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L'ambassadeur
de France dénonce des abus des forces de l'ordre
BANGUI
(AFP) -
jeudi 19 mai 2005 - 14h46 -
L'ambassadeur
de France à Bangui, Jean-Pierre Destouesse, a dénoncé, dans une déclaration
publiée jeudi dans la presse centrafricaine, les abus commis en toute
impunité par une "minorité" d'éléments des forces de
l'ordre.
"La
France participe de manière essentielle, financièrement et par son
expertise, à la remise sur pieds des forces de sécurité au service du
citoyen, de la Nation et des institutions de la République",
écrit M. Destouesse dans cette "adresse" aux futures autorités
qui seront issues des scrutins présidentiel et législatifs du 8 mai
dernier.
"Elle
ne saurait donc admettre qu'une infime minorité de leurs membres,
connus dans la ville et par les autorités, proférant injures et
menaces, se comportent impunément en marge de la loi, avant, pendant et
après les élections, outrepassent le domaine de leurs compétences et
jettent le discrédit sur l'ensemble de ces forces",
poursuit-il.
"Des
faits récents d'arbitraire portant atteinte à la libre circulation des
personnes sont à stigmatiser", souligne également
l'ambassadeur, en référence implicite à un incident survenu dimanche
à l'aéroport de Bangui.
Deux
membres de l'équipe du candidat Martin Ziguélé, adversaire du président
François Bozizé au second tour de la présidentielle du 8 mai, y ont
été empêchés par des membres de la Garde républicaine (sécurité
présidentielle) de s'envoler pour Paris, provoquant le retrait des représentants
de M. Ziguélé des opérations de dépouillement en cours.
"Les
procédés d'humiliation qui sont légion dans l'histoire de la
Centrafrique, du fait notamment d'éléments de forces dites de sécurité
ou de magistrats indignes, doivent impérativement appartenir au passé",
estime encore l'ambassadeur de France.
"La
France, comme l'Union européenne sont disposées à appuyer les futures
autorités. Elle le feront d'autant plus qu'elles constateront que les
mauvaises herbes auront été extirpées de la belle terre
centrafricaine", ajoute-t-il. |
Échange
de tirs devant la résidence de l'ex-président Kolingba à Bangui
CENTRAFRIQUE - 23 mars 2005 - par AFP
Une fusillade a éclaté
dans la nuit de mardi à mercredi devant la résidence de l'ex-président
centrafricain André Kolingba, candidat à la présidentielle, entre des
membres de son service d'ordre et des soldats de la Garde républicaine,
a-t-on appris de sources concordantes.
Ce bref échange de tirs dans un quartier de Bangui, qui a fait selon
des témoins un blessé grave parmi les soldats de la Garde républicaine,
a pour origine "une confusion due au manque de communication"
entre deux unités de l'armée, a affirmé le ministre de l'Intérieur
Michel Sallé.
"Cet incident malheureux est simplement une confusion due au
manque de communication entre les deux unités. Par conséquent, il ne
doit pas être interprété comme une tentative d'acte criminel", a
indiqué le colonel Sallé dans un communiqué lu à la radio nationale.
"Il s'agissait d'un échange accidentel de tirs entre les
militaires en service en bordure du fleuve Oubangui et ceux chargés de
la protection du candidat du Rassemblement démocratique
centrafricain" à l'élection présidentielle André Kolingba, a
poursuivi le ministre.
"Le gouvernement a immédiatement pris toutes les dispositions
qui s'imposent afin d'éviter toute mauvaise interprétation et a ordonné
une enquête", conclut le communiqué.
Selon des témoins interrogés par l'AFP, la fusillade a éclaté
lorsqu'une unité de la Garde républicaine qui se trouvait à proximité
de la résidence de l'ex-président a ouvert le feu. Les militaires
affectés à la sécurité de M. Kolingba ont alors immédiatement
riposté, ont-ils ajouté.
Mercredi matin, une foule de curieux était rassemblée aux alentours
de la résidence de l'ancien président Kolingba, a constaté un
journaliste de l'AFP. Des traces de sang étaient encore visibles à
l'endroit où le soldat de la Garde républicaine a été blessé.
Depuis le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs du
13 mars, les principaux carrefours et les points stratégiques de la
capitale sont contrôlés par d'importants effectifs de la Garde républicaine,
la gendarmerie et la police.
La Commission électorale mixte indépendante (Cémi) doit publier
dans les prochains jours les résultats complets du scrutin présidentiel.
Selon les derniers résultats partiels portant sur deux tiers des
suffrages exprimés, le président sortant François Bozizé arrive en tête
du premier tour avec 44% des voix, devant l'ancien Premier ministre
Martin Ziguélé (27%) et André Kolingba (13%).
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| RCA: un parti dénonce
des exactions de militaires contre ses militants
16/02/2005 10:10:19 - BANGUI, 16 fév (AFP) Le Rassemblement
démocratique centrafricain (RDC), parti de l'ex- président André
Kolingba, candidat à la présidentielle du 13 mars, a dénoncé
mercredi les exactions commises par des éléments de la sécurité
présidentielle contre ses militants. "Alors que tous les candidats
à la présidentielle du 13 mars 2005 ont conclu un Code de bonne
conduite (...) on assiste ces derniers temps à beaucoup d'agitations de
la part des éléments de la sécurité présidentielle", souligne
le vice-président du RDC, Louis-Pierre Gamba, dans une lettre au chef
de l'Etat, François Bozizé, dont l'AFP a obtenu copie.
Selon M. Gamba, ces éléments, qu'il cite nommément, ont passé à
tabac fin janvier un candidat du RDC aux législatives et ont effectué
jusqu'à ces derniers jours plusieurs descentes au siège du RDC.
"Ces agissements d'un autre âge, que nous qualifions de
terrorisme d'Etat, visent à intimider nos militants en particulier et
la population centrafricaine en général afin de les empêcher de
s'acquitter de leur devoir civique", écrit Louis-Pierre Gamba.
"Le RDC dénonce avec fermeté les violations des droits de
l'Homme dont les auteurs sont à ce jour impunis, ainsi que les
pratiques anti- démocratiques", ajoute M. Gamba dans sa lettre.
La Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH), qui a dénoncé
à plusieurs reprises les agissements contre les civils des militaires
cités et des forces de sécurité en général a demandé début
février au président Bozizé "de mettre enfin un terme à ces
exactions".
Lundi, M. Bozizé avait publiquement fustigé le "très mauvais
comportement des forces de défense et de sécurité" avec les
civils. |
Le
vice-président centrafricain
appelle M. Bozizé à respecter le code électoral
BANGUI, 11 fév (AFP)Le vice-président centrafricain Abel Goumba a appelé
vendredi le chef de l'Etat François Bozizé à respecter le code électoral,
estimant que ses fréquents déplacements à la veille des élections du 13
mars sont "autant d'actions ouvertes de campagne électorale".
M. Goumba a critiqué dans un mémorandum adressé au président, dont l'AFP
a eu une copie, "les excès récurrents et désormais consubstantiels (de
M. Bozizé) aux cérémonies officielles et autres déplacements en province,
lesquels sont aujourd'hui autant d'actions ouvertes de campagne
électorale", qui s'ouvre officiellement le 26 février.
Présent lors de ces cérémonies, M. Goumba n'a pas apprécié les
critiques du président Bozizé faites, selon lui, contre des hommes politiques
et des anciens dirigeants de ce pays d'Afrique centrale.
"Les dispositions légales portant organisation des élections
devraient s'appliquer à tous sans exception, a-t-il ajouté, en dépit de
celles contenues dans l'article 61 du code électoral".
Cet article "interdit à tout candidat d'utiliser (...) le patrimoine
et le personnel de l'Etat, à l'exception de ceux autorisés par le statut du
chef de l'Etat s'il est candidat et qui sont strictement nécessaires à
l'exercice de ses fonctions au cours de la campagne".
Le vice-président a également critiqué la nomination de Tita Samba Solé,
ancien animateur d'une radio privée, au sein de la direction de campagne du
président et comme membre du Haut-conseil de la Communication, organisme
notamment chargé d'assurer la répartition équitable des temps d'antenne
avant les élections présidentielle et législatives du 13 mars.
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COMMUNIQUE
DE PRESSE
Exemple
de la ville de Bossémbélé.
Le
mardi 08 Février 2005, le Président du Parti de l’Unité Nationale (PUN),
Monsieur Jean-Paul NGOUPANDE, candidat à l’élection présidentielle de 2005
a effectué une visite au candidat du PUN ainsi qu’aux militants de Bossémbélé.
Les
cadres et militants de cette localité ont assisté ce jour-là à une scène
digne de l’époque du parti unique des années soixante-dix.
D’abord
le Commandant de Brigade de la ville de Bossémbélé s’est farouchement
opposé au déploiement des banderoles du parti alors que les cadres venant de
Bangui avaient compté environ 10 banderoles KNK depuis Bégoua jusqu’à
Bouboui (PK 45). Il a également empêché l’utilisation du mégaphone par
les mobilisateurs.
Les
Forces de l’Ordre du croisement Bossémbélé, proche de la Station TOTAL se
sont également opposés à la deuxième entrée de la Secrétaire Générale Léa
KOYASSOUM-DOUMTA dans la ville de Bossémbélé alors qu’elle voulait ramener
les militants qui ont pris leur courage pour assister à la réunion. Des
menaces du genre « Ces gens de NGOUPANDE vont voir de quel bois nous nous
chauffons » ont été proférées à leur endroit.
Nous
tenons à protester énergiquement contre cette manœuvre d’intimidation et
exprimer notre inquiétude quant à la sécurité et la liberté d’aller et
venir de nos militants et surtout de notre candidat de Bossémbélé.
Notons
également que le candidat du FODEM de Bossémbélé était en interrogatoire
lors de notre passage. Sa banderole a été confisquée par le Commandant de
Brigade de la Gendarmerie.
Ces
menaces confirmeraient-elles les rumeurs selon lesquels NGOUPANDE, MASSI,
DOUMTA et quelques autres personnalités seraient la cible de certains
militaires ?
Fait
à Bangui, le 09 Février 2005
La
secrétaire Générale
Léa
KOYASSOUM-DOUMTA
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