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L'OIF va coordonner l'observation des
élections
CENTRAFRIQUE - 19 février 2005 - par AFP
L'Organisation internationale de la francophonie (OIF)
va assurer la coordination de l'observation des élections
présidentielle et législatives centrafricaines de mars 2005, a
annoncé vendredi soir à Bangui son secrétaire général Abdou
Diouf.
"La Francophonie a accepté d'assurer la coordination de
l'observation électorale", a déclaré M. Diouf lors d'une
conférence de presse à l'aéroport de Bangui, à l'issue d'une
visite de vingt-quatre heures en Centrafrique.
"Nous voulons vous aider à organiser des
élections particulièrement transparentes, libres,
démocratiques, justes et loyales pour permettre au peuple
centrafricain de terminer cette transition dans les meilleurs
conditions et de s'atteler à la consolidation de l'Etat de droit
et à l'édification d'une économie nationale, solide et
durable", a-t-il poursuivi.
"Bien sûr, dans les différents contacts,
certains problèmes sont souvent revenus: les problèmes
d'élections transparentes et crédibles, les problèmes de la
sécurité pendant cette période d'élections en particulier, les
problèmes de l'accès aux médias pour les différents
candidats", a ajouté Abdou Diouf.
"Ces problèmes ont été portés à la
connaissance du président de la République (...) nous veillerons
à ce que cette coordination de l'observation des élections qui
nous a été confiée se passe dans les meilleures conditions avec
la Commission électorale mixte indépendante" (Cémi),
a-t-il conclu.
De son côté, le gouvernement centrafricain vient
de créer un comité de coordination du suivi du processus
électoral chargé de suivre le déroulement des élections.
Ce comité aura également pour vocation de
"communiquer au gouvernement toutes difficultés susceptibles
de troubler le processus électoral", indique un arrêté
ministériel lu samedi à la radio nationale.
Présidé par le ministre de l'Intérieur, ce
comité sera notamment composé du ministre délégué à la
Sécurité publique ou de son représentant, du directeur de
cabinet du ministère de l'Intérieur et de l'inspecteur central
chargé de la police administrative dans le même ministère.
Il comprendra également des officiers de l'armée
et de la police, d'un membre de la Commission électorale mixte
indépendante (Cémi), de l'état-major des Forces armées
centrafricaines (Faca), du directeur général de l'Administration
du territoire, d'un représentant de la ville de Bangui et du
président de la Croix-Rouge centrafricaine.
Les scrutins présidentiel et législatif du 13
mars prochain doivent mettre un terme à la période de transition
ouverte en Centrafrique le 15 mars 2003 par le coup d'Etat du
général François Bozizé.
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