AFP, le 19 mai 2005.
L'ambassadeur de France dénonce des abus des forces de l'ordre
AFP, le 23 mars 2005.
Échange de tirs devant la résidence de l'ex-président Kolingba à Bangui
AFP, le 16 fév 2005.
RCA: un parti dénonce des exactions de militaires contre ses militants
AFP, le 11 fév 2005.
Le vice-président centrafricain appelle M. Bozizé à respecter le code électoral
TERRORISME POLITICO-MILITAIRE DANS LES PROVINCES


L'ambassadeur de France dénonce des abus des forces de l'ordre

BANGUI (AFP) - jeudi 19 mai 2005 - 14h46 - L'ambassadeur de France à Bangui, Jean-Pierre Destouesse, a dénoncé, dans une déclaration publiée jeudi dans la presse centrafricaine, les abus commis en toute impunité par une "minorité" d'éléments des forces de l'ordre.

"La France participe de manière essentielle, financièrement et par son expertise, à la remise sur pieds des forces de sécurité au service du citoyen, de la Nation et des institutions de la République", écrit M. Destouesse dans cette "adresse" aux futures autorités qui seront issues des scrutins présidentiel et législatifs du 8 mai dernier.

"Elle ne saurait donc admettre qu'une infime minorité de leurs membres, connus dans la ville et par les autorités, proférant injures et menaces, se comportent impunément en marge de la loi, avant, pendant et après les élections, outrepassent le domaine de leurs compétences et jettent le discrédit sur l'ensemble de ces forces", poursuit-il.

"Des faits récents d'arbitraire portant atteinte à la libre circulation des personnes sont à stigmatiser", souligne également l'ambassadeur, en référence implicite à un incident survenu dimanche à l'aéroport de Bangui.

Deux membres de l'équipe du candidat Martin Ziguélé, adversaire du président François Bozizé au second tour de la présidentielle du 8 mai, y ont été empêchés par des membres de la Garde républicaine (sécurité présidentielle) de s'envoler pour Paris, provoquant le retrait des représentants de M. Ziguélé des opérations de dépouillement en cours.

"Les procédés d'humiliation qui sont légion dans l'histoire de la Centrafrique, du fait notamment d'éléments de forces dites de sécurité ou de magistrats indignes, doivent impérativement appartenir au passé", estime encore l'ambassadeur de France.

"La France, comme l'Union européenne sont disposées à appuyer les futures autorités. Elle le feront d'autant plus qu'elles constateront que les mauvaises herbes auront été extirpées de la belle terre centrafricaine", ajoute-t-il.

Échange de tirs devant la résidence de l'ex-président Kolingba à Bangui
CENTRAFRIQUE - 23 mars 2005 - par AFP

Une fusillade a éclaté dans la nuit de mardi à mercredi devant la résidence de l'ex-président centrafricain André Kolingba, candidat à la présidentielle, entre des membres de son service d'ordre et des soldats de la Garde républicaine, a-t-on appris de sources concordantes.

Ce bref échange de tirs dans un quartier de Bangui, qui a fait selon des témoins un blessé grave parmi les soldats de la Garde républicaine, a pour origine "une confusion due au manque de communication" entre deux unités de l'armée, a affirmé le ministre de l'Intérieur Michel Sallé.

"Cet incident malheureux est simplement une confusion due au manque de communication entre les deux unités. Par conséquent, il ne doit pas être interprété comme une tentative d'acte criminel", a indiqué le colonel Sallé dans un communiqué lu à la radio nationale.

"Il s'agissait d'un échange accidentel de tirs entre les militaires en service en bordure du fleuve Oubangui et ceux chargés de la protection du candidat du Rassemblement démocratique centrafricain" à l'élection présidentielle André Kolingba, a poursuivi le ministre.

"Le gouvernement a immédiatement pris toutes les dispositions qui s'imposent afin d'éviter toute mauvaise interprétation et a ordonné une enquête", conclut le communiqué.

Selon des témoins interrogés par l'AFP, la fusillade a éclaté lorsqu'une unité de la Garde républicaine qui se trouvait à proximité de la résidence de l'ex-président a ouvert le feu. Les militaires affectés à la sécurité de M. Kolingba ont alors immédiatement riposté, ont-ils ajouté.

Mercredi matin, une foule de curieux était rassemblée aux alentours de la résidence de l'ancien président Kolingba, a constaté un journaliste de l'AFP. Des traces de sang étaient encore visibles à l'endroit où le soldat de la Garde républicaine a été blessé.

Depuis le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs du 13 mars, les principaux carrefours et les points stratégiques de la capitale sont contrôlés par d'importants effectifs de la Garde républicaine, la gendarmerie et la police.

La Commission électorale mixte indépendante (Cémi) doit publier dans les prochains jours les résultats complets du scrutin présidentiel.

Selon les derniers résultats partiels portant sur deux tiers des suffrages exprimés, le président sortant François Bozizé arrive en tête du premier tour avec 44% des voix, devant l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé (27%) et André Kolingba (13%).

 

 RCA: un parti dénonce des exactions de militaires contre ses militants

16/02/2005 10:10:19 - BANGUI, 16 fév (AFP) Le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti de l'ex- président André Kolingba, candidat à la présidentielle du 13 mars, a dénoncé mercredi les exactions commises par des éléments de la sécurité présidentielle contre ses militants. "Alors que tous les candidats à la présidentielle du 13 mars 2005 ont conclu un Code de bonne conduite (...) on assiste ces derniers temps à beaucoup d'agitations de la part des éléments de la sécurité présidentielle", souligne le vice-président du RDC, Louis-Pierre Gamba, dans une lettre au chef de l'Etat, François Bozizé, dont l'AFP a obtenu copie.

Selon M. Gamba, ces éléments, qu'il cite nommément, ont passé à tabac fin janvier un candidat du RDC aux législatives et ont effectué jusqu'à ces derniers jours plusieurs descentes au siège du RDC.

"Ces agissements d'un autre âge, que nous qualifions de terrorisme d'Etat, visent à intimider nos militants en particulier et la population centrafricaine en général afin de les empêcher de s'acquitter de leur devoir civique", écrit Louis-Pierre Gamba.

"Le RDC dénonce avec fermeté les violations des droits de l'Homme dont les auteurs sont à ce jour impunis, ainsi que les pratiques anti- démocratiques", ajoute M. Gamba dans sa lettre.

La Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH), qui a dénoncé à plusieurs reprises les agissements contre les civils des militaires cités et des forces de sécurité en général a demandé début février au président Bozizé "de mettre enfin un terme à ces exactions".

Lundi, M. Bozizé avait publiquement fustigé le "très mauvais comportement des forces de défense et de sécurité" avec les civils.

Le vice-président centrafricain appelle M. Bozizé à respecter le code électoral

BANGUI, 11 fév (AFP)Le vice-président centrafricain Abel Goumba a appelé vendredi le chef de l'Etat François Bozizé à respecter le code électoral, estimant que ses fréquents déplacements à la veille des élections du 13 mars sont "autant d'actions ouvertes de campagne électorale".

M. Goumba a critiqué dans un mémorandum adressé au président, dont l'AFP a eu une copie, "les excès récurrents et désormais consubstantiels (de M. Bozizé) aux cérémonies officielles et autres déplacements en province, lesquels sont aujourd'hui autant d'actions ouvertes de campagne électorale", qui s'ouvre officiellement le 26 février.

Présent lors de ces cérémonies, M. Goumba n'a pas apprécié les critiques du président Bozizé faites, selon lui, contre des hommes politiques et des anciens dirigeants de ce pays d'Afrique centrale.

"Les dispositions légales portant organisation des élections devraient s'appliquer à tous sans exception, a-t-il ajouté, en dépit de celles contenues dans l'article 61 du code électoral".

Cet article "interdit à tout candidat d'utiliser (...) le patrimoine et le personnel de l'Etat, à l'exception de ceux autorisés par le statut du chef de l'Etat s'il est candidat et qui sont strictement nécessaires à l'exercice de ses fonctions au cours de la campagne".

Le vice-président a également critiqué la nomination de Tita Samba Solé, ancien animateur d'une radio privée, au sein de la direction de campagne du président et comme membre du Haut-conseil de la Communication, organisme notamment chargé d'assurer la répartition équitable des temps d'antenne avant les élections présidentielle et législatives du 13 mars.

TERRORISME POLITICO-MILITAIRE DANS LES PROVINCES

COMMUNIQUE DE PRESSE

Exemple de la ville de Bossémbélé.

Le mardi 08 Février 2005, le Président du Parti de l’Unité Nationale (PUN), Monsieur Jean-Paul NGOUPANDE, candidat à l’élection présidentielle de 2005 a effectué une visite au candidat du PUN ainsi qu’aux militants de Bossémbélé.

Les cadres et militants de cette localité ont assisté ce jour-là à une scène digne de l’époque du parti unique des années soixante-dix.

D’abord le Commandant de Brigade de la ville de Bossémbélé s’est farouchement opposé au déploiement des banderoles du parti alors que les cadres venant de Bangui avaient compté environ 10 banderoles KNK depuis Bégoua jusqu’à Bouboui (PK 45). Il a également empêché l’utilisation du mégaphone par les mobilisateurs.

Les Forces de l’Ordre du croisement Bossémbélé, proche de la Station TOTAL se sont également opposés à la deuxième entrée de la Secrétaire Générale Léa KOYASSOUM-DOUMTA dans la ville de Bossémbélé alors qu’elle voulait ramener les militants qui ont pris leur courage pour assister à la réunion. Des menaces du genre « Ces gens de NGOUPANDE vont voir de quel bois nous nous chauffons » ont été proférées à leur endroit.

Nous tenons à protester énergiquement contre cette manœuvre d’intimidation et exprimer notre inquiétude quant à la sécurité et la liberté d’aller et venir de nos militants et surtout de notre candidat de Bossémbélé.

Notons également que le candidat du FODEM de Bossémbélé était en interrogatoire lors de notre passage. Sa banderole a été confisquée par le Commandant de Brigade de la Gendarmerie.

Ces menaces confirmeraient-elles les rumeurs selon lesquels NGOUPANDE, MASSI, DOUMTA et quelques autres personnalités seraient la cible de certains militaires ?

Fait à Bangui, le 09 Février 2005 

La secrétaire Générale

Léa KOYASSOUM-DOUMTA