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La préparation des présidentielles en
République Centrafricaine avec un coup de théâtre, donc, hier,
le Président François BOZIZE a finalement décidé de repêcher
trois candidats sur les sept qui avaient été invalidés la
semaine dernière par la Cour Constitutionnelle.
Il s'agit des anciens premiers ministres Martin
ZIGUELE et Jean Paul NGOUPANDE, ainsi que l'ancien Ministre
Charles MASSI. En revanche les candidatures de Ange Félix
Patassé, de l'ancien Ministre de la Défense Jean Jacques
DEMAFOUTH et d'Olivier GABIRAULT, et du Pasteur Josué BINOUA
restent invalidées.
Cyril BENSIMON
Huit candidats sont désormais aptes à concourir à la fonction
suprême.
Officiellement, François BOZIZE a pris la décision de repêcher
trois des sept candidats exclus de la course à la Présidence,
par souci d'apaisement et pour préserver l'intérêt supérieur
du pays.
Pour cela, le Chef de l'Etat centrafricain a fait jouer l'Article
22 de la nouvelle Constitution, Article qui lui offre une position
d'arbitre dans le jeu politique local.
Pour justifier son tri, le Président BOZIZE explique que les
candidatures des personnalités dont les pièces sont litigieuses
peuvent bénéficier d'une indulgence et doivent donc être
retenues. Par contre, selon le Chef de l'Etat, celles des
personnalités qui font l'objet de poursuites judiciaires pour
crimes de sang et crimes économiques doivent être
définitivement rejetées.
L'allusion à Ange Félix PATASSE, à son ancien ministre de la
Défense Jean-Jacques DEMAFOUTH est on ne peut plus claire.
François BOZIZE n'a, en revanche, pas donné d'explications sur
l'élimination du Pasteur Josué BINOUA et d'Olivier GABIRAULT.
Ces deux dernières exclusions ne sont peut être pas
définitives, le Président centrafricain pourrait, sous la
pression de la communauté internationale, déjuger une nouvelle
fois la Cour Constitutionnelle de Transition, cette dernière
étant toujours dans le collimateur des opposants, et ce, qu'ils
soient relancés ou toujours exclus dans la course pour la
Présidence.
Et c'est la réaction d'un des candidats repêchés, Charles
MASSI, candidat du FODEM, le Forum Démocratique pour la
Modernité, Charles MASSI parle de réparation partielle.
(Charles MASSI)
Le Président a jugé de faire un tri dans les candidats, c'est
une réparation partielle, une revendication partielle qui est
satisfaite, parce que notre but c'était avant tout, la
dissolution de la Cour Constitutionnelle de Transition et ensuite
la réparation du préjudice subi, c'est à dire l'éviction de la
compétition à la Présidentielle.
(Cyril BENSIMON)
Est-ce que vous allez maintenir l'unité avec les autres candidats
qui avaient été exclus de la course à la Présidentielle et qui
le sont toujours ?
(Charles MASSI)
Même les candidats qui avaient été qualifiés en première
instance par la Cour Constitutionnelle de Transition, certains
candidats sont restés solidaires.
Nous ne pouvons que rester solidaires.
(Cyril BENSIMON)
Vous demandez toujours la dissolution de la Cour Constitutionnelle
?
(Charles MASSI)
Ecoutez, si on est arrivé à ce résultat aujourd'hui, c'est
parce que la Cour Constitutionnelle de Transition n'a pas dit le
droit.
Si nous acceptions d'aller aux élections avec une telle Cour
Constitutionnelle qui s'est déjà discréditée, c'est comme si
on jetait de l'argent par la fenêtre.
Je vois mal comment cette même Cour pourrait qualifier au final
des candidats qu'elle a déjà recalés et qui sont revenus dans
la course à la faveur des revendications soutenues par la
population.
Au total huit candidats devraient donc participer
à l'élection présidentielle centrafricaine prévue,
rappelons-le, le 13 février, les élections législatives auront
lieu le même jour, ces deux scrutins marqueront la fin de la
période de transition ouverte par le coup d'Etat du Général
BOZIZE en mars 2003.
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