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Voir aussi :
Candidatures
à la présidentielle: la décision de Bozizé "sans portée
juridique"
(Le
Monde 06/01/2005)
Le
président du Conseil national de transition (CNT), le Parlement
centrafricain de transition, Me Nicolas Tiangaye, a estimé jeudi que la décision
du président François Bozizé de repêcher trois candidats invalidés à
la présidentielle était "sans portée juridique".
"Sa déclaration du 4 janvier 2005 est sans portée juridique, le
principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs et l'ordonnance créant
la Cour constitutionnelle de transition lui interdisant de valider ou
d'invalider les candidatures", a estimé Me Tiangaye dans un
communiqué.
Le
président du CNT a par ailleurs suggéré au président d'user de ses prérogatives
constitutionnelles pour "dissoudre la Cour constitutionnelle dans
l'intérêt supérieur de la Nation".
Selon
lui, cet organe "ne présente aucune garantie d'impartialité, de sérénité
et de compétence indispensables au dénouement heureux du processus électoral".
"Elle n'est pas un organe de régulation mais de déstabilisation de
la transition consensuelle", a-t-il jugé.
Même
s'il a vu dans la décision de M. Bozizé un "acte de bonne volonté",
Me Tiangaye l'a toutefois qualifiée de "décision politique qui,
tout en instituant une discrimination dans le mode de validation des
candidatures, constitue un précédent dangereux pour la suite du
processus électoral".
Le
président Bozizé a annoncé mardi soir avoir repêché trois des sept
candidats au scrutin du 13 février "recalés" par la Cour
constitutionnelle le 30 décembre dernier.
Ces
sept candidats réclament depuis la validation de l'ensemble des douze
candidatures déposées et exigent la dissolution de la Cour.
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LE
PROCESSUS ÉLECTORAL BIENTÔT BLOQUÉ
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