FORUM, du 31 décembre 2004 au 10 janvier 2005

RÉACTIONS A LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

19/01/05 Crise en RCA: la Cour constitutionnelle, partiale, est responsable !
10/01/05 CENTRAFRIQUE : L'EXEMPLAIRE SOLIDARITÉ DE L'OPPOSITION
10/01/05 PRÉSIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE: Bozizé choisit ses adversaires
08/01/05

Le droit dit ce qu'il faut faire et pas ce qu'on en fera. (BOLLE)

06/01/05 PRESSE DU 06/01/2005 - SOURCE AFRIQUE-CENTRALE.INFO
03/01/05 LE BRAS DE FER QUI EN DIT LONG
03/01/05 Présidentielle en RCA: le parti de M. Goumba condamne la décision de la Cour
03/01/05 LA COUR CONSTITUTIONNELLE A PÊCHÉ EN EAU TROUBLE
TÉLÉGRAMMES
02/01/05 
BOZIZÉ DÉTERMINÉ A PASSER EN FORCE !
01/01/05

Décision de la Cour Constitutionnelle d'élimination de candidats (BOLLE)

01/01/05 Re : (AFP) Présidentielle: les candidats exclus demandent la dissolution de la Cour
TÉLÉGRAMMES
01/01/05 
BOZIZE CANDIDAT NON VALIDE !
31/12/04 MALAONGA A TRACÉ UN BOULEVARD POUR BOZIZE
31/12/04 Les élections en Centrafrique risquent d'être invalidées
31/12/04 La décision de la cour constitutionnelle de Bangui est irresponsable
CAP
 31/12/04
LEVÉE DE BOUCLIERS APRÈS L’INVALIDATION DE PLUSIEURS CANDIDATURES A LA PRÉSIDENTIELLE
FODEM
 31/12/ 04
Centrafrique : palmarès et secret d’une longévité politique africaine et mondiale, (Réalités centrafricaines)
 
CENTRAFRIQUE : L'EXEMPLAIRE SOLIDARITE DE L'OPPOSITION
(Sanfinna du 10 au 16 janvier 2005)


Ce n'est pas toujours qu'on voit des oppositions africaines faire des démonstrations de solidarité et de cohésion. Ce qui se passe actuellement en Centrafrique surprend à plus d'un titre.
A l'école de la démocratie, le pays était loin de bénéficier d'une élite politique formée pour assurer une bonne gouvernance. Il y a aussi que toute la classe politique avait fait chorus pour obtenir le départ de Ange Félix Patassé afin de refonder la démocratie sur des bases beaucoup plus saines. S'estimant grugé pale Président Bozizé, qui s'est parjuré pour s'inscrire à la course présidentielle, les politiques centrafricains n'ont pas hésité à intégrer dans le front uni des forces vives, l'ancien parti de Patassé afin de faire face à l'adversaire commun, en l'occurrence le général Bozizé qui veut faire un hold-up électoral. Et c'est là une capacité de sélectionner les priorités, de banaliser les contradictions secondaires, qui n'est pas coutumière des oppositions africaines.


L'autre mérite des opposants centrafricains, c'est de tenir dur malgré un environnement régional et international défavorable. C'est bien connu : Bozizé bénéficie du soutien de la plupart des mastodontes de la CEMAC, Bongo et Déby en tête, qui l'ont fait roi. Au niveau de l'Union Africaine, même Konaré, qui avait eu le courage de dénoncer par avance la décision du général de se présenter, s'est fait silencieux par la suite. Enfin, le général putschiste a le soutien de la communauté internationale qui n'a pas " oufé " quand il s'est dédit, qui n'a pas dit un mot quand il a mis en place des institutions aux ordres et qui en dépit de la forfaiture de la Cour Constitutionnelle, n'a fait que demander aux uns et aux autres de préserver le processus électoral.


Mais attendons de voir si cet exemple de cohésion de l'opposition centrafricaine ira jusqu'au bout avant de crier victoire.

V.T
© Copyright Sanfinna
PRÉSIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE: Bozizé choisit ses adversaires
(L'Observateur Quotidien 10/01/2005)


L'ex-Oubangui-Chari, on le savait, est coutumier des secousses politiques depuis les années 70, où l'empereur ubuesque Jean Bedel Bokassa, de par la bénédiction de la France (1), s'était installé aux commandes du pays. En effet, un petit inventaire à la Prévert atteste que les coups d'Etat ou tentatives de même type confinent là-bas à un sport national : en 1965 Bokassa renverse David Dako ; en 1979, l'opération Barracuda rétablit le même Dako... entre 2000 et 2003 Patassé essuye sept tentatives de putsch.

Jusqu'au 15 mars 2003, où le président agronome, spécialiste de la spiruline, fut renversé par son chef d'état-major, le général François Bozizé, alors qu'il participait à un sommet des présidents de la CEN-SAD à Niamey. A vrai dire, la venue aux affaires de Bozizé n'a pas surpris plus d'un Centrafricain, car l'homme a toujours été cité parmi les acteurs des coups d'Etat intervenus ces dernières années en Centrafrique. Et même qu'avant son coup réussi de mars, il avait échoué dans un premier temps quelques mois auparavant, ce qui, soit dit en passant, lui avait valu une condamnation par contumance par le même Patassé, qui le graciera plus tard. Il faut donc dire que Bozizé a eu le jarret ferme en récupérant la chose en mars. Petitement quoiqu'avec beaucoup de bruit à coups de fusils, il entra dans l'histoire de son pays. Boudé d'abord par ses pairs de l'Union africaine (UA), qui ont appliqué contre lui la résolution selon laquelle "pas de putschistes à nos sommets", Bozizé prendra son mal en patience. C'est ainsi que par touches graduelles, Bozizé parviendra à se faire admettre dans ce syndicat très fermé des chefs d'Etat, tout en essayant au passage un stratagème qui commence à faire recette en Afrique : un militaire, généralement le chef d'état-major ou un looser galonné, renverse le président, proclame ensuite qu'il est venu pour mettre de l'ordre ou plutôt "balayer la maison" et s'en aller ; l'appetit venant en mangeant, finalement le nouveau venu s'y installe. L'exemple le plus achevé en l'espèce cité récemment est le cas du général Robert Guéi en Côte d'Ivoire, qui, après s'être mué en père-Noël fouetard le 24 décembre 1999 pour chasser Henri K. Bédié, a pris goût au pouvoir jusqu'à ce que Laurent Gbagbo l'en chasse en 2000. En réalité, c'est l'actuel président malien, ATT, qui a réussi cet exercice ces derniers temps. En ce qui concerne Bozizé, nous avions à l'époque posé la question suivante dans un des commentons l'événement : "Bozizé sur les traces d'ATT ou de Guéi ?". Aujourd'hui, la réponse s'impose puisqu'après dénégations feintes, le général s'est parjuré officiellement le 11 décembre 2004 en ces termes : "Centrafricains et Centrafricaines, j'ai compris le sens profond de vos appels... conformément à vos vœux, j'accepte de me soumettre au suffrage universel en vue de poursuivre l'œuvre de reconstruction nationale qui m'est si chère... Je me présente donc à l'élection présidentielle de 2005", non sans auparavant avoir fait voter un "oui franc et massif", au référendum constitutionnel. On l'aura compris, Bozizé a fini de balayer la maison et veut s'y coucher. En faisant tomber bas le masque, le général Bozizé semble donc prendre le sillon de son devancier ivoirien Guéi, qui avait aussi de façon studieuse choisi ceux avec qui ils allaient chercher le "naam". A l'évidence, sur les onze candidats, Bozizé a trié ses adversaires à savoir Jean-Paul NGoupandé, Charles Massi et Martin Ziguelé. Exit les 7 autres, qui ne "méritent" pas de se mettre sur la ligne de départ. Une décision qui n'est ni plus ni moins qu'une intrusion inacceptable dans le mode de validation des candidatures, un rôle dévolu à la Cour constitutionnelle de transition. En effet, le 30 décembre dernier, cette Cour, au regard des critères à remplir pour être candidat, a rejeté les dossiers de onze prétendants au fauteuil présidentiel. Que consécutivement, un tollé général s'en soit suivi est compréhensible, encore que dans le cas d'espèce la Cour a joué sa partition, même si son chef, le magistrat Malonga, est qualifié de "véreux" par certains recalés et que certains arguments spécieux tels l'expression "apparemment en bonne santé" ont été utilisés pour invalider des candidatures. Mais il faut cependant être juste également et ne pas avaliser des candidatures fantaisistes, notamment celles de ceux qui n'ont pas par exemple versé la caution de 5 millions FCFA. Même dans les pays à tradition démocratique, tous les dossiers ne reçoivent nullement le feu vert de la structure habilitée à le faire. La Cour consitutionnelle centrafricaine aura donc rempli sa mission. Bozizé semble donc avoir abusé de l'article 20 de la Constitution, qui lui donne un droit régalien de repêcher les trois recalés. Une illégalité dénoncée par le président du Conseil national de transition (CNT), Parlement centrafricain de transition, Me Nicolas Tiangaye, qui qualifie ce geste de "sans portée juridique, le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs et l'ordonnance créant la Cour constitutionnelle de transition lui interdisant de valider ou d'invalider des candidatures". Les apparences qui semblaient donc sauves dans ce processus électoral, donc l'acte final est prévu pour le 13 février prochain, ne le sont plus, loin s'en faut, avec ce geste plus que maladroit du maître de Bangui. En décidant qui doit être face à lui en février, Bozizé sait à quoi il se prépare : une victoire quasi certaine. La Centrafrique est en effet un pays où les clivages ethniques sont exacerbés à chaque scrutin par les politiques. Ce n'est pas pour rien que Bozizé, après son limogeage le 26 octobre 2001 et sa fuite le 6 novembre, pourchassé par l'unité de sécurité présidentielle (USP), a rejoint d'abord son fief de Bossangoa, avant de se réfugier dans la ville tchadienne de Sahr. Les 7 recalés sont plus ou moins des ressortissants de cette région, où domine l'ethnie Gbaya. Une trouvaille pas nouvelle du tout du président-candidat, qui écarte du même coup ceux qui sont susceptibles d'émietter son électorat. Mon général n'est donc pas passé par quatre chemins pour se frayer un boulevard vers le palais présidentiel. Une "guéisation" qui ne dit pas son nom, encore que l'illustre balayeur ivoirien crût dur comme fer qu'un Laurent Gbagbo ne pourrait pas lui ravir son fauteuil. En Centrafrique, le général n'ignore pas également que généralement, celui qui est déjà au pouvoir bénéficie d'un préjugé favorable du fait que l'électorat est souvent légitimiste. Alors autant mettre toutes les chances de son côté par ce tri. Il faut pourtant craindre que cette sorte de ségrégation et ce hold-up électoral programmé ne conduisent à des situations déplorables observables ailleurs, toutes les politiques d'exclusion menant souvent au chaos. Et comme toute chose étant égale par ailleurs...

(1) Le 4 décembre 1977, Bokassa se fait couronner empereur à grandes pompes. La France paie une grande partie de la facture, dont le montant est égal au quart du budget de la Centrafrique.
Observateur Paalga, La rédaction

© Copyright L'Observateur Quotidien

Le droit dit ce qu'il faut faire et pas ce qu'on en fera.
08/01/2005 STÉPHANE BOLLE
Voir aussi :
LA CONDITIONNALITÉ DÉMOCRATIQUE DANS LA POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE

Cher Monsieur

Avant même que je puisse procéder à des recherches idoines (mes activités d'enseignement sont très prégnantes...), j'ai appris que le général-Président avait "repêché" Charles Massi pour la présidentielle ... s'ocroyant ainsi le droit de revenir sur une décision de la Cour constitutionnelle CC) qui a juridiquement autorité absolue de chose jugée.

Ce précédent et l'invalidation par la CEMI de dossiers de candidatures à la députation ne lassent pas d'inquiéter sur la réalité de la marche de la RCA vers un véritable Etat de droit démocratique. Celà ne fait que confirmer mon appréciation après la nouvelle de la décision de la CC d'élimination de candidats à la présidentielle:  lorsqu'une Constitution impose de nombreuses conditions d'éligibilités, elle se prête plus aisément à l'arbitraire et une CC "aux ordres" éliminera sans mal les rivaux du président quitte à faire souffrir le droit pour servir le pouvoir.- Pourquoi exiger d'un présidentiable (comme en 1994) qu'il ait une propriété bâtie en RCA? N'est-ce pas introduire une dimension censitaire dans le droit de se porter candidat à une élection? Et une marge considérable de manipulation puisqu'une propriété gagée n'est pas prima facie pleinement une propriété (Gage: Contrat par lequel un débiteur remet une chose mobilière à son créancier en garantie du paiement de la dette. Le gage entraîne généralement la dépossession du débiteur [Lexique des termes juridiques, Dalloz])- L'obtention de documents officiels valides n'est pas toujours chose aisée en Afrique. Ainsi, le jugement supplétif de certification de l'acte de naissance de M. Massi comportait une erreur de date et n'indiquait pas le lieu de son émission. Ces vices non seulement n'emportaient pas nécessairement l'inéligibilité [ils ne lui étaient pas imputables] mais encore n'autorisaient absolument pas la CC à conclure que M. Massi n'aurait pas prouvé sa nationalité et n'appartiendrait pas à la communauté centrafricaine. En effet, la production d'un certificat de nationalité est exigée par le Code électoral et seule cette pièce permet de confirmer ou infirme le lien de l'impétrant avec la RCA. Tout autre "lecture" des textes est dictées par des considérations extra juridiques.

Par ailleurs, j'ai pu constater que le Code électoral "ajoute" des conditions d'éligibilité non prévues par la Constitution, qu'il est donc en partie contraire à la Constitution. Dès lors, l'élection présidentielle 2005 de RCA se déroulera sur des bases juridiquement très contestables, ce qui ne manquera pas de rejaillir sur la crédibilité de l'élu. 

Pourquoi diable les rédacteurs de la Constitution et du Code électoral n'ont pas pris la peine de donner à la RCA un corpus fondamental qui écarte préventivement nombre de ses arguties qui empoisonnent la vie politique en Afrique? Quels gâchis! 

Malgré ce, je souhaite vivement que la RCA se ressource et se sorte de la mauvaise passe très vite. Je suis toujours preneur de la décision de la Cour Constitutionnelle si vous en disposez.

Amicales et sincères salutations.

Stéphane BOLLE
Maître de conférences en droit public
à l'Université Paul Valéry - Montpellier 3

> Cher Monsieur,
>
> Je tiens à vous remercier pour l'attention que vous accordez à
> l'évolution de la vie politique et institutionnelle dans notre pays.
>
> Je me demandais si vous pouviez nous éclairer et éclairer l'opinion de
> nos compatriotes sur les motivations de la décision de la Cour
> Constitutionnelle concernant notre Président Charles MASSI qui a été
> invalidé pour les causes suivantes :
>
> · Concernant le titre propriété de sa maison à Bangui : le bien
> concerné a été gagé par la banque, la Cour Constitutionnelle considère
> que par conséquent notre candidat n'a pas de propriété ?
>
> · Concernant son acte de naissance : le jugement supplétif de
> certification de son acte de naissance comporte une erreur de date et
> n'indique pas le lieu de son émission. Pour la Cour, Charles MASSI
> n'aurait donc pas prouvé sa nationalité et n'appartiendrait pas à la
> communauté centrafricaine.
>
> Pour la plupart des autres candidats c'est le même type de motivations
> conduite par une surnaturelle rigueur dans l'interprétation de la règle
> de droit.
>
> Amicales et sincères salutations.
>
> Bonne Année 2005
>
> Eric NERIS
> Secrétaire Général Adjoint du FODEM France.
> www.fodem.org <http://www.fodem.org>

-----Message d'origine-----
De : BOLLE [mailto:]
Envoyé : samedi 1 janvier 2005 18:30
À : fodem.contact@wanadoo.fr
Objet : Décision de la Cour Constitutionnelle d'élimination de candidats
à l'élection présidentielle
Importance : Haute

Stéphane BOLLE
Maître de conférences en droit public
à l'Université Paul Valéry - Montpellier
3

Madame, Monsieur
Je viens de prendre connaissance de l'information suivant laquelle la Cour Constitutionnelle de transition a éliminé la plupart de rivaux du chef de l'Etat à la prochaine élection présidentielle.
Je voudrais disposer du texte de cette décision pour en faire un commentaire. Pourriez-vous m'y aider?
Il ne faut pas taire la manipulation éhontée des règles de droit auxquelles vient de procéder le juge constitutionnel centrafricain après son homologue ivoirien en 2000.
Dans l'espoir d'une réponse Je souhaite à tous les centrafricains une heureuse année 2005

Stéphane Bolle

REVUE DE PRESSE DU 06/01/2005 - SOURCE AFRIQUE-CENTRALE.INFO
CENTRAFRIQUE
- LE DEMOCRATE
(Le président) François Bozizé se fait juge et partie et rate l'occasion d'une décrispation politique en or (en ne validant que trois candidats à la présidentielle sur les sept exclus)
(L'ancien président et candidat à la présidentielle) André Kolingba à "Afrique Education": "En plus du manioc, je dois pour ma part nourrir mon peuple d'écriture"
Comité de crise des candidats recalés à l'élection présidentielle: report du meeting (à samedi après avoir été interdit mercredi)
- LE CONFIDENT
Centrafrique: Bozizé n'a pas écouté les conseils de Bongo (le président gabonais Omar Bongo Ondimba aurait demandé, selon le journal, à M. Bozizé de mettre fin à la crise en repêchant tous les candidats)
(Le président de la Cour constitutionnelle Marcel) Malonga poussé à la porte de sortie par Bozizé
Déception et démotivation à la Convergence nationale "Kwa na Kwa" (qui soutient la candidature de M. Bozizé. Elle en attend toujours des retombées financières, selon le journal)
LE BRAS DE FER QUI EN DIT LONG
OCBG - 3/01/2005
Depuis l'annonce de l'invalidation de certains candidats potentiels à la candidature des élections Présidentielles de 2005, Bangui est en effervescence.

Le camp BOZIZE s'interroge de la suite que pourra donner à cette décision de la cour constitutionnelle.
Depuis 15 heures les hauts responsables de la convergence KWA NA KWA s'activent la bonne stratégie nécessaire à la dédramatisation de l'impact, que ectte décision pourra avoir sur l'image de la démocratie participative et à l'unicité du pays au seuil de cette transition consensuelle.
Le camp BOZIZE étant singulièrement divisé ce qui pose d'énormes équations à plusieurs inconnues à cette convergence KWA NA KWA.
Nonobstant de cette division la discipline règne:
Les modérés demandent la réhabilitation de tous les candidats exclus, tandisque les irréductibles
réclament un black out total sur ce qu'ils considèrent comme étant affaires closes.

La tension monte entre les deux camps et jusqu'à l'heure ou nous écrivons ce texte, en dehors de l'intervention de NGONDA Cyriaque porte parole du Candidat BOZIZE, une autre intervention; celle du Me ZARAMBAULT était prévue.
Une possible dissolution du Conseil National de Transition serait au programme.
Cette dissolution affecterait rapidement les recalés et les instances internationales.
Les participants à ce conseil de guerre dénnonce d'emblée l'ingérance et l'intimidation de certains pays accidentaux voire africains dans les affaires purement centrafricaines.
Les conseillers en communication du chef de l'état ayant déjà professé à côté de Robert GUEÏ seraient ils en phase de transformer cet imbroglio juridique en une lutte ultra Nationaliste qui consisterait à trouver un bouc émissaire incarnant tous les maux cela ne peut être que le pays colonisateur qui exige une vraie démocratie.
Le rendez vous du Mercredi risque d'être chaud, riche en couleurs et plein de rebondissements.
La non réhabilitation des candidats exclus et le refus de dissoudre la cour constitutionnelle plongeront le pays dans une situation similaire à celle de la côte d'ivoire...
BOZIZE et le Gouvernement de transition franchiront ils le pas celui qui sera le point du non retour ?
En essayant de briser la résistance et l'espoir des démocrates, il faudra éviter tout débordement susceptible de déclencher des arrestations ou accrochages avec les policiers présents pour l'encadrement.
A SUIVRE ...
LRB

 

Présidentielle en RCA: le parti de M. Goumba condamne la décision de la Cour

BANGUI, 3 janv (AFP) - 16h50 - Le Front patriotique pour le progrès (FPP) du vice-président centrafricain et candidat à la présidentielle Abel Goumba a condamné lundi, dans une déclaration, l'invalidation jeudi par la Cour constitutionnelle de sept candidatures au scrutin de février prochain.

"Loin de garder le mutisme devant cette situation de nature à compromettre la paix civile et la cohésion nationale, le FPP, dont le candidat est un démocrate convaincu de première heure, condamne un tel recul de la démocratie", a affirmé le parti du Pr Goumba, figure historique et respectée de la vie politique centrafricaine.

"Le FPP comprend mal que les candidats dont la candidature avait été validée aux dernières consultations électorales soient écartés, alors que leur situation juridique ne semble pas avoir changé", poursuit le texte.

Le bureau politique du FPP "se joint à l'opinion nationale et internationale pour exiger une solution susceptible d'éviter des tensions préjudiciables au retour à l'ordre constitutionnel souhaité par le peuple centrafricain et par la communauté internationale", après le coup d'Etat du général François Bozizé en mars 2003.

Les sept candidats exclus, dont l'ancien président Ange-Félix Patassé, ont exigé l'annulation de la décision de la Cour et la dissolution de cet organe, qui n'a retenu que cinq candidatures, dont celle du président Bozizé.

Les neuf membres de la Cour constitutionnelle devaient rencontrer lundi le chef de l'Etat avant de s'exprimer publiquement pour la première fois sur la décision rendue le 30 décembre, selon une source officielle.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 31/12/2004

Pour la nième fois, la Direction de campagne du FPP-France vient porter à la connaissance de la communauté nationale et internationale des faits constitutifs de violations des libertés individuelles et collectives, commis encore une fois, par le Général François BOZIZE, à  l’encontre des militantes et militants du FPP et plus largement, du peuple centrafricain :

-          Après avoir renoncé à sa parole donnée en se présentant à l’élection présidentielle,

-          Orchestrer des rumeurs fantaisistes dans les campagnes sur un hypothétique soutien du Pr ABEL GOUMBA du FPP (Front patriotique pour le progrès) à sa candidature,

-          interdit le vote des centrafricaines et centrafricains résidents en France, 

Le Général BOZIZE se livre à un autre jeu, celui d’empêcher le FPP de faire campagne, convaincu de ses carences à parler le langage de la démocratie et à laisser tomber les armes.

C’est ainsi que le samedi 18/12/2004,  la garde prétorienne de BOZIZE a tenté d’interdire le congrès du FPP (Front Patriotique pour le Progrès du Pr ABEL GOUMBA) qui était prévu dans l’amphithéâtre du Ministère des Affaires Etrangères à Bangui ; une réservation de la dite salle ayant été faite de longues dates  pour l’occupation de l’établissement.

En voyant une affluence massive des militantes et militants du FPP qu’il croyait avoir acheté avec l’argent du contribuable et  des diamants écoulés sur des marchés parallèles (DUSSELDORF), le Général BOZIZE, par sa garde prétorienne, tenta d’intimider les militants du FPP en leur interdisant l’entrée de la salle pour y tenir le Congrès. Il s’en est fallu de peu pour qu’une émeute éclate en pleine période électorale. 

Face aux manifestations de mécontentement des congressistes, la garde prétorienne était obligée de laisser le FPP tenir son congrès, malgré la volonté malveillante de BOZIZE

Cependant, l’ancien aide de camp de BOKASSA a un autre tour dans sa besace, c’est à dire prendre le devant afin d’empêcher un vote massif en faveur du FPP s’exprimer par les urnes.

Pour arriver à ses fins, le dictateur procède, sans raison valable, à :

-          L’annulation des scrutins du vote référendaire de BAMBARI, là où le FPP est solidement implanté, sous le prétexte que les résultats de cette circonscription  n'ont pas  été reçus par la Cour Constitutionnelle, alors qu'ils étaient transmis régulièrement. M. MARCEL NGUEREMANGOU MALONGA a refusé de prendre en compte ces résultats,

-          l’annulation des scrutins du vote référendaire du 4è arrondissement de Bangui,

-          l’annulation des opérations de vote pour le référendum sur la constitution en France

tout ceci dans l'optique d'empêcher l'expression populaire des électrices et électeurs des circonscriptions qui lui sont défavorable

En outre pour clore son dispositif de fraude il fait invalider les candidatures de certains leaders de partis politiques, pour des motifs fallacieux, par le même MARCEL NGUEREMANGOU MALONGA, Président de la Cour constitutionnelle.

Ces invalidations (scrutin de la OUAKA, du 4è arrondissement de Bangui et de certaines candidatures) préfigurent de la volonté d’organisation de  fraudes massives, au profit de l’ancien aide de camp de BOKASSA et Chef d’Etat major de PATASSE.

Le FPP-France exprime son inquiétude grandissante quant à la poursuite de l’action de normalisation des institutions politiques et, au-delà, à la restauration de la paix et de la sécurité en République Centrafricaine. Car, ces actes de violation des droits collectifs commis par BOZIZE semblant être planifiés et dirigés contre des groupes politiques( ou de population) bien ciblés, n’ont qu’un but : empêcher ceux ci de s’exprimer, voire peut être les faire taire définitivement. Ce qui nous rappelle étrangement le processus qui a plongé la Centrafrique, il y a peu, dans l’innommable, au moment où BOZIZE était le Chef d’Etat major du sanguinaire PATASSE.

Pour sauver le processus électoral et le peuple centrafricain, le FPP-France exige:

-                         1-LA DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE, et la désignation de personnalités indépendantes sur une base véritablement consensuelle, un collège de magistrats par exemple, dans la mesure où cette institution est définitivement incapable  d’accomplir sa mission en toute transparence, conformément à l’esprit démocratique qui devrait guider le processus de transition.

-                         2-LE RESPECT DE LA LOI  DANS LA PROCÉDURE DE VALIDATION DES CANDIDATURES AUX ÉLECTIONS (présidentielles et législatives) en procédant à un réexamen de tous les dossiers afin de valider ceux qui doivent l'être, conformément au code électoral.

Mieux, pour éviter à toute l’Afrique centrale une guerre qui déstabilisera toute la sous région, le FPP France EXIGE  LE RETRAIT DE FRANCOIS BOZIZE  DE LA COURSE A LA MAGISTRATURE SUPREME , CONFORMEMENT AUX ENGAGEMENTS  CONTRACTES AU SEIN DE LA COORDINATION DES PATRIOTES CENTRAFRICAINS (CPC) ET REITERES SUR LES ONDES DE LA RADIO AFRICA N° 1 A LIBREVILLE (GABON), durant l’été 2003.

POUR LE FPP France

                                                     

FRANCIS KPIGNET                                                                 JULIEN LAVODRAMA

0609042659   kapanza@caramail.com                                       julien.lavodrama@wanadoo.fr

-----Message d'origine-----
De : ymete2002 [mailto:meteguemeu@hotmail.com]
Envoyé : samedi 1 janvier 2005 12:47
À : be-africa2@yahoogroupes.fr
Objet : [be-africa2] Re : (AFP) Présidentielle: les candidats exclus demandent la dissolution de la Cour

J'attend la réaction de ceux dont la candidature a été validée. Si nous en sommes encore à ce stade, c'est que tout le sang versé n'a servi à rien. J'espérais que Bozize n'en arriverait jamais là, et qu'en tant que Militaire : ils sont censés avoir un code d'honneur; allait faire en sorte de gagner loyalement. 

Comme l'a dit un prix Nobel féminin " ... dans nos pays , qu'on le veuille ou pas, le soleil finira tôt ou tard par se lever ...", il doit bien se douter que nous allons tous protester non ? l'ex Monsieur "Mains propres" me déçoit beaucoup.

Il  appartient à tous les Centrafricains de se joindre aux candidats refoulés pour exiger une élection libre et démocratique , afin que la paix puisse revenir définitivement chez nous. Espérons que les candidats admis , car je pense que Bozize espère les manipuler : c'est une façon de les mépriser et de montres à l'opinion publique et Internation  qu'ils ne les craint pas , ou qu'ils sont acquis à sa cause car le public n'est pas dupe sur ces choix. 

J'espère aussi que le fameux comité d'Ambassade qui avait été créé pour veiller à ce que les élections puissent avoir lieu dans la transparence ,  jouera son rôle . Je suis  écœurée, et le pire c'est qu'il y en a parmis nous qui se réjouissent de cet état de fait.

-----Message d'origine-----
De : ymete2002 [mailto:meteguemeu@hotmail.com]
Envoyé : samedi 1 janvier 2005 13:04
À : be-africa2@yahoogroupes.fr
Objet : [be-africa2] Re :
TR: [FODEM] La décision de la cour constitutionnelle de bangui est irresponsable

Ce Combat n'est pas que celui du Fodem : c'est notre combat à tous. Je ne vois pas ce que ces 5 candidats ont de plus comme critères de meilleure moralité , que  tous ceux dont les candidatures ont été refusées. C'est une injure à notre intelligence , du mépris pour notre peuple, et nous ne pouvons l'accepter. 

80 % , sinon plus de nos Dirigeants sont malades, soient du Sida, ou de la tête, ou corrompus, fauchés, escrocs, arrivistes et
complètement ignorants des notions élémentaires de la gestion des biens publics ou d'un Pays. S'il faut vraiment être stricts, nous n'auront plus de magistrats, de Ministres, de Présidents et j'en passe. Personne ne vaut mieux que l'autre , sinon on aura déjà vu le résultat depuis des décennies. C'est une élection de paranos, d'incompétents , de malades. Faute de mieux, qu'on laisse au moins le choix à la population de choisir le nul qu'elle veut comme
dirigeant !!!

Yvonne

Les élections en Centrafrique risquent d'être invalidées
Observatoire Centrafricain de la Bonne Gouvernance - 31/12/2004

BOUKANGA-BOZIZE-GOUMBA-POUZERE-KOLINGBA : LE QUINTE GAGNANT DES PRESIDENTIELLES DU 2005

Un vrai seïsme politique, pour NGOUPANDE, MASSI, BINOUA, PATASSE, DEMAFOUTH, qui étaient déjà bien partis dans les sondages.

En attendant de connaître les vraies causes de rejets par la CEMI de toutes ces candidatures, une interrogation s'impose:

BOZIZE face à un KOLINGBA Dimunué, un GOUMBA inexistant, un POUZERE méconnu du public,un BOUKANGA reprentant un ensemble vide, le jeu démocratique ne semble t'il pas biaisé d'avance?

Cette part de vérité paraîtra évidente à tous ceux qui jugent nécessaire de préparer la victoire d'un renouveau Centrafricain avec du sang neuf, de l'intégration par l'organisation méthodique de toutes nos forces éparses.

ON NOUS A MONTRE JUSQU'ICI CE QU'ON NE VOULAIT PAS,IL FAUDRAIT MAINTENANT SAVOIR CE QUE L'ON VEUT

CELUI QUI FAIT TOUJOURS CE QU'IL VEUT FAIT RAREMENT CE QU'IL DOIT AU PEUPLE

POUR LES PROMESSES ELECTORALISTES, VOULOIR EST BIEN MAIS FAIRE EST MIEUX, CELUI QUI NE PEUT PAS QUAND IL LE PEUT, NE POURRA PAS QUAND IL VOUDRA

Messieurs les heureux candidats, nous nous sommes toujours heurtés à un mauvais vouloir bien évident, à des Présidents non responsables et ethnicistes,

Il Importe de faire la part des évènements considérables qui domininet la volonté et déjouent tous les calculs de la sagesse humaine.

Le MLPC, FODEM, PUN et bien d'autres, ne baissez point les bras, ne vous confinez point à une opposition systématique et radicale au risque de transformer voire basculer dans une lutte armée qui sera dévastatrice pour le pays.

C'est signe que l'on tient la vérité, lorsqu'on reussit à coaliser contre soi la concentration des idées fausses

Raymond BOMONGO

 

-----Message d'origine-----
De : jeanmbalanga [mailto:jeanmbalanga@yahoo.fr]
Envoyé : vendredi 31 décembre 2004 13:35
À : FODEM@yahoogroupes.fr
Objet : [FODEM] La décision de la cour constitutionnelle de bangui est irresponsable

La politisation de la cour constitutionnelle n'est pas faite pour développer ce que nous attendons tous, l'institutionalisation des pratiques saines de la vie politique centrafricaine.

Nous croyons sincèrement que le président du FODEM, le biologiste CHARLES MASSI est un des acteurs attentif et que le débat politique en souffrira.

Monsieur BOZIZE vient de tourner le dos à son pays; la RCA va s'enfoncer dans la crise,l'adaptation au monde qui nous entoure ne sera pas à l'ordre du jour et que nous continuerons à se définir comme les brebis gâleuses de cette sous région.

On a de la peine à croire que l'intelligence politique qui permet d'être en accord avec son époque(parce que les gens sont toujours normaux)est une capacité qui nous est étrangère. Les putschistes nostalgiques de bangui vont ouvrir les yeux et constater que le dictateur PINOCHET va être traduit en justice, qu'en UKRAINE la conscience populaire peu mettre au pas les dirigents qui ne veulent pas avancer dans le sens de l'histoire.

Priver la moitié de la population d'une élection est une hérésie. Comme l'a dit ce matin sur FRI un candidat victime de cette mascarade humiliante, << c'est une déclaration de guerre >> contre le pays, chose que l'opinion internationale ne manquera pas de sanctionner de façon exemplaire pour l'équilibre de la région.

Nous appelons à faire barrage au retour d'un pouvoir obscurantiste et violent qui fait fi de la souffrance du peuple demandeur d'une démocratie vivante et prospère.

V I V E LE F O D E M POUR QUE VIVE LA CENTRAFRIQUE DÉMOCRATIQUE

SALUTATIONS COMBATTANTES

FODEM FRANCE

MBALANGA
1ER vice président