Déploiement du matériel électoral en Centrafrique
(Xinhuanet 23/02/2005)
Centrafrique: création d'un comité de coordination du suivi du processus électoral

YAOUNDE, (XINHUANET) -- Les préparatifs des élections présidentielle et législative du 13 mars prochain en Centrafrique sont entrés dans leur phase décisive, mardi, avec le démarrage des opérations de déploiement du matériel de vote, a-t-on appris de source de Bangui.

Quelque 4 000 urnes et 4 000 isoloirs doivent être acheminés dans les 16 préfectures du pays afin d'être répartis dans les différents bureaux de vote et compléter ainsi une quantité équivalente déployée lors du scrutin référendaire du 5 décembre dernier.

Les superviseurs de la Commission électorale mixte indépendante(Cémi) devraient quitter Bangui le 2 mars prochain pour rejoindre leur zone d'activité.

Une affluence inhabituelle était notable mardi au siège de la Commission, qui a fait, lundi, un appel d'offres de location de 19 véhicules et rappelé une cinquantaine de manutentionnaires.

Ces véhicules de location devraient compléter la logistique de l'opération de déploiement dont l'essentiel sera pris en charge par l'armée et la gendarmerie centrafricaines ainsi que par la Force multinationale de la CEMAC (FOMUC) et un détachement de militaires français.

Parallèlement au déploiement du matériel électoral, la Cémi entame, par l'intermédiaire de 20 organisations non gouvernementales, une campagne de sensibilisation afin de familiariser les électeurs avec la technique de vote à bulletin unique pour 2 scrutins groupés.

Toutes ces opérations ont lieu moins d'une semaine avant le démarrage de la campagne officielle dont l'ouverture est prévue pour le 26 février et au moment où des inquiétudes se font jour quant au Haut Conseil de la communication (HCC), censé réguler les médias pendant la campagne mais dont la désignation des membres n'a toujours pas été entérinée par un décret présidentiel.

En attendant la publication de ce texte, les 9 membres du HCC se sont retrouvés, mardi, au siège de la Cémi afin d'entamer le travail de répartition des tranches d'antenne sur les médias audio- visuels publics entre les différents candidats.

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Jean-Michel Rajaonarivony : Deux semaines à… Bangui

Le président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), Jean-Michel Rajaonarivony est à Bangui, capitale de la République Centrafricaine, pour deux semaines et ne devrait revenir au pays qu’à la fin de ce mois. Il se trouve que le président centrafricain, le général François Bozizé, a demandé à Marc Ravalomanana de lui envoyer un juriste qualifié, de préférence un constitutionnaliste (c’est-à-dire un spécialiste de la Constitution), pour refondre la Constitution transitoire de la Centrafrique. Le chef d’Etat malgache a désigné Jean-Michel Rajaonarivony qui a mis le cap sur Bangui muni des textes des Constitutions malgaches de ces dernières années, ainsi que des documents qui ont permis en 2002 de légaliser le pouvoir « autoproclamé » de Marc Ravalomanana. Il semble que François Bozizé ait été impressionné par la manière avec laquelle les juristes pro-Ravalomanana ont régularisé en 2002 la situation de Marc Ravalomanana, lui attirant la reconnaissance de l’Union Africaine et de la communauté internationale. Le général François Bozizé avait en 2003 renversé le pouvoir légal du président Ange Patassé, et s’attache actuellement à dissiper les réticences des instances africaines et internationales à son endroit. Il organise pour le 13 mars prochain un scrutin présidentiel qui devrait donner un caractère légal à sa présence à la barre (du moins s’il triomphait).

On apprend que Jean-Michel Rajaonarivony est invité à assister à cette élection en tant qu’observateur. En tout cas, le grand spécialiste malgache du reformatage des constitutions africaines ainsi que de l’observation des élections sur le continent africain, c’est Norbert Ratsirahonanana. Ce dernier, ancien président de la HCC et actuel ambassadeur itinérant de Marc Ravalomanana, aurait été mieux indiqué pour cette mission centrafricaine. On ne sait trop pourquoi on lui a préféré Jean-Michel Rajaonarivony, dont la compétence n’est cependant pas en cause. Pour certains, ce n’est là qu’une illustration du divorce progressif entre le TIM, le parti présidentiel, et l’AVI dont le chef est Norbert Ratsirahonana. Pour d’autres, c’est parce que la demande du général François Bozizé requérait l’envoi du président de la HCC ou tout au moins un membre de cette institution.
En tout cas, suite à son expérience acquise en 2002, Madagascar est en train de se forger une nouvelle réputation en Afrique : celle de pays qui sait régulariser les situations non conformes à la Constitution. Objet de vives réticences de la part de l’Union Africaine, le nouveau chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé pourrait aussi solliciter notre concours…

Centrafrique: création d'un comité de coordination du suivi du processus électoral
(Xinhuanet 21/02/2005)

YAOUNDE, (XINHUANET) -- Le gouvernement centrafricain vient de créer un comité de coordination du suivi du processus électoral chargé de suivre le déroulement des élections.

Ce comité aura également pour vocation de "communiquer au gouvernement toutes difficultés susceptibles de troubler le processus électoral", indique un arrêté ministériel lu samedi à la radio nationale centrafricaine.

Présidé par le ministre de l'Intérieur, ce comité sera notamment composé du ministre délégué à la Sécurité publique ou de son représentant, du directeur de cabinet du ministère de l'Intérieur et de l'inspecteur central chargé de la police administrative dans le même ministère.

Il comprendra également des officiers de l'armée et de la police, un membre de la Commission électorale mixte indépendante ( Cémi), l'état-major des Forces armées centrafricaines (FACA), le directeur général de l'Administration du territoire, un représentant de la ville de Bangui et le président de la Croix- Rouge centrafricaine.

Les scrutins présidentiel et législatif du 13 mars prochain doivent mettre un terme à la période de transition ouverte en Centrafrique le 15 mars 2003 par le coup d'Etat du général François Bozizé. Fin

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LE DÉMOCRATE N° 943
Élections Générales 2005
Droite ligne sur l'ouverture de la campagne

Ce que Abdou Diouf a dit à Bozizé