PRÉSIDENCE CEMI  - COMMUNIQUE DE PRESSE
A propos pratiques préjudiciables pour le bon déroulement des prochaines élections Présidentielles et Législatives
Distributions frauduleuses de cartes d'électeur en Centrafrique
Élections 2005: Un plan de fraude qui inquiète
La Cémi menace les candidats à la présidentielle trop pressés

La Cémi menace les candidats à la présidentielle trop pressés
(L'Express 14/02/2005)

La Commission électorale mixte indépendante (Cémi) centrafricaine a menacé lundi de faire intervenir les forces de l'ordre contre les candidats aux prochaines élections présidentielle et législatives qui feraient campagne hors de la période officielle.

"J'invite tous les candidats au strict respect des dispositions légales. A défaut, la Cémi se verra dans la pénible obligation d'ordonner aux forces de l'ordre de faire appliquer la loi", a affirmé le président de la Cémi, Jean Willybiro-Sako, dans un courrier adressé aux candidats.

"Beaucoup de candidats (...) se permettent d'apposer des affiches et des banderoles dans les lieux publics, sur des véhicules, et de faire distribuer des tee-shirts portés par des électeurs en dehors de la période légale de propagande", ajoute M. Willybiro-Sako, rappelant que "toute propagande électorale est interdite en dehors de la période fixée".

Le code électoral punit ces activités de peines d'emprisonnement ferme de douze mois à trois ans et d'amendes comprises entre 200.000 et 1 million de francs CFA (305 à 1.525 euros).

Dans un entretien à la radio nationale au début de ce mois, le président de la Cémi avait déjà mis en garde les candidats trop pressés de démarrer leur campagne pour les scrutins du 13 mars prochain, officiellement fixée du 26 février au 11 mars.

Son premier avertissement n'a apparemment pas été suivi d'effet puisque de nombreuses banderoles affichant les portraits, slogans, adresses des comités de soutien et numéros de virement de certains candidats sont toujours déployées le long des avenues de la capitale centrafricaine.

© Copyright L'Express

Elections 2005: Un plan de fraude qui inquiète

[ Bangui - République Centrafricaine ] ( 14/02/2005) Faustin BAMBOU

Les comptes, puisqu’il faut bien compter, vont réserver, le moment venu, des surprises désagréables à certains candidats.Mais nous nous devons de dénoncer tous les signes ou comportements révélateurs de fraude. S’agissant du vote ne serait-il pas judicieux de faire usage des empruntes digitales en lieu et place du tampon pour les choix? 5,5 milliards de f cfa à engloutir dans ces élections, c’est à considérer !

La nouvelle Constitution vient d’être promulguée par le chef de l’Etat,après adoption au terme du référendum du 5 décembre 2004. Cela témoigne de la volonté du peuple centrafricain de rompre définitivement avec un passé caractérisé par l’irresponsabilité, la mal gouvernance, le tribalisme, le régionalisme et les troubles socio-militaro-politiques. Cette volonté populaire va devoir se concrétiser par le choix d’un président et des députés chargés de conduire la Centrafrique conformément à la nouvelle loi fondamentale. Si l’on apprécie l’institution par le chef de l’Etat des journées de jeûne pou rune déroulement pacifique du prochain scrutin, il est à redou ter l’idée d’un dispositif de fraudes massives qui serait en chantier à N’Djamena au Tchad n’est pas de nature à aider le peuple centrafricain à sortir du tunnel.

En effet, eu égard à l’hostilité avérée des populations de l’Ouham, l’Ouham-Pendé et la Mambéré Kadéi, il aurait été envisagé un passage en force fondé sur un bourrage d’urnes parallèles destiné à assurer au Général François Bozizé une victoire à l’élection présidentielle de janvier 2005.

Des urnes identiques à celles importées par la CEMI auraient également été commandées et stockées à N’Djamena. N’Djamena qui depuis 2003 abritait déjà des stocks d’effigies du général Bozizé. En dehors de la CEMI, le spécimen du bulletin unique serait attendu pour la reproduction et constitution des stocks parallèles nécessaires au bourrage des urnes parallèles.

Certains préfets, sous-préfets dotés de téléphones satellitaires et disposant de fonds conséquents s’attéleront à des manoeuvres destinées à retarder les résultats des provinces.

Par ailleurs, il serait prévu, le moment venu, d’impliquer des réfugiés sur les sites de Darfour au Soudan, pour le bourrage des urnes qu’on présenterait à la CEMI comme étant originaires de préfectures manifestement hostiles à François Bozizé. Mais ce projet n’est pas sans créer une effusion de sang. Déjà Maro, poste de contrôle administratif de la préfecture de Sahr au Sud du Tchad, qui abrite des réfugiés centrafricains, a enregistré un déferlement des forces tchadiennes sur ces réfugiés qui ont causé la mort d’un réfugié tué par balle et fait plusieurs blessés. Ces réfugiés hostiles a François Bozizé, flairant la fraude qui se profile,se sont révoltés et auraient brisé les ur nes amassées sur leur site .

Avec la candidature de François Bozizé, nous sommes à 13 concurrents pour le fauteuil présidentiel. L’évocation d’une victoire par K.O dès le 1er tour d’abord par les milieux proches du Général Bozizé et par ce dernier lui-même apparait, aux yeux des observateurs, comme un indice patent et donc indéniable de la fraude en chantier.

Tout le monde, y compris le candidat François Bozizé ont connaissance de l’impopularité et du rejet de ce dernier dans les régions qui auraient pu lui assurer le plus grand nombre de suffrages. Comment comprendre que M. Katossy Simany Dakwani, avec fierté, soutienne que Bozizé n’est pas André Kolingba pour organiser les élections et les perdre régulièrement? Un des candidats déclarés en la personne du Pasteur Josué Binoua, dénonçant la fraude en cours le 10 décembre dernier, ne s’est pas empêché d’affirmer haut et fort que “l’homme est lié par sa propre parole... selon Proverbes 3... la foi agit avant, si Bozizé se présente, il sera battu !”. Sans prendre fait ni cause pour qui q ue ce soit, nous constatons que la CEMI sous Jean Willybiro-Sako se demène pour asseoir et équiper les comités locaux et les bureaux de vote en charge des futures échéances, véritable tremplin et catalyseur de l’unité du pays ainsi que du décollage socio-économico-politique. La fausse note due à l’invalidation des votes référendaires du 4e arrondissement et de Bambari doit servir de leçon pour éviter toute défaillance en février 2005. Un pari double qu’il nous faut gagner ! Les comptes, puisqu’il faut bien compter, vont réserver, le moment venu, des surprises désagréables à certains candidats.

Sans doute, les concurrents déclarés : Abel Goumba, Auguste Boukanga, Olivier Gabirault, Charles Massi, Jean-Paul Ngoupandé, Ange Félix Patassé, Jean-Jacques Demafouth, Henri Pouzère, André Kolingba, Josué Binoua et François Bozizé, etc. vont-ils, chacun, se satisfaire des slogans ou propos susceptibles de leur fédérer le plus grand nombre d’électeurs. Mais nous nous devons de dénoncer tous les signes ou comportements révélateurs de fraude.

S’agissant du vote ne serait-il pas judicieux de faire usage des empruntes digitales en lieu et place du tampon pour les choix? 5,5 milliards de f cfa à engloutir dans ces élections, c’est à considérer ! Ce dernier point n’est pas sans rappeler la nécessité pour le général Lamine Cissé et le Bonuca, le Pnud, l’Union Européenne, la France, la Cemac, l’Organisation Internationale pour la Francophonie, tous les partenaires engagés dans ce processus électoral de veiller à ce qu’aucune manoeuvre factice, obscure ne puisse souiller et tordre les choix du peuple centrafricain. Car, à notre avis, c’est par des élections légalement correctes et légitimement vraies que la Centrafrique pourra s’en sortir.

© 2005 Les Collines du Bas-Oubangui" éditions N°69

Source : icicemac.com

Distributions frauduleuses de cartes d'électeur en Centrafrique

Des cartes d'électeur sont distribuées frauduleusement en Centrafrique, où des scrutins présidentiel et législatifs sont prévus le 13 mars, a indiqué lundi le ministre centrafricain de l'Intérieur à la radio nationale, appelant la population à la vigilance.
"Depuis quelques jours, il nous a été signalé que des individus mal intentionnés circulent dans certains coins de la RCA (République centrafricaine, ndlr), pour procéder à des recensements et à des distributions des cartes d'électeur", a affirmé le colonel Michel Sallé.

"Un de ces malfaiteurs a été appréhendé dans la ville de Nola (600 km à l'ouest de Bangui) et se trouve aux mains de la force publique pour interrogatoires", a poursuivi le ministre.

"J'invite les populations sur toute l'étendue du territoire à plus de vigilance, pour mettre ces individus hors d'état de nuire. Il y va du bon déroulement des élections", a-t-il également prévenu.

Les opérations d'inscription sur les listes électorales et de distribution des cartes d'électeur permettant de voter le 13 mars sont terminées depuis fin octobre.

Des sources au ministère de l'Intérieur estiment que les individus en question seraient utilisés par des candidats pour "acheter" des électeurs et leur remettre ces cartes.

Quelques jours avant le référendum constitutionnel du 5 décembre dernier, la disparition de 10.000 cartes avaient été signalée dans le 4ème arrondissement de Bangui.

La Commission électorale avait démenti l'information, mais les résultats du référendum avaient été annulés dans cette circonscription, officiellement en raison de procès verbaux non conformes.

© Copyright Le Figaro - 7 février 2005

NATION

Commission Electorale                                                              République Centrafricaine

Mixte Indépendante                                                                    Unité – Dignité - Travail

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Coordination Nationale

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Présidence

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N0 001/CEMI/CN/P/05                                                                  Bangui, le 21 janv 2005

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Président de la Coordination Nationale de la CEMI, constate à travers les informations relevées dans les organes de Presse et certaines situations constatées dans un Arrondissement de Bangui, des pratiques préjudiciables pour le bon déroulement des prochaines élections Présidentielles et Législatives futures particulièrement dans les tentatives de corruption des électeurs.

- La collecte des cartes d’électeurs afin d’obtenir des listes de sympathisants potentiels contre intéressement financier, le rachat de certaines cartes à des fins inavouées sont des infractions qui tombent sous le coup de l’article 122 du code électoral qui condamne de 3 à 12 mois d’emprisonnement ferme les pratiques de détournement des suffrages et de subornation d’électeurs.

Il rappelle en outre que le vote pour les prochaines élections Présidentielles et Législatives se fera sur la base obligatoire de présentation de carte d’électeur conforme au registre électoral de chaque bureau de vote.

Tout contrevenant s’exposera donc à la sanction de la loi ci-dessus précisée.

Le Président de la CEMI en appelle à la conscience civique de chaque Centrafricain pour refuser d’être victime de telle manoeuvre qui enlèverait la

crédibilité aux prochaines échéances que tous les Centrafricains appellent de leurs voeux d’être crédibles, transparentes et justes.

Le Confident Week-end n° 847 du 22 au 23 janvier 2005

Centrafrique:

Les élections vont être repoussées

Après maintes tractations, malgré la bonne volonté politique du président Bozizé et les exigences des Opposants, les élections générales n’auront plus lieu à la date prévue. Le camp présidentiel invoque le souci d’organiser des élections libres et transparentes avec tous les atouts possibles.

En effet, on constate que jusque là, la CEMI n’est pas encore prête à toute éventualité. Et pour mieux combler le vide et satisfaire toutes les attentes, les élections seront repoussées de trois semaines. De quoi permettre à tous les acteurs de se préparer en conséquence et à la Commission Electorale Mixte Indépendante, de se doter de tous les moyens indispensables à l’organisation du scrutin sur toute l’étendue du territoire.

Le véritable enjeu des élections, c’est qu’elles marqueront la fin d’une période pour, le moins cruciale fondée sur une transition consensuelle gagnée par le général François Bozizé qui, après avoir mené une rébellion très populaire, s’est retrouvé face au pouvoir dictatorial de Patassé qu’il fallait à tout mettre fin. Au-delà de tous les préjugés, le président de la République a toujours manifesté son intention de respecter le calendrier électoral en République Centrafricaine. Au même titre que toute la communauté internationale.

Mais aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que repousser ses élections de quelques semaines n’est pas mauvais en soi. Le temps de trouver une issue durable à cette crise qui aura permis aussi à l’opinion publique centrafricaine de connaître la face cachée et “zéro” des opposants centrafricains.

La rédaction

Le Confident Week-end n0847 du 22 au 23 janvier 2005

VOIR AUSSI :

Les élections sont repoussées à février 2005
            Afriquecentrale.info - 13/12/2004
Un grave danger menace le processus électoral !
FODEM - Bangui, 8 décembre 2004.
30/11/2004 - Les Centrafricains de France ne participeront pas au Référendum Constitutionnel du 5 décembre 2004

AFP, le 5 nov 2004.
RCA: Le Parlement examine la loi sur le Haut Conseil de la communication
Le Conseil national de transition (CNT), Parlement centrafricain de transition, examinait vendredi le projet de texte instituant un Haut Conseil de la Communication (HCC), organe de régulation du secteur de la Communication.

Fin "partielle" du recensement électoral en Centrafrique
FODEM  - 01 NOV 2004
Comme nous vous l'avions indiqué, la CEMI vient de déclarer la fin "partielle" des opérations de recensement du corp électoral estimé entre 1,6 et 1.7 millions d'électeurs.

Constitution et code électoral: Bozizé se couche devant
MASSI et TIANGAYE

AFP, 22 octobre 2004.

Un Accord, finalement après des mois et des mois de crise institutionnelle entre l'exécutif et le Conseil National de Transition à Bangui. 

AFP Bangui, 4 octobre 2004
Le président Bozizé redécoupe les circonscriptions pour les législatives
Le président centrafricain François Bozizé a signé un décret fixant à 105 le nombre des circonscriptions électorales pour les prochaines élections législatives des 30 janvier et 27 février 2005, a annoncé lundi la radio nationale.