AFP Libreville, 10 janvier 2005

BOZIZE au menu du sommet de l'UA à Libreville

Hum ...

De sources bien informées, le président François BOZIZE s'est rendu à Libreville le dimanche 9 janvier 2005 pour se faire donner le LA par le Président OMAR BONGO. Toute la classe politique a signé ce week-end à Bangui un Mémorandum et un appel adressé au Comité de Paix et Sécurité de l'Union Africaine.

A suivre ...

Côte d'Ivoire, Darfour et RDC au menu du sommet de l'UA à Libreville

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Le président gabonais Omar Bongo Ondimba (G) aux côtés de son homologue nigérian Olusegun Obasanjo, dimanche 9 janvier 2005 à Libreville
© AFP Desirey Minkoh
LIBREVILLE (AFP) -
lundi 10 janvier 2005 - 7h47 - Libreville accueille les 10 et 11 janvier le premier sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA), consacré à la situation en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo (RDC) et au Darfour (Soudan).

"C'est la première fois que ce Conseil de paix et de sécurité se réunit au niveau des chefs d'Etat (...) c'est donc un sommet important, au cours duquel tous les sujets brûlants de l'heure vont être traités", a déclaré à la presse le ministre gabonais des Affaires étrangères, Jean Ping.

Créé en 2002, le CPS fonctionne depuis le mois de mai 2004 et s'était jusque-là réuni essentiellement au niveau des ambassadeurs.

Le sommet examinera successivement les situations en Côte d'Ivoire, coupée en deux depuis le déclenchement d'une rébellion en septembre 2002, en RDC, où des combats opposent dans l'est l'armée régulière à des soldats mutins soutenus selon Kinshasa par le Rwanda, et au Darfour (ouest du Soudan), déchiré depuis février 2003 par une guerre civile qui a fait au moins 70.000 morts et 1,6 million de déplacés et réfugiés, selon l'Onu.

"Il serait présomptueux de croire que cette seule réunion va permettre de résoudre tous ces problèmes complexes en deux jours", a souligné M. Ping, "mais tout sera fait pour y adopter des mesures susceptibles de faire avancer la résolution de ces questions".

 
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Omar Bongo Ondimba (G) discute avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, dimanche 9 janvier 2005 à Libreville
© AFP Desirey Minkoh
Des sources officielles gabonaises n'ont pas exclu que le sommet, initialement prévu à Addis Abeba, siège de l'organisation panafricaine, soit prolongé d'une journée si nécessaire.

"Le Gabon a bien voulu accueillir ce sommet pour montrer son intérêt pour la résolution des conflits en Afrique", a expliqué depuis Addis Abeba un porte-parole de l'UA, Adam Thiam, récemment interrogé par l'AFP.

Outre les 15 chefs des Etats-membres du CSP (Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Congo, Ethiopie, Gabon, Ghana, Kenya, Lesotho, Libye, Mozambique, Nigeria, Sénégal, Togo et Soudan) sont également invités les présidents ivoirien Laurent Gbabgo et de RDC Joseph Kabila.

Le premier a d'ores et déjà fait savoir qu'il serait représenté par son ministre de l'Intégration africaine, Theodore Mel Eg, et la participation du second était encore incertaine jeudi. Egalement convié, le président rwandais Paul Kagamé a annoncé sa présence à Libreville.

Le sommet s'ouvrira lundi matin avec les allocutions de l'hôte du sommet, le chef de l'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba, suivies de celles du président en exercice de l'UA, son homologue nigérian Olusegun Obasanjo, et du président de la Commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré.

 
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Le président sud-africain Thabo Mbeki (G) aux côtés du ministre gabonais des Affaires étrangères Jean Ping, dimanche 9 janvier 2005 à Libreville
© AFP Desirey Minkoh
Le CSP entendra ensuite un rapport sur la Côte d'Ivoire du chef de l'Etat sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de l'UA sur le conflit ivoirien. M. Mbeki avait obtenu début décembre à Abidjan, un mois après une reprise des hostilités déclenchée par le régime Gbagbo, un engagement des belligérants à accélérer l'application des accords de paix inter-ivoiriens signés début 2003 à Marcoussis (France).

Le président sud-africain rencontrera auparavant dimanche à Abidjan le président Gabgbo et le Premier ministre de réconciliation, Seydou Diarra.

Après la Côte d'Ivoire, la Commission de l'UA présentera un rapport sur la RDC. M. Kagame a indiqué attendre de la réunion une décision sur les rebelles hutus rwandais, anciens des Forces armées rwandaises (FAR) et des milices Interahamwe, responsables du génocide de 1994, qui opèrent depuis l'est de la RDC et représentent une menace pour Kigali.

Les chefs d'Etat feront enfin le point sur le déploiement de la Mission de paix de l'UA au Darfour, où le mois de décembre a été marqué par une reprise des hostilités, alors qu'à Abuja des négociations de paix sous l'égide de l'UA entre rebelles et Khartoum ont été suspendues sur un constat de blocage.