant intervenir sur tous les théâtres d’opérations.

· Préparer notre pays à faire face à de nouveaux périls comme le terrorisme.