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En République Centrafricaine, les tensions
politiques ne se sont pas apaisées, après la décision de
François BOZIZE de repêcher trois candidats sur les sept exclus
de la présidentielle par la Cour Constitutionnelle, Martin
ZIGUELE, Jean-Paul NGOUPANDE et Charles MASSI sont finalement
autorisés à se présenter, mais cela ne les satisfait pas, ils
sont solidaires des candidats dont les dossiers restent invalidés
et continuent de demander la dissolution de la Cour
Constitutionnelle. Ces candidats appellent, par ailleurs, une
Assemblée Générale de leurs militants samedi prochain.
(Stanislas NDAYSHIMIYE)
Les sept exclus estiment que la décision du Président BOZIZE de
repêcher seulement trois candidats sur sept ne vise qu'à diviser
les rangs des démocrates et à masquer la préparation d'un
hold-up électoral avec une Cour Constitutionnelle de Transition
discréditée.
Ils redemandent donc à François BOZIZE de dissoudre cette Cour,
de la remplacer par une nouvelle et de valider toutes les
candidatures agréées par la Commission Electorale Mixte
Indépendante.
François BOZIZE a justifié sa décision par le souci de
préserver la paix et, pour lui, les candidats invalidés pour
pièces litigieuses dans leur dossier peuvent bénéficier d'une
indulgence et doivent être retenus, c'est le cas de Martin
ZIGUELE, Jean-Paul NGOUPANDE et Charles MASSI, en revanche,
François BOZIZE a considéré que la candidature de l'ex
Président Ange Félix PATASSE doit être définitivement rejetée
tout comme celle de l'ancien Ministre de la Défense Jean-Jacques
DEMAFOUTH.
Selon François BOZIZE, ces deux hommes sont poursuivis par la
Justice pour crimes de sang et crimes économiques.
Pour les deux autres recalés, le Pasteur Josué BINOUA et
l'ancien Ministre Olivier GABIRAULT, le Président BOZIZE n'a pas
dit pourquoi leurs candidatures étaient définitivement
invalidées.
Charles MASSI fait partie de ces candidats
invalidés puis repêchés par le Président François BOZIZE, il
explique pourquoi le geste du Chef de l'Etat ne le satisfait pas.
(Charles MASSI)
Nous avons fait des efforts pour tenter de faire comprendre que
face à une décision politique, il fallait une réparation
politique.
Donc, nécessairement, si le Chef de l'État prend la décision de
corriger les erreurs, ou, en tous cas les grands manquements de la
Cour Constitutionnelle de Transition, la moindre des choses,
c'était de requalifier tous les candidats, en tous cas, tous ceux
qui n'ont pas de problème de paiement de caution ou bien qui
n'ont pas volontairement décidé de ne pas participer au scrutin
à la Présidentielle, parce que, il y en a eu.
A partir du moment où on prend une décision politique, on n'a
pas à faire le tri des différents candidats.
Nous considérons que sur la base de la décision politique du 30
décembre 2004 de la Cour Constitutionnelle de Transition, la
dissolution est, en tous cas, le minimum de ce qu'il faut faire
pour que les prochaines élections reflètent la transparence et
la crédibilité qu'on en attend.
Voilà pourquoi nous restons solidaires en ce qui concerne la
validation de toutes les candidatures et la dissolution de
l'organe qui a créé cette situation déplorable.
Charles MASSI, joint à Bangui par Stanislas
NDAYSHIMIYE.
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