CENTRAFRIQUE
: L'EXEMPLAIRE SOLIDARITE DE
L'OPPOSITION
(Sanfinna
du 10 au 16 janvier 2005)
Ce n'est pas toujours qu'on voit des
oppositions africaines faire des démonstrations de solidarité et
de cohésion. Ce qui se passe actuellement en Centrafrique
surprend à plus d'un titre.
A l'école de la démocratie, le pays était loin de bénéficier
d'une élite politique formée pour assurer une bonne gouvernance.
Il y a aussi que toute la classe politique avait fait chorus pour
obtenir le départ de Ange Félix Patassé afin de refonder la démocratie
sur des bases beaucoup plus saines. S'estimant grugé pale Président
Bozizé, qui s'est parjuré pour s'inscrire à la course présidentielle,
les politiques centrafricains n'ont pas hésité à intégrer dans
le front uni des forces vives, l'ancien parti de Patassé afin de
faire face à l'adversaire commun, en l'occurrence le général
Bozizé qui veut faire un hold-up électoral. Et c'est là une
capacité de sélectionner les priorités, de banaliser les
contradictions secondaires, qui n'est pas coutumière des
oppositions africaines.
L'autre mérite des opposants centrafricains, c'est de tenir dur
malgré un environnement régional et international défavorable.
C'est bien connu : Bozizé bénéficie du soutien de la plupart
des mastodontes de la CEMAC, Bongo et Déby en tête, qui l'ont
fait roi. Au niveau de l'Union Africaine, même Konaré, qui avait
eu le courage de dénoncer par avance la décision du général de
se présenter, s'est fait silencieux par la suite. Enfin, le général
putschiste a le soutien de la communauté internationale qui n'a
pas " oufé " quand il s'est dédit, qui n'a pas dit un
mot quand il a mis en place des institutions aux ordres et qui en
dépit de la forfaiture de la Cour Constitutionnelle, n'a fait que
demander aux uns et aux autres de préserver le processus électoral.
Mais attendons de voir si cet exemple de cohésion de l'opposition
centrafricaine ira jusqu'au bout avant de crier victoire.
V.T
© Copyright Sanfinna
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PRÉSIDENTIELLE
EN CENTRAFRIQUE: Bozizé choisit ses
adversaires
(L'Observateur
Quotidien 10/01/2005)
L'ex-Oubangui-Chari, on le savait, est
coutumier des secousses politiques depuis les années 70, où
l'empereur ubuesque Jean Bedel Bokassa, de par la bénédiction de
la France (1), s'était installé aux commandes du pays. En effet,
un petit inventaire à la Prévert atteste que les coups d'Etat ou
tentatives de même type confinent là-bas à un sport national :
en 1965 Bokassa renverse David Dako ; en 1979, l'opération
Barracuda rétablit le même Dako... entre 2000 et 2003 Patassé
essuye sept tentatives de putsch.
Jusqu'au 15 mars 2003, où le président agronome, spécialiste de
la spiruline, fut renversé par son chef d'état-major, le général
François Bozizé, alors qu'il participait à un sommet des présidents
de la CEN-SAD à Niamey. A vrai dire, la venue aux affaires de
Bozizé n'a pas surpris plus d'un Centrafricain, car l'homme a
toujours été cité parmi les acteurs des coups d'Etat intervenus
ces dernières années en Centrafrique. Et même qu'avant son coup
réussi de mars, il avait échoué dans un premier temps quelques
mois auparavant, ce qui, soit dit en passant, lui avait valu une
condamnation par contumance par le même Patassé, qui le graciera
plus tard. Il faut donc dire que Bozizé a eu le jarret ferme en récupérant
la chose en mars. Petitement quoiqu'avec beaucoup de bruit à
coups de fusils, il entra dans l'histoire de son pays. Boudé
d'abord par ses pairs de l'Union africaine (UA), qui ont appliqué
contre lui la résolution selon laquelle "pas de putschistes
à nos sommets", Bozizé prendra son mal en patience. C'est
ainsi que par touches graduelles, Bozizé parviendra à se faire
admettre dans ce syndicat très fermé des chefs d'Etat, tout en
essayant au passage un stratagème qui commence à faire recette
en Afrique : un militaire, généralement le chef d'état-major ou
un looser galonné, renverse le président, proclame ensuite qu'il
est venu pour mettre de l'ordre ou plutôt "balayer la
maison" et s'en aller ; l'appetit venant en mangeant,
finalement le nouveau venu s'y installe. L'exemple le plus achevé
en l'espèce cité récemment est le cas du général Robert Guéi
en Côte d'Ivoire, qui, après s'être mué en père-Noël
fouetard le 24 décembre 1999 pour chasser Henri K. Bédié, a
pris goût au pouvoir jusqu'à ce que Laurent Gbagbo l'en chasse
en 2000. En réalité, c'est l'actuel président malien, ATT, qui
a réussi cet exercice ces derniers temps. En ce qui concerne
Bozizé, nous avions à l'époque posé la question suivante dans
un des commentons l'événement : "Bozizé sur les traces
d'ATT ou de Guéi ?". Aujourd'hui, la réponse s'impose
puisqu'après dénégations feintes, le général s'est parjuré
officiellement le 11 décembre 2004 en ces termes :
"Centrafricains et Centrafricaines, j'ai compris le sens
profond de vos appels... conformément à vos vœux, j'accepte de
me soumettre au suffrage universel en vue de poursuivre l'œuvre
de reconstruction nationale qui m'est si chère... Je me présente
donc à l'élection présidentielle de 2005", non sans
auparavant avoir fait voter un "oui franc et massif", au
référendum constitutionnel. On l'aura compris, Bozizé a fini de
balayer la maison et veut s'y coucher. En faisant tomber bas le
masque, le général Bozizé semble donc prendre le sillon de son
devancier ivoirien Guéi, qui avait aussi de façon studieuse
choisi ceux avec qui ils allaient chercher le "naam". A
l'évidence, sur les onze candidats, Bozizé a trié ses
adversaires à savoir Jean-Paul NGoupandé, Charles Massi et
Martin Ziguelé. Exit les 7 autres, qui ne "méritent"
pas de se mettre sur la ligne de départ. Une décision qui n'est
ni plus ni moins qu'une intrusion inacceptable dans le mode de
validation des candidatures, un rôle dévolu à la Cour
constitutionnelle de transition. En effet, le 30 décembre
dernier, cette Cour, au regard des critères à remplir pour être
candidat, a rejeté les dossiers de onze prétendants au fauteuil
présidentiel. Que consécutivement, un tollé général s'en soit
suivi est compréhensible, encore que dans le cas d'espèce la
Cour a joué sa partition, même si son chef, le magistrat Malonga,
est qualifié de "véreux" par certains recalés et que
certains arguments spécieux tels l'expression "apparemment
en bonne santé" ont été utilisés pour invalider des
candidatures. Mais il faut cependant être juste également et ne
pas avaliser des candidatures fantaisistes, notamment celles de
ceux qui n'ont pas par exemple versé la caution de 5 millions
FCFA. Même dans les pays à tradition démocratique, tous les
dossiers ne reçoivent nullement le feu vert de la structure
habilitée à le faire. La Cour consitutionnelle centrafricaine
aura donc rempli sa mission. Bozizé semble donc avoir abusé de
l'article 20 de la Constitution, qui lui donne un droit régalien
de repêcher les trois recalés. Une illégalité dénoncée par
le président du Conseil national de transition (CNT), Parlement
centrafricain de transition, Me Nicolas Tiangaye, qui qualifie ce
geste de "sans portée juridique, le principe constitutionnel
de la séparation des pouvoirs et l'ordonnance créant la Cour
constitutionnelle de transition lui interdisant de valider ou
d'invalider des candidatures". Les apparences qui semblaient
donc sauves dans ce processus électoral, donc l'acte final est prévu
pour le 13 février prochain, ne le sont plus, loin s'en faut,
avec ce geste plus que maladroit du maître de Bangui. En décidant
qui doit être face à lui en février, Bozizé sait à quoi il se
prépare : une victoire quasi certaine. La Centrafrique est en
effet un pays où les clivages ethniques sont exacerbés à chaque
scrutin par les politiques. Ce n'est pas pour rien que Bozizé,
après son limogeage le 26 octobre 2001 et sa fuite le 6 novembre,
pourchassé par l'unité de sécurité présidentielle (USP), a
rejoint d'abord son fief de Bossangoa, avant de se réfugier dans
la ville tchadienne de Sahr. Les 7 recalés sont plus ou moins des
ressortissants de cette région, où domine l'ethnie Gbaya. Une
trouvaille pas nouvelle du tout du président-candidat, qui écarte
du même coup ceux qui sont susceptibles d'émietter son électorat.
Mon général n'est donc pas passé par quatre chemins pour se
frayer un boulevard vers le palais présidentiel. Une "guéisation"
qui ne dit pas son nom, encore que l'illustre balayeur ivoirien crût
dur comme fer qu'un Laurent Gbagbo ne pourrait pas lui ravir son
fauteuil. En Centrafrique, le général n'ignore pas également
que généralement, celui qui est déjà au pouvoir bénéficie
d'un préjugé favorable du fait que l'électorat est souvent légitimiste.
Alors autant mettre toutes les chances de son côté par ce tri.
Il faut pourtant craindre que cette sorte de ségrégation et ce
hold-up électoral programmé ne conduisent à des situations déplorables
observables ailleurs, toutes les politiques d'exclusion menant
souvent au chaos. Et comme toute chose étant égale par
ailleurs...
(1) Le 4 décembre 1977, Bokassa se fait couronner empereur à
grandes pompes. La France paie une grande partie de la facture,
dont le montant est égal au quart du budget de la Centrafrique.
Observateur Paalga, La rédaction
© Copyright L'Observateur Quotidien
|
Le droit dit
ce qu'il faut faire et pas ce qu'on en fera.
08/01/2005 STÉPHANE
BOLLE
Voir
aussi : LA
CONDITIONNALITÉ DÉMOCRATIQUE DANS LA POLITIQUE AFRICAINE DE LA
FRANCE
Cher Monsieur
Avant même que je
puisse procéder à des recherches idoines (mes activités
d'enseignement sont très prégnantes...), j'ai appris que le
général-Président avait "repêché" Charles Massi
pour la présidentielle ... s'ocroyant ainsi le droit de revenir
sur une décision de la Cour constitutionnelle CC) qui a
juridiquement autorité absolue de chose jugée.
Ce précédent et
l'invalidation par la CEMI de dossiers de candidatures à la
députation ne lassent pas d'inquiéter sur la réalité de la
marche de la RCA vers un véritable Etat de droit démocratique.
Celà ne fait que confirmer mon appréciation après la nouvelle
de la décision de la CC d'élimination de candidats à la
présidentielle: lorsqu'une Constitution impose de
nombreuses conditions d'éligibilités, elle se prête plus
aisément à l'arbitraire et une CC "aux ordres"
éliminera sans mal les rivaux du président quitte à faire
souffrir le droit pour servir le pouvoir.- Pourquoi exiger d'un
présidentiable (comme en 1994) qu'il ait une propriété bâtie
en RCA? N'est-ce pas introduire une dimension censitaire dans le
droit de se porter candidat à une élection? Et une marge
considérable de manipulation puisqu'une propriété gagée n'est
pas prima facie pleinement une propriété (Gage: Contrat par
lequel un débiteur remet une chose mobilière à son créancier
en garantie du paiement de la dette. Le gage entraîne
généralement la dépossession du débiteur [Lexique des termes
juridiques, Dalloz])- L'obtention de documents officiels valides
n'est pas toujours chose aisée en Afrique. Ainsi, le jugement
supplétif de certification de l'acte de naissance de M. Massi
comportait une erreur de date et n'indiquait pas le lieu de son
émission. Ces vices non seulement n'emportaient pas nécessairement
l'inéligibilité [ils ne lui étaient pas imputables] mais encore
n'autorisaient absolument pas la CC à conclure que M. Massi
n'aurait pas prouvé sa nationalité et n'appartiendrait pas à la
communauté centrafricaine. En effet, la production d'un
certificat de nationalité est exigée par le Code électoral et
seule cette pièce permet de confirmer ou infirme le lien de
l'impétrant avec la RCA. Tout autre "lecture" des
textes est dictées par des considérations extra juridiques.
Par ailleurs, j'ai
pu constater que le Code électoral "ajoute" des
conditions d'éligibilité non prévues par la Constitution, qu'il
est donc en partie contraire à la Constitution. Dès lors,
l'élection présidentielle 2005 de RCA se déroulera sur des
bases juridiquement très contestables, ce qui ne manquera pas de
rejaillir sur la crédibilité de l'élu.
Pourquoi diable
les rédacteurs de la Constitution et du Code électoral n'ont pas
pris la peine de donner à la RCA un corpus fondamental qui
écarte préventivement nombre de ses arguties qui empoisonnent la
vie politique en Afrique? Quels gâchis!
Malgré ce, je
souhaite vivement que la RCA se ressource et se sorte de la
mauvaise passe très vite. Je suis toujours preneur de la
décision de la Cour Constitutionnelle si vous en disposez.
Amicales et
sincères salutations.
Stéphane BOLLE
Maître de conférences en droit public
à l'Université Paul Valéry - Montpellier 3
> Cher
Monsieur,
>
> Je tiens à vous remercier pour l'attention que vous accordez
à
> l'évolution de la vie politique et institutionnelle dans
notre pays.
>
> Je me demandais si vous pouviez nous éclairer et éclairer
l'opinion de
> nos compatriotes sur les motivations de la décision de la
Cour
> Constitutionnelle concernant notre Président Charles MASSI
qui a été
> invalidé pour les causes suivantes :
>
> · Concernant le titre propriété de sa maison à Bangui :
le bien
> concerné a été gagé par la banque, la Cour
Constitutionnelle considère
> que par conséquent notre candidat n'a pas de propriété ?
>
> · Concernant son acte de naissance : le jugement supplétif
de
> certification de son acte de naissance comporte une erreur de
date et
> n'indique pas le lieu de son émission. Pour la Cour, Charles
MASSI
> n'aurait donc pas prouvé sa nationalité et n'appartiendrait
pas à la
> communauté centrafricaine.
>
> Pour la plupart des autres candidats c'est le même type de
motivations
> conduite par une surnaturelle rigueur dans l'interprétation
de la règle
> de droit.
>
> Amicales et sincères salutations.
>
> Bonne Année 2005
>
> Eric NERIS
> Secrétaire Général Adjoint du FODEM France.
> www.fodem.org <http://www.fodem.org>
|
-----Message d'origine-----
De : BOLLE [mailto:]
Envoyé : samedi 1 janvier 2005 18:30
À : fodem.contact@wanadoo.fr
Objet : Décision de la Cour
Constitutionnelle d'élimination de candidats
à l'élection présidentielle
Importance : Haute
Stéphane
BOLLE
Maître de conférences en droit public
à l'Université Paul Valéry - Montpellier 3
Madame, Monsieur
Je viens de prendre connaissance de l'information suivant laquelle
la Cour Constitutionnelle de transition a éliminé la plupart de
rivaux du chef de l'Etat à la prochaine élection présidentielle.
Je voudrais disposer du texte de cette décision pour en faire un
commentaire. Pourriez-vous m'y aider?
Il ne faut pas taire la manipulation éhontée des règles de
droit auxquelles vient de procéder le juge constitutionnel
centrafricain après son homologue ivoirien en 2000.
Dans l'espoir d'une réponse Je souhaite à tous les
centrafricains une heureuse année 2005
Stéphane Bolle
|
|
REVUE DE PRESSE
DU 06/01/2005 - SOURCE AFRIQUE-CENTRALE.INFO
CENTRAFRIQUE
- LE DEMOCRATE
(Le président) François Bozizé se fait juge et
partie et rate l'occasion d'une décrispation politique en or
(en ne validant que trois candidats à la présidentielle sur
les sept exclus)
(L'ancien président et candidat à la présidentielle)
André Kolingba à "Afrique Education": "En plus
du manioc, je dois pour ma part nourrir mon peuple d'écriture"
Comité de crise des candidats recalés à l'élection
présidentielle: report du meeting (à samedi après avoir été
interdit mercredi)
- LE CONFIDENT
Centrafrique: Bozizé n'a pas écouté les
conseils de Bongo (le président gabonais Omar Bongo Ondimba
aurait demandé, selon le journal, à M. Bozizé de mettre fin
à la crise en repêchant tous les candidats)
(Le président de la Cour constitutionnelle
Marcel) Malonga poussé à la porte de sortie par Bozizé
Déception et démotivation à la Convergence
nationale "Kwa na Kwa" (qui soutient la candidature de
M. Bozizé. Elle en attend toujours des retombées financières,
selon le journal)
|
LE
BRAS DE FER QUI EN DIT LONG
OCBG - 3/01/2005
Depuis l'annonce de l'invalidation de certains candidats
potentiels à la candidature des élections Présidentielles de
2005, Bangui est en effervescence.
Le camp BOZIZE s'interroge
de la suite que pourra donner à cette décision de la cour
constitutionnelle.
Depuis 15 heures les hauts responsables de la convergence KWA NA
KWA s'activent la bonne stratégie nécessaire à la
dédramatisation de l'impact, que ectte décision pourra avoir sur
l'image de la démocratie participative et à l'unicité du pays
au seuil de cette transition consensuelle.
Le camp BOZIZE étant singulièrement divisé ce qui pose
d'énormes équations à plusieurs inconnues à cette convergence
KWA NA KWA.
Nonobstant de cette division la discipline règne:
Les modérés demandent la réhabilitation de tous les candidats
exclus, tandisque les irréductibles
réclament un black out total sur ce qu'ils considèrent comme
étant affaires closes.
La tension monte entre les
deux camps et jusqu'à l'heure ou nous écrivons ce texte, en
dehors de l'intervention de NGONDA Cyriaque porte parole du
Candidat BOZIZE, une autre intervention; celle du Me ZARAMBAULT
était prévue.
Une possible dissolution du Conseil National de Transition serait
au programme.
Cette dissolution affecterait rapidement les recalés et les
instances internationales.
Les participants à ce conseil de guerre dénnonce d'emblée l'ingérance
et l'intimidation de certains pays accidentaux voire africains
dans les affaires purement centrafricaines.
Les conseillers en communication du chef de l'état ayant déjà
professé à côté de Robert GUEÏ seraient ils en phase de
transformer cet imbroglio juridique en une lutte ultra
Nationaliste qui consisterait à trouver un bouc émissaire
incarnant tous les maux cela ne peut être que le pays
colonisateur qui exige une vraie démocratie.
Le rendez vous du Mercredi risque d'être chaud, riche en couleurs
et plein de rebondissements.
La non réhabilitation des candidats exclus et le refus de
dissoudre la cour constitutionnelle plongeront le pays dans une
situation similaire à celle de la côte d'ivoire...
BOZIZE et le Gouvernement de transition franchiront ils le pas
celui qui sera le point du non retour ?
En essayant de briser la résistance et l'espoir des démocrates,
il faudra éviter tout débordement susceptible de déclencher des
arrestations ou accrochages avec les policiers présents pour
l'encadrement.
A SUIVRE ...
LRB
|
Présidentielle en RCA: le parti de M. Goumba
condamne la décision de la Cour
BANGUI, 3 janv (AFP)
- 16h50 - Le
Front patriotique pour le progrès (FPP) du vice-président
centrafricain et candidat à la présidentielle Abel Goumba a
condamné lundi, dans une déclaration, l'invalidation jeudi par
la Cour constitutionnelle de sept candidatures au scrutin de février
prochain.
"Loin de garder le mutisme devant cette situation de
nature à compromettre la paix civile et la cohésion nationale,
le FPP, dont le candidat est un démocrate convaincu de première
heure, condamne un tel recul de la démocratie", a affirmé
le parti du Pr Goumba, figure historique et respectée de la vie
politique centrafricaine.
"Le FPP comprend mal que les candidats dont la candidature
avait été validée aux dernières consultations électorales
soient écartés, alors que leur situation juridique ne semble pas
avoir changé", poursuit le texte.
Le bureau politique du FPP "se joint à l'opinion
nationale et internationale pour exiger une solution susceptible
d'éviter des tensions préjudiciables au retour à l'ordre
constitutionnel souhaité par le peuple centrafricain et par la
communauté internationale", après le coup d'Etat du général
François Bozizé en mars 2003.
Les sept candidats exclus, dont l'ancien président Ange-Félix
Patassé, ont exigé l'annulation de la décision de la Cour et la
dissolution de cet organe, qui n'a retenu que cinq candidatures,
dont celle du président Bozizé.
Les neuf membres de la Cour constitutionnelle devaient
rencontrer lundi le chef de l'Etat avant de s'exprimer
publiquement pour la première fois sur la décision rendue le 30
décembre, selon une source officielle. COMMUNIQUE
DE PRESSE DU 31/12/2004
Pour
la nième fois, la Direction de campagne du FPP-France vient
porter à la connaissance de la communauté nationale et
internationale des faits constitutifs de violations des libertés
individuelles et collectives, commis encore une fois, par le
Général François BOZIZE, à l’encontre des militantes et militants du FPP et plus
largement, du peuple centrafricain :
-
Après
avoir renoncé à sa parole donnée en se présentant à
l’élection présidentielle,
-
Orchestrer
des rumeurs fantaisistes dans les campagnes sur un hypothétique
soutien du Pr ABEL GOUMBA du FPP (Front patriotique pour le
progrès) à sa candidature,
-
interdit
le vote des centrafricaines et centrafricains résidents en
France,
Le
Général
BOZIZE se livre à un autre jeu, celui d’empêcher le FPP de faire
campagne, convaincu de ses carences à parler le langage de la
démocratie et à laisser tomber les armes.
C’est
ainsi que le samedi
18/12/2004, la
garde prétorienne de BOZIZE a tenté d’interdire le congrès du
FPP (Front Patriotique pour le Progrès du Pr ABEL GOUMBA) qui
était prévu dans l’amphithéâtre du Ministère des Affaires
Etrangères à Bangui ; une réservation de la dite salle
ayant été faite de longues dates
pour l’occupation de l’établissement.
En
voyant une affluence massive des militantes et militants du FPP
qu’il croyait avoir acheté avec l’argent du contribuable et
des diamants écoulés sur des marchés parallèles (DUSSELDORF),
le Général BOZIZE, par sa garde prétorienne, tenta d’intimider les militants
du FPP en leur interdisant l’entrée de la salle pour y tenir le
Congrès. Il s’en est fallu de peu pour qu’une émeute éclate
en pleine période électorale.
Face
aux manifestations de mécontentement des congressistes, la garde
prétorienne était obligée de laisser le FPP tenir son congrès,
malgré la volonté malveillante de BOZIZE.
Cependant,
l’ancien aide de camp de BOKASSA
a un autre tour dans sa besace, c’est à dire prendre le devant
afin d’empêcher un vote massif en faveur du FPP s’exprimer
par les urnes.
Pour
arriver à ses fins, le dictateur procède, sans raison valable,
à :
-
L’annulation
des scrutins du vote référendaire de BAMBARI,
là où le FPP est solidement implanté, sous le prétexte que les
résultats de cette circonscription
n'ont pas été
reçus par la Cour Constitutionnelle, alors qu'ils étaient
transmis régulièrement. M. MARCEL NGUEREMANGOU MALONGA a refusé de prendre en compte ces
résultats,
-
l’annulation
des scrutins du vote référendaire
du 4è arrondissement
de Bangui,
-
l’annulation
des opérations de vote pour le référendum sur la constitution
en France
tout
ceci dans l'optique
d'empêcher l'expression populaire des électrices et électeurs
des circonscriptions qui lui sont défavorable
En
outre pour clore son dispositif de fraude il fait invalider les
candidatures de certains leaders de partis politiques, pour des
motifs fallacieux, par le même MARCEL
NGUEREMANGOU MALONGA,
Président de la Cour constitutionnelle.
Ces
invalidations (scrutin de la OUAKA, du
4è arrondissement de Bangui et de certaines candidatures)
préfigurent de la volonté d’organisation de
fraudes massives, au profit de l’ancien
aide de camp de BOKASSA et Chef
d’Etat major de PATASSE.
Le
FPP-France exprime son inquiétude grandissante quant à la
poursuite de l’action de normalisation des institutions
politiques et, au-delà, à la restauration de la paix et de la
sécurité en République Centrafricaine. Car,
ces actes de violation des droits collectifs commis par BOZIZE
semblant être planifiés et dirigés contre des groupes
politiques( ou de population) bien ciblés, n’ont qu’un
but : empêcher ceux ci de s’exprimer, voire peut être les
faire taire définitivement. Ce qui nous rappelle étrangement le
processus qui a plongé la Centrafrique, il y a peu, dans
l’innommable, au moment où BOZIZE était le Chef d’Etat major
du sanguinaire PATASSE.
Pour
sauver le processus électoral et le peuple centrafricain, le
FPP-France exige:
-
1-LA DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE, et la désignation de personnalités indépendantes sur une
base véritablement consensuelle, un collège de magistrats par
exemple, dans la mesure où cette institution est définitivement
incapable d’accomplir
sa mission en toute transparence, conformément à l’esprit
démocratique qui devrait guider le processus de transition.
-
2-LE
RESPECT DE LA LOI DANS
LA PROCÉDURE DE VALIDATION DES CANDIDATURES AUX ÉLECTIONS
(présidentielles et législatives) en procédant à un réexamen
de tous les dossiers afin de valider ceux qui doivent l'être,
conformément au code électoral.
Mieux,
pour éviter à toute l’Afrique centrale une guerre qui
déstabilisera toute la sous région, le FPP France EXIGE
LE RETRAIT DE FRANCOIS BOZIZE
DE LA COURSE A LA MAGISTRATURE SUPREME , CONFORMEMENT
AUX ENGAGEMENTS CONTRACTES
AU SEIN DE LA COORDINATION DES PATRIOTES CENTRAFRICAINS (CPC) ET
REITERES SUR LES ONDES DE LA RADIO AFRICA N° 1 A LIBREVILLE
(GABON), durant l’été 2003.
POUR
LE FPP France

FRANCIS
KPIGNET
JULIEN LAVODRAMA
0609042659
kapanza@caramail.com
julien.lavodrama@wanadoo.fr
|
-----Message d'origine-----
De : ymete2002 [mailto:meteguemeu@hotmail.com]
Envoyé : samedi 1 janvier 2005 12:47
À : be-africa2@yahoogroupes.fr
Objet : [be-africa2] Re : (AFP) Présidentielle:
les candidats exclus demandent la dissolution de la Cour
J'attend la réaction de ceux dont
la candidature a été validée. Si nous en sommes encore à ce
stade, c'est que tout le sang versé n'a servi à rien. J'espérais
que Bozize n'en arriverait jamais là, et qu'en tant que Militaire
: ils sont censés avoir un code d'honneur; allait faire en sorte
de gagner loyalement.
Comme l'a dit un prix Nobel féminin
" ... dans nos pays , qu'on le veuille ou pas, le soleil
finira tôt ou tard par se lever ...", il doit bien se douter
que nous allons tous protester non ? l'ex Monsieur "Mains
propres" me déçoit beaucoup.
Il appartient à tous les
Centrafricains de se joindre aux candidats refoulés pour exiger
une élection libre et démocratique , afin que la paix puisse
revenir définitivement chez nous. Espérons que les candidats
admis , car je pense que Bozize espère les manipuler : c'est une
façon de les mépriser et de montres à l'opinion publique et
Internation qu'ils ne les craint pas , ou qu'ils sont acquis
à sa cause car le public n'est pas dupe sur ces choix.
J'espère aussi que le fameux
comité d'Ambassade qui avait été créé pour veiller à ce
que les élections puissent avoir lieu dans la transparence ,
jouera son rôle . Je suis écœurée, et le pire c'est
qu'il y en a parmis nous qui se réjouissent de cet état de fait.
-----Message d'origine-----
De : ymete2002 [mailto:meteguemeu@hotmail.com]
Envoyé : samedi 1 janvier 2005 13:04
À : be-africa2@yahoogroupes.fr
Objet : [be-africa2] Re : TR:
[FODEM] La décision de la cour constitutionnelle de bangui est
irresponsable
Ce Combat n'est pas que celui du
Fodem : c'est notre combat à tous. Je ne vois pas ce que ces 5
candidats ont de plus comme critères de meilleure moralité , que
tous ceux dont les candidatures ont été refusées. C'est une
injure à notre intelligence , du mépris pour notre peuple, et
nous ne pouvons l'accepter.
80 % , sinon plus de nos
Dirigeants sont malades, soient du Sida, ou de la tête, ou
corrompus, fauchés, escrocs, arrivistes et
complètement ignorants des notions élémentaires de la gestion
des biens publics ou d'un Pays. S'il faut vraiment être stricts,
nous n'auront plus de magistrats, de Ministres, de Présidents et
j'en passe. Personne ne vaut mieux que l'autre , sinon on aura déjà
vu le résultat depuis des décennies. C'est une élection de
paranos, d'incompétents , de malades. Faute de mieux, qu'on
laisse au moins le choix à la population de choisir le nul
qu'elle veut comme
dirigeant !!!
Yvonne
|
Les
élections en Centrafrique risquent d'être invalidées
Observatoire Centrafricain
de la Bonne Gouvernance - 31/12/2004
BOUKANGA-BOZIZE-GOUMBA-POUZERE-KOLINGBA
: LE
QUINTE GAGNANT DES PRESIDENTIELLES DU 2005
Un vrai seïsme politique, pour
NGOUPANDE, MASSI, BINOUA, PATASSE, DEMAFOUTH, qui étaient déjà
bien partis dans les sondages.
En attendant de connaître les
vraies causes de rejets par la CEMI de toutes ces candidatures,
une interrogation s'impose:
BOZIZE face à un KOLINGBA Dimunué,
un GOUMBA inexistant, un POUZERE méconnu du public,un BOUKANGA
reprentant un ensemble vide, le jeu démocratique ne semble t'il
pas biaisé d'avance?
Cette part de vérité paraîtra
évidente à tous ceux qui jugent nécessaire de préparer la
victoire d'un renouveau Centrafricain avec du sang neuf, de l'intégration
par l'organisation méthodique de toutes nos forces éparses.
ON NOUS A MONTRE JUSQU'ICI CE QU'ON
NE VOULAIT PAS,IL FAUDRAIT MAINTENANT SAVOIR CE QUE L'ON VEUT
CELUI QUI FAIT TOUJOURS CE QU'IL
VEUT FAIT RAREMENT CE QU'IL DOIT AU PEUPLE
POUR LES PROMESSES ELECTORALISTES,
VOULOIR EST BIEN MAIS FAIRE EST MIEUX, CELUI QUI NE PEUT PAS QUAND
IL LE PEUT, NE POURRA PAS QUAND IL VOUDRA
Messieurs les heureux candidats,
nous nous sommes toujours heurtés à un mauvais vouloir bien évident,
à des Présidents non responsables et ethnicistes,
Il Importe de faire la part des évènements
considérables qui domininet la volonté et déjouent tous les
calculs de la sagesse humaine.
Le MLPC, FODEM, PUN et bien
d'autres, ne baissez point les bras, ne vous confinez point à une
opposition systématique et radicale au risque de transformer
voire basculer dans une lutte armée qui sera dévastatrice pour
le pays.
C'est signe que l'on tient la vérité,
lorsqu'on reussit à coaliser contre soi la concentration des idées
fausses
Raymond BOMONGO
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-----Message d'origine-----
De : jeanmbalanga
[mailto:jeanmbalanga@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 31 décembre 2004 13:35
À : FODEM@yahoogroupes.fr
Objet : [FODEM] La décision de la cour
constitutionnelle de bangui est irresponsable
La politisation de la cour
constitutionnelle n'est pas faite pour développer ce que nous
attendons tous, l'institutionalisation des pratiques saines de la
vie politique centrafricaine.
Nous croyons sincèrement que le
président du FODEM, le biologiste CHARLES MASSI est un des
acteurs attentif et que le débat politique en souffrira.
Monsieur BOZIZE vient de tourner
le dos à son pays; la RCA va s'enfoncer dans la
crise,l'adaptation au monde qui nous entoure ne sera pas à
l'ordre du jour et que nous continuerons à se définir comme les
brebis gâleuses de cette sous région.
On a de la peine à croire que
l'intelligence politique qui permet d'être en accord avec son
époque(parce que les gens sont toujours normaux)est une capacité
qui nous est étrangère. Les putschistes nostalgiques de bangui
vont ouvrir les yeux et constater que le dictateur PINOCHET va
être traduit en justice, qu'en UKRAINE la conscience populaire
peu mettre au pas les dirigents qui ne veulent pas avancer dans le
sens de l'histoire.
Priver la moitié de la population
d'une élection est une hérésie. Comme l'a dit ce matin sur FRI
un candidat victime de cette mascarade humiliante, << c'est
une déclaration de guerre >> contre le pays, chose que
l'opinion internationale ne manquera pas de sanctionner de façon
exemplaire pour l'équilibre de la région.
Nous appelons à faire barrage au
retour d'un pouvoir obscurantiste et violent qui fait fi de la
souffrance du peuple demandeur d'une démocratie vivante et
prospère.
V I V E LE F O D E M POUR QUE VIVE
LA CENTRAFRIQUE DÉMOCRATIQUE
SALUTATIONS COMBATTANTES
FODEM FRANCE
MBALANGA
1ER vice président
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