RFI - 05/01/2005 22h30
CHARLES MASSI ESTIME QUE LE PRÉSIDENT BOZIZE N'A
PAS A FAIRE LE TRI ENTRE LES DIFFÉRENTS CANDIDATS !

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Charles MASSI

Président Fondateur
du FODEM

En République Centrafricaine, les tensions politiques ne se sont pas apaisées, après la décision de François BOZIZE de repêcher trois candidats sur les sept exclus de la présidentielle par la Cour Constitutionnelle, Martin ZIGUELE, Jean-Paul NGOUPANDE et Charles MASSI sont finalement autorisés à se présenter, mais cela ne les satisfait pas, ils sont solidaires des candidats dont les dossiers restent invalidés et continuent de demander la dissolution de la Cour Constitutionnelle. Ces candidats appellent, par ailleurs, une Assemblée Générale de leurs militants samedi prochain.

(Stanislas NDAYSHIMIYE)
Les sept exclus estiment que la décision du Président BOZIZE de repêcher seulement trois candidats sur sept ne vise qu'à diviser les rangs des démocrates et à masquer la préparation d'un hold-up électoral avec une Cour Constitutionnelle de Transition discréditée.
Ils redemandent donc à François BOZIZE de dissoudre cette Cour, de la remplacer par une nouvelle et de valider toutes les candidatures agréées par la Commission Electorale Mixte Indépendante.
François BOZIZE a justifié sa décision par le souci de préserver la paix et, pour lui, les candidats invalidés pour pièces litigieuses dans leur dossier peuvent bénéficier d'une indulgence et doivent être retenus, c'est le cas de Martin ZIGUELE, Jean-Paul NGOUPANDE et Charles MASSI, en revanche, François BOZIZE a considéré que la candidature de l'ex Président Ange Félix PATASSE doit être définitivement rejetée tout comme celle de l'ancien Ministre de la Défense Jean-Jacques DEMAFOUTH.
Selon François BOZIZE, ces deux hommes sont poursuivis par la Justice pour crimes de sang et crimes économiques.
Pour les deux autres recalés, le Pasteur Josué BINOUA et l'ancien Ministre Olivier GABIRAULT, le Président BOZIZE n'a pas dit pourquoi leurs candidatures étaient définitivement invalidées.

Charles MASSI fait partie de ces candidats invalidés puis repêchés par le Président François BOZIZE, il explique pourquoi le geste du Chef de l'Etat ne le satisfait pas.

(Charles MASSI)
Nous avons fait des efforts pour tenter de faire comprendre que face à une décision politique, il fallait une réparation politique.
Donc, nécessairement, si le Chef de l'État prend la décision de corriger les erreurs, ou, en tous cas les grands manquements de la Cour Constitutionnelle de Transition, la moindre des choses, c'était de requalifier tous les candidats, en tous cas, tous ceux qui n'ont pas de problème de paiement de caution ou bien qui n'ont pas volontairement décidé de ne pas participer au scrutin à la Présidentielle, parce que, il y en a eu.
A partir du moment où on prend une décision politique, on n'a pas à faire le tri des différents candidats.
Nous considérons que sur la base de la décision politique du 30 décembre 2004 de la Cour Constitutionnelle de Transition, la dissolution est, en tous cas, le minimum de ce qu'il faut faire pour que les prochaines élections reflètent la transparence et la crédibilité qu'on en attend.
Voilà pourquoi nous restons solidaires en ce qui concerne la validation de toutes les candidatures et la dissolution de l'organe qui a créé cette situation déplorable.

Charles MASSI, joint à Bangui par Stanislas NDAYSHIMIYE.

Voir aussi :  
RFI - 05/01/2005 4h30
CHARLES MASSI MAINTIENT SA DEMANDE DE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
FODEM - FRANCE -
Paris, le 05/01/2005
LE FODEM FRANCE RÉITÈRE SA DEMANDE DE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION.