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RFI - 05/01/2005 22h30
CHARLES MASSI ESTIME QUE LE PRÉSIDENT BOZIZE N'A
PAS A FAIRE LE TRI ENTRE LES DIFFÉRENTS CANDIDATS !

RFI - 05/01/2005 4h30
CHARLES MASSI MAINTIENT SA DEMANDE SE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
FODEM - FRANCE - Paris, le 05/01/2005
LE FODEM FRANCE RÉITÈRE SA DEMANDE DE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION.
COMMUNIQUE DE PRESSE 

relatif à la déclaration du Président François BOZIZE rapportant partiellement la décision irresponsable et anti-démocratique de la Cour Constitutionnelle de Transition.

AGBANGBA L'ÉVÈNEMENTIEL N°49

Charles Massi rompt le silence et parle de l'Accord de Libreville

Ni Kolingba, ni Patassé, ni Bozizé n'ont une fois. au cours de leur mandat présidentiel honoré ainsi la presse centrafricaine, de la convier à un déjeuner ou un dîner de presse dans un somptueux cadre tel que l'Équateur ". Jamais !...

Mais ce geste, le président du Forum Démocratique pour la Modernité( FODEM) vient de le faire. Ce lundi 31, de 13 heures à 15 heures, il a en effet rassemblé au cours d'un déjeuner de presse près d'une cinquantaine de journalistes des médias d'État et privés.

A bâtons rompus, il s'est entretenu avec les hommes des médias sur les "Accords de Libreville ", qui continuent encore de faire couler de l'encre. Le mutisme criant dans lequel tous les acteurs de la crise politique centrafricaine revenus de Libreville se sont plongés, a en effet ouvert la porte à toute suspicion. Il fallait donc par nécessité confier à la presse la version réelle des faits, afin d'informer le grand public, pour qui le sommet de Libreville demeure toujours un échec patent tant du côté de l'opposition que du pouvoir.

Plusieurs raisons ont en effet été évoquées par le président Massi pour justifier le silence de l'opposition, pour qui la rencontre de Libreville reste dans toute sa dimension un grand succès.

" On ne peut mériter sa casquette de vainqueur qu'en honorant le vaincu ", a-t-il précisé au passage. Néanmoins, quelques zones d'incertitude persistent encore quant à l'observation ou à la traduction dans les faits des accords de Libreville.

Voilà plusieurs jours maintenant, depuis le retour de Libreville, le président Bozizé n'a jusqu'alors pas pris de textes entérinant les accords...

Quant à l'intégralité de l'entretien, les préoccupations des journalistes et les réponses du président du FODEM, Charles Massi, tout sera publié dans notre prochaine édition.

Ama Siritei

Malonga devrait démissionner!

Le président de la cour constitutionnelle, le magistrat Marcel Malonga est vraiment exceptionnel, vraiment ...L'homme a-t-il un sens aiguisé de personnalité ou de responsabilité ? Sinon comment expliquer cette propension à vouloir s'accrocher bec et ongles à un poste de responsabilité alors que désavoué de toutes parts ?

En repêchant quelques candidats à la présidentielle recalés, le président Bozizé ne faisait que désavouer cette piteuse cour constitutionnelle que dirige le magistrat Malonga. Pire encore à Libreville, non seulement qu'il voit une nouvelle fois ses décisions "juridiques" balayées du dos de la cuillère par le politique en repêchant tous les autres candidats recalés (sauf le fils de la perdition, Patassé) mais également et surtout nombre de ses prérogatives retirées. Mais le président Malonga s'obstine à conserver son poste, bien que réduit désormais par les accords de Libreville à inaugurer les chrysanthèmes.

Désavoué par Bozizé et puis par Libreville, il ne lui restait, pour issue honorable, qu'une démission en bonne et due forme. Mais bien que poussé ainsi àla démission, le président de la courconstitutionnelle persiste et signe par son silence et son inertie à ne point abandonner son poste. Dégradant tout de même.

Le magistrat Malonga, pasteur de son rang, quelle impression donne-t-il à s'accrocher ainsi à une responsabilité temporelle ? Même la moitié des revers qu'il a essuyé aurait pu, sous d'autres cieux, pousser nombre de responsables à remettre le tablier.

Mais en Centrafrique ... eh, oui, en Centrafrique seul, démissionner est synonyme de péché. Le pasteur Malonga évite donc le péché de la démission. Ainsi va la vie au pays de " wara mo tè ".

G. Sékorodé

AGBANGBA L'EVENEMENTIEL N°49 du 1er au 3 février 2005

L'HIRONDELLE N° 1031

L'HIRONDELLE N° 1031

Libreville : Mise au point de Charles Massi
Juarez

Le combattant Charles Massi a conféré hier avec la presse au Restaurant l'Équateur à 13 heures.

Dans son discours liminaire, l'intéressé a défini le cadre de l'entretien qu'il qualifie d'entretien et non de conférence de presse.

Le Président du Forum pour la Démocratie et la Modernité (FODEM) était entouré pour la circonstance de son épouse ainsi que des membres du directoire de son parti. A cette occasion, Charles Massi s'est employé pour éclairer la lanterne, entre autres au sujet de la rencontre de Libreville. A ce sujet, M. Charles Massi a apprécié positivement la rencontre de Libreville. Pour lui, à Libreville, il n'y a ni vaincu ni vainqueur. Seulement, a t-il dit, l'opposition et le pouvoir de Bangui sont retournés en terre centrafricaine la queue entre les jambes. Lors de la rencontre de Libreville, l'opposition avait demandé au Général Bozize d'entendre la voix de la raison. Cette démarche, faut-il le dire, est pleine de sagesse. Au départ, a-t-il précisé, la convergence et le Chef de l'État n'entendaient pas faire de concession. C'est dans ce but que le pouvoir a dépêché plus de 80 personnes pour le seul camp présidentiel contre I3 pour les autres sensibilités. Seulement, la matière grise des politiques centrafricains a fonctionné merveilleusement. Et les récalcitrants du camp présidentiel sont restés derrière la porte. Sauf Lévy Yakité qui a été pris de court par jean-Paul Ngoupande.

En substance, il faut dire que le Président Bongo a pesé de tout son poids pour réconcilier les deux parties en conflit. Le Président du FODEM rend tout de même hommage au Président gabonais qui ne se lasse pas de résoudre les problèmes centrafricains. Et de continuer, il se pose la question de savoir à quelle fin jouent certains acteurs qui feignent de reconnaître les exploits du Chef de l'État gabonais, représentant de la Chine en Afrique centrale qui a aidé la République Centrafricaine à avoir de la CEMAC 4 milliards de francs CFA dont 1 milliard pour l'indemnisation des Libérateurs et 3 autres de la Chine. La RCA, a dit Charles Massi, doit aussi sa reconnaissance à la CEMAC.

Fort de cela, le FODEM et son président pensent que la RCA doit se réjouir. Le reste concerne les Centrafricains.

Le candidat Bozizé sera-t-il promoteur des Droits de l'Homme ?
Voir aussi : PEUR SUR LA VILLE !

L'état de la dernière victime de Dogo

La question des Droits de l'Homme demeure le socle de l'État de droit. Mais si la bonne gouvernante s'avère-t-elle le produit de l'État de droit, il est tout à fait justifié que la question des Droits de l'Homme se présente comme étant le paradigme des problèmes du développement. Car l'homme est au commencement et à la fin du développement. Aucune politique ne peut réussir que lorsque l'homme est placé au cœur des préoccupations de la société. Nos candidats aussi bien à la Présidentielle qu'aux législatives sont-ils conscients de cette réalité ?

La question reste posée à tous. Toutefois, nous la posons à l'homme du 15 mars qui prétend en ce moment au premier mandat de la nouvelle démocratie centraficaine. Car, toujours il sera question des Droits de l'Homme comme il en a été hier, si on se rappelle la principale cause de la chute du régime Patassé.

Du 15 mars 2003 à maintenant, on peut se dire que le chapitre des droits de l'Homme a été réellement le véritable casse tête du régime de Transition. Tout au long des 22 mois qu'elle a duré, la question des Droits de l'Homme s'est posée avec acuité dans la mesure où l'État d'exception a nettement manqué sa principale cible : le retour au respect de l'homme centrafricain après les pages obscures des années patassistes. Quels qui, soient les efforts herculéens du CNT, les représentants de la société civile et de la communauté internationale, les Droits de l'Homme ont sérieusement souffert face à un État dont la moralité reste très problématique. Les nombreuses voies de fait, la recrudescence de la corruption dans la haute sphère de l'État d'ailleurs très mollement combattue par les maîtres de l'heure attestent d'un manque notoire de la volonté d'instaurer l'État de Droit que les Actes du Dialogue national appelé de tous leurs vœux. L'armée qui devrait être le ciment de notre nation n'a été guère à la hauteur de la défense des institutions républicaines. Très composite, elle apparaît à jamais une entité à problèmes, lieu de tant de forfaitures, de violences obscures. En fait, le clanisme étant le trait caractéristique de cette armée à l'heure actuelle, il est tout à fait normal qu'elle devienne à la limite très paradoxalement un élément propagateur d'insécurité au lieu d'en être l'antidote. En amont comme en aval, le peuple a réellement souffert de la brutalité meurtrière de son armée.

Le cas Dogo est là pour le démontrer suffisamment (Voir photo de la dernière victime en page intérieure). Officiellement condamné pour meurtre de Marzanne et Mamadou, le revoilà qui fait parler de lui à travers d'autres folles équipées sous le regard bienveillant de "l'autorité". Où en est-on avec le programme de restructuration de l'armée pour qu'elle redevienne civilisée, républicaine? La question demeure car plus que jamais, le citoyen centrafricain apparaît esseulé. Surtout que l'appareil judiciaire a été à des moments très dévoyé durant cette Transition.

Pourtant, la Transition elle-même s'était amorcée sous la bannière de la défense les Droits de l'Homme telle que l'ont clamée très tôt les tenants du Pouvoir. A la veille de ces scrutins de la dernière chance, le peuple doute de l'avènement d'un Etat de Droit dans le contexte que voici: Car les faits parlent. Mais les faits sont aussi têtus. Boz saura-t-il ramer véritablement vers les Droits de l'Homme ? En a-t-il la volonté ? Autant d'inquiétudes qui assaillent en ce moment nombre d'électeurs.

 

LE CITOYEN N° 2091 

PRÉSIDENTIELLE 2005

Un déjeuner de presse avec le candidat Charles Massi

M. Charles Massi, vice-président du Conseil National de Transition, Président du FODEM (Forum pour la Démocratie et la Modernité) a offert dans le beau cadre du Restaurant l'Équateur un déjeuner de nouvel an à la presse hier.

Il était entouré de monsieur Joachim Goyango, ancien député de Yaloké, deuxième vice président du FODEM, de Mme Denise Massi et bien d'autres membres du parti.

Le FODEM est l'un des jeunes partis politiques créés suite à la démission de son président Charles Massi du gouvernement de l'époque Patassé. Ancien membre de !'UFAP et de la CPPO, coalitions de l'opposition, le FODEM fait aujourd'hui front commun avec ses pairs dont la candidature des leaders a été retenue ou recalée, craignant le hold-up électoral jusqu'à ce que l'accord de Libreville sous les auspices du président Omar Bongo ait tranché.

Charles Massi faisait partie des sept candidats écartés le 30 décembre dernier par la Cour constitutionnelle pour titre foncier: Quoique repêché par l'arbitrage du chef de l'État, Charles Massi et le FODEM ont fait front avec d'autres candidats et partis politiques lésés par cette mesure, ce qui leur a permis d'obtenir à Libreville ce qu'ils n'avaient pas obtenu à Bangui, notamment l'Accord de Libreville.

C'est un Charles Massi souriant, relaxe, taquin et amusant, ami des journalistes qui était à ce déjeuner. Occasion a été donnée aux deux parties de s'informer mutuellement et parler de la politique nationale, l'accord de Libreville et nombre de choses. Charles Massi se veut un soldat éclairé, capable de faire régner la sécurité, c'est-à-dire réussir là où d'autres on échoué dans ce domaine au regard de ce qui se produit encore deux ans après le changement où l'on croyait avoir rompu avec les démons de l'insécurité.

Le voyage de Libreville consacre une insatisfaction réciproque, reste qu'un comité de suivi soit mis en place. A ses yeux, des conseillers à la Cour constitutionnelle dont une partie des compétences a été transférée à la CEMI ont profité de leur position pour régler les comptes à certains candidats.
Charles Massi et le FODEM se préoccupent du sort du peuple centrafricain et appellent le Centrafricain à être vigilant à l'occasion de ce scrutin pour qu'enfin ses conditions de vie soient améliorées.

G. Ouangalé

 LE CONFIDENT N° 855

Le Fodem dément la conclusion d'un accord secret avec Bozizé

Bangui, Centrafrique (PANA) - 31/01/2005 - Le commandant Charles Massi, candidat du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), a démenti, lundi au cours d’un déjeuner de presse, l’information selon laquelle les participants à la réunion du 22 janvier dernier à Libreville auraient signé un accord secret avec le général François Bozizé pour une victoire de ce dernier à l’élection présidentielle du 13 mars prochain.

« Il n’y a pas eu d’accord secret », a déclaré M. Massi, qui s’est dit très satisfait de l’accord de Libreville, lequel réduit selon lui la Cour constitutionnelle de transition en une « coquille vide » en le dépouillant de l’essentiel de ses prérogatives concernant la proclamation des résultats des futures élections.

« Certains conseillers ont trouvé à la Cour les moyens de régler des comptes à certains candidats » pour leurs prises de position au Conseil national de transition (parlement provisoire), a-t-il poursuivi, faisant allusion à l’invalidation par la Cour constitutionnelle de sa candidature et de celle du pasteur Josué Binoua.

« Nous savons que le général Bozizé sait qu’il ne pourra jamais être élu par les urnes », a encore déclaré le candidat Massi, qui s’est demandé pourquoi l’actuel chef de l’Etat n’a toujours pas signé l’ordonnance entérinant le transfert des compétences de la Cour constitutionnelle à la Commission électorale mixte indépendante (CEMI).

Le président du Fodem a, par ailleurs, présenté comme « une alliance tactique », le regroupement de plusieurs partis et candidats au sein d’une Union des forces vives, qu’il appelle à conclure un accord « pour être présent dans tous les bureaux de vote ».

M. Massi a toutefois fait remarquer que « le moment viendra où nous demanderons à ceux qui étaient là quand on violait les femmes pourquoi ils sollicitent aujourd’hui les suffrages des électeurs ».

Les déclarations de Charles Massi sont faites 10 jours après la signature de l’accord de Libreville qui a mis fin à la crise politique née de l’invalidation de 8 candidatures à l’élection présidentielle.

L’accord de Libreville a finalement validé toutes les candidatures sauf celle du président déchu Ange Félix Patassé et reporté au 13 mars les élections présidentielle et législatives initialement prévues pour le 13 février 2005.

LE CONFIDENT N° 855

POLITIQUE
LE CANDIDAT CHARLES MASSI A DÉJEUNÉ AVEC LA PRESSE

"C est à Libreville qu'on a compris que Bindoumi était le véritable président de la CCT"

Très détendu, bien tiré à quatre épingles, le candidat ou combattant (c'est selon votre zone d'écoute), Charles Massi est apparu frais, hier, lors du déjeuner presse qu'il a organisé au Restaurant "Équateur". Pas de véritable enjeu, sinon des révélations. "En ma qualité d'homme politique, je me dois de discuter et d'échanger régulièrement avec la presse nationale et internationale sur l'avenir de notre pays... ",a-t-il formulé en guise d'introduction..

e décor est planté. Sourire aux lèvres, Charles Massi flanqué de son épouse Denise et autres cadres du FODEM (Forum pour la Démocratie et la Modernité), évoque avec une certaine audace le fameux accord de Libreville. "C'est là-bas qu'on a découvert que Malonga n'était qu'un figurant. Le véritable homme orchestre de la cour constitutionnelle de transition n'est autre que M. Bindoumi Joseph". L'opposant centrafricain est ferme : ce magistrat est à l'origine de cette crise qui a déchiré le pays.

Suspens. Massi retrace - ligne par ligne - le "sommet" de Libreville. Selon lui, les débats étaient houleux et longs. Première partie de 13 heures à 16 heures. Les huit clos ont assailli presque tout le monde. La dissolution de la cour constitutionnelle de transition était évidente, mais le fait déjà de lui retirer une bonne partie des pouvoirs, veut tout dire, constate le candidat du FODEM.

Pour Massi, l'intervention du président de la cour du Gabon aura permis aux observateurs de trancher que si certains de nos magistrats avaient opté pour cette noble métier, il n'est pas sur qu'ils aient mesuré l'ampleur et la profondeur des tâches... Aussi, le président Massi a-t-il regretté que les membres de cette cour n'avaient pas démissionné. Et à l'en croire, le chef de l'État ne devrait plus faire confiance à des ''magistrats qui n'ont pas fait leur travail avec responsabilité" Preuve tangible : Les voilà restés à l'école à Libreville ! La décision rendue était plus politique que judiciaire,a-t-il finalement déduit.

Contrairement à plusieurs observateurs avertis qui ne se sont pas vraiment trompés, Charles Massi continue de soutenir que le déplacement de Libreville était une aubaine nécessaire de sortir de crise, d'autant que sur place "on n'a pas pu se mettre d'accord".

Chacun campant dans ses positions, il fallait donc l'arbitrage de Bongo Ondimba pour départager les deux camps. Pas de jubilation. Car il n'y avait ni vainqueur ni vaincu. Cependant, poursuit Massi, 53 ans, l'Accord de Libreville nous aura aidé à y voir clair dans ces élections. Le Premier enjeu; c'est que désormais la CEMI a le plein pouvoir. Elle sera au four et au moulin de ce scrutin. La cour constitutionnelle ne sera là que pour étudier le contentieux. Reste maintenant à savoir si ces mêmes candidats qui ont boudé la cour constitutionnelle lorsqu'elle a proclamé les candidats à la présidentielle, pourront accepter que cette même cour examine leurs contentieux.

Cette préoccupation en appelle à une autre :l'opposition est-elle capable de mobiliser suffisamment des gens dans tous les bureaux de vote (plus ou moins cinq mille)? Quelles seront les chances de cette opposition qui a toujours réservé des surprises à l'opinion? Du genre, transhumance politique? On l'a vu dans les élections précédentes. Les analystes restent très sceptiques à l'encontre des opposants centrafricains qui se disputent les oripeaux du pouvoir sur fond de leadership. Des querelles intestines ont miné le camp des opposants par le passé. Mais Massi croit que les choses ne se feraient plus comme avant. Qu'est-ce qui va changer? Sur ce point précis, l'homme n'a pas révélé grand chose. Il s'est plutôt contenté de faire sa propre campagne. Les alliances, on verra ! Si c'est l'homme qui peut éradiquer l'insécurité qu'on cherche, je suis là. Et disposé à mettre de l'ordre. Un clin d'ail qui ne trompe pas. Et dire que c'est seulement le candidat Bozizé qui a déjà démarré sa campagne? Ironise un confrère.
Le moins que l'on puisse retenir, c'est que Massi a voulu tendre la perche à la presse pour soigner son image quelque peu ternie par la cour constitutionnelle. "C'est Bindoumi qui m'en veut, parce que j'ai toujours haussé le ton contre ses manceuvres dilatoires ", devrait-il déclarer.

Patrick B.
Le Confident n°855 du 1 er février 2005